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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 15:43
Politique lundi 18 juillet 2011

Ségolène Royal était l’invité du JT de France 2, dimanche soir, et la candidate à la primaire socialiste a créé la sensation en se disant prêt à rassembler « d’abord les socialistes, ensuite les écologistes, l’extrême gauche, les centristes humanistes mais aussi la droite gaulliste ».

 

« Comme le disait le général de Gaulle »

L’ex candidate à la présidentielle en 2007 a expliqué cette ouverture jusqu’à « la droite gaulliste », en déclarant : « Comme le disait le général de Gaulle, la politique, c’est se tenir droit et regarder en avant ».

 

« Or aujourd’hui », a poursuivi Mme Royal, « une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste et moi, je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines ».

 

« La mieux à même de battre Nicolas Sarkozy »

La présidente de la région Poitou-Charentes a fait valoir qu’elle était « la mieux à même de battre Nicolas Sarkozy », parlant de « sa conviction profonde » et de « son expérience de campagne présidentielle ».

 

« On reconnaît que je suis capable de faire cette alliance, dont les Français ont besoin, entre des valeurs traditionnelles -je veux que la France retrouve ses valeurs fondamentales, les valeurs de la famille, les valeurs de l’éducation nationale, de la santé publique […] les valeurs de la sécurité et les valeurs républicaines qui sont gravement mises à mal », a-t-elle expliqué.

 

Un appel du pied qui n’a pas suscité de réactions pour le moment. Mais cette déclaration, faite tardivement dimanche soir, devrait faire réagir assez largement, à droite comme à gauche, ce lundi.

 

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 15:24
JACQUES LE GUEN RENCONTRE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A CROZON DANS LE FINISTERE
                
Les annonces de Nicolas SARKOZY
ALGUES VERTES

- L'Etat continuera de soutenir les communes dans leur lutte contre les algues vertes.

- 36% des exploitations bretonnes  sont proches du littoral. Nicolas SARKOZY demande aux  agriculteurs de s'engager massivement dans la voie du biogaz, avec le soutien de l'Etat et de l'ADEME. Le biogaz permet de neutraliser les fuites d'azote et constitue  un complement de revenus pour les agriculteurs.

TRANSPORTS

- Avant la fin 2016 :  180 kms de Ligne  Grande Vitesse (LGV) entre Le Mans et Rennes.  Brest - Paris :  3h30 soit  un gain de temps de 40 minutes. C'est un investissement de 3 milliards d'euros.

- Dans un second temps, il faudra  absolument  placer Brest et Quimper a  3 h de Paris par un nouvel allongement de la LGV. Nicolas SARKOZY demande au Ministre  Nathalie Kosciusko-Morizet de faire en sorte que la phase d'examen s'engage d'ici 2013.

- Dans le cadre de la mise en oeuvre  de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, Jacques LE GUEN s'est rendu a Rennes, mercredi 13 juillet,  avec Thierry  MARIANI, Ministre des Transports,  pour signer la convention de financement. 

HAUT-DEBIT

- Nicolas SARKOZY  apporte son soutien aux communes rurales dans la mise en oeuvre du HAUT-DEBIT. 


 

 

 

 
Jacques LE GUEN  a pu dialoguer avec Nicolas SARKOZY sur la situation de l'agriculture et de l'avenir de la Bretagne. 

 

 

Blog de Jacques LE GUEN : http://www.jacquesleguen.typepad.fr/

 

 

JACQUES LE GUEN, DEPUTE DU FINISTERE  

54 QUAI DE LEON, 29800 LANDERNEAU. 

TELEPHONE : 02 98 85 66 96  fax : 02 98 21 58 54

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com - Publié dans : politque 
 
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 11:43
le 19 juillet 2011 à 06h47 , mis à jour le 19 juillet 2011 à 06h50

Nicolas Sarkozy préside en fin de matinée, aux Invalides, une cérémonie d'hommage national aux sept militaires français qui, la semaine dernière, sont "tombés dans l'accomplissement de leur devoir en Afghanistan". A suivre en direct à partir de 10h20 sur TF1 et TF1 News.

 Le général Elrick Irastorza doit se rendre "dans les heures qui viennent" en Afghanistan, a annoncé jeudi le ministre de la Défense Gérard Longuet. Son objectif : établir une nouvelle stratégie pour améliorer la sécurité du contingent français.
  • Publié le 18 juillet 2011

    Comment se reconstruisent les proches de soldats français tués ? Rencontre avec la veuve d'un capitaine décédé en décembre dernier dans la vallée d'Alassay, en Afghanistan au cours d'affrontements avec des insurgés.

  • Hommage national pour les soldats morts en Afghanistan mardi

    Vue : 10 075 fois

    Après la mort de sept soldats français en Afghanistan la semaine dernière, Nicolas Sarkozy rendra hommage mardi, aux Invalides, aux soldats morts en mission.

  • Le chef de l'armée de terre dépêché en Afghanistan

    Vue : 14 434 fois

    Le général Elrick Irastorza doit se rendre "dans les heures qui viennent" en Afghanistan, a annoncé jeudi le ministre de la Défense Gérard Longuet. Son objectif : établir une nouvelle stratégie pour améliorer la sécurité du contingent français.

L'avion transportant les dépouilles des soldats s'est posé lundi peu avant 19 heures à l'aéroport d'Orly. Une cérémonie d'accueil à laquelle ont assisté le Président de la République et son Premier ministre, François Fillon, a eu lieu un peu plus tard à huis clos dans le pavillon d'honneur de l'aéroport d'Orly. L'hommage de ce mardi aux Invalides débutera à 11 heures avec une cérémonie religieuse en l'église Saint-Louis des Invalides, suivie à 11h45 d'une cérémonie militaire. TF1 et France 2 ont modifié leur programme et retransmettront en direct la cérémonie.

69 soldats français tués depuis fin 2001

Après avoir passé les troupes en revue, le président Sarkozy prononcera un éloge funèbre et décorera les soldats à titre posthume. Les honneurs militaires leur seront rendus. Avant cette cérémonie, le président de la République aura rencontré les familles des militaires décédés, pour un entretien à huis clos, au Palais de l'Elysée.

Après l'annonce de la mort des soldats, le chef de l'Etat avait réuni le 14 juillet un Conseil de défense pour étudier les mesures destinées à renforcer la sécurité des troupes tricolores en Afghanistan. Près de 4000 soldats Français sont en Afghanistan, sous le commandement de l'Otan. Depuis fin 2001, 69 d'entre eux ont trouvé la mort.

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:03
OF 13-07-11

Ouest France - 13/07/2011

Par André TRILLARD - Publié dans : La Presse en parle
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 16:51
L’examen du Compte Administratif 2010 est pour nous l’occasion de rappeler notre opposition à votre politique financières locale et à sa présentation à sens unique, teintée de communication politique reprenant les argumentaires du Parti socialiste.
Quelques remarques sur cette année 2010 :



Finances Locales : examen du compte administratif par Sophie Jozan
1 - la ville se désendette, mais c’est la Communauté Urbaine qui en subit les conséquences nécessitant en 2011 l’augmentation du produit des impôts sur les entreprises et sur les habitants, 8 % au total. Cette hausse n’a rien à voir avec la réforme de la Taxe Professionnelle, puisque l’Etat a respecté ses engagements en versant la somme prévue.

2 - Nantes investit, mais moins de 80 % des investissements prévus ont été réalisés.

3 - La hausse totale des impôts depuis le début du mandat est de 9,5%.
En parallèle, le pouvoir d’achat des Nantais est mis à mal par vos choix politiques : suppression du Prêt à Taux Zéro, augmentation concomitante des tarifs de transport (+ 20% depuis le début du mandat), et des tarifs de stationnement (+ 30 % en moyenne depuis le début du mandat avec un élargissement du périmètre). Cette dernière hausse aura permis d’obtenir une augmentation de plus de 7 % des droits de stationnement. Le développement durable a bon dos, surtout lorsqu’il permet de rapporter de l’argent.
Mais compte tenu des recettes issues de la fiscalité directe en augmentation, vous auriez dû ne pas augmenter les impôts en 2010, ou alors les baisser en 2011, afin de redonner les 1,7 millions d’euros ponctionnés en trop aux Nantais.
Je vous rappelle à ce propos qu’en 2009, votre nouvelle politique fiscale, soit disant plus juste, avait permis d’augmenter le produit fiscal de la commune de 5 millions d’euros supplémentaires.
Ces hausses ne prennent pas en considération par ailleurs, la réévaluation à la hausse de la valeur locative qui a rapporté plus de 8 millions d’euros depuis le début du mandat.
Encore une fois derrière le discours responsable et solidaire se cache toujours une baisse du pouvoir d’achat des Nantais. Avec vous c’est : « parler plus, pour ponctionner plus ».
La nouvelle politique fiscale fait reposer l’effort sur une minorité de Nantais. En effet, seulement 47,7 % des Nantais paient la totalité de leur taxe d’habitation. On comprend bien votre souci de justice, mais la catégorie de ceux qui paient parce qu’ils sont dans les premières tranches est à la peine. C’est le cas des propriétaires modestes et des personnes âgées qui ont acquis leur logement il y a longtemps avant la hausse de l’immobilier. La taxe foncière est devenue la première ressource fiscale de la ville, alors même qu’il n’y a que 37 % des habitants propriétaires de leur logement. Votre politique fiscale est donc injuste.


Finances Locales : examen du compte administratif par Sophie Jozan
4 - Les dotations de l’Etat aux collectivités locales stagnent, mais la somme reste équivalente et importante. La perte que vous jugez scandaleuse s ‘élevait en 2010 à peine 0,4 % du budget. On mesure effectivement le danger qui menace l’équilibre financier de la ville, ou alors votre gestion n’est pas aussi bonne que vous le dites.
Votre position est d’autant plus choquante lorsqu’on remet vos propos en perspective. En effet, tout le monde sait que l’Etat est endetté et qu’il doit donc faire des efforts. La politique de RGPP engagée par l’actuel gouvernement est donc à saluer, puisqu’aucun des gouvernements précédents n’a eu le courage de le faire.
Indépendamment de la crise financière, qui lui demande une intervention massive mais probablement provisoire, il y a des éléments structurels qui vont accroître considérablement les besoins de financement des acteurs publics. Il s’agit notamment des conséquences du vieillissement de la population : conséquences sur les retraites, conséquences sur les dépenses de santé, conséquences sur la prise en charge de la dépendance.
Le dernier rapport d’étape de la RGPP présenté témoigne des résultats concrets obtenus pour offrir un service public moderne plus réactif et plus efficace à un meilleur coût. Les dépenses de fonctionnement ont même baissé de 1 % par rapport à 2009. C’est à mettre en perspective avec celles de la ville de Nantes qui ne cessent d’augmenter année après année.
Pourtant la situation des finances publiques implique à tous les niveaux une politique de maîtrise beaucoup plus ambitieuse que celle pratiquée aujourd’hui. La Cour des Comptes préconise une évaluation systématique du bien fondé des dépenses publiques et de leur efficacité. Partout des marges de manœuvres existent et nous aimerions que vous le mettiez en œuvre pour la ville de Nantes.
Le rapport sur les perspectives des finances publiques publié il y a quelques jours par la Cour des Comptes nous rappelle à quel point les marges de manœuvres de l’Etat sont étroites, en particulier pour revenir en 2013 à l’objectif d’un déficit représentant 3 % de la richesse nationale.
Ce même rapport soulignait trois points importants : tout d’abord que le redressement des comptes publics commence à porter ses fruits, mais qu’il ne faut sous aucun prétexte relâcher les efforts ; ensuite, que la France ne peut se passer des réformes structurelles afin de diminuer ses dépenses publiques et donc son déficit ; enfin que les pistes d’économies à réaliser, selon l’organisme présidé par Didier Migaud, résident notamment dans la poursuite de la réduction du nombre de fonctionnaires.
Quelles économies ont été engagées au niveau de la ville ?
A Nantes, aucune, le fonctionnement reste dispendieux.

5 - En ce qui concerne le fonctionnement donc, les dépenses poursuivent leur hausse, alors que depuis 10 ans, les dépenses de personnel, ville + communauté urbaine, ont augmenté de plus de 30%.
Et encore, à périmètres différents, puisque de nombreuses compétences sont déléguées à des entreprises. La dernière en date : le Voyage à Nantes. C’est pratique, ça limite l’augmentation du personnel, ça rend les contraintes budgétaires moins visibles, ça permet de recaser ses proches collaborateurs, les membres de la Firme et ça permet d’utiliser le droit privé. Près de 500 emplois dans les différentes SEM et SPL.
C’est d’ailleurs toujours très particulier de voir des collectivités de gauche, comprenant notamment des élus communistes, soit disant défendre le service et l’emploi public et dans le même temps avoir toujours plus recours à ce type de société. A l’instar du conseil communautaire, le Conseil Municipal votera ainsi probablement la transformation des SPLA en SPL
Quant à la mutualisation, censée permettre des économies, elle donne plutôt l’impression d’augmenter la masse salariale, par la création de postes supers directeurs et de créer du flou dans les organigrammes, les gains restant peu évidents.
Paradoxe aussi de votre politique du personnel
Aujourd’hui dans le même temps vous dites au PS qu’il faut assurer l’encadrement auprès des jeunes et vous dénoncez la politique nationale, fustigeant les réductions de poste dans l’Education Nationale, mais vous avalisez des suppressions de postes nombreuses à l’ACCOORD : quand on sait l’importance de l’encadrement dans les activités périscolaires et de loisirs, on ne comprend plus rien. Que pensez-vous exactement de ce sujet ?
Quand on sait le poids de l’augmentation des dépenses de personnel sur les dépenses publiques, on s’inquiète à raison pour l’avenir. On a encore dépensé environ près de 100 millions d’euros dans les différents concours en nature attribués à des tiers ou en subventions. Depuis le début du mandat les dépenses de fonctionnement ont augmenté de près de 6 %, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une vraie maîtrise de ses dépenses. Même l’Etat fait mieux !

6 - L’investissement enfin à Nantes, est au même niveau qu’au mandat précédent, mais rien n’a été fait en direction d’un plan de relance local. Rappelons-le, aucune stratégie ciblée anticrise bien lisible par la population, et dans le même temps vous critiquez la dette de l’Etat qui finance tout de même plus de 20% des investissements des collectivités locales.
Nous attendions un message qui rendrait crédible votre engagement dans un effort collectif partagé et équitable pour la maîtrise des dépenses publiques que vous réclamez tant au niveau national. Nous sommes restés sur notre faim.


 

Mardi 12 Juillet 2011

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:42

 

De jour en jour, les critiques fusent, sont amplifiées et même des menaces sont proférées. Je suis l’objet de cette ire parce que j’ai critiqué DSK, crime de lèse majesté.

Petit retour en arrière. Ceux qui aujourd’hui critiquent ont été bien muets quand les journaux attaquaient Nicolas Sarkozy : « le voyou de la République », « il faut qu’il parte », « cet homme est dangereux », « faut-il qu’il voit un psy? », j’en passe et des meilleures. Non, personne n’a réagi! Au contraire, les donneurs de leçons avaient un sourire en coin, ils jubilaient presque. On a le droit d’attaquer un homme de droite, il est interdit de dire la même chose d’un homme de gauche.

Qu’ai-je dit de grossier? Que DSK avait de l’argent et qu’il était mal venu qu’il critique ceux qui en ont? N’a-t-il pas attaqué Hervé Gaymard, alors Ministre de l’Agriculture, parce qu’il avait fait louer un appartement dont le loyer était élevé (pour loger ses 6 ou 8 enfants)? DSK avait aussi attaqué  de nombreux hommes de droite parce qu'ils étaient riches, il a participé avec ses lieutenants à accréditer la thèse du « bling bling » en parlant de Nicolas Sarkozy.

Il n’est donc pas question de lui retourner ses critiques, il est irréprochable puisqu’il est de gauche.

Quant à sa relation avec les femmes, il est interdit d’en parler même si le livre « sexus politicus » y consacre un chapitre, même si son adjointe au FMI qui en a fait l’expérience dit « qu’il est inapte à être à la tête du FMI, à cause de ses rapports avec les femmes ». Elle le dit dans une lettre publique, c’est sa vie, c’est son choix.

Mais quand son penchant est révélé publiquement et que DSK ne dément (« sexus politicus » date de 2007…) il faut se taire.

Bien évidemment, j’ai réagi vite (trop vite?), mais le problème actuel est de savoir s’il y a eu une relation consentie ou imposée avec la femme de chambre du Sofitel. C'est désormais parole contre parole ; même si la femme de chambre s’est avérée douteuse et loin d’être irréprochable.

Oui j’ai dit, comme les socialistes l’ont dit de Nicolas Sarkozy, « disparaissez », gros mot?

Il est interdit de critiquer, même vivement, la gauche qui est restée morale, moralisatrice, intouchable tandis que la droite est immorale, interdite de parole.

Pardonnez-moi d’avoir dit ce que je pense un peu fortement d’un homme, adversaire politique, qui est maintenant devenu oie blanche, irréprochable.
Les journalistes en ont fait leurs choux gras, souvenez-vous des unes des journaux affichant complaisamment DSK menotté, détaillant sa prison, sa nouvelle maison, son loyer etc.…Tout y est passé… Si aujourd'hui ces mêmes moralisateurs se sentent un peu morveux, est-ce à cause de mon article sur mon blog?

Oui, d’ailleurs j’ai retiré cet article car mon site était attaqué par de nombreux visiteurs, j’ai eu 10 menaces de mort… Belle démocratie!

Attention, la gauche n’aime pas la vérité, même si elle est fortement dévoilée! Les fils de 1968 avaient pourtant affirmé qu’il était interdit d’interdire!


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:35

 


Le Conseil de Paris a décidé de nommer une rue « Mohammed Bouazizi », du nom de ce jeune homme qui s'est immolé par le feu en Tunisie pour protester contre l'autoritarisme et la tyrannie de Ben Ali en février dernier. Elle a été inaugurée il y a quelques jours.

Sans critiquer, au contraire, cette révolution, première du genre, qui laisse planer un espoir sur la démocratie dans les pays arabes, je suis surpris de ce vote proposé au Conseil de Paris, adopté à l'unanimité. Pourquoi ce nom ? A-t-on oublié les dizaines de militaires français tombés en Afghanistan ? Eux aussi sont morts pour tenter d'imposer la démocratie, pour lutter contre le terrorisme international, laissant une veuve, des enfants orphelins, sur un théâtre d'opérations extérieures.

A toujours vouloir regarder ailleurs qu'en France, dans un néo-tiers-mondisme de mauvais aloi qui veut se donner bonne conscience. Ce phénomène est désastreux car au lieu de célébrer notre pays, ses fils, ses actions, nous les oublions.

Cette attitude relève également du traitement médiatique des informations. Alors que nous « célébrions » dans l'allégresse la libération de nos deux compatriotes Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière, dont je me réjouis à titre personnel, mais libération qui n'a pas été sans révéler un certain malaise et des polémiques, un soldat français, dans son cercueil, descendait les Champs Elysées, pour rejoindre saint-Louis des Invalides où était célébré son office funèbre, dans l'indifférence de tant et tant, alors même qu'un tel hommage était inédit.

Finalement, ces « enfants » de France sont tombés pour rien parce que la Nation ne sait ni s'en souvenir, ni les glorifier.

La Mairie de Paris a-t-elle honte de la présence de l'armée française en Afghanistan ? Nicolas Sarkozy, chef des armées n'a pas ces scrupules, Dieu merci, lorsqu'il est venu visiter nos soldats en Afghanistan.

Je suis mal à l'aise ! Comment peut-on vouloir honorer les « héros » étrangers sans penser aux nôtres ? C'est vrai que les socialistes ont toujours fait cela !

Ce message est un simple billet d'humeur, avant les vacances. C'est un simple appel à se souvenir de notre armée, la veille de la Fête nationale, ne rompons pas ce lien « Armée-Nation », il est vital. Cette « simple plainte » va à contre-sens du « bien penser » mais je n'exclus pas de déposer un voeu au Conseil de Paris pour qu'une rue commémore les soldats français tombés en Afghanistan.

Bonne Fête nationale !

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 09:32
 

 

François FILLON est l'invité d'Europe 1 et rappelle que "les réformes très profondes que nous avons engagées, qui sont en train de transformer la société française" le Mardi 12 juillet 2011.

Jean-Pierre ELKABBACH

Monsieur le Premier ministre, bienvenue, merci d’être avec nous en direct…

François FILLON

Bonjour.

Jean-Pierre ELKABBACH

Pour traiter de l’actualité et des perspectives de la rentrée. François FILLON, merci d’être là. Ce matin - tout de suite, 1 minute – est-ce que vous avez une pensée pour votre ministre de l'Intérieur, Claude GUEANT, qui subit à l’instant même un pontage coronarien, qu’il a révélé lui-même d’ailleurs ?

François FILLON

Oui, bien sûr. Les ministres sont des hommes et des femmes comme les autres. Claude GUEANT est en ce moment même à l’hôpital, où il se fait opérer du cœur, j’espère que tout se passera bien, et en tout cas je souhaite qu’il se rétablisse le plus vite possible, et mes pensées vont vers lui.

Jean-Pierre ELKABBACH

Il sera absent quelques semaines, ou il travaillera au ralenti, est-ce qu’il assurera, ou quelqu’un va assurer son intérim ?

François FILLON

Non non, ses médecins nous ont indiqué qu’il serait absent une semaine, et qu’il reprendrait ensuite ses fonctions, et je ne doute pas que ce sera le cas.

Jean-Pierre ELKABBACH

La surprise de l’aube. Le président de la République est en Afghanistan, c’est donc la stratégie du secret, de la surprise, d’un président de la République.

François FILLON

Enfin tous les présidents de la République ou les chefs de gouvernement qui se déplacent en Afghanistan font la même chose pour des raisons de sécurité, que chacun comprend bien. Le président de la République est allé en Afghanistan pour deux choses, d’abord pour, à la veille du 14 juillet, rendre hommage à nos soldats, rendre hommage au très lourd tribut qu’ils ont payé, mais aussi et surtout pour leur annoncer qu’à partir de maintenant nous allons engager un premier retrait d’Afghanistan, de 1000 soldats, correspondant aux mêmes proportions que le retrait américain, qui vont quitter l’Afghanistan d’ici 2012. Nous allons concentrer les forces qui resteront, environ 3000 hommes, sur la vallée de la Kapisa, qui est une des vallées dont nous avons la charge et qui n’est pas encore complètement sécurisée, et il va également leur indiquer que, en tout état de cause, en 2014, les forces françaises auront totalement quitté l’Afghanistan.

Jean-Pierre ELKABBACH

Il n’y aura plus un soldat français en Afghanistan à la fin 2014.

François FILLON

Plus exactement, les forces françaises qui assurent la sécurisation sur le terrain auront quitté l’Afghanistan, et il restera des forces pour assurer la formation des forces de sécurité afghanes, de l’Armée afghane, et surtout on fera un effort plus important en matière de coopération civile avec l’Afghanistan.

Jean-Pierre ELKABBACH

Le président de la République était en train de le dire, et il a ajouté que c’était 1000 sur 4000. Barack OBAMA, lui aussi, a décidé le départ par étapes de soldats américains jusqu’en septembre 2012, par hasard 1 mois avant l’élection de la Maison Blanche. Est-ce que la France, on va vous le dire, agit en toute indépendance, ou vous faites comme eux ?

François FILLON

Nous sommes dans une alliance. Les Américains ont à peu près 130 000 hommes sur le terrain, nous en avons 4000, ce serait un peu étrange d’avoir une stratégie différente à 4000. Je rappelle que c’est sous la présidence de Jacques CHIRAC et le gouvernement de Lionel JOSPIN que les forces françaises ont été engagées en Afghanistan, dans un consensus qui était d’ailleurs assez large au plan national, et au moment où ces forces se sont engagées, elles se sont engagées derrière les Américains, et personne, à l’époque, n’en n’a fait le reproche, puisqu’il s’agissait d’aller chercher BEN LADEN, ce qui a été fait.

Jean-Pierre ELKABBACH

Nicolas SARKOZY, chef des Armées, vient de dire « il faut savoir finir une guerre. » Or, c’est assez vrai parce que, François FILLON, les Occidentaux savent déclencher des interventions militaires, mais ils ne savent pas sortir d’un conflit. Est-ce que cette leçon de Kaboul va servir ?

François FILLON

D’abord ce n’est pas tout à fait exact. Nous avons récemment démontré en Côte-D’ivoire qu’on pouvait, en utilisant la force de façon raisonnée, permettre à la démocratie de triompher, c’est ce qu’on va essayer de faire et c’est ce qu’on essaie de faire en Libye. C’est plus compliqué, naturellement, en Libye, mais il y a des progrès depuis 4 mois, puisque, au fond, depuis 4 mois les forces de l’OTAN ont aidé les rebelles à reprendre du terrain, les rebelles ont repris du terrain, le colonel KADHAFI est plus isolé que jamais, ses moyens militaires sont extrêmement réduits. Et puis toute la communauté internationale, qui au départ était hésitante, est désormais complètement sur la ligne qui consiste à réclamer le départ du colonel KADHAFI pour engager des pourparlers politiques.

Jean-Pierre ELKABBACH

Cet après-midi, c’est vous, François FILLON, qui allez présenter à l’Assemblée le grand débat sur la Libye, si vous voulez on en reparlera un peu plus tard, dans cet entretien, et de la Côte-D’ivoire aussi. Mais pour finir avec l’Afghanistan, 2014, les Afghans auront le pouvoir, c'est-à-dire que les talibans gouverneront l’Afghanistan ?

François FILLON

Non Jean-Pierre ELKABBACH, on ne peut pas dire ça. Les talibans gouvernaient l’Afghanistan avant l’intervention américaine et l’intervention alliée, ils ont été chassés du pouvoir. Il y a aujourd’hui un gouvernement, il y a eu des élections, il y a une Constitution en Afghanistan, pourquoi considérer, a priori, qu’il n’y a aucun espoir d’instaurer un peu plus de démocratie, un peu plus de respect des droits de l’homme, en Afghanistan ? Je sais que c’est difficile, je ne l’ignore pas…

Jean-Pierre ELKABBACH

C’est un pari.



François FILLON

C’est un pari, mais en tout état de cause ce pari nous devions le faire. Et la deuxième chose que je veux dire c’est que les forces armées des pays occidentaux n’ont pas vocation à occuper des pays qui sont des pays indépendants.



Jean-Pierre ELKABBACH

Voilà une des leçons de l’affaire Kaboul et de l’Afghanistan. L’Europe, l’Europe croule sous les dettes des Etats, elle est incapable de trouver une solution pour la Grèce, alors qu’après le Portugal, l’Espagne, et même l’Italie, sont menacés, est-ce qu’aujourd’hui l’Europe est à nouveau profondément en crise ?

François FILLON

Vous me ferez le crédit, Jean-Pierre ELKABBACH, d’avoir tiré la sonnette d’alarme depuis 4 ans sur cette question de la dette.

Jean-Pierre ELKABBACH

Vous avez dit, et vous vous êtes fait tirer les oreilles un peu partout, vous avez dit « la faillite. »

François FILLON

J’avais même évoqué le mot de faillite, qui avait à l’époque beaucoup surpris…

Jean-Pierre ELKABBACH

Donc c’est la faillite des Etats en Europe ?

François FILLON

Non, ça veut dire simplement que la dette n’est plus supportable et que tous les Etats européens doivent engager un effort de réduction de la dépense publique. Alors, en même temps, il ne faut pas non plus céder à la panique qui s’empare régulièrement des marchés, dont on constate parfois qu’ils réagissent plus à l’émotion qu’à la raison…

Jean-Pierre ELKABBACH

Et à l’intérêt, mais on ne les maîtrise pas.

François FILLON

Parce que quand on regarde les choses avec un peu de recul, on s’aperçoit que l’Europe, c’est très difficile. A 27 c’est très difficile, dans la zone euro c’est très difficile, parce qu’on est nombreux, parce qu’on a des visions différentes des choses et parce qu’il faut beaucoup de temps pour se mettre d’accord. Mais si on regarde les choses avec un peu de recul, on a toujours réussi, depuis le début de la crise économique et financière, à trouver des solutions. C’est l’Europe qui a trouvé les solutions la première pour empêcher la catastrophe du système financier, c’est l’Europe qui a lancé la première, et notamment la France, les réflexions sur la régulation financière. On a trouvé des solutions à la question portugaise, ça a été très difficile, souvenez-vous des débats à l’époque, c’étaient à peu près les mêmes qu’aujourd’hui. On a trouvé des solutions à la question irlandaise et on a trouvé…



Jean-Pierre ELKABBACH

Oui, mais regardez le temps qu’il faut pour trouver une solution à la Grèce.

François FILLON

A chaque fois on progresse, Jean-Pierre ELKABBACH, à chaque fois on progresse. On est parti d’un système dans lequel personne ne voulait entendre parler d’une solidarité financière à l’égard de la Grèce, personne ne voulait entendre parler d’un gouvernement économique européen. Progressivement, je sais que c’est lent, on pourrait espérer que ça aille plus vite, mais progressivement…

Jean-Pierre ELKABBACH

Ça c’est la vision optimiste.

François FILLON

On a mis en place un fonds de 440 milliards d’euros pour assurer…

Jean-Pierre ELKABBACH

Mais qui est insuffisant, qui sera insuffisant, s’il faut aider le Portugal, l’Espagne…

François FILLON

S’il faut l’alimenter plus, il sera alimenté plus, mais on l’a mis en place ce fonds. Deuxièmement, on a mis en place, on a fait accepter à l’Allemagne l’idée de mettre en place un gouvernement économique de la zone euro, donc oui, c’est lent, oui c’est difficile, mais à chaque fois on progresse, et au fond, contrairement à une idée reçue, l’Europe se renforçait de chacune de ses crises.

Jean-Pierre ELKABBACH

Je note que c’est une conception optimiste de la situation. Est-ce que l’euro est menacé, là ?

François FILLON

Oui, c’est une conception optimiste qui est vérifiée par les faits, Jean-Pierre ELKABBACH. Par les faits.

Jean-Pierre ELKABBACH

Oui, mais ça prend du temps, et puis en même temps il y a des dégâts. Est-ce que l’euro est menacé ?





François FILLON

L’euro est à un niveau plus élevé aujourd’hui qu’il n’était quand il a été créé, il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui trouvent qu’il est à un niveau trop elevé. La question n’est pas là, la question c’est la Grèce. La Grèce est dans une situation financière catastrophique en raison des fautes qu’elle a commises, des erreurs qui ont été commises, des mauvaises informations qui ont été fournies. Il faut que la Grèce fasse les efforts nécessaires pour réduire sa dépense publique. Elle les faits, il faut le reconnaître, même si c’est difficile, elle les faits, et il faut que la communauté internationale, et en particulier les pays de la zone euro, soient solidaires. Il y a un débat, que vous connaissez, sur la question de savoir quelle doit être la participation des établissements financiers. Cette participation doit se faire sous forme d’un dialogue, sous une forme volontaire, parce que tout ce qui ressemblerait à un défaut de paiement, à un incident de paiement de la Grèce, pourrait, comme ça a été le cas avec la crise aux Etats-Unis et la faillite de LEHMAN BROTHERS, entraîner une nouvelle crise financière. Et on n’a vraiment pas besoin d’une nouvelle crise financière au moment où il y a une véritable reprise de la croissance en Europe et dans le monde.

Jean-Pierre ELKABBACH

Est-ce que la France peut être épargnée, puisqu’on voit les pays les uns après les autres touchés ?

François FILLON

Ecoutez, la France fait tout ce qui est en son pouvoir pour réduire sa dépense publique. Et d’ailleurs le résultat il est là, c’est que la France conserve la meilleure notation, aujourd’hui, parmi les grands pays développés.



Jean-Pierre ELKABBACH

Ce matin les députés devraient voter en troisième lecture le texte adopté hier par les sénateurs sur la Règle d’or qui prévoit l’équilibre des finances publiques dans la Constitution. TRICHET, Jean-Claude, dit « c’est indispensable. » Les socialistes n’en veulent pas. Est-ce que le Congrès va être convoqué malgré cela, à Versailles, sur la Règle d’or ?

François FILLON

Ecoutez, les socialistes vont être devant leurs responsabilités. Avec les socialistes on va baisser le prix de l’essence, on va baisser le prix de l’électricité, on va baisser le prix du gaz, on va travailler moins, on va partir en retraite plus tôt. Et tout ça face à une situation européenne où on voit bien que les vieilles puissances industrielles européennes sont bousculées par un nouveau monde de 7 milliards d’habitants. Et ça va être le cœur, au fond, du débat qui va s’engager pour l’élection présidentielle. Il y a un problème de crédibilité.

Jean-Pierre ELKABBACH

Vous voulez dire qu’il y en a qui n’ont pas pris conscience de la crise actuelle ?

François FILLON

Je ne sais pas s’ils n’ont pas pris conscience ou s’ils pensent que pour gagner les élections il faut raconter des fadaises aux Français, mais la vérité c’est que nous allons mettre les socialistes devant leurs responsabilités. L’Assemblée nationale et le Sénat ont voté, dans des termes identiques, le texte sur la Règle d’or, c’est au président de la République de décider s’il veut convoquer le Congrès, on va le décider à l’automne…

Jean-Pierre ELKABBACH

Mais vous, vous êtes favorable au Congrès ? Vous y seriez favorable, vous ?

François FILLON

Bien sûr j’y suis favorable. Si on a mis en œuvre ces textes c’est évidemment pour qu’ils aboutissent.

Jean-Pierre ELKABBACH

Ça s’appelle le piège.

François FILLON

Non, ce n’est pas un piège. C’est se doter, comme beaucoup d’autres pays européens, d’une règle qui oblige les gouvernements à dire à l’avance, lorsqu’ils prennent le pouvoir, dans quelles conditions et dans quels délais ils vont ramener les comptes publics à l’équilibre. C’est une règle de bon sens.

Jean-Pierre ELKABBACH

François FILLON, avec Nicolas SARKOZY vous avez promis de défendre le pouvoir d’achat. Vous avez de bonnes occasions de le montrer. D’abord, les chiffres de l’inflation viennent d’apparaître, +0,06. Dans ces conditions, est-ce que sont revalorisés tout de suite, ou retardés, le SMIC d’abord ?

François FILLON

Pour le SMIC il n’y a pas de revalorisation aujourd’hui, compte tenu de la dernière revalorisation qui a eu lieu, il n’y a pas d’écart avec l’inflation compte tenu de ce qui a été fait. En revanche, ce qui va être revalorisé, c’est le Livret A, qui va…

Jean-Pierre ELKABBACH

A partir de…



François FILLON

Dont le taux va passer à 2,25% dans les prochains jours.



Jean-Pierre ELKABBACH

Au mois d’août.

François FILLON

C’est la preuve, d’ailleurs, que l’économie est vivante. Je me souviens des débats, lorsque le Livret A baissait parce que l’inflation était en baisse, aujourd’hui il y a un peu plus d’inflation, on augmente le taux du Livret A. Je me souviens aussi de tous les débats sur le Livret A lorsque sa distribution a été ouverte aux banques, on a dit que c’était la fin du Livret A, la gauche était déchaînée, il n’y a jamais eu autant d’argent sur le Livret A.

Jean-Pierre ELKABBACH

Rassurez-vous, il y a d’autres débats. TOTAL répercute les hausses des prix du pétrole dans ses 2000 stations services, de 1 à 4 centimes. Que peut faire l’Etat ? Que va-t-il faire ?

François FILLON

D’abord, on est très vigilant sur la répercussion des hausses et la répercussion des baisses. Christine LAGARDE avait installé un observatoire. Cet observatoire a fonctionné, il y a eu plus de 4000 contrôles qui ont été faits, et on a constaté que, en juin, la baisse a été très correctement répercutée par les distributeurs. C’est un peu moins sur le mois de mai, on est en train de faire des vérifications, et le ministre de l'Economie et des Finances, François BAROIN, va recevoir le président de TOTAL aujourd’hui même, pour s’assurer…

Jean-Pierre ELKABBACH

Quand il rentrera de Washington. Il est à Washington.

François FILLON

Pour s’assurer que les hausses ne vont pas être plus fortes que ce qui est nécessaire compte tenu de l’augmentation du prix du pétrole.

Jean-Pierre ELKABBACH

Mais qu’est-ce que va faire l’Etat en dehors de la gesticulation de recevoir pour la énième fois le patron de TOTAL ?

François FILLON

Non, ce n’est pas de la gesticulation, c’est de s’assurer que personne ne triche avec les prix. Mais il faut aussi dire la vérité, Jean-Pierre ELKABBACH. Dire aux Français que le pétrole va continuer d’augmenter, parce que c’est une ressource qui est limitée, parce qu’il y a 7 milliards d’habitants sur la terre, parce qu’il y a plus de croissance, parce qu’il y a plus de gens qui ont des véhicules, parce qu’il y a plus de besoins d’énergie, c’est une réalité.



Jean-Pierre ELKABBACH

Donc vous nous dites que le prix de l’énergie va être de plus en plus cher, et il faut s’y préparer. C’est ça ?

François FILLON

Et plutôt que d’inventer des solutions qui n’ont aucun sens si ce n’est de peser sur la croissance ou sur les impôts des Français, il faut travailler sur les alternatives au pétrole. Il faut travailler sur les économies d’énergie…

Jean-Pierre ELKABBACH

On va y venir, mais…

François FILLON

Non, mais c’est très très important.



Jean-Pierre ELKABBACH

Il y a deux propositions…

François FILLON

Les investissements d’avenir, que nous avons engagés…

Jean-Pierre ELKABBACH

Il y a une proposition de François HOLLANDE de stabiliser les prix pendant l’été. Est-ce que vous pouvez sanctuariser les 2 mois, 2,5 mois d’été, avec un moratoire sur les hausses ?

François FILLON

Au concours Lépine de la démagogie, il a gagné le premier prix. C’est ce que je disais tout à l’heure, on va baisser le prix de l’essence, on va baisser le prix du gaz, on va baisser le prix de l’électricité…

Jean-Pierre ELKABBACH

Oui, mais pourquoi vous ne pouvez pas faire baisser comme Martine AUBRY et François HOLLANDE vous le demandent, que l’Etat, à travers la TIPP, ne gagne aucune recette supplémentaire liée à la hausse de l’essence à la pompe.

François FILLON

C’est une belle solution, monsieur ELKABBACH. Ça consistera, pour l’Etat, à emprunter un peu plus, à endetter un peu plus la France, pour payer les dépenses publiques, que par ailleurs les socialistes nous reprochent en permanence de trop baisser. Si on baisse la TIPP, ça veut dire qu’il y aura moins de rentrées pour l’Etat, ça veut dire qu’il y aura moins d’argent public, dans l’Education, dans la Recherche, dans l’Enseignement supérieur, dans la Sécurité.

Jean-Pierre ELKABBACH

Donc, si TOTAL continue à monter, pour des raisons budgétaires, on ne peut rien faire, on laisse faire.

François FILLON

Il y a une donnée qui incontournable, c’est que la France n’a pas de pétrole, monsieur ELKABBACH, il n’y a pas de pétrole sur le sol français.

Jean-Pierre ELKABBACH

Je le sais, vous savez.

François FILLON

Voilà, donc on achète du pétrole dans des pays qui en produisent, et ces pays qui en produisent, ils montent ou ils baissent les coûts en fonction de la croissance, en fonction du marché.

Jean-Pierre ELKABBACH

Quand on veut dire, comme vous le dites ce matin, la vérité, c’est que les prix continueront de monter…

François FILLON

La vérité c’est qu’il peut y avoir des baisses et des hausses en fonction des fluctuations du marché, mais nous allons vers un renchérissement du prix des carburants fossiles. Donc il y a deux choses importantes, c’est les économies d’énergie ; il faut d’ailleurs faire remarquer aux Français que par exemple les moteurs de leurs voitures consomment beaucoup moins d’essence que dans le passé…

Jean-Pierre ELKABBACH

On y viendra. Dépêchez-vous d’avoir la voiture électrique.



François FILLON

Et deuxièmement, il faut continuer à investir dans le nucléaire, puisque le nucléaire est une alternative crédible…

Jean-Pierre ELKABBACH

On a compris, je vous le dirai tout à l’heure, mais TOTAL ne paie pas d’impôts en France. 800 millions d’euros sur 10 milliards, même si c’est gagné à l’extérieur. Grâce à une niche fiscale ancienne quatre entreprises, dont TOTAL, profitent du bénéfice mondial consolidé. Vous qui faites la chasse aux niches, François FILLON, est-ce que vous envisagez d’en finir avec ce régime fiscal particulier ?

François FILLON

Ça, encore, c’est une vieille histoire vraiment française. Où est-ce que TOTAL paie ses impôts, monsieur ELKABBACH ?

Jean-Pierre ELKABBACH

Dans 130 pays, je sais.

François FILLON

TOTAL paie ses impôts là où il extrait du pétrole. Je reviens d’Indonésie, vous pensez vraiment que l’Indonésie accepterait que demain TOTAL ne paie plus ses impôts en Indonésie pour les payer en France ? Qu’est-ce que ça veut dire ? TOTAL paie des impôts en France sur les activités qui sont les siennes en France, qui sont des activités de distribution, qui sont d’ailleurs des activités qui sont peu rentables. Donc on peut discuter de cette histoire de bénéfice mondial, j’ai même compris que le groupe TOTAL avait finalement fait ses calculs…

Jean-Pierre ELKABBACH

C’est ce qu’a dit Christophe de MARGERIE ici.

François FILLON

En indiquant que ce n’était pas si intéressant que ça, qu’il était prêt à l’abandonner, en tout cas ça n’apportera pas de ressources supplémentaires à la France, et les compagnies pétrolières continueront à payer des impôts là où elles extraient du pétrole.

Jean-Pierre ELKABBACH

Quand les socialistes vous disent, pas plus tard que ce matin, Martine AUBRY, « il faut taxer les bénéfices des pétroliers », vous répondez ?

François FILLON

Je réponds que tout ça n’a pas de sens, que ce n’est pas en taxant les bénéfices des pétroliers qu’on va rendre l’économie française plus compétitive, qu’on va créer des emplois, et qu’on va créer de la croissance. Les socialistes n’ont que des solutions démagogiques à proposer, ils refusent de regarder la réalité en face, ils essaient de tromper les Français. Je pense vraiment que cette question …

Jean-Pierre ELKABBACH

La campagne a commencé !

François FILLON

La campagne a commencé avec des propositions comme celle-là.

Jean-Pierre ELKABBACH

Monsieur le Premier ministre, la querelle autour des ragots et des rumeurs, cette fois, elle partirait de votre majorité, il parait, et en plus, du sommet de l’Etat ; qu’en dites-vous, Martine AUBRY se dit blindée contre les rumeurs méprisables, etc., est-ce qu’il est vrai qu’on a cherché autour d’elle, sans rien trouver, et qu’on s’attaque à son mari et à ses proches, à des dirigeants socialistes ?

François FILLON

Jean-Pierre ELKABBACH, moi, je hais les rumeurs, et j’aimerais que le Parti socialiste soit aussi prompt à dénoncer ceux qui lancent des rumeurs contre le président de la République par exemple, que celles qui touchent aujourd’hui Martine AUBRY. Je comprends parfaitement sa colère, mais je ne comprends pas sa méthode pour réagir. Ou bien, elle les ignore ou bien, elle attaque en justice ceux qui les propagent. Mais cette manière, qui consiste à faire courir des rumeurs sur les rumeurs, je pense que c’est la meilleure façon de leur donner de l’importance, notamment dans les médias, c’est une drôle de méthode, et en tout cas, je veux dire que la majorité n’a rien à voir avec ces rumeurs qui courent sur madame AUBRY et qui sont naturellement détestables.

Jean-Pierre ELKABBACH

Et est-ce que ce matin, vous pouvez affirmer que la vie privée de certains dirigeants politiques de haut niveau n’est surveillée par aucun service du ministère de l’Intérieur ?

François FILLON

Mais bien sûr, Jean-Pierre ELKABBACH, personne ne surveille la vie privée des hauts dirigeants politiques.

Jean-Pierre ELKABBACH

Il n’y a jamais eu de notes confidentielles, même avant le 14 mai et après concernant la vie privée de Dominique STRAUSS-KAHN ?

François FILLON

Bien sûr que non. Quand il y a un incident qui concerne…

Jean-Pierre ELKABBACH

Non, vous dites : bien sûr que non, mais ça a été prouvé…





François FILLON

Non, mais, moi, je vous dis : quand il y a un incident qui concerne une personnalité, il est normal que les autorités de l’Etat soient informées. Quand le directeur général du FMI est arrêté à New York, c’est la moindre des choses que le chef de l’Etat, le gouvernement français soient informés de ce qui s’est passé, comme sans doute le gouvernement…

Jean-Pierre ELKABBACH

Instantanément…

François FILLON

Mais bien sûr, comme sans doute le gouvernement américain. Mais il n’y a aucune enquête, c’était du temps de François MITTERRAND qu’il y avait des enquêtes sur les responsables politiques.

Jean-Pierre ELKABBACH

Et il n’y a aucune forme d’intervention, quand vous êtes informé, vous ne dites pas : faites votre devoir, continuez les enquêtes ou ne les continuez pas ?

François FILLON

Vous croyez vraiment qu’on a des contacts avec la police new-yorkaise, Monsieur ELKABBACH…

Jean-Pierre ELKABBACH

Est-ce que la campagne 2012 va voler aussi bas alors que les Français attendent autre chose, qui peut dire aujourd’hui : halte au feu et être crédible ?

François FILLON

Mais qui est responsable de cette campagne de caniveau…

Jean-Pierre ELKABBACH

C’est partagé…

François FILLON

Non, non, alors franchement, cherchez dans la majorité aujourd’hui, la majorité, d’abord, elle est concentrée sur le gouvernement du pays, elle est concentrée sur les débats, des débats d’ailleurs qui, parfois, donnent lieu à une saine émulation à l’intérieur de cette même majorité, on est en train de préparer le projet qui sera notre projet présidentiel. J’aimerais que les socialistes en fassent autant. Je pense que la méthode des primaires…



Jean-Pierre ELKABBACH

La méthode des primaires…

François FILLON

Oui, enfin, je pense que la méthode des primaires, comment dirais-je, génère beaucoup d’agressivité à l’intérieur même de la gauche, en tout cas, des débats qui sont plus des débats personnels, des débats de personnalités…

Jean-Pierre ELKABBACH

Vous n’allez pas pleurer…

François FILLON

Plutôt que des débats de fond…

Jean-Pierre ELKABBACH

Vous n’allez pas pleurer pour ça. Et pourtant, malgré ces débats, c’est la gauche qui est donnée gagnante.

François FILLON

Oui, enfin, vous savez, dans les élections présidentielles, les favoris n’ont jamais gagné dans l’histoire.

Jean-Pierre ELKABBACH

A partir de la rentrée, François FILLON, et jusqu’en avril 2012, est-ce que vous allez poursuivre les réformes ou vous déclarerez une pause ?

François FILLON

Non, il ne peut pas y avoir de pause, vous avez vous-même indiqué tout à l’heure la situation qui était celle de l’Europe, la nécessité de continuer à réduire la dépense publique dans notre pays, ce qui est une nécessité absolue, nous allons engager une grande réforme du financement de la dépendance, sur laquelle le président de la République va s’exprimer…

Jean-Pierre ELKABBACH

Mais est-ce que vous avez renoncé à taxer avant 2012 les hauts revenus ?

François FILLON

Non, pas du tout, nous sommes en train d’étudier une méthode qui permettrait de taxer les entreprises qui donnent à leurs dirigeants des revenus qui sont des revenus extravagants. Aujourd’hui, vous savez que les revenus n’entrent pas dans la base de calculs des bénéfices de l’entreprise et de la taxation de l’impôt sur les sociétés. Donc nous, nous voudrions que la partie des revenus qui dépasse des niveaux acceptables soit taxée à l’impôt sur les sociétés…

Jean-Pierre ELKABBACH

Ça, c’est dans les prochains mois.

François FILLON

Ça sera dans le cadre de la loi de Finances.

Jean-Pierre ELKABBACH

Eva JOLY va sortir vainqueur de la primaire écologiste, elle fait pression sur le PS, et dans le pays pour l’arrêt total et définitif des centrales nucléaires. Est-ce que vous, vous allez céder à la mode ?

François FILLON

Non seulement, je ne cède pas à la mode, mais je reviens au débat sur l’énergie, je voudrais que le Parti socialiste m’explique comment on va assurer aux Français une énergie bon marché sans nucléaire. C’est absolument impossible. L’essence et le gaz vont continuer d’augmenter, parce que la ressource est rare, les énergies renouvelables, nous venons de lancer un grand appel d’offre pour installer des éoliennes en mer qui vont permettre de produire l’équivalent de deux réacteurs nucléaires. Mais c’est des coûts extrêmement élevés. Et donc nous avons besoin du nucléaire. Et nous n’avons pas besoin d’un nucléaire qui soit un nucléaire figé dans la situation d’aujourd’hui, nous avons besoin de le faire évoluer, de le moderniser, de le rendre toujours plus sûr. Et donc il faut continuer à investir…

Jean-Pierre ELKABBACH

Comme à Fessenheim, où vous allez continuer pendant dix ans, au moins…

François FILLON

A Fessenheim. Toutes les centrales nucléaires françaises sont en train d’être soumises à des tests qui visent à les confronter à tout ce qui s’est passé à Fukushima. Même si la France n’est pas une terre avec des sismiques, mais on fait quand même la simulation, et à partir des résultats, on prendra les décisions nécessaires ; il n’y a aucune décision qui a été prise ni pour Fessenheim ni pour aucune autre centrale. Mais le plus important, c’est surtout, les investissements d’avenir que nous avons décidés pour travailler sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération, pour travailler sur les économies d’énergie, pour travailler sur les…

Jean-Pierre ELKABBACH

Vous continuerez, c’est ça qui est intéressant…



François FILLON

Bien sûr qu’on continuera.

Jean-Pierre ELKABBACH

Le président de la République a donc dit, à Kaboul, « il faut savoir finir une guerre. » Est-ce qu’en Libye on va finir la guerre, est-ce qu’on va arrêter l’intervention militaire du côté de la France ?

François FILLON

D’abord, Jean-Pierre ELKABBACH, il faut rappeler pourquoi on a fait cette intervention en Libye, c’est pour sauver la vie de milliers de civils libyens qui étaient sur le point de se faire écraser par l’aviation et par les forces…

Jean-Pierre ELKABBACH

Ça c’était la résolution des Nations Unies.

François FILLON

C’est la résolution des Nations Unies.

Jean-Pierre ELKABBACH

Mais vous n’autorisez pas à liquider KADHAFI ou attendre qu’il quitte le pouvoir ?

François FILLON

Personne ne cherche à liquider KADHAFI, il n’y a aucune action militaire visant à tenter à la vie de KADHAFI, en revanche l’entêtement de KADHAFI à continuer le combat dans ces conditions, contre son propre peuple, le disqualifie pour…

Jean-Pierre ELKABBACH

Il faut qu’il s’en aille.

François FILLON

Il faut qu’il s’en aille, il faut qu’il quitte le pouvoir, il faut au moins qu’il quitte le pouvoir, après c’est aux Libyens de décider eux-mêmes…

Jean-Pierre ELKABBACH

S’il peut rester dans une tribu dans son pays.

François FILLON

De leur organisation, de la manière… la France n’entend pas, et l’OTAN n’entend pas gérer la Libye à la place de la Libye.

Jean-Pierre ELKABBACH

Est-ce que vous dites la même chose de la Syrie et d’ASSAD ? Hillary CLINTON a dit hier « ASSAD n’est pas indispensable. »

François FILLON

Je pense que le président ASSAD a franchi toutes les limites, et le silence du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Syrie devient insupportable. Vous savez que la France a déposé, avec d’autres pays européens, une proposition de résolution, qui est bloquée par la Russie et qui est bloquée par la Chine, ce n’est plus acceptable. Ce qui s’est passé encore hier soir avec des agressions extrêmement violentes contre l’ambassade de France à Damas et contre l’ambassade des Etats-Unis, montre que ce régime est dans une fuite en avant, et chaque jour qui passe rend plus difficile le maintien au pouvoir du président ASSAD.

Jean-Pierre ELKABBACH

François FILLON, en mai 2012 vous aurez accompli tout un quinquennat, un mandat complet à Matignon.

François FILLON

Contre toutes les prévisions de vos confrères.

Jean-Pierre ELKABBACH

Est-ce qu’aujourd’hui les rôles, entre vous et le président de la République, sont enfin mieux équilibrés, mieux répartis, que les institutions de la Vème fonctionnent normalement ?

François FILLON

Vous savez que j’ai toujours plaidé pour la continuité dans l’action gouvernementale, et j’ai toujours fait remarquer que la France était le seul pays où on changeait de gouvernement plusieurs fois entre deux élections. C’est très important la continuité parce qu’on apprend à travailler ensemble, on est moins bon…

Jean-Pierre ELKABBACH

Combien de temps il vous a fallu pour travailler avec…

François FILLON

On est moins bon au début qu’à la fin. Il y a l’expérience qui joue, il y a la confrontation aux réalités, il y a la solidité dans la gestion des crises, il y a l’expérience de la loyauté.



Jean-Pierre ELKABBACH

On dit justement que le Nicolas SARKOZY de 2011 n’est plus le même que celui de 2007. Vous, vous le côtoyez, même depuis 2006, où est la différence.

François FILLON

On a tous changé parce que l’exercice du pouvoir vous transforme. Les responsabilités, le poids des responsabilités, des décisions d’une gravité extrême comme celle d’engager des forces en Libye ou en Afghanistan, ce sont des décisions qui changent la personnalité d’un homme.

Jean-Pierre ELKABBACH

En 2007 il proposait, et il pouvait proposer, le changement. En 2012 ?

François FILLON

En 2012, d’abord c’est à lui de faire son programme, ce n’est pas à moi. Mais je pense qu’en 2012 c’est la continuité qui s’imposera parce que les réformes très profondes que nous avons engagées, qui sont en train de transformer la société française, l’université, la recherche et l’innovation, le dialogue social, la réforme des régimes sociaux, ce sont des réformes qui ne vont donner des résultats que dans plusieurs années, et donc ce qui est très important c’est que le pays…

Jean-Pierre ELKABBACH

C’est que ce soit le même qui reste.

François FILLON

C’est que la même politique continue à être conduite.

Jean-Pierre ELKABBACH

Avant une rude bataille, c’est la dernière question, Napoléon disait « Bonaparte ferait gagner l’Empereur Napoléon », c’est lui qui le disait. Est-ce que vous dites « le candidat SARKOZY », alors qu’il est en baisse de popularité etc, « le candidat SARKOZY… »

François FILLON

Ça dépend des sondages, il y en a dans lesquels il est en hausse.

Jean-Pierre ELKABBACH

« Peut faire gagner le président SARKOZY » ?





François FILLON

Bien sûr. Nicolas SARKOZY a montré en 2007 qu’il avait une formidable capacité de rebond dans les campagnes électorales, mais il aura aussi un bilan crédible que je vais m’attacher à défendre à ses côtés.

Jean-Pierre ELKABBACH

Alors viendra le moment où vous pourrez vous intéresser à Paris peut-être. Après, non ?

François FILLON

Je m’interdis de m’intéresser à quoi que ce soit d’autre qu’à mes fonctions actuelles dont vous avez pu constater, avec les questions que vous m’avez posées, qu’elles sont assez lourdes.

Jean-Pierre ELKABBACH

Merci d’être venu en direct.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:48
Par Anne Mansouret | Elue atypique | 01/07/2011 | 11H11
 

Puis-je redevenir une candidate atypique à la primaire, après le tsunami qui a déferlé sur le Parti socialiste et noyé mon quotidien d'élue dans la tourmente médiatique ? La réponse est non.

Une bombe à retardement

L'affaire DSK était enkystée dans mon CV politique bien avant l'agression présumée de la victime présumée du Sofitel de Time Square à New York. On se méfiait depuis longtemps d'une élue « incontrôlable » qui planquait dans son it-bag (sac) une bombe à retardement contre l'archi-chouchou des sondages pour la présidentielle de 2012.

A posteriori, et sans être sujette à une forme quelconque de paranoïa, la gêne de mes petits camarades de Solférino était palpable. On supputait les raisons sous-jacentes à ma candidature. On évoquait celle-ci à mots couverts sur fond de non-dits [Anne Mansouret est la mère de Tristane Banon, écrivaine qui avait accusé Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle en 2003, ndlr]. Et pourtant, ceux qui me connaissent savaient que je ne me présentais pas à la primaire pour « foutre la merde » avec une boule puante contre DSK, mais uniquement pour faire entendre ma voix.

On ne m'invite que pour parler de « ça »

Je suis « la femme qui embarrasse le PS », celle par qui le scandale est arrivé un 15 mai au petit matin. Une espèce de dommage collatéral et hexagonal de l'affaire DSK. Je savais que ma carrière politique était plombée depuis longtemps par ce boulet, mais je n'imaginais pas que tout ce passé saumâtre puisse revivre aussi violemment.

Les médias débranchent le micro quand je m'exprime « hors du sujet ». Donner un avis sur les violences faites aux femmes est inaudible dès l'instant où je ne fais pas directement référence à « l'affaire ». On ne m'invite que pour parler de « ça ».

Moi qui ai toujours eu comme devise « Never quit », je suis contrainte à déclarer forfait. Vous connaissez la chanson de Guy Béart « On lui coupe la langue, on le dit fou à lier…le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».

Le PS engoncé dans le phénomène de cour

D'autre part, au PS, on veut des militants pour tracter et coller des affiches, pour écouter religieusement les discours des chefs ; des petits élus bien disciplinés pour servir de porte-flingue ou de fusible aux grands élus… pas pour qu'ils aient des idées ! Voyons, vous n'y songez pas ? Un(e) camarade qui n'a pas fait l'ENA, provincial(e) de surcroît, avoir des idées ? C'est parfaitement intolérable.

Je ne suis pas le seul « petit candidat » à avoir pensé que la primaire pouvait constituer une tribune permettant à celui ou celle finalement investi(e) de bénéficier de réflexions diversifiées et d'expériences de terrain. Je me suis laissée dire que Christian Pierret, pourtant cadre dirigeant de haut vol et ancien ministre, avait demandé plusieurs fois (en vain) à rencontrer Martine Aubry. « On vous écrira » ? … Que nenni… on n'a même pas répondu à ses courriers !

La première secrétaire n'en a sans doute jamais eu connaissance. Le phénomène de cour est tellement prégnant dans la culture solférinienne que tout intrus est écarté avec arrogance. Les « parrainages », déjà difficiles à trouver d'ordinaire, se sont mis depuis la mi-mai aux abonnés absents. « Parrains » et « marraines » se placent logiquement dans une perspective de carrière.

 

On dit que les souris font peur aux éléphants. C'est bien possible.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:43
Sur son blog, l’ex-candidate aux primaire déclare (extraits) :

Puis-je redevenir une candidate atypique à la primaire, après le tsunami qui a déferlé sur le Parti socialiste et noyé mon quotidien d’élue dans la tourmente médiatique ? La réponse est non.

A posteriori, et sans être sujette à une forme quelconque de paranoïa, la gêne de mes petits camarades de Solférino était palpable.

Je suis « la femme qui embarrasse le PS », celle par qui le scandale est arrivé un 15 mai au petit matin. Une espèce de dommage collatéral et hexagonal de l’affaire DSK. Je savais que ma carrière politique était plombée depuis longtemps par ce boulet, mais je n’imaginais pas que tout ce passé saumâtre puisse revivre aussi violemment.

On dit que les souris font peur aux éléphants. C’est bien possible.

Les médias débranchent le micro quand je m’exprime « hors du sujet ». Donner un avis sur les violences faites aux femmes est inaudible dès l’instant où je ne fais pas directement référence à « l’affaire ». On ne m’invite que pour parler de « ça ».

D’autre part, au PS, on veut des militants pour tracter et coller des affiches, pour écouter religieusement les discours des chefs ; des petits élus bien disciplinés pour servir de porte-flingue ou de fusible aux grands élus… pas pour qu’ils aient des idées ! Voyons, vous n’y songez pas ? Un(e) camarade qui n’a pas fait l’ENA, provincial(e) de surcroît, avoir des idées ? C’est parfaitement intolérable.

>> Le blog d’Anne Mansouret

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