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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:25

Jérôme Cahuzac a donc effrontément menti. La leçon est cruelle et sans appel pour ceux qui, à gauche, ne se sont jamais privés de donner des leçons de morale.

 

Nous pourrions nous réjouir de voir la majorité empêtrée dans cette affaire. Mais notre responsabilité est de rester digne car c’est notre démocratie qui est fragilisée par la faute inexcusable d’un ministre de la République.

 

Les réactions du gouvernement restent au-dessous des circonstances. Il est facile de se retrancher derrière l’excuse de l’ignorance. Que le ministre du budget ait fraudé l’impôt ; que l’un des piliers du gouvernement se soit révélé un imposteur ; qu’aucune recherche d’informations n’ait été diligentée pour vérifier les accusations de la presse, tout ceci est grave pour la République.     

 

Jérôme Cahuzac s’est avoué coupable, et nous ne pouvons accuser sans preuves le président de la République et le Premier Ministre d’avoir couvert son mensonge. Mais François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont comptables des hommes et des femmes qu’ils ont choisis au gouvernement. Ne sont-ils pas également responsables d’avoir été à ce point abusés ? Cette affaire révèle un problème d’autorité et accentue le fossé entre le pouvoir politique et les Français.

 

Impuissant devant la crise économique, injurié par la partie la plus à gauche de sa majorité, sidéré par la forfaiture de l’un de ses ministres, ce gouvernement est, jour après jour, privé de sa capacité à agir et à convaincre. Il appartient au président de la République de mesurer l’étendue des dégâts et de prendre ses responsabilités politiques. Après seulement 11 mois de présidence, la situation devient dangereusement «anormale».

 

François FILLON

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