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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:47
Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 

La prestation du Premier ministre a été technique et impassible face à une Martine Aubry pugnace, jeudi soir, sur France 2.

Les échanges entre Martine Aubry et François Fillon étaient techniques, jeudi soir, dans "Des paroles et des actes", sur France 2.

Les échanges entre Martine Aubry et François Fillon étaient techniques, jeudi soir, dans "Des paroles et des actes", sur France 2. © France 2/AFP

 
 

Une semaine après le duel tendu entre François Hollande et Alain Juppé, François Fillon visait au moins trois objectifs ce soir, lors de l'émission Des paroles et des actes sur France 2. D'abord, défendre le bilan de Nicolas Sarkozy, donc le sien. Il s'y est employé de façon convaincante, quoique assez technique et "à la Fillon", c'est-à-dire austère, sérieuse, sans doute sincère. C'est d'ailleurs la marque du Premier ministre, qui rappelle à plusieurs reprises qu'il "fuit les lumières" et rechigne à parler de lui. C'est là qu'il est le moins à l'aise, lorsqu'il s'agit d'évoquer sa personne.

Deuxième objectif pour Fillon, démonter le projet socialiste porté sur ce plateau, la semaine précédente, par François Hollande. "La gauche explique toujours qu'elle va revenir sur tout, mais ne revient sur rien." Contrairement à Nicolas Sarkozy, le président courage, le réformateur que rien, affirme-t-il, n'arrêtera : "Personne ne pourra dire que nous avons fait preuve de lâcheté." Mais, toujours, il se montre respectueux envers chacun, rappelant qu'il ne sous-estime en rien François Hollande.

Gentleman Fillon

Dernier objectif : préparer l'avenir, son avenir. On ne saura pas grand-chose de ses visées sur Paris. "Ce n'est pas un sujet d'actualité", balaie le Premier ministre tout en s'inquiétant du devenir de la capitale comme grande ville mondiale. "On verra le moment venu qui sera le mieux placé", conclut-il avec ce regard mêlé de sérieux et de goguenardise, qui, jamais, ne l'a quitté tout au long de l'émission.

Mais l'avenir de François Fillon ne s'arrête pas à Paris. Le Premier ministre vise plus loin, vers l'Élysée, bien qu'il s'en défende. "Après, je me garde toutes les options", lâche-t-il, énigmatique. Il devait donc éviter de trébucher, comme Alain Juppé l'a fait face à François Hollande, la semaine dernière. Face à une Martine Aubry pugnace, il s'est montré pondéré, inébranlable, impassible, encaissant les coups sans broncher. Certes, le débat fut technique, axé sur des batailles de chiffres et sur la TVA sociale, les moyens de relancer la croissance ou la politique de logement. Mais Fillon était en terrain connu, tout comme Martine Aubry d'ailleurs. Le ton n'est pas monté, gentleman Fillon ménageant avec habileté son interlocutrice. Ce soir, sur les trois tableaux, le Premier ministre a rempli ses objectifs.

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