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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 15:01
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Tout le monde sait – et depuis longtemps – ce qu’il faut faire pour maintenir le chômage à un niveau acceptable : créer de la croissance et libérer les relations de travail de leur carcan.

Écrit par
  • Or, curieusement, personne ne veut s’y atteler, que ce soit à gauche, à droite ou au centre. Relancer la croissance, alors que notre dette cumulée, solde du laxisme dans les dépenses des 35 dernières années, est arrivée à un niveau tel qu’il n’y a plus aucune marge pour stimuler l’économie, est impossible en l’état. Quant aux relations de travail, elles font partie des dogmes auquel on ne peut pas toucher. D’ailleurs, en France, en définitive, il est moins impopulaire de ne pas savoir enrayer le chômage que de tenter de mettre en place les moyens d’y parvenir.

Curieuse période que celle que nous vivons ! Les pages économiques de la presse ne cessent de vanter la solidité allemande dans la crise et la probable poursuite de sa croissance économique en 2012. Mais dès qu’il s’agit d’éclairer l’opinion sur ce que nous pourrions faire pour enrayer notre déclin, toute pédagogie est exclue, annihilée par des pesanteurs idéologiques.

On ne peut continuer, dans notre pays, à vouloir construire l’avenir avec les recettes du passé. Alors, pourquoi pas, comme l’Allemagne et les pays du nord de l‘Europe, accepter de mettre en œuvre les changements rendus nécessaires, sans pour autant renoncer à l’essentiel de notre modèle social ? Ce serait, tout simplement, ouvrir les yeux sur l’évolution du monde et se tourner résolument vers l’avenir au lieu de nous arc-bouter sur ce que nous croyons être des avantages acquis et qui, inéluctablement, vont se transformer en avantages perdus.

Les employeurs les plus nombreux sont les artisans, les commerçants, les PME. Comme on leur a supprimé le droit de licencier, ils ne prennent plus le risque d’embaucher. Si nous rendions le marché du travail flexible, les créations d’emplois nettes feraient un bond spectaculaire et nourriraient elles-mêmes une dynamique de la croissance qui, relayée par une réallocation des dépenses de l’État vers moins d’administration et plus d’investissement, enclencherait les prémisses d’un cercle vertueux. Le Danemark, dont le modèle social n’est pas suspect de libéralisme débridé, a procédé à cette réforme il y a plus de quinze ans. Il en tire tout le bénéfice aujourd’hui.

Source : Les Echos.

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com

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