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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:40
 
Copyright Reuters
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La Loire et la Savoie, départements incertains, restent à droite. A gauche, François Hollande en Corrèze et Jean-Noël Guérini dans les Bouches-du-Rhône conservent leur poste. Ailleurs, aucun changement majeur n'est à constater.

Pas de surprise pour le "troisième tour" des élections cantonales. Les conseillers généraux de cent départements français choisissaient leur président ce jeudi. Seul Mayotte, tout récent 101ème département, devra attendre dimanche pour connaître le nom du président de son conseil car le quorum nécessaire n'était pas réuni. Des tractations dans quelques départements ont créé le suspens.

Les incertains
Dans deux départements, la Loire et la Savoie, la majorité rendait le scrutin incertain. Tous deux restent à l'UMP après de longues tractations. Il aura fallu un troisième tour pour que Bernard Bonne soit élu dans la Loire. Quant à la Savoie, elle ne reste à Hervé Gaymard, ancien ministre de l'Economie, qu'au bénéfice de l'âge en raison d'une égalité avec le candidats PS (18 voix chacun).

Les réélus
Nombreux sont les présidents reconduits dans leurs fonctions. C'est notamment le cas de François Hollande en Corrèze. Ce dernier en a profité pour annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 un peu plus tard dans la journée depuis son fief de Tulle. Lors d'une séance présidée par la doyenne Bernadette Chirac, le socialiste a été réélu pour un deuxième mandat avec trois voix de plus que son adversaire UMP Claude Nougein. "Il faudra continuer à faire des économies pour maîtriser notre dette, mais ce qui vaut pour notre département vaut pour notre pays", a déclaré François Hollande juste après sa nomination.

Toujours au PS, dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini a lui aussi été renouvelé dans ses fonctions. Le président de la fédération socialiste du département devrait renoncer à cette fonction pour éviter un cumul des mandats interdit par les statuts du parti. Malgré la controverse soulevée par Arnaud Montebourg, auteur d'un rapport virulent à l'encontre Jean-Noël Guérini, ce dernier a été réélu sans problème par 40 voix contre 17. Arnaud Montebourg, président PS du conseil de Saône-et-Loire, dénonçait un système "clientéliste" et des pratiques "féodales". L'image de Jean-Noël Guérini était aussi ternie par les affaires de marchés présumés frauduleux pour lesquelles son frère Alexandre est mis en examen.

Du côté de l'UMP, Patrick Devedjian conserve aussi son poste dans les Hauts-de-Seine en dépit de difficultés avant les cantonales et avec le soutien de Jean Sarkozy.

Var et Vaucluse - les deux départements où des conseillers FN ont été élus le 27 mars - ne connaissent pas non plus de changement. Jean-Paul Dispard pour le premier et Patrick Bassot dans le second ont tous deux voté blanc. Horace Lanfranchi, UMP, obtient un quatrième mandat dans le Var. En Avignon, le socialiste Claude Haut est lui aussi reconduit pour un quatrième mandat avec treize voix dont une d'un conseiller Europe-Ecologie Les Verts.

En Poitou-Charente, région présidée par Ségolène Royal, les deux présidents sortants sont réinvestis, de même qu'en Corse.

Les nouveaux
Après un basculement à gauche du département lors des cantonales, c'est Christophe Perny qui est élu dans le Jura et remplace Jean Raquin (divers droite). Les Pyrénées-Atlantiques élisaient leur premier président de gauche, Georges Labazée (PS). Changement aussi dans le Val d'Oise, département où Dominique Strauss-Kahn a été plusieurs fois élu. Longtemps à gauche, le Val d'Oise sera présidé par le divers droite Arnaud Bazin.

Pas de changement de couleur politique en Indre-et-Loire, qui reste au PS, mais Marisol Touraine, dans le camp DSK, obtient la présidence au détriment de la sortante Claude Roiron, fabiusienne. En Pays de Loire, deux nouveaux présidents sur cinq ont été élus, désignés par leurs prédécesseurs. Il s'agit de Jean-Marie Geveaux (UMP) dans la Sarthe et Philippe Grosvalet (PS) en Loire-Atlantique.

Espérant disposer de plus de soixante conseils généraux, le PS serait alors en bonne posture pour prendre la tête du Sénat où des élections partielles auront lieu en septembre.

 

LA TRIBUNE

Marina Torre
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