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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 08:31
le 25 juillet 2011 à 12h47 , mis à jour le 25 juillet 2011 à 13h24

Le gouvernement a décidé de diminuer de moitié la liste des métiers ouverts aux immigrés non-Européens, selon Les Echos. Les plus touchés : le BTP et l'informatique. Les syndicats dénoncent une telle mesure que Claude Guéant compte faire passer dans l'été.

 
 
 
construction btp immobilier © TF1/LCI

Passer de 20.000 autorisations de séjour au titre du travail à 10.000, tel est le nouvel objectif du ministère de l'Intérieur, révèle le quotidien économique Les Echos ce lundi. Depuis avril, l'immigration légale liée au travail est dans le collimateur de Claude Guéant. En cause, une liste, établie en janvier 2008, de 30 familles de métiers ouverts aux étrangers non-européens que le ministre de l'Intérieur souhaite élaguer de moitié.

"Il s'agit de circonscrire cette liste aux métiers les plus qualifiés ou les plus spécifiques correspondant à des besoins significatifs de main d'œuvre", explique dans une lettre aux syndicats la Direction générale de l'emploi (DGEFP). Un courrier envoyé pour avis mais Claude Guéant compte bien en finir avec cette mesure cet été.

Concrètement, il s'agit d'une part d'ouvrir aux immigrés hors-UE uniquement les emplois difficilement pourvus à court-terme par les travailleurs nationaux. D'autre part, le gouvernement ambitionne de concentrer ses efforts sur la formation des chômeurs pour occuper le reste des postes, exclus de la liste, qui trouvent peu de candidats.

Le BTP et l'informatique devront recruter en France

Quelles nouveautés dans cette liste ? Ont été exclues d'office les professions rarement occupées par des non-Européens comme agent d'assurance, géomètre ou ascensoriste. Mais aussi la plupart des métiers du BTP et de l'informatique, traditionnellement employeurs de main-d'œuvre étrangère. Dans la construction, seul le métier de dessinateur demeure sur la liste et dans l'informatique, uniquement les postes avec une réelle expertise subsistent.

Au final, quinze familles de métiers restent ouvertes aux ressortissants non-communautaires. Parmi elles, les professions de la télévente, du téléconseil, celles de l'audit et du contrôle comptable ou encore dans le secteur du bois et de la transformation du verre. Sont toujours bienvenus les ingénieurs en système d'information, les dessinateurs industriels ainsi que les profils experts des produits mécaniques, de la production chimique et pharmaceutique.

Interrogations autour d'une mesure "nationaliste"

Côté syndicats, les réactions sont peu enthousiastes. La CFDT demande plus de concertations autour de cette décision prise en catimini au cœur de l'été et s'affirme "très réservée" sur cette position "nationaliste". A la CGT, on critique le réel impact sur le marché de l'emploi, les postes les plus pointus étant généralement pourvus en "interne depuis leurs filiales situées à l'étranger", explique Raymond Chauveau aux Echos.

A la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), on reconnaît qu'"à moyen terme, cela peut poser problème" mais qu'il faudra assumer. "A nous, en réponse, de transformer cela en opportunités en s'attachant mieux à former et à attirer les jeunes dans nos métiers", explique Patrick Bernasconi, président de la FNTP.

Les répercussions sur le marché du travail sont à relativiser. En effet, cette mesure concerne tout au plus 12.000 emplois et il est difficile d'adapter cette liste de métiers aux mutations rapides de l'offre et de la demande. Or c'est la première fois que cette liste est retouchée en trois ans. Mais c'est promis, prochaine révision "au plus tard le 1er août 2013" dixit le gouvernement.

le 25 juillet 2011 à 12:47
Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire -
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