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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:37
 

La France est restée la troisième terre d'accueil des investissements directs étrangers en 2010. Même si sa fiscalité est toujours considérée comme un handicap.

Copyright Reuters
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Les années ne semblent pas avoir de prise sur l'économie française. Ses défauts et ses avantages restent les mêmes. Tel est le constat principal du "Tableau de bord 2011 de l'attractivité de la France" présenté lundi par l'Agence française des investissements internationaux (AFII), le Centre d'analyse stratégique (CAS), la direction générale du Trésor et la Datar qui compare la position de l'Hexagone dans un groupe de douze pays développés - dix pays européens plus les Etats-Unis et le Japon - des déterminants de l'attractivité (lire tableau). En effet, le document fait apparaître une relative stabilité du rang de la France dans cet échantillon. Toutefois, si des avancées sont enregistrées en matière d'investissement dans les activités de recherche et développement (R&D) ou de maîtrise des coûts salariaux unitaires, l'évaluation est contrastée en matière de fiscalité en raison de la forte pression fiscale sur le travail. "Comme l'année dernière", rappelle le document annexé au tableau. Une pression fiscale heureusement tempérée par un traitement fiscal très avantageux en matière de R&D, via le crédit impôt recherche, et un taux apparent d'imposition des bénéfices modéré.

Efficacité et qualité

La crise a-t-elle fait évoluer les choses ? "La crise économique a renforcé la concurrence entre les pays européens, tous mobilisés pour attirer les entreprises, les talents et les financements. Elle a montré l'importance des facteurs structurels de l'attractivité, au premier rang desquels la solidité de l'économie, le dynamisme du marché, la qualité des infrastructures et celle des qualifications, l'investissement dans les activités de recherche et d'innovation, sans oublier l'efficacité des services publics et la qualité de vie", décrypte le document adjoint au tableau.

"Celui-ci montre que les fondamentaux de l'attractivité ont très bien résisté à la crise, les réformes poursuivies renforçant la compétitivité de l'économie. Le programme d'investissements d'avenir dans cinq domaines stratégiques pour le développement de l'économie de la connaissance et de la croissance durable, vient prolonger cette dynamique", relève David Appia, le président de l'AFII. Grâce à ces atouts, les flux d'investissements directs étrangers (IDE) accueillis en France sont restés stables en 2010 alors qu'ils ont chuté de 20% dans l'ensemble de l'Union européenne, permettant à l'Hexagone de rester la troisième terre d'accueil mondial des flux d'IDE derrière les Etats-Unis et la Chine/Hong Kong, et la seconde destination en Europe des investissements étrangers créateurs d'emplois, derrière le Royaume-Uni. En 2010, 403 créations, 309 extensions, 58 reprises, douze reprises-extensions ont été observées en France, soit 782 nouveaux projets d'investissements étrangers. Ils s'ajoutent aux 20.000 entreprises étrangères déjà présentes.

Fabien Piliu - 12/07/2011,
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:32

Par Alain Madelin (blog)

L’économie de marché, certes, s’est imposé, mais la question de ses bornes reste posée. Martine Aubry souhaite expressément « décider des limites de la sphère marchande ». Ceci n’est pas sans rappeler la formule de Lionel Jospin : « oui à l’économie de marché, non à la société de marché.

Il s’agit là en fait de résister au mouvement d’ouverture et de mise en concurrence de nos services publics impulsé par Bruxelles. Et il est vrai que beaucoup d’activités, hier considérées comme services publics, sont aujourd’hui transférées au privé à l’instar de nos télécommunications ou ouvertes à la concurrence sous diverses formes de délégation ou de concession de service public. Nul besoin d’être fonctionnaire pour planter un arbre au bord des routes. L’efficacité de l’économie marchande peut ainsi servir les missions d’intérêt public. L’univers marchand peut aussi d’ailleurs faire place à l’économie sociale et solidaire au travers de formes sociétales qui, à l’instar de nos mutuelles et de nos coopératives, permettent d’exercer des activités économiques dans des formes juridiques où la mission d’intérêt général l’emporte sur le profit.

Pourtant, le débat sur les limites de la sphère marchande n’est pas sans intérêt pour peu qu’on change de perspective.

Une large par de l’activité humaine échappe à l’univers marchand et au calcul économique. Le travail domestique et le métier de parents, le bénévolat et l’entraide, l’autoproduction et le troc, le bricolage ou le jardinage sont autant d’activités qui ne rentrent pas dans le calcul du PIB. A l’échelle de la planète -c’est-à-dire en incluant les économies les plus pauvres qui ne sont pas encore vraiment entrés dans le système monétaire – cette économie non-marchande représente sans doute la moitié de l’activité humaine.

Deux prix Nobel, Amartya Sen et Garry Becker ont mis en évidence l’importance de cette partie cachée du système de production de richesse. Garry Becker s’est plus particulièrement consacré à montrer comment le raisonnement économique pouvait s’appliquer aussi à cette part de l’activité humaine.

La nouveauté est que cette part non marchande de la société, loin d’être une survivance du passé destinée à être toujours davantage grignotée par les avancées de la société marchande, apparait même aujourd’hui comme constitutive d’un nouveau système de richesse lié à notre entrée dans la société ouverte de la connaissance.

Alvin Toffler est assurément le futurologue qui avec « Le choc du futur » (1970) a le mieux pressenti l’importance des changements liés à l’avènement de l’ère de l’information. Il a ensuite montré avec « La 3ème vague » (1980) comment nous entrions dans la troisième phase de l’histoire de l’humanité, celle de la civilisation ouverte de la connaissance (après la première vague apparue il y a 10 000 ans avec la société agricole et la seconde avec la révolution industrielle du 17ème siècle).

Cette troisième vague bouscule notre organisation des pouvoirs hérités de la société industrielle a-t-il expliqué que dans « Les nouveaux pouvoirs » (1991). Elle remet aussi en cause notre conception de la richesse comme il le montre dans son dernier livre « La richesse révolutionnaire » (2007).

Une nouvelle espèce apparaît : le « prosommateur », mi-producteur, mi-consommateur.  Son importance ne fait que grandir. Des tâches, hier confiées à d’autres, sont réintégrées dans l’économie domestique : gérer son compte en banque, monter un meuble en kit, imprimer ses photos numériques, produire son pain… Bien entendu, les technologies numériques, les échanges sur le web et les réseaux sociaux contribuent au développement de cette « prosommation ». Les conseils de dépannage, l’acquisition de connaissances, la formation (c’est par auto apprentissage et conseils de proches que la majorité des gens apprennent à se servir d’un ordinateur), la prévention en matière de santé, l’enseignant qui prépare son cours pour l’utiliser sur un tableau blanc interactif, l’échange avec un autre enseignant qui va l’adapter ou l’améliorer, sont autant d’exemples de prosommateurs et de contributions à la richesse en dehors de la sphère marchande.

La connaissance numérisée qui est au cœur de la création de nouvelles richesses dans la civilisation du savoir échappe d’ailleurs largement à l’économie marchande. L’immense majorité des connaissances de l’humanité est aujourd’hui disponible gratuitement sur le web. A la différence des biens matériels, le coût de reproduction et de diffusion du savoir numérique est quasi nul. La connaissance est le seul bien qui ne vous appauvrit pas lorsque vous le partagez. Mieux même, le partage de connaissances produites sous un régime de licences libres permet l’enrichissement permanent à l’instar de Wikipedia, de Linux et de l’open source.

Si l’on considère la connaissance comme la source d’énergie de la nouvelle économie, celle-ci à la différence de ressources naturelles, est non seulement inépuisable mais en constante expansion.

Ainsi, non seulement, la part non marchande de la création de richesses contribue au développement de l’économie marchande mais encore elle induit une dynamique de productivité (une contribution des prosommateurs à la productivité qu’Alvin Toffler appelle « la producivité »). On connait cet adage économique « il n’y a pas de repas gratuit » popularisé par le Prix Nobel Milton Friedman. Il est tiré d’une expression populaire issue de l’expérience des bars américains qui au 19ème siècle vous offraient un repas pour peu que vous payiez la boisson. En fait, la sphère non marchande offre en permanence des repas gratuits à l’économie marchande.

Le nouveau système de richesses de la société de la connaissance s’annonce comme la superposition des domaines marchands et non marchands. Avec sans doute bien des innovations pour assurer la complémentarité et le passage de l’un à l’autre domaine (comme des systèmes de troc ou des monnaies virtuelles). Il mérite en tout cas l’attention des économistes, des politiques… et des entrepreneurs.

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:57

 

LETTRE DE DEMISSION DE SARKOZY EXCELLENT A LIRE
 

 

 
 Françaises, Français, mes chers compatriotes, Lorsque je fais Le bilan du
 temps écoulé, que je passe en revue tous les événements qui se sont produits
 et les transformations que j’ai tenté d’apporter à notre société depuis mon
 élection (je vous rappelle que c’est vous qui m’avez élu en mai 2007), je me
 dis que les Français sont d’éternels insatisfaits et que quoi qu’on fasse,
 Il y a toujours 50 % de mécontents, Le reste n’étant pas heureux non plus.
 
 Même si j’ai parfois un peu dérapé, j’ai voulu que notre pays entre dans la
 modernité. Alors, Carla et moi avons décidé de vous offrir le plus beau
 cadeau que vous semblez appeler de tous vos vœux. Je vous présente ici ma
 démission de Président de la République Française et j’ai décidé de partir
 au bout du monde avec Carla et toute ma petite famille, avec notre «bling
 bling» qui vous fait tellement rigoler, ma Breitling à 58000 euros, et tout
 le reste…
 
 Je vais vendre mon magnifique appartement de Neuilly-sur-Seine que vous
 aimeriez bien posséder, et je vais vivre avec l’argent qu’il me rapportera,
 ainsi qu’avec les retraites que je vais toucher de toutes mes précédentes
 fonctions... Enfin... tant que les caisses pourront payer.>
 
 Nous bronzerons nos corps de riches sur les yachts de Vincent (Bolloré),
 nous irons visiter à nouveau les pyramides en compagnie de notre ami le roi
 du Maroc, et surtout vous arrêterez de nous casser les bonbons avec vos
 éternelles jérémiades. Je n’aurai plus à m’occuper de tous ces connards
 d’étudiants encapuchonnés, qui pensent à la retraite avant de penser à
 travailler, et qui sont toujours prêts à casser du CRS, et le ministre de
 l’éducation, quel qu'il soit.>
 
 Je n’aurai plus à serrer la main de tous ces guignols de syndicalistes de
 merde qui font chier tous les français avec leurs grèves à répétition,
 malgré leurs seulement 7% de représentativité, malgré les très gras salaires
 de syndicalistes qu'ils encaissent, et qui croient avoir la solution à tous
 les problèmes actuels en appliquant à la France les principes qui ont mené l
 URSS à sa perte, et son peuple à la famine et la misère, et qui refusent de
 participer, au nom d’un sectarisme archaïque, au nom d'avantages acquis et
 pour beaucoup obsolètes, et qui contribuent à appauvrir un peu plus le pays.

 

 
 Je ne verrai plus les tronches de cake des socialistes toujours prêts à
 défendre les sans-abris, mais qui eux, les pauvres, habitent Place des
 Vosges et dans le septième arrondissement, qui défendent la diversité et le
 multiculturalisme, mais qui envoient leurs enfants dans des écoles d'élites
 ou les seuls musulmans sont les rejetons d'ambassadeurs et d'hommes d'Etats.
 Je n’aurai plus à m’emmerder avec des diplomates chinois constipés par leur
 riz mélaminé, ni avec des islamistes barbus qui détruisent les églises
 dans leurs pays pendant qu'ils réclament des mosquées chez nous, qui sont
 assez cons pour se faire sauter au nom de l'Islam et d'un prophète, dont
 Ataturk disait que " l'Islam est la théologie absurde d'un bédouin immoral "
 
 Fini, de me laisser emmerder par tous ces "penseurs" qui veulent faire
 croire aux français que notre pays est une dictature, un pays où la police
 est prête à casser de l’immigré, et qui ne sont pas foutus de voir que si
 les immigrés ne semblent pas être pressé de retourner chez eux, c'est parce
 que là bas, la police les massacreraient pour de bon, s'ils osaient brûler
 une seule voiture.>
 
 Fini de me laisser emmerder par ceux qui prétendent que la déferlante du
 tiers monde est une chance pour la France, mais qui gueulent que les flics
 ne sont jamais là quand on a besoin d'eux, dès qu’un arabe touche à leur
 bagnole ou pique le portable de leur fils.>
 
 Fini, les grèves de la SNCF et de la RATP, déclenchées par des mecs qui sont
 chouchoutés comme s'ils fourraient encore du charbon dans des locomotives à
 vapeur, qui font un caca nerveux dès qu'on leur demande une minute de
 travail supplémentaire, payée double en plus, mais qui voyagent gratuitement
 sur toutes les lignes, toute l’année, et même pendant les vacances et aussi pendant leur retraite.
 
 Bon débarras de ces fonctionnaires qui fonctionnent à l'envers et qui
 trouvent le moyen, en étant deux fois plus nombreux par habitant qu'aux
 Etats-Unis ou qu'en Allemagne, sans parler du Japon, de fournir un service
 trois fois plus mauvais.


 
 Terminé, les journalistes qui passent leur temps à critiquer mon train de
 vie, et qui voudraient bien avoir le même, et qui sont tout heureux quand
 je les emmène se balader aux quatre coins du monde, aux frais du
 contribuable.
 
 Ras le bol de ces bras cassés de l'équipe de France qui se prend pour le
 nombril du monde, qui crache sur la France en coulisse, et qui n'est même
 pas foutue de gagner des matchs pour justifier des énormes salaires qu'on
 leur sert.
 
 Alors je pars et je vous laisse dans la merde que vous avez vous-mêmes créée
 Débrouillez vous avec Aubry, avec la CGT, avec le Parti Communiste aux
 mains ensanglantées de plus cent millions de morts et qu'on n'ose même pas
 interdire, avec la Fédération des Parents d’Elèves qui s'intéresse plus à
 défendre l'idéologie gauchiste, les enseignants, que leurs propres enfants,
 avec le nucléaire qui pourtant nous sauve un peu de la panade, avec les
 heures sup. que vous avez volées parce que pendant les heures payées vous
 avez tiré au flanc, avec le chômage qui incite à tout, sauf à retrouver du
 travail, avec la retraite à 55 ans, avec le sida, EDF GDF, le Dalaï-Lama,
 BHL et Fabius, et tant pis pour Canteloup et Ruquier.>
 
 Arrangez-vous avec la hausse du pétrole qui va bientôt repartir, avec la
 récession, la vraie, qui n'est pas prête de se terminer, tandis que des pays
 moins cons que vous sont en plein boum économique. Vous qui avez voulu être
 plus malins que les autres, qui avez cru que vous alliez pouvoir placer
 votre argent mieux que votre voisin de palier, et qui, aujourd’hui demandez
 à l’Etat de prendre en charge vos pertes en les déduisant de vos impôts.>
 
 Quand est ce que vous comprendrez que l'Etat, c'est pas votre maman ?>
 
 Demandez aux socialistes, demandez à Ségolène Royal, Madame
 «je-sais-tout-sur-tout-et-vous-offrirai-la-belle-vie-si-vous-votez-pour-moi»
 et son «Désir d’Avenir», définitivement embourbé dans un passé sans espoir
 Réclamez lui, au maire de Paris dit "Bertrand l’embrayage", qu'il libère la
 profession de chauffeur de taxis, et qu'on puisse enfin trouver des taxis à
 tous les coins de rue, à toute heure du jour et de la nuit, et pour cinq
 euros la course, comme à New York ou à Berlin, puisqu'il a rendu les routes
 impraticables. Demandez qu'il supprime cette escroquerie obligatoire qu'est
 le service à 15% dans les cafés et les restaurants, quand on vous sert avec
 la soupe à la grimace. Demandez leur de vous faire travailler moins pour
 gagner plus, car on dirait bien que vous n'avez pas encore compris que les
 trente cinq heures, elles vous ont gravement appauvri, et que nos
 concurrents s'en frottent encore les mains. Demandez leur de rétablir un peu de démocratie dans notre horrible pays, demandez leur de combler vos fins de
 mois difficiles, et de vous payer vos prochaines vacances en Guadeloupe
 (tiens ! je les avais oubliés les assistés des DOM-TOM).>
 
 Demandez leur par la même occasion de prendre leur argent aux riches pour le
 donner aux pauvres - que vous êtes forcément - alors que vous voudriez bien
 devenir riches.Et quand les riches seront pauvres et qu'ils ne sauront plus
 à qui prendre l'argent, moi je serai L.O.I.N et H.E.U.R.E.U.X, sans vous
 bien sûr, qui avez souhaité mon départ avec tant de ferveur.>
 
 Mes chers compatriotes, je vous laisse à vos grèves pour la retraite, à vos
 fantasmes d'enfants gâtés qui ridiculisent la France (vous me direz, depuis
 la coupe du monde, on est les champions du ridicule). Je vous souhaite
 l’avenir de merde que vous avez bien cherché, et que vous êtes en train
 d’atteindre.

 Carla et moi vous em…..brassons.
 
 Par Jean-Patrick Grumberg
  PS: Il semblerait qu'Albert II de Belgique soit sur le point d'en rédiger
 une aussi !

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:39
Folie  pure ! C'est  nouveau !

MEME  LA FORME DE LA CROIX SUR LES ENSEIGNES  PHARMACEUTIQUES COMMENCE À LES DÉRANGER  !!!!

ET QUOI ENCORE  ???

Les  pharmacies parisiennes bientôt obligées de  décrocher leur enseigne en forme de croix  ?

Une association  maghrébine parisienne, Paris-Beurs-Cités, a  adressé IL y a une dizaine de jours une lettre à  la mairie de Paris afin de demander que soient « progressivement supprimées Des devantures Des  pharmacies les enseignes en forme de croix  ».

 

La conseillère technique  du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des  cultes, Ilda  Vrospinos, a officiellement  répondu que la demande allait être «examinée  avec la plus extrême attention  ».

 

L'association, qui se  présente pourtant comme « non confessionnelle »  et entend « regrouper les jeunes Français issus  de l'immigration maghrébine afin de les aider à  trouver leur place dans une société encore  largement discriminatoire », explique sa  démarche par le fait que « ce symbole religieux  ostentatoire, vestige d'une époque révolue où la  religion catholique était omniprésente dans  notre pays » est susceptible de «heurter la  susceptibilité des croyants non chrétiens, mais  aussi des personnes non ou antireligieuses » et  « contrevient gravement au principe républicain  de laïcité ».

 

« Alors que la crise économique  accroît les risques d'affrontements  intercommunautaires, ces enseignes à forte  connotation religieuse pourraient être  ressenties par certains comme  une forme de  discrimination, voire comme une provocation »,  poursuit  Paris-Beurs-Cités.

 

La demande pourrait bien  aboutir si l'on en croit la réponse officielle  de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre  qu'elle a adressée à l'association « comprendre  pleinement [ces] préoccupations  »

 

La conseillère indique  qu'elle va « soumettre [sa] demande à Bertrand  Delanoë qui, n'en doutez pas va l'examiner avec  la plus extrême  attention.

 

La conseillère technique  précise également que Le maire de Paris « qui a  fait du "vivre ensemble" l'un Des fondements de  son engagement », « est très attentif à la bonne  entente entre communautés » et qu'il est «  pleinement conscient du caractère néfaste de  certains anachronismes  ».

. Une dernière  phrase lourde de  menaces.

 

Bientôt on ne pourra  plus se servir du  signe + , il faudra peut-être  employer simplement le mot  "plus".

Sommes-nous devenus fous 

 

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:34
Aujourd’hui, en France, 21,5% de la population a plus de 60 ans (soit 13,3 millions de personnes). Cette proportion est de 19,7% en Loire Atlantique soit 247 000 personnes.

Mais notre département est attractif et comme de nombreux départements de l’ouest de la France, la population globale augmente rapidement, et la part des plus de 60 ans progresse de manière significative.

 

Ainsi, en 2030, les seniors représenteront 28% de la population du département. Pour tenter de répondre à cette situation, et aux besoins qui en découlent, le Conseil général vient d’adopter son schéma gérontologique 2011 – 2016.

 

Ce document apporte des réponses et dresse un état des lieux utile. Malheureusement, la prévention est une thématique totalement oubliée tout comme la question de la formation et de l’emploi des professionnels du maintien à domicile et des aidants familiaux. Enfin aucun calendrier, ni aucun moyen financier ne sont mentionnés pour les créations, extensions ou restructurations de maisons de retraite.

 

Bien sûr les politiques en direction des personnes âgées, comme toutes les politiques sociales, sont indispensables. Mais leur poids financier progresse fortement.

 

Ainsi, dans notre département, le versement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente 39,5 millions d’euros en 2011 pour 8 122 bénéficiaires.

 

Les départements doivent remplir des missions sociales de plus en plus coûteuses, tout en réduisant les dépenses publiques.

Pour y parvenir, il suffit parfois d’adopter des méthodes de gestion plus efficaces.

 

Ainsi plutôt que de verser l’APA directement sur les comptes bancaires des bénéficiaires, certains conseils généraux ont décidé d’accorder l’équivalent en chèque emploi service universel (Cesu). Les personnes âgées payent alors avec ces Cesu leurs différentes aides.

 

Ce système évite que les allocations soient utilisées pour d’autres usages. Cette technique permet de limiter la fraude et donc de faire des économies.

 

Mais ce système permet également aux Conseils généraux de gagner de l’argent puisque les chèques d’une année, non utilisés avant le 31 janvier de l’année suivante, sont remboursés aux départements par les entreprises émettrices de Cesu.

Ainsi, les 17 départements qui ont mis en place ce dispositif ont perçu, en 2011, 24 millions d’euros au titre de cette règle (soit 11% du coût de l’APA).

 

Par ailleurs, constatant qu’un bénéficiaire n’a pas utilisé tous ces chèques une année, le département peut, après réexamen du dossier et établissement d’un nouveau plan d’aide plus précis, ajuster à la baisse la dotation en chèque l’année suivante, ce qui permet une nouvelle économie évaluée à 5%.

 

Au total, 15% des 4,9 milliards d’euros dépensés en France chaque année pour l’APA serait économisé. Pour la Loire Atlantique cela représenterait près de 6 millions d’euros par an, une somme considérable !

 

Pour les élus Démocratie 44, groupe rassemblant les élus de la droite, du centre et des sans étiquette, il est urgent que le Conseil général de Loire Atlantique mette en œuvre des systèmes innovants permettant de faire des économies sans diminuer au final l’aide apportée aux bénéficiaires.

 

 

Tribune du Groupe Démocratie 44 - Magazine du département  - Edition Juillet 2011

Par André TRILLARD
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:10

  

 

Martine Aubry à Lille, le 1er juillet.

Martine Aubry à Lille, le 1er juillet.AFP/PHILIPPE HUGUEN

 

 

Martine Aubry part en guerre contre les "rumeurs" visant sa santé ou son époux. La maire de Lille et candidate socialiste à la primaire a ouvertement évoqué le sujet, dans Le Journal du Dimanche, le 10 juillet.

Citant des calomnies autour de son "son alcoolisme présumé, de son homosexualité imaginaire et de sa prétendue tumeur au cerveau", elle explique que ces bruits, diffusés essentiellement sur Internet, dont elle admet qu'il ne sont pas nouveaux, seraient amplifiés, voire téléguidés, pour lui nuire.

Sans le préciser explicitement, elle cible des proches du chef de l'Etat, dont l'ancien directeur de cabinet à l'Elysée, Christian Frémont, qui fut préfet de la région Nord - Pas-de-Calais. Elle évoque également une allusion faite par Nicolas Sarkozy lui-même à "Martine et Martin", une légende de la région où "Martin est un musulman qui s'appelle Hakim et doit se marier avec Martine". Sollicité par Le Monde.fr, l'entourage de la candidate pointe quelques liens issus selon lui de membres de l'UMP, mais qui restent marginaux (voir encadré en fin d'article).

Un examen plus attentif sur Internet confirme que ces rumeurs, dont rien ne prouve qu'elles sont nées sur le réseau, ne sont pas neuves. On en trouve des traces régulières, qui remontent au moins jusqu'à 2002. Elles sont essentiellement concentrées autour de deux axes : une supposée sympathie pour les islamistes et des allusions à des problèmes de boisson. Les allégations de problèmes de santé sont bien moins présentes, en tous cas sur la Toile.

BISBILLES LOCALES

L'évocation de troubles liés à l'alcool a fait l'objet de multiples mentions, voilà trois ans, sur  le service "Questions réponses" de Yahoo, qui permet aux internautes de s'interroger et de se répondre. La fréquence et le rapprochement chronologique des propos posent la question d'une campagne concertée, sans qu'il soit possible d'identifier les pseudonymes des questionneurs. On peut noter également que les dates du début de ces allégations calomnieuses correspondent avec celles des municipales lilloises.

Postées par différents profils, les allégations font assez souvent allusion à Pierre Mauroy, figure socialiste de la région et mentor local de Mme Aubry, également accusé - sans preuve là encore - d'abuser de la boisson, ce qui accrédite l'idée d'attaques locales. Difficile, en revanche, de retrouver cette rumeur sur un blog ou un site, ou encore d'en tracer l'origine. Aucun fait précis ne vient jamais étayer les propos des divers commentateurs qui évoquent ces bruits, sinon des phrases du type "je le tiens de bonne source"

"J'ai entendu ces rumeurs dès les législatives de 2002", confirme au Monde.fr Sébastien Huygue, député UMP du Nord et opposant local notoire de la maire de Lille, qui l'avait battue aux législatives de cette année. Pour lui, elles pourraient provenir "du propre bord" de Mme Aubry, du fait de bisbilles liées à son "parachutage" dans le Nord à l'époque. "Cela avait provoqué des remous y compris dans son camp", explique M. Huygue, qui se défend pour sa part d'avoir propagé ces allégations, dont il se dit convaincu qu'elles ne sont pas fondées.

 

LILLE, TERRAIN DE CONQUÊTE POUR L'EXTRÊME DROITE

 

Les bruits lancés autour de l'islam et du couple Aubry, eux, sont plus faciles à retracer : la blogosphère d'extrême droite agite la question depuis plusieurs années. Deux thèmes ressortent : d'une part la "complaisance" de la maire de Lille à l'égard de l'islam, d'autre part les clients de son mari, avocat pénaliste à Lille.

L'extrême droite, et particulièrement sa composante la plus islamophobe et "identitaire", glose notamment depuis des années sur la participation de Martine Aubry aux rencontres annuelles des musulmans du Nord. "Tout part de l'extrême droite", confirme M. Huygue, qui raconte avoir reçu un jour une photo montrant la maire de Lille en compagnie de l'imam de la mosquée de la ville, Amar Lasfar, présenté comme… son mari.

 

Au sein de la fédération socialiste du Nord, on évoque des e-mails diffamatoires envoyés depuis des années autour de Martine Aubry et de l'islam. Le Front national réalise de bons scores dans le Nord, dont il tente de faire un bastion de conquête. La politique menée par la mairie de Lille, qui compte une communauté musulmane relativement importante, est depuis longtemps dans le collimateur des militants anti-islam de Riposte laïque ou Bivouac-ID, deux entités phares de cette nébuleuse.

 

Les accusations contre l'époux de Mme Aubry, Jean-Louis Brochen, avocat pénaliste, ont également été abondamment relayées par les blogs d'extrême droite. En tant qu'avocat, ce dernier a notamment défendu lors de procès des lycéennes voilées ou encore le groupe de rap Sniper, ce qui a suffi à le voir accusé par les islamophobes d'être lui-même islamiste, ou surnommé "l'avocat halal".

La droite de la droite cite par ailleurs volontiers l'ouvrage de Caroline Fourest, La tentation obscurantiste (2005, Grasset). Dans ce livre, la journaliste évoque le cas d'un musulman "laïc" de Roubaix, "poursuivi en justice par Rencontre et dialogue [association décrite par Mme Fourest comme proche de Tariq Ramadan] et leur avocat, Jean-Louis Brochen" pour s'être "ému dans un journal local du fait que la municipalité soutienne" une telle association.

Me Brochen avait d'ailleurs une première fois répondu à ces allégations dans un portrait réalisé par le site NonFiction.fr, en 2010. Il y évoque une "haine tenace du Front national du Nord", et assure avoir aussi défendu des policiers ou des écoliers juifs désireux de porter la kippa en cours.

 

COPÉ ET LES PISCINES LILLOISES

 

Autre critique récurrente, l'expérience – lancée par Pierre Mauroy en 2000 et poursuivie par Martine Aubry jusqu'en 2009 – d'horaires réservés aux femmes dans certaines piscines lilloises. Si l'idée a évidemment fait bondir l'extrême droite à l'époque, elle n'est pas restée confinée à ce cercle. Le patron de l'UMP lui-même l'a brocardée.

A l'époque où il lançait le débat autour du voile intégral, Jean-François Copé avait évoqué la question. Il a renouvelé cette attaque le 28 juin dernier, accusant Mme Aubry de "comportement totalement ambigu" sur la laïcité, puisqu'elle a "réservé des créneaux aux femmes dans les piscines [à Lille] pendant le ramadan, avec du personnel féminin. Ça donne une petite idée de ce qu'elle est".

 

 

LEMONDE.FR | 11.07.11 |Samuel Laurent
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:38
PO 04-07-11

Presse Océan - 04/07/2011

Par Julien BAINVEL - Publié dans : Mes interventions en Conseil Municipal
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:33

OF 07-07-11

Ouest France - 07/07/2011

Par André TRILLARD - Publié dans : La Presse en parle
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 18:29
Plus d'une centaine de parlementaires cumulards vont peser sur les primaires du Parti Socialiste, prenant véritablement en otages François Hollande, Martine Aubry et Ségolène Royal.
Jean-Mars ayrault est l'archétype du cumulards socialistes
Jean-Mars ayrault est l'archétype du cumulards socialistes SIPA

Autant de députés et sénateurs socialistes, patrons de droit divin sur le territoire, où ils monopolisent le pouvoir, tout en bénéficiant d’argent de poche à gogo et de retraites canons. Cependant, tous mandats confondus, leur indemnité mensuelle ne doit pas dépasser 9.853,49 € brut. Leur mandat de parlementaire leur donne droit également à l’IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) d’un montant mensuel net de 6.412 € net (pour les députés) ou de 6.240,18 (pour les sénateurs). Ils sont les seuls Français et seuls parlementaires de l’Union européenne à pouvoir profiter d’une note de frais forfaitaire sans avoir à présenter le moindre justificatif. Ces indemnités représentent de vrais privilèges puisque ces parlementaires les touchent même s’ils viennent très rarement ou pas du tout à l’Assemblée nationale ou au Sénat.

Des frais qui sont payés deux fois aux cumulards

Ce qui, pour un parlementaire non cumulard, peut paraître justifié. Mais une disposition qui s’assimile à un gaspillage d’argent public quand on sait que cette IRFM fait double emploi avec les frais auxquels a droit tout patron d’un exécutif local. En effet, cet élu a droit à des frais sur justificatifs de toutes sortes (restaurant, hôtel, voyages…), à du personnel de secrétariat, de cabinet et à une voiture de fonction avec chauffeur. De plus, un mandat de parlementaire permet de toucher une pension de retraite sans équivalent dans l’Hexagone, où un salarié du privé bénéficie d’une retraite moyenne de 1.300 € pour plus de quarante années de cotisation. La pension moyenne versée aux sénateurs retraités est de 4.440 €  contre 2.700 € seulement pour les députés. Un sénateur empoche une retraite d’environ 1.932 € pour un seul mandat de six ans et 6.440 € après vingt-deux ans et demi de carrière. Un député un peu moins : 1.600 € pour un mandat de cinq ans et 6.192 € pour vingt-cinq ans. Tous ces élus peuvent cumuler leur pension de parlementaire avec celles d’élu local et de fonctionnaire.

Très indépendants par rapport à la direction du parti, ces parlementaires cumulards feront tout (on les comprend !) pour garder ces privilèges exorbitants. Ces élus restent peu connus au plan national à l’exception d’une vingtaine de barons plus médiatiques que les autres. Pourtant, ils dirigent la majorité des grandes villes, des départements et des régions dans l’Hexagone et les départements d’outre-mer. Et bien sûr, leurs préférences pèseront lourds dans les primaires socialistes d’octobre prochain, avec ou sans DSK. Déjà elles-mêmes non cumulardes, Martine Aubry et Ségolène Royal veulent que le règlement interne du PS interdise le cumul des mandats parlementaire-patron d’un exécutif local. Derrière cette suppression se joue la rénovation du PS. C’est-à-dire plus de femmes, de jeunes et d’élus issus de la diversité pour les sénatoriales en septembre 2011, puis aux législatives de juin 2012. A l’inverse, le cumulard François Hollande, député et président du conseil général de Corrèze, s’en remet quant à lui à une loi d’interdiction du cumul qui pourrait être votée à l’issue de la victoire de la gauche à la prochaine présidentielle.

Martine Aubry met les pouces face aux sénateurs

Cela explique que la grande majorité des 140 parlementaires cumulards du PS ait pris position en faveur de l’ancien premier secrétaire du parti. Martine Aubry a réussi à l’imposer : pour être candidat du parti aux prochaines législatives, ils devront en principe abandonner tous leurs mandats de patron d’un exécutif local (commune, département, région) ou de participation à un de ces exécutifs (maire adjoint ou vice-président). A l’inverse, l’ex-patronne du PS est tombée sur un os avec les 87 sénateurs socialistes cumulards. Ils pourront toujours cumuler mandat local et national. En effet, l’interdiction du cumul sénateur-patron d’un exécutif local réduirait en miettes la chance historique du PS de faire basculer à gauche le Sénat en septembre prochain.

Pour gagner le Sénat, le Parti socialiste doit prendre à la droite un peu plus d’une vingtaine de sièges sur trois cent quarante-trois au total. La victoire se jouera donc à quelques sièges.Cette « reculade » de Martine Aubry, la relative discrétion de Ségolène Royal et les silences de François Hollande sur le sujet résultent de la présence de cumulards ultra-puissants dans leur entourage.

Gaëtan Gorce, député-maire recyclé en sénateur cumulard

Le cas du député maire de la Charité-sur-Loire (Nièvre), Gaëtan Gorce, 52 ans, est exemplaire. Pour des questions démographiques (le département de la Nièvre perd sans cesse des habitants), sa circonscription législative sera supprimée en 2012. La perte de son mandat de député ne lui laisserait plus alors que sa « maigre » indemnité mensuelle brute de maire, soit 2.090,81 €  pour une ville de 3.500 à 9.999 habitants. Perte sèche mensuelle pour l’énarque Gaëtan Gorce : 7.100 € brut d’indemnité parlementaire et 6.412 € net d’Indemnité représentative de frais de mandat. Rapporteur de la loi sur les 35 heures votée à l’initiative de Martine Aubry, ce proche de Ségolène Royal a réussi le tour de force de se faire nommer candidat sur la liste socialiste pour les sénatoriales de septembre prochain. Il y avait quatre candidats pour les deux sièges de sénateurs socialistes qui ne se représentent pas dans ce département. Dans la Nièvre, les deux sénateurs socialistes sont systématiquement réélus avec plus de 60 % des voix.

Le porte-parole de Ségolène Royal roi des cumulards

Reine du non-cumul, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, 57 ans, a abandonné son mandat de député à l’une de ses proches, Delphine Batho, 38 ans. Mais, le porte-parole de l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, Guillaume Garot, 45 ans, reste un roi du cumul. Ce « monsieur-fait-ce-je-dis-pas-ce-que-je-fais » empoche chaque mois 2.757,34 € brut comme maire de Laval, 7.100,15 € brut (plus 6.412 € net d’IRFM) en tant que député de la Mayenne et 4.181,62 € brut comme président de la communauté d’agglomération de Laval. Soit un total de 20.384 € par mois. Curieusement, le mandat président de communauté d’agglomération ou urbaine n’entre pas en ligne de compte dans le calcul du cumul des mandats.

Ce qui permet aux parlementaires-maires, maires ou simplement parlementaires socialistes de garder ce mandat de président très juteux financièrement : de 3.421,32 € brut mensuels (jusqu’à 49.999 habitants) à 5.512,13 € brut par mois (pour plus de 200.000 habitants). C’est le cas des députés Laurent Fabius, Jean-Marc-Ayrault, Pierre Moscovici, Pierre Cohen, Alain Rodet, Michel Sapin, Philippe Duron, des sénateurs François Rebsamen et Gérard Collomb. Tous sont visés par les projets de règlement anticumul de Martine Aubry. Mais pas celle-ci ! Battue aux législatives de 2002 et non candidate à la députation depuis, l’ex-première secrétaire du PS cumule les fonctions de maire de Lille (225.000 habitants) et de présidente de Lille métropole communauté urbaine (1.100.000 habitants). Aussi, elle empoche chaque mois, tout à fait légalement, deux fois 5.512,13 € brut d’indemnité pour ces deux mandats. Discrète partisante d’une stratégie de cumul de juteux mandats locaux, Martine Aubry a redistribué en conséquence les cartes dans le Nord-Pas-de-Calais, où les parlementaires devront se contenter d’être parlementaires.

 

Une indemnité de 15.000 à 20.000 € mensuels

Les 140 parlementaires cumulards du PS sont aussi présidents de conseils régionaux (pour huit d’entre eux), de conseils généraux (vingt-neuf), et maires de villes de plus de 3.500 habitants (cent). La République leur verse une indemnité mensuelle totale comprise entre 15.000 et 20.000 €, dont plus de 6.000 € pour leurs frais. Parmi eux, on retrouve presque tous les barons du PS : François Hollande (Corrèze), Jean-Marc Ayrault (Nantes), Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), Henri Emmanuelli (Landes), Manuel Valls (Evry), Michel Vauzelle (PACA), Michel Delebarre (Dunkerque), Gérard Collomb (Lyon), Alain Rousset (Aquitaine), François Rebsamen (Dijon), Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence), Daniel Vaillant (Paris XVIIIe), Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis), Michel Destot (Grenoble), Alain Rodet (Limoges), Daniel Percheron (Nord-Pas-de-Calais), Marisol Touraine (Indre-et-Loire), Pierre Cohen (Toulouse), Valérie Fourneyron (Rouen) et Philippe Duron (Caen). Rien d’illégal à cela, la loi interdit simplement à un parlementaire de cumuler plus d’un mandat de patron d’un exécutif local.

Par Yvan Stefanovitc france soir

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:53

 

915086Il y a un peu plus d’un an, la Grèce était sur le point de faire défaut sur sa dette. La Commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne (BCE) élaborèrent alors un plan qui devait éviter ce défaut. Ce plan comportait deux volets. Le premier, destiné à couvrir le besoin de liquidité de la Grèce, consistait en un prêt de 110 milliards d’euros, dont 80 milliards étaient accordés par les Etats de la zone euro et 30 milliards par le Fonds monétaire international (FMI). Le second était constitué par un ensemble de mesures budgétaires restrictives (hausse de la TVA, baisse du salaire des fonctionnaires, gel des retraites et des embauches etc.). Ce volet visait à restaurer la solvabilité budgétaire de la Grèce afin qu’elle puisse à nouveau emprunter sur les marchés.

Un an plus tard, la Grèce est toujours au bord de la faillite, mais dans une situation économique détériorée par la rigueur qui lui a été imposée et un endettement qui a encore augmenté. Face à cette situation dramatique que croit-on que la Commission et la BCE proposent à la Grèce ? De rejouer le même scénario, avec le même plan en deux volets : premier volet, les Etats de la zone euro sont invités à remettre environ 100 milliards sur la table. Second volet, les Grecs sont priés de se serrer encore davantage la ceinture et de vendre une partie du patrimoine de leur pays à l’encan.

On peut sans difficulté prévoir que ce plan échouera comme on pouvait prévoir que le premier échouerait. Ce parce que la Grèce n’est plus solvable structurellement. La Grèce n’est plus solvable, parce qu’elle a perdu sa compétitivité. Et elle a perdu sa compétitivité parce que la monnaie européenne est surévaluée en raison de la politique de change adoptée par la BCE. On voit donc que la clé du problème de la Grèce ne se trouve pas dans la poche des contribuables des pays européens, ni dans de nouveaux sacrifices imposés au peuple grec ou dans la liquidation de son patrimoine.

En vérité, la clé du problème se trouve entre les mains de la BCE. Car, de même que par sa politique monétaire, la BCE est la responsable, non pas unique mais essentielle, de la crise grecque, de même peut-elle, en changeant sa politique monétaire, résoudre la crise grecque et sauver l’euro. Ce changement doit comporter deux aspects : d’abord mettre fin à la surévaluation de l’euro, et la BCE a tous les moyens de le faire à condition d’en avoir la volonté. Ensuite, elle doit intervenir sur le marché des titres grecs de façon à faire baisser les taux d’intérêt sur la dette.

Ici encore, elle a les moyens de le faire en pratiquant une politique d’assouplissement quantitatif, comme l’ont fait la Réserve fédérale ou la Banque d’Angleterre. La détente sur les taux grecs se transmettrait immédiatement aux taux des autres pays périphériques (Irlande, Portugal, Espagne) et allègerait ainsi la contrainte budgétaire pesant sur eux. Par ailleurs, une baisse substantielle de l’euro créerait une accélération considérable de la croissance de toute la zone euro, ce qui, entre autres effets favorables, constituerait un second moyen permettant de réduire le poids de la dette publique dans tous les pays européens.

Certes, la baisse de l’euro conduirait à un accroissement du taux de croissance des prix. Mais cet accroissement serait très limité, étant donné le niveau élevé du chômage. La Grande-Bretagne, qui a dévalué sa monnaie d’environ 20 % par rapport à l’euro depuis le début de la crise financière au mois d’août 2007, enregistre un différentiel d’inflation par rapport à la zone euro limité à 1,6 %. Une légère accélération de l’inflation contribuerait également à réduire le poids de la dette publique.

Par conséquent, le seul moyen efficace d’aider la Grèce consiste à amener la BCE à changer sa politique monétaire. Pour cela, la France doit refuser le plan proposé par la banque. Elle doit refuser de prêter son concours à un plan qui va enfoncer encore davantage le peuple grec dans le marasme et le dépouiller d’une partie de son patrimoine, ce qui compromettra ses chances futures de rétablissement. Comme elle doit refuser de continuer à donner des garanties à fonds perdus avec l’argent de ses contribuables.

Par ce refus, la France doit mettre la BCE en face de ses responsabilités : changer de politique monétaire afin de résoudre la crise de la dette européenne ou accepter la désintégration de l’euro. Le changement de politique monétaire de la BCE correspond aussi à l’intérêt objectif de la France. Les industriels français savent que le taux de change correct de l’euro devrait être de 1,15 dollar pour 1 euro à plus ou moins 10 cents près. En fait, le taux de change actuel de l’euro ne convient qu’à l’économie allemande et aux quelques pays qui lui sont liés.

Il est devenu insupportable pour la France, mais aussi pour l’Italie et pour l’ensemble des pays périphériques. Il est donc temps que la BCE adopte une politique monétaire qui ne soit plus au seul service de l’Allemagne et de ses alliés, mais qui soit au service de toute la zone euro.

Lorsqu’il était candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy avait jugé que le taux de change de l’euro était trop élevé et que la BCE devait s’efforcer de le faire baisser. Ce taux était alors de 1,36 dollar pour 1 euro. Près de cinq ans plus tard, malgré la crise de la zone euro, ce taux a encore progressé à 1,43 dollar, soit un gain supplémentaire de 5 %.

Aucune action n’a été entreprise au cours du quinquennat pour faire baisser l’euro. La crise grecque donne donc au président et au Parlement français l’occasion de changer le cours de la politique monétaire de la zone euro et de servir ainsi les intérêts de la France et de la Grèce.

Nous devons saluer le peuple grec d’avoir le courage de se révolter contre le plan sans issue auquel la Commission et la BCE veulent le soumettre et d’affirmer sa volonté de rester libre. Que les Grecs se souviennent que ce sont leurs ancêtres qui ont inventé le mot de liberté sans lequel la civilisation européenne n’existerait pas et que c’est l’un de leurs historiens, Thucydide, qui a écrit : « Il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance ».

Jean-Pierre Vesperini, professeur des universités,
membre du Conseil d’analyse économique
Article paru dans l’édition du 24.06.11 

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique
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