Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:11
Les réactions ont continué à fuser, toute la journée : hier soir, l'annonce d'un sondage annonçant pour la première fois l'arrivée de Marine Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012 a fait l'effet d'une bombe. 

 

De Copé à Hollande en passant par Morin, de nombreux politiques ont réagi aujourd'hui encore, au sondage publié dans Le Parisien. Pour la première fois, une enquête d'opinion crédite la présidente du Front national de 23% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, au coude à coude avec 21%.

Un sondage, toutefois, qui ne prenait pas en compte l'hypothèse d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn, qui, pourtant, arrivait en tête dans un autre sondage, le 24 février, devant Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

François Hollande : "rassembler les forces de gauche"
"Ce sondage interpelle toute la gauche. Alors que nous avons tous, non pas ce sondage en tête, mais le souvenir du 21 avril 2002, est-ce que nous pouvons continuer à nous présenter aux élections avec sept, huit et parfois davantage de candidats de gauche ? Est-ce que nous pouvons rester comme ça, séparés, dispersés, dans un premier tour ?", a demandé le probable candidat aux primaires socialistes. "Notre rôle, c'est de fédérer, c'est d'être capable de rassembler les forces de gauche."

Hervé Morin : "l'expression d'une réelle déception"
"C'est l'expression d'une réelle déception après l'immense espérance qu'avait été l'élection de Nicolas Sarkozy" en 2007, a déclaré Hervé Morin, invité de "Dimanche +" sur Canal +.  Pour le président du NC, cela s'explique par le fait qu'il n'y a "pas de réponse", que cela soit sur "le pouvoir d'achat", le "logement, l'éducation, l'emploi". "Et ce n'est certainement pas en braconnant sur les terres du Front national, en instrumentalisant les religions, ce qui est profondément détestable et dangereux, qu'on va retrouver la confiance des Français", a-t-il ajouté.

Georges Tron : pas de mention de DSK
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique n'accorde "pas beaucoup" de crédit au sondage, "d'abord parce que le sondage lui-même est assez stupéfiant dans les questions posées, par exemple en ne mentionnant pas Dominique Strauss-Kahn". "Pas beaucoup non plus parce qu'on est à 14 mois de la présidentielle et qu'en 14 mois beaucoup de choses peuvent se passer"...

Xavier Bertrand : "elle n'apporte jamais de solutions"
Le ministre du Travail et de la Santé croit "autant à ce sondage qu'à celui qui, en 2007, donnait Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude ou qu'à ceux qui donnaient Jospin largement en tête en 2002 : on connaît la suite".

"Actuellement, elle profite surtout d'une grande exposition dans les médias. (...)  Comme son père, Marine Le Pen parle des problèmes mais n'apporte jamais de solutions !"

Marine Le Pen : "je pars pour gagner"
"Le Front national représente un espoir pour notre peuple", a réagi la présidente du Front national sur i-Télé. "A mon avis il y aura une surprise, moi en tout cas je pars pour gagner, je ne pars pas pour faire de la figuration ni pour témoigner, je veux porter mon projet et appliquer les solutions qui sont celles du Front National". Selon Marine Le Pen, le FN "est dans une grande dynamique, on pourrait assister demain à une vague "bleue Marine" qui, peut-être d'ailleurs, commencera aux cantonales".

Pascal-Eric Lalmy : un fossé qui se creuse
Pour le secrétaire national du PRG, "ce sondage a sans doute autant de valeur que les sondages qui donnent Dominique Strauss-Kahn vainqueur de cette élection avec 60% ou 65% des voix au second tour. Néanmoins, il montre que le fossé entre les partis républicains et les Français continue à se creuser. Les thèmes du FN s'imposent aujourd'hui dans le débat public et cela est véritablement dangereux."

Jean-François Copé : Sarkozy "le meilleur candidat possible"
"Je demande simplement qu'on ne le surinterprète pas !" a réagi le secrétaire général de l'UMP. Appelant sa  famille politique à "garder son sang froid", il a ajouté qu'il fallait "être déterminés et solides" dans la perspective de la présidentielle, car "des coups on va en prendre beaucoup", venant de l'extrême droite et du Parti socialiste.
Il a jugé que Nicolas Sarkozy était "le seul et le meilleur candidat possible" pour son camp. "Nous devons être rassemblés autour de lui".

Source :Le Télégramme.com

Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
Partager cet article
Repost0

commentaires