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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 15:52

 

Par un hasard malheureux pour François Hollande, voici l’annonce d’un prix Nobel de physique français mise en parallèle avec celle de la réforme de l’école. Quel contraste !

D’un côté, l’excellence, le travail, la recherche. De l’autre, la médiocrité pour tous, plus de notes, plus de redoublement, plus de devoirs à la maison. Il ne faut pas qu’une seule tête ne dépasse ! Tous médiocres ! La réforme est faite uniquement pour les 140 000 enfants qui décrochent.

Que fait-on pour les autres ? Rien ! Il faut qu’ils soient au même niveau que les plus mauvais. Au lieu d’élever ceux qui n’arrivaient pas à suivre, les socialistes veulent abaisser les bons pour que les médiocres ne se sentent pas « humiliés ».

Où va-t-on ? Il y a, à cause de la mondialisation, une compétition extraordinaire qui est en train de bouleverser l’éducation. C’est une bataille de l’intelligence. Les plus doués sont recherchés. Ils vont dans des universités étrangères.

Mais qu’allons-nous devenir si, dès la maternelle, les intelligences sont bridées, qu’en primaire, la médiocrité règne ?! Cette orientation est dramatique.

A côté de cette guerre de l’intelligence existe une guerre économique mondiale. Ces deux guerres sont intimement liées. Notre politique économique, associée à celle de l’éducation, nous conduisent dans la pire des directions.

Adieu les prix Nobel ! Adieu les chercheurs ! Adieu l’excellence ! Tous médiocres ! Mais, au fait, la médiocrité n’est-elle pas la base du socialisme ?


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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