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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 09:12
Publié le 27/07/2011 08:34 | La Dépêche du Midi
Nicolas Sarkozy veut « une France exemplaire » pour montrer la voie à ses partenaires européens./ Photo AFP
Nicolas Sarkozy veut « une France exemplaire » pour montrer la voie à ses partenaires européens./ Photo AFP
Nicolas Sarkozy veut « une France exemplaire » pour montrer la voie à ses partenaires européens./ Photo AFP

Dans une lettre, Nicolas Sarkozy exhorte les parlementaires à se rassembler pour remettre en ordre les comptes publics du pays. L'opposition renvoie la droite à ses responsabilités

Nicolas Sarkozy exhorte les parlementaires à « se rassembler » au-delà « des intérêts partisans » pour remettre en ordre les comptes publics du pays. Un appel qui laisse présager un bras de fer avec le PS sur l'inscription du principe de la « règle d'or » dans la Constitution.

Dans la foulée du sommet européen de Bruxelles, qui a scellé l'accord sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, le chef de l'État s'est adressé pour la première fois par courrier à tous les députés et sénateurs. Dans cette lettre rendue publique hier, le président se félicite de « l'étape fondamentale » qu'a constitué selon lui le sommet de Bruxelles, en rappelant l'ambition de construire « un véritable Fonds monétaire européen » et en souhaitant « un véritable gouvernement économique » pour la zone euro. Mais, « pour réussir dans cette entreprise, pour entraîner ses partenaires », ajoute le chef de l'État, « la France doit être exemplaire dans la remise en ordre de ses comptes publics et de son économie ».

La missive intervient alors que la question d'une convocation du Congrès pour inscrire dans la Constitution des règles de retour progressif à l'équilibre budgétaire doit être débattue à la rentrée.

Cette « règle d'or » a déjà été adoptée à l'Assemblée et au Sénat, mais avec les seules voix de la majorité. Or, sans le PS, le gouvernement ne pourra pas réunir la majorité des 3/5es requise au Congrès. Pour le chef de l'État, la marge de manœuvre reste étroite.

Dans l'immédiat, les leaders socialistes opposent leur refus, en renvoyant la droite, au pouvoir depuis 2002, à ses propres responsabilités en matière de creusement des déficits. Les deux favoris de la primaire socialiste l'ont redit hier : « Le redressement de la France ne viendra pas d'un changement de la Constitution mais d'un changement de majorité en 2012 », a déclaré Martine Aubry, dénonçant une « opération de pure communication ».

Pour François Hollande, « la première décision que devrait prendre Sarkozy avant d'envoyer une lettre serait de remettre en cause les mesures qu'il a lui-même fait voter ».


Dette : Obama croit encore au compromis

Dans un discours à la Nation en direct de la Maison Blanche, Barak Obama a estimé que l'attitude des républicains dans le débat sur la dette avait conduit à une impasse « dangereuse ». Il a appelé ses compatriotes à faire pression sur le Congrès, où ses adversaires sont majoritaires à la Chambre des représentants.

« J'ai dit aux chefs de file des deux partis qu'ils devaient parvenir à un compromis dans les prochains jours, qui pourra être adopté par les deux chambres du Congrès et que je pourrai promulguer. Je suis certain que nous pouvons sceller ce compromis », a assuré le président.

Après des semaines de négociations houleuses, les républicains et les alliés démocrates de M. Obama, qui contrôlent le Sénat, s'opposent toujours sur les modalités d'un plan de réduction des déficits pour accompagner un accord sur le relèvement du plafond de la dette, qui a atteint en mai sa limite de 14 300 milliards de dollars.

Après l'accord survenu le 21 juillet entre les dirigeants de la zone euro sur la Grèce, celle-ci espère que ces mesures courageuses seront suivies aux États-Unis « aussi rapidement que possible », soulignant qu' «un défaut de paiement ou un abaissement important de la note attribuée à la signature des États-Unis serait un événement très, très, très grave » pour l'économie mondiale.

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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