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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 10:31
Transfert du CHU sur l’Ile de Nantes

Laurence Garnier réagit à la présentation à la presse du projet de transfert de CHU sur l’île de Nantes.

Nous tenons à rappeler notre attachement au service public de santé et notre souhait de réussite du projet de regroupement des structures de soins du CHU de Nantes.

De nombreux acteurs et professionnels du secteur médical nous ont néanmoins fait part de leur déception suite à la présentation qui leur a été faite du projet. En effet, il semble que le site choisi par la Métropole n’accueillera ni la faculté de médecine, ni l’IRT 1 du quai Moncousu, faute de place suffisante sur le site de l’île de Nantes. Un boulevard devrait par ailleurs séparer le CHU lui-même de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO), dont le transfert a été confirmé récemment.

Les premiers éléments de présentation du projet confirment donc nos doutes quant à la pertinence du site retenu unilatéralement par Nantes Métropole (espace disponible, nature du site, accessibilité). Rappelons que ce projet à plus d’un milliard d’euros n’a jamais fait l’objet d’aucune étude alternative.

Par ailleurs, de nombreuses interrogations subsistent quant au coût global du projet. Le transfert de l’ICO, non prévu au départ, ajoutera des coûts non négligeables et de nombreux acteurs doutent aujourd’hui de la faisabilité financière du projet. En décembre 2010, le Maire de Nantes évoquait un coût de 200 à 300 millions d’euros. Aujourd’hui les chiffres avancés s’échelonnent autour du milliard d’euros. Comment ne pas s’interroger sur les capacités de l’Etat de financer un projet dont les coûts ont été multipliés par 4 en 4 ans ?

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commentaires

J
Le CHU de Nantes est le principal outil de secours de toute la Loire Atlantique... Le placer délibérément sur une île, en centre ville de surcroît, endroit confiné et saturable par excellence est de la folie pure, alors qu'il existe de nombreuses solutions alternatives. Je ne fais pas le compte des ponts avec leur voie de bus réservée qui desservent l'île de Nantes en situation normale. J'exhorte la mairie PS à s'informer des conséquences de l'épisode du nuage toxique sur la ville de Nantes en 1986 suite à l'incendie d'un entrepôt rue des usines près de Roche-Maurice... Suite à l'ordre d'évacuation de la ville de Nantes donné par la préfecture 44 TOUTES les voies de circulation quittant la ville se sont trouvées totalement et définitivement bloquées voies de bus incluses... Plus rien ne circulait sur les pénétrantes pour sortir de la ville, même pas les véhiculesd'urgence. Ô combien l'ile de Nantes est infiniment plus sensible à un tel risque d'engorgement routier en cas de situation d'alerte dégradée. Dans une situation d'évacuation d'urgence de l'île de Nantes comme en 1986 c'est le CHU tout entier et tous ses moyens de secours qui seraient totalement isolés et totalement coupés du reste du monde, à un moment d'urgence ou potentiellement ces mêmes moyens seraient les plus sollicités... Il est totalement irresponsable de nous exposer à une telle catastrophe. J'ai fait ces objections à Pascal Bolo adjoint au maire comme à plusieurs conseillers municipaux d'opposition, j'ai envoyé ces commentaires à tous le conseil municipal.
> Ceci indépendamment des erreurs d'évaluation toujours possibles dans les estimations d'évolution du risque d'inondation par les scientifiques: évaluer ce genre de phénomènes hydraulique est extrêmement empirique et sujet à de grandes marges d'erreurs.
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V
> Le CHU de Nantes est le principal outil de secours de toute la Loire Atlantique... Le placer délibérément sur une île, en centre ville de surcroît, endroit confiné et saturable par excellence est de la folie pure, alors qu'il existe de nombreusesolutions alternatives. Je ne fais pas le compte des ponts avec leur voie de bus réservée qui desservent l'île de Nantes en situation normale. J'exhorte la mairie PS à s'informer des conséquences de l'épisode du nuage toxique sur la ville de Nantes en 1986 suite à l'incendie d'un entrepôt rue des usines près de Roche-Maurice... Suite à l'ordre d'évacuation de la ville de Nantes donné par la préfecture 44 TOUTES les voies de circulation quittant la ville se sont trouvées totalement et définitivement bloquées voies de bus incluses... Plus rien ne circulait sur les pénétrantes pour sortir de la ville, même pas les véhiculesd'urgence. Ô combien l'ile de Nantes est infiniment plus sensible à un tel risque d'engorgement routier en cas de situation d'alerte dégradée. Dans une situation d'évacuation d'urgence de l'île de Nantes comme en 1986 c'est le CHU tout entier et tous ses moyens de secours qui seraient totalement isolés et totalement coupés du reste du monde, à un moment d'urgence ou potentiellement ces mêmes moyens seraient les plus sollicités... Il est totalement irresponsable de nous exposer à une telle catastrophe. J'ai fait ces objections à Pascal Bolo adjoint au maire comme à plusieurs conseillers municipaux d'opposition, j'ai envoyé ces commentaires à tous le conseil municipal.
> Ceci indépendamment des erreurs d'évaluation toujours possibles dans les estimations d'évolution du risque d'inondation par les scientifiques: évaluer ce genre de phénomènes hydraulique est extrêmement empirique et sujet à de grandes marges d'erreurs.hh
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R
la municipalité actuelle, a toujours dans ses tiroirs des projets "fumants" avant les élections!! j'ose espérer que celui ci sera rediscuté (sans trop y croire) !! cette ville ma ville d'origine, que j'ai quitté en 1956, pour trouver du travail dans la région lyonnaise ,en pleine expansion ,alors que la région nantaise perdait toute son industrie,j'y retourne tous les ans ma famille y vit toujours, force est de constater que cette ville a profondément changée dans ses activités de production au profit d'activités administrative très fonctionnarisées (suivez mon regard) !! la clientèle ouvrière n'est plus majoritaire, les décisions administratives,servent les intérêts de leurs propres activités, les autres ont du aller ailleurs le port n'est plus qu'un gigantesque musé, la Loire n'est plus en état de recevoir le moindre bateau de croisière!!les activités de dragages ayant été purement "zappées" alors comment s'étonner des décisions aussi ambitieuses que saugrenues soient prises par des fonctionnaires sans aucuns liens ni connaissances de cette région? Je pose la question?