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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 00:22

Parmi les propositions les plus fréquentes : réduire leurs charges, simplifier pour elles le droit du travail, leur faciliter l’accès au crédit, si possible à moindre coût…

 

Il me semble que ce discours est aussi vieux que les plus âgés d’entre nous sommes. Qu’il a été tenu par tous les hommes politiques. Et que les résultats ont été ce que l’on voit : à peu près nuls. Et même peut être négatifs…

Pourquoi un tel échec ?

 

Tout d’abord parce que toutes ces bonnes intentions méconnaissent la réalité du cycle de vie d’une entreprise.

Au démarrage, une entreprise n’a pas besoin de beaucoup d’argent. L’épargne du créateur, le soutien de sa famille, l’apport de quelques voisins ou amis («business angels») suffisent. Le banquier n’a rien à faire à cette étape.

Pour se développer, et créer ses premiers emplois, la nouvelle entreprise doit pouvoir compter sur ses premiers résultats. Alors que cotisations et impôts prétendent être servis en premier…Sans ces chacals, beaucoup d’entrepreneurs pourraient s’autofinancer…

 

A la fin de sa vie l’entreprise devenue grande n’a pas besoin non plus du banquier : sa trésorerie lui permet de se passer de crédits.

C’est dans la force de l’âge que l’entreprise a besoin de toutes sortes de crédits.

Encore faut-il que l’entreprise nouvelle ait pu s’enraciner et se développer en gardant pour elle ses premiers profits.

Pour aider les PME à devenir moyennes, il faut les laisser créer le plus de richesses possible. Plutôt que de les leurs confisquer.

 

D’ailleurs, dans un pays où la fiscalité serait plus modérée, ce sont les entreprises qui devraient être en premier lieu exonérées. Car il n’y a aucune raison qu’elles se transforment en percepteurs. D’autant que tous les impôts, taxes et cotisations apparemment payés par les entreprises sont finalement payés, en réalité, par des individus, qu’ils soient salariés, clients ou actionnaires.

 

Ensuite parce que toutes ces bonnes (?) intentions sont forcement mises en oeuvre par des biais bureaucratiques, intrinsèquement éloignés de la culture des jeunes entreprises.

Enfin parce que toutes ces procédures d’aides, ou soit disant telles, attirent davantage des chasseurs de primes et d’avantages, amateurs d’aubaines, que les vrais créateurs indépendants voire rebelles.

La vérité est que les PME payent pour les gros et les grands. Ces dernières monopolisent les aides et les subventions (en particulier à la recherche, à l’exportation…). Si l’ion supprimait toutes les aides aux entreprises (dont les 2/3 au titre de la funeste loi sur les 35 heures), les PME seraient immédiatement favorisées. Plus sûrement qu’en inventant un nouveau dispositif où qu’en créant une nouvelle banque.

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