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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:19


Christiane Taubira et la gauche en général sont stupéfiantes.

J’ai entendu un homme de gauche éminent nous dire que l’incarcération ne devait pas être considérée comme une punition, mais comme une réinsertion.

Je regrette infiniment l’inversion des valeurs. Lorsqu’un homme ou une femme transgresse de façon violente les lois de la République, cette personne doit commencer par être puni, sinon la prison n’a plus d’intérêt, d’objectif. Incarcérer quelqu’un, c’est le punir, l’extraire de la société pour qu’il ne nuise plus.

C’est pour cela que Christiane Taubira se trompe, à force de vouloir aménager les courtes peines, autrement dit les supprimer. A force de vouloir se mettre du côté des délinquants, en oubliant totalement les victimes, Christiane Taubira se trompe aussi.

Certes, nos prisons sont dans un état lamentable et il est urgent que la dignité humaine de celles et ceux qui sont incarcérés soit respectée et préservée. Bien entendu, il faut qu’au cours de l’incarcération, il puisse y avoir une tentative de réinsertion en apprenant un travail aux détenus ou malheureusement, plus simplement, en leur apprenant à lire, écrire et compter, car beaucoup d’entre eux ou d’entre elles sont illettrés.

Il faut donc bien comprendre les raisons de l’incarcération et ne pas être systématiquement du côté des criminels, des violeurs ou des malfrats. En effet, les psychologues, les psychiatres, certains philosophes ont toujours trouvé des excuses aux délinquants. J’ai entendu dire qu’untel était bipolaire et qu’il n’était donc peut-être pas tout à fait normal d’un point de vue psychiatrique, que l’autre avait des crises de colère qui s’approchaient plutôt de la psychiatrie.

Mais tuer quelqu’un est-il un acte normal ? Il sera toujours possible de trouver une « anormalité » à celui qui vole un collier dans la rue, ne serait-ce que par sa situation précaire, son chômage, ses parents alcooliques, etc.

N’inversons donc pas les valeurs de la République ! Il faut que force reste à la loi, que la victime puisse être indemnisée et le malfrat puni. La réinsertion vient pendant et après.


Pr. Bernard DEBRE

Ancien Ministre
Député de Paris
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