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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 20:35
par Franck Louvrier, vendredi 28 octobre 2011, 12:30


L’émission télévisée du président de la République hier soir, au lendemain d’un conseil européen difficile, a été regardée par près de 12 millions de Français .

C’est un record absolu car la dernière intervention du chef de l’Etat dans le même format, le 24 avril 2008, avait déjà rassemblé 11,2 millions de téléspectateurs.

Il est clair que Nicolas Sarkozy a dit plus de choses aux Français en 90 mn à la télévision que tous les socialistes, depuis le 1er septembre, en plus de 150 heures d’émissions consacrées à leurs primaires. Les dérapages audiovisuels en temps de parole ont d’ailleurs été lourdement sanctionnés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

Nous avons entendu un président protecteur, au chevet de l’Europe, contrastant bien tristement avec le comportement irresponsable de l’opposition, ici distribuant les postes de l’Etat pour Madame Royal (le Perchoir) ou Monsieur Ayrault (ministre), là, signant des chèques sans provisions, comme si l’élection présidentielle avait déjà eu lieu !

La critique socialiste est aisée. François Hollande est à la crise de l’Euro ce que Rantanplan est au flair policier : son expérience dans la prise de décisions est si insignifiante que son propre camp l’avoue sans grande réserve.

Oui, la crise que nous traversons est grave. Elle n’est pas qu’une crise française, c’est une crise de l’euro, monnaie qu’a souhaitée à juste titre François Mitterrand. Les socialistes français se grandiraient en reconnaissant la part de la France dans ce succès et en acceptant notamment la règle d’or, comme l’ensemble de leurs collègues européens.

Par leur attention tout au long de l’émission (courbe d’audience stable), les Français ont pu analyser la nature de cette crise et voir que le chef de l’Etat lutte sans relâche pour l’endiguer tout en se battant pour préserver les piliers du modèle français et les valeurs de justice et d’équité qui lui sont inhérentes.


Pour répondre aux nombreuses questions des téléspectateurs, le cheval qui se situe derrière les journalistes est un objet personnel en bois du chef de l’Etat servant à être croqué par les dessinateurs. Le buste en marbre blanc appartenant au mobilier national est celui de Caroline Murat, née Bonaparte, habitante des lieux au début du XIXème siècle. Enfin le bureau contemporain, commandé par l’Elysée en 1997, a été réalisé par les architectes Phillipe Chaix et Jean-Paul Morel. L’entretien s’est déroulé dans le bureau du chef de l’Etat qui se situe au rez-de-chaussée et qui fut dédié par Napoléon III à ses contemporains européens : huit portraits de chefs d’Etat y sont présents dont le pape Pie IX, l’empereur de Russie, la reine Victoria ou le roi d’Italie.

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