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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 08:26
Copyright Reuters
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Christine Lagarde, a précisé que la croissance française s'est élevée à 1% au premier trimestre 2011 soit une progression supérieure aux attentes de l'Insee et François Fillon maintient la prévision du gouvernement de 2% pour 2011.

François Fillon a annoncé jeudi soir une croissance économique au premier trimestre supérieure à 0,8% et a maintenu la prévision du gouvernement de 2% pour 2011, sans exclure une révision à la hausse ultérieurement. De son côté, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a précisé à des médias que la croissance française s'est même élevée à 1% au premier trimestre 2011, alors que dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee s'attendait à une progression de 0,6% de l'activité.

Christine Lagarde a souligné qu'il s'agissait "du plus fort taux de croissance depuis le second trimestre 2006" et que "tous les clignotants sont au vert".
Invité sur la chaîne de télévision TF1, le Premier ministre avait auparavant souligné que les effets des réformes de structure engagées par le gouvernement se mettaient en place progressivement.

"Ce qui est important pour l'année qui vient, qui va être une année électorale (...), c'est que le gouvernement, le président de la République, soient bien concentrés sur la croissance et l'emploi", a-t-il dit.  "Parce que les résultats, on est en train de les tenir, on est en train de les avoir. On va annoncer demain des résultats de croissance qui sont nettement supérieurs à ceux de nos voisins", a-t-il ajouté.

L'Insee publiera ce vendredi à 7h30 la première estimation de la croissance du produit intérieur brut pour la période janvier-mars.

Interrogé par TF1 sur le chiffre de 0,8% avancé jeudi soir par Le Figaro, François Fillon a répondu : "Le chiffre est meilleur que celui que Le Figaro donne, on va donc faire plus que 0,8% au premier trimestre".  "Ce sera deux fois mieux que la Grande-Bretagne, ce sera plus que deux fois la croissance, dans la même période, des Etats-Unis", a ajouté le Premier ministre.

Prié de dire si, compte tenu de ces éléments, la prévision de croissance à 2% pour 2011 était maintenue, François Fillon a répondu : "Sauf s'il y avait un accident international imprévisible, on fera les 2%". Le chef du gouvernement a laissé la porte ouverte à une révision à la hausse.

"S'il fallait réviser ce chiffre à la hausse, ce serait vraiment une très bonne nouvelle, ça serait un peu plus tard", a-t-il dit.
 

latribune.fr avec Reuters - 13/05/2011, 06:05  | 
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 08:16

En 2010, France Initiative a permis la création ou la reprise de 17 000 entreprises. Un bilan présenté par son tout nouveau président, Louis Schweitzer. Zoom sur ce réseau d’utilité publique pour les créateurs.

C'est un tout nouveau président au nom bien connu du grand public qui vient d'être élu à la tête du réseau France Initiative : Louis Schweitzer, ex-PDG de Renault, ex-président de la Halde... Une tête de réseau pleine d'ambitions, à la hauteur du rôle joué par France Initiative dans le paysage de l'aide à la création d'entreprise.

En 2010, les 245 plateformes France Initiative ont financé 17 861 entrepreneurs (+10 %) qui ont créé ou repris 16 960 entreprises (+13 % par rapport à 2009), certains projets étant portés par plusieurs associés bénéficiant chacun d'un prêt d'honneur. Une croissance répondant aux objectifs du réseau : doubler le nombre de projets financés entre 2007 et 2013.

Leur action se traduit par l'octroi de prêts à taux zéro : 22 615 prêts à taux zéro ont été accordés en 2010 par l'ensemble du réseau, 14 940 prêts au titre des fonds de prêts des plateformes et 7 675 prêts au titre du dispositif public Nacre, mis en place par l'Etat et la Caisse de Dépôts en faveur des chômeurs créateurs et qui est parfois couplé à un prêt d'honneur de la plateforme. L'ensemble représente un volume de prêts à taux zéro de 166,2 M€, en hausse de 25 % : 119,4 M€ sur les fonds de prêts des plateformes et 46,8 M€ pour Nacre.
L'intérêt de ces prêt à taux zéro, outre celui bien sûr de muscler les fonds propres du créateur ? Celui de jouer un effet levier dans le cadre de demande de prêts bancaires. Ainsi ces prêts à taux zéro ont eu un effet de levier de 7,8 sur les financements bancaires associés.
France Initiative, outre ce volet financier, joue un rôle fort dans l'accompagnement des créateurs : en 2010, plus de 49 000 entrepreneurs ont été accompagnés par les équipes permanentes des plateformes France Initiative et par les bénévoles, chefs d'entreprise, cadres, experts-comptables, avocats…
En parallèle de ces aides directes à la création, France Initiative soutient aujourd'hui également la croissance des petites entreprises : en 2010, 530 prêts d'honneur de croissance ont été ainsi accordés (+10 % par rapport à 2009).
Argument fort du réseau : près de 9 entreprises aidées sur 10 sont toujours en activité après 3 ans. Une belle pérennité !

En pratique :
Les plateformes France Initiative financent tous les types de projet de création et de reprise, en dehors des projets d'exploitations agricoles et des professions libérales. Le montant du prêt d'honneur dépend de votre projet et de vos besoins en fonds propres. La moyenne nationale des prêts d'honneur de France Initiative en 2010 s'élevait à 8 000 euros.
Pour contacter la plateforme la plus proche de chez vous : www.france-initiative.fr/

Valérie Talmon

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 14:51
Les élections présidentielles 2012 
 
Le train de vie de DSK à la loupe

Par Christophe Barbier Élise Karlin et Éric Mandonnet, avec Benjamin Sportouch et Marcelo Wesfreid, publié le 10/05/2011 à 17:51

Le train de vie de DSK à la loupe

DSK et sa femme Anne Sinclair, lors de leur passage à Paris le 28 avril 2011.

AFP

La publication d'une photo le montrant à côté d'une voiture de luxe a relancé les attaques sur son patrimoine. Les strauss-kahniens craignent une campagne rythmée par les polémiques.

La question se pose jusque dans son entourage: s'il est candidat, Dominique Strauss-Kahn passera-t-il ses vacances d'été dans son riad de Marrakech? "Il ira sûrement, car c'est sa maison, là où toute sa famille peut le rejoindre, détaille un proche. Mais il ira moins longtemps, et on trouvera des endroits où être vu en France." 

C'est un problème de symbole, d'imaginaire collectif -et donc de politique. L'écho tonitruant qu'a suscité une photo du directeur général du Fonds monétaire international montant dans la Porsche de son ami Ramzi Khiroun, lors de son dernier passage à Paris, en dit long sur ce qui arrivera dès que DSK entrera en campagne. "C'est le Fouquet's avant l'heure!" s'est aussitôt réjouie la droite. "Il ne faudrait pas qu'il y ait un truc comme cela par semaine", s'est inquiété un socialiste.  

Patrimoine: les obligations d'un candidat
Tous les candidats officiels à la présidentielle -c'est-à-dire ayant recueilli les 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter- ont l'obligation de déposer, sous pli scellé au Conseil constitutionnel, une déclaration de patrimoine. Celle-ci doit être "certifiée sur l'honneur exacte et sincère", car la loi n'autorise pas les Sages à en vérifier l'exactitude. Elle concerne les biens propres du candidat, ainsi que ceux de la communauté et les "biens réputés indivis". La déclaration du candidat élu est publiée au Journal officiel au tout début de son mandat. En quittant l'Elysée, le président sortant doit rendre publique une déclaration de fin de mandat. R.R. 

Quelques jours plus tôt, DSK s'était rendu dans un bar-tabac: la presse en avait conclu qu'il s'était acheté un cigare -autre symbole. "Il a pris une blague à tabac, c'est un fumeur de pipe", assurent ses collaborateurs.  

Porsche, cigare... Voilà qui a démoralisé les plus fervents supporters de DSK, qui se consolent avec un espoir: que ces incidents servent de leçon. Car, jusqu'ici, Dominique Strauss-Kahn semblait vivre dans la plus totale insouciance. Après un tête-à-tête avec lui, l'un de ses visiteurs récents confie : "Il n'a absolument pas conscience de la machine à laver que représente une bataille pour l'Elysée, du coup, il n'est pas du tout inquiet des questions sur l'argent qui pourraient se poser."  

L'argent, rarement le bienvenu

Le cocktail se révèle pourtant toujours explosif. Le réel, le sous-entendu, l'inconscient; et une campagne présidentielle, où les amalgames grandissent aussi vite que se répandent vraies controverses ou fausses polémiques. L'argent est rarement le bienvenu dans une telle période, et les précédents ne manquent pas, de la feuille d'impôts qui nuisit tant à Jacques Chaban-Delmas, exonéré grâce à un "avoir fiscal" tout à fait légal, aux conditions dans lesquelles la belle-famille de Jacques Chirac avait vendu des terrains ou aux relations financières qu'Edouard Balladur avait tissées avec une société. "Ces attaques sont efficaces dès que le candidat fléchit; lorsqu'il domine, elles restent dérisoires, relève un spécialiste de l'opinion. Avant 2007, Nicolas Sarkozy était maire de Neuilly, s'affichait avec des patrons, mais sa force politique a neutralisé toute charge sur cet aspect." 

A un an de l'élection, DSK n'est pas encore candidat, mais il se trouve déjà à la place habituelle des favoris: dans le viseur. La droite aime s'en prendre à la gauche sous l'angle de la richesse. Dans les années 1990, Charles Pasqua reprochait à Laurent Fabius d'être né "avec une cuillère en argent dans la bouche". Aujourd'hui, quand ils évoquent DSK, les responsables de la majorité répètent une expression pleine de connotations: "capitalisme mondialisé". Ou comment faire entendre des choses sans les dire, parler d'une fonction, directeur général du FMI, tout en insistant sur un rapport avec l'argent.  

"C'est le modèle du capitaliste ultramondialisé, pointe un ministre. Il est extrêmement fortuné et, en cela, il est le représentant le plus évident de toutes les hypocrisies de la gauche ultracaviar, sur le thème "Faites ce que je dis, pas ce que je fais". C'est quand même compliqué d'incarner un candidat populaire quand on a un riad somptueux à Marrakech !" Un autre: "Comment représenter la gauche quand on symbolise la quintessence du capitalisme mondialisé ?" Pour relativiser les attaques sur le "président des riches", la droite veut installer dans l'opinion l'image du "candidat riche". "Ma montre, à côté de la sienne, apparaîtra comme un vulgaire modèle", avait lancé Nicolas Sarkozy à quelques députés UMP parmi ses fidèles, le 11 mai 2010, moquant par la même occasion les bijoux d'Anne Sinclair.  

La fortune du couple, c'est celle de Madame

A gauche aussi, le sujet est sensible, car l'argent reste un problème quasi culturel. François Hollande, dont la tirade de 2006, "Je n'aime pas les riches", avait marqué les esprits, prend un malin plaisir à présenter le combat qui l'oppose à DSK comme celui d'"une petite entreprise contre une multinationale" -une formule, là encore, tout en sous-entendus. 

Mais c'est à travers une joute intellectuelle que le malaise a émergé. Le 18 janvier 2010, dans Libération, Jacques Julliard publie "20 thèses pour repartir du pied gauche". Parmi elles, cette recommandation: "La gauche ne saurait être représentée, lors de l'élection présidentielle, par un représentant de l'establishment financier." La polémique est si vive que l'historien précise quelques jours plus tard: "Je me serais, selon certains, livré à une attaque personnelle contre Dominique Strauss-Kahn. Il n'en est rien." Mais le sujet n'est pas clos. "Un homme de gauche peut-il être riche?" s'interroge, toujours dans Libération, l'ancien conseiller de Lionel Jospin Aquilino Morelle, en rappelant qu'"il serait contraire à l'idéal de la gauche de condamner par principe un homme pour sa position sociale, qu'elle soit de naissance ou acquise". 

Les proches de DSK affûtent leurs armes pour se défendre. L'un d'eux explique: "Il faut distinguer deux points: ce qu'il possède -il sera d'une totale transparence- et la manière dont il vit. Les gens savent qu'il a de l'argent, mais il ne possède aucune collection de valeur. Sa seule passion, ce sont des gadgets électroniques." La fortune du couple, c'est celle de Madame.  

A ceux qui lui reprochent son salaire, le directeur général du FMI répondra qu'il est prêt à y renoncer pour s'occuper des Français -quand l'actuel chef de l'Etat n'a cessé de dire qu'il voulait "faire de l'argent" après l'Elysée. "Une seule question se pose, veut croire la députée PS Marisol Touraine. Le fait que DSK est aisé pourrait-il le dissuader de mettre en place une taxation du capital ou une réforme de la fiscalité sur l'héritage? Non!" D'ailleurs, prévient un socialiste, "on le verra dès sa déclaration de candidature -je pense que certains seront étonnés-, il se situera clairement à gauche". 

Indépendance, intransigeance et équanimité: telle sera l'attitude de L'Express envers les candidats à la présidentielle. Et particulièrement en abordant leur patrimoine, leur train de vie et leur rapport à l'argent. Le matérialisme du chef de l'Etat, les "business plans" d'un homme d'affaires nommé Nicolas Hulot ou de l'ancien avocat Jean-Louis Borloo ou encore la fortune familiale des Le Pen sont et seront des sujets d'investigations. 

Dominique Strauss-Kahn, en ce domaine, est un cas à part. Parce qu'il possède des biens et gagne sa vie à l'étranger, ce qui est inédit pour un présidentiable, qui plus est favori du scrutin. Parce que sa fortune est surtout celle de son épouse, Anne Sinclair. Parce qu'il a multiplié les erreurs de communication en la matière, et qu'elles virent désormais, puisqu'il est d'évidence candidat, à la faute politique. Parce que l'on soupçonne aussi, derrière son hédonisme dépensier, un dilettantisme de classe et un socialisme en toc -DSK serait plaqué socialiste comme il y a du plaqué or: grattez un peu, vous trouverez un homme de droite. 

Enfin -et ce ne peut être un non-dit de la campagne-, les allusions perfides à son aisance matérielle, qu'elles participent d'une cabale de droite ou d'un sabotage d'extrême gauche, flattent l'antisémitisme enfoui dans la société française. Evoquer DSK l'opulent est souvent un propos à double fond, et toujours un sujet à double tranchant. Pourtant, il est hors de question de le dispenser de cet exercice de transparence inhérent à la présidentielle. En 2007, Nicolas Sarkozy dut produire la facture d'un escalier, Ségolène Royal justifier le mode de propriété d'une villégiature, François Bayrou exhiber ses chevaux de course. En vue de 2012, il doit en être de même pour DSK. Dans l'objectivité des faits et l'équilibre des commentaires, L'Express prend les devants. Christophe Barbier 

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 14:29

AFP - 12/05/2011 à 12:09

Dix jours après la diffusion d'une photo montrant Dominique Strauss-Kahn prêt à monter dans une Porsche, le train de vie du probable candidat à la primaire PS est épinglé jeudi dans plusieurs médias qui parlent de "faute", d'"image désastreuse", d'"avertissement" au candidat.

    augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   votez réagissez       Photographe : :: Dominique Strauss-Kahn (G) et Anne Sinclair s'apprêtent à monter dans une Porsche, le 28 avril 2011 place des Vosges, à Paris photo : AFP

Pour France-Soir, qui en fait sa "Une", la photo prise lors du passage du directeur général du Fonds monétaire international fin avril à Paris est une "image désastreuse", qui "fait tache d'huile" en réveillant les "critiques sur sa fortune et son train de vie".

 

Et de citer le six-pièces du couple Dominique Strauss-Kahn-Anne Sinclair dans le XVIe arrondissement, le 240 m2 place des Vosges, la maison de 380 m2 à Washington ou le riad de Marrakech.

 

"DSK s'est offert les services du tailleur d'Obama", affirme France-Soir, en ajoutant que le patron du FMI aurait commandé trois costumes sur mesure chez Georges de Paris, les prix pratiqués allant de "7.000" à "35.000" dollars.

"Le train de vie de DSK (dans le viseur)" fait aussi la Une de l'Express du 11 mai, qui consacre plusieurs pages aux différentes résidences du couple, ainsi qu'aux collections d'oeuvres d'art dont a hérité son épouse Anne Sinclair. Selon l'hebdomadaire, rien que la cuisine de la maison de Washington pourrait coûter "125.000 euros". Cette cuisine fait partie d'une scène d'un documentaire de Canal + consacré à la vie du directeur général du FMI, où on le voyait cuire de très gros tournedos.

Laurent Joffrin, dans le Nouvel Observateur, titre son éditorial "Faute de conduite". "L'épisode de la Porsche est un avertissement". "Pour gagner, DSK devra démontrer qu'il n'est pas un candidat d'en haut", prévient-il.

Le Parisien/Aujourd'hui en France s'intéresse aux communicants de DSK, issus de l'agence de communication Euro RSCG, dont "le style fait grincer rue de Solférino".

 

Le quotidien affirme aussi que cette affaire "régale" la presse étrangère européenne, le Bbritannique The Guardian parlant de "Porschegate", le Belge De Standaard s'interrogeant: "un socialiste dans une Porsche, est-ce possible ?"

Pour sa part, Le Figaro souligne que la crise grecque complique la candidature de Dominique Strauss-Kahn, et, dans son éditorial, fait remarquer que sont demandés aux Grecs "des efforts quasi surhumains pour se sortir de l'abîme".

Enfin, Le Point consacre une page à ce "pataquès" qui s'est "presque transformé" en "affaire d'Etat".

 

Dans la presse, la marque allemande profite de cette notoriété et s'amuse avec des encarts: "Porsche ne fait pas de politique, mais de belles mécaniques".

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:01

 Economie et social | Ajouté le 10.05.2011 à 11H00

Monsieur le Directeur Général du FMI, votre action à la tête de cette organisation internationale a été véritablement difficile, j’en conviens. La Grèce, le Portugal, l’Espagne, tant de pays où vous avez du gendarmer.

Ils dépensaient trop, leurs dettes étaient abyssales, leurs fonctionnaires trop nombreux et, comble, leurs populations partaient trop tôt à la retraite.

Vous avez du leur demander de diminuer de façon drastique leurs fonctionnaires, d’accepter une politique de rigueur et surtout imposer une modification des régimes de retraites. Les citoyens de ces pays si mal gérés ont du accepter de travailler plus avec un départ à la retraite au plus tôt à 65 ans.

Que dire des autres pays du monde. L’Afrique a été forcée de se soumettre à votre régime libéral. Vous ne tolérez pas de laxisme, pas de déficits ; vous étiez le gendarme du monde, considéré par beaucoup de citoyens de ces pays comme le diable en personne, responsable du chômage, de la diminution du pouvoir d’achat.

Souvenez vous des manifestations hostiles que vous avez du affronter, des slogans vengeurs, voire même des jets de pierres. Votre vie n’a pas du être paisible mais vous étiez bien entouré par un staff d‘hommes et de femmes issus de la finance internationale, des libéraux purs et durs. Oui votre tâche n’a pas du être facile. Il est vrai que du haut de votre tour, dans votre bureau impressionnant, vous ne viviez pas la vie de ceux et de celles que vos oukases condamnaient à une misère que vous espériez temporaire, leurs promettant des jours meilleurs.

D’ailleurs, et cela vous honore, vous avez soutenu les décisions de la France, vous avez même, je le crois, applaudis aux réformes des retraites, de 60 à 62 ans, un petit pas par rapport à ceux que vous aviez imposé ailleurs.

Oui mais bientôt vous allez changer votre fusil d’épaule; vous souhaitez  devenir le candidat de la gauche française. Vous allez prôner, puisque tel est son programme, le retour à la retraite à 60 ans. (j’imagine l’effarement des Grecs, des Irlandais et de tant d’autres) ; vous allez promettre d’embaucher des dizaines de milliers de fonctionnaires, alors que, vous le savez, la France est le pays qui en a le plus grand nombre. Pire encore, vous allez être obligé d’accepter des dépenses pharamineuses, plus 30 à 50 milliards d'euros qui vont creuser les déficits déjà tellement importants. Homme libéral et strict au FMI, allez vous vous retrouver en socialiste inconscient en France?

Croyez-vous que le peuple français pourra une seconde vous croire? Pensez-vous que les socialistes, les tenant de l’extrême gauche, voire les écologistes vont vous croire une seule seconde?

J’imagine déjà dans les rues françaises des manifestations de Grecs, d’Espagnols, d’Irlandais vous traitant d’imposteur. Peut-être utiliseront-ils des termes plus violents, plus injurieux. Les CRS français seront là pour vous protéger de l’ire de ces citoyens trompés et écœurés.

Allons, Monsieur le Directeur Général du FMI, vous ne pouvez pas d’un coup de baguette magique dire en France le contraire de ce que vous dîtes aux USA et de là au monde entier!

Cette schizophrénie politique serait drôle si elle n’était sous-tendue par un mépris incommensurable pour la politique française, si elle ne traduisait pas simplement l’immense démagogie du programme socialiste que vous allez être forcé de faire vôtre.

Je m’égare, j’imagine votre honnêteté. Vous allez, j’en suis sûr, refuser de mentir aux Français. Soit vous ne vous présentez pas pour ne pas vous renier, soit vous allez mener une campagne électorale qui sera plus libérale encore que celle de la droite au gouvernement. C’est vrai que je n’ose pas imaginer que vous pensiez une seconde faire la campagne de Nicolas Sarkozy, lui qui a donné son accord pour que vous soyez au poste que vous occupez encore au FMI



Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:58
Les tours jumelles, plus de 3000 morts, le Pentagone et des dizaines d’attentats tuant des civils, des enfants, des femmes, sans qu’il s’agisse de guerre, Ben Laden avait déclaré la djihad, une sorte de guerre sainte, absurde et sanguinaire, issue d’un cerveau fêlé, de l’imaginaire d’un fou. Il utilisait la violence par procuration, donnant l’ordre de tuer.

Les Américains, les plus éprouvés, ont réussi à le retrouver et à le tuer. C’est une bonne chose pour l’humanité. Barack Obama a dit « justice est faite » il a eu raison !

Qu’elle ne fut pas ma surprise d’entendre quelques journalistes français, pourtant écoutés et ayant l’habitude de commenter les évènements politiques tant à la radio que dans la presse écrite prétendre que l’élimination de Ben Laden était peut-être nécessaire mais que la façon employée violait le droit international!

Que fallait-il faire? Demander aux Pakistanais complices l’autorisation de survol de leur territoire? Faire les sommations réglementaires et que les soldats soient accompagnés d’un huissier de justice? Prendre Ben Laden vivant et demander aux pakistanais de le juger?

A force de vouloir se couper les cheveux en quatre ou en huit, ces journalistes font fausse route. A force de critiquer tout et de ne jamais rien trouver de bien, ils dérapent gravement.

Oui, il s’agit d’une opération commando menée de main de maître par les soldats américains; ils ont, comme beaucoup d’autres, risqué leur vie pour nous débarrasser de ce fou sanguinaire qui, lui, s’affranchit des règles de la guerre.

Il est des moments où ce type d’opération est plus que nécessaire, n’en déplaise à ces journalistes donneurs de leçons.

Que la mort de Ben Laden ne règle pas immédiatement le problème du terrorisme dans le monde, c’est évident. Qu'Al Qaïda tente de se venger, c’est malheureusement probable. Mais les terroristes savent qu’ils seront poursuivis et qu’il n’existera pour eux aucun asile où ils pourront couler des jours tranquilles.

J’ai été atterré par ces commentaires déplacés sur la légalité de cette opération, quel signal vis à vis des fous, des sanguinaires, des terroristes.

La faiblesse est le poison des démocraties.


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:50
 
Jamais un président n’a été aussi critiqué sous la Vème République. Même Giscard d’Estaing à son époque, que n’entendions nous pas! Aussi bien de la part de l’opposition qui en devient grotesque et obsessionnelle, peut être pour faire oublier l’inanité de ses propositions, que de la part de certains médias qui ne trouvent pas une de ses actions favorable à leurs yeux.

Et pourtant il va gagner, paradoxe?

Il a montré une incroyable capacité à mener la politique extérieure de la France, aussi bien à l’Est avec la Russie, qu’au Sud avec l’Afrique que l’on disait oubliée, mais aussi et surtout en Europe. Il a incontestablement pris la tête des pays d’Europe endormis et incapables. L’Allemagne, bien que sortant avec brio de la crise, est obligée d’accepter de le suivre, l’Italie, hésitante et maladroite signe des accords qui s’imposeront à tous.

Mais n’oublions pas la politique intérieure. Elle peut paraître brouillonne, elle est en réalité, qu’on le veuille ou non, menée selon une direction clairvoyante. La France s’est plutôt bien sortie de la crise, il reste du chemin à faire, mais de l’avis de tous, la France a pris de bonnes décisions économiques et sociales. Les retraites sont sauvées , les universités sont devenues progressivement autonomes, la sécurité et l’immigration, bien que critiquées sont traitées avec détermination. Lois après lois, la France change et se modernise.

Certes tout aurait pu aller mieux, les réformes aller plus vite, mais c’était sans compter sur l’inertie du corps des élites françaises.

De l’autre côté, l’opposition est muette, sans programme, entraînée dans le piège des primaires où s’affrontent les leaders socialistes; des écologistes sans âme, qui ont à choisir entre deux candidats médiocres;  l’extrême gauche qui se ringardise de plus en plus, et qui, niant la mondialisation, ressort des recettes des années passées.

Si la victoire est probable, il ne faut pas qu’elle soit obérée par l’absurdité des ambitions personnelles. Il ne faut pas que le centre recommence sa valse hésitation, sa danse du ventre. Il faut en un mot que l’union revienne comme au début du quinquennat, faisant taire les ambitions personnelles.

Quand à l’extrême droite, isolée, peu crédible ni économiquement ni politiquement, elle va voir ses ambitions se fracasser sur le rocher de la réalité.

Dans quelques mois, tous seront forcés d’admettre que la seule solution sera de voter pour Nicolas Sarkozy. Les uns avec enthousiasme, les autres par raison. C’est mon sentiment.


Pr. Bernard Debré
Ancien Ministre
Député de Paris
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:37
par Philippe Boennec, mardi 10 mai 2011

 Nous venons d’apprendre que la candidature de l’Institut de Recherche Technologique (IRT) « Jules Verne » fait partie des projets lauréats de l’appel à projet organisé par l’Etat dans le cadre du Programme des investissements d’avenir. Je me réjouis de cette nouvelle. J’ai soutenu, avec d’autres élus, ce beau dossier qui va s’implanter au sud Loire dans la zone de Nantes Atlantique.

 

Ce projet, de dimension internationale, s’inscrit dans la volonté de notre majorité de soutenir la recherche pour impulser une nouvelle dynamique dans nos laboratoires d’excellence et pour favoriser les applications industrielles de la recherche.

 

Notre région, qui a toujours été précurseur dans le domaine des matériaux, démontre aujourd’hui qu’elle a pris une place d’excellence  en matière de matériaux composites.

 

Le programme des investissements d’avenir, apportera une très importante dotation, complétée par les apports des collectivités locales et des industriels pour atteindre un budget global de près de 500 millions d’euros.

 

C’est un projet structurant pour l’industrie française, en particulier dans les secteurs automobile, aéronautique, ferroviaire et de la construction navale. C’est un projet très important pour notre territoire, puisqu’il concerne un millier de chercheurs ou étudiants, favorisera la création de 5000 emplois directs dans les 10 prochaines années et s’accompagne de la construction de 50000 m2 de bâtiments.

 

Enfin, dans une perspective d'aménagement du territoire, ce projet, situé au Sud Loire, permettra de rééquilibrer les activités industrielles sur le département

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:32

 

La 6ème journée de commémoration nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions est particulièrement importante en cette année des Outre-mer.
Cette histoire n’est pas simplement celle de l’Outre-mer, elle est aussi celle de notre pays tout entier.
De cette histoire complexe, il faut nous, Nantais, pouvoir tout se dire.
Il faut que chaque habitant de notre ville et de notre région se l’approprie.
Un Mémorial s’impose à Nantes. J’ai sur ce sujet une conviction profonde qui est parfois différente de celle de mes amis politiques.
Plus que l’ensemble des Français, nous avons le devoir de poursuivre le travail d’éducation citoyenne contre les formes d’asservissement, de racisme et de déshumanisation.
L’édification d’un Mémorial à Nantes est nécessaire pour assumer cette histoire et se projeter résolument vers l’avenir.
Le chef de l’Etat a rappelé aujourd’hui que « si nous ne sommes pas responsables des fautes de nos aïeux, nous ne pouvons pas nous exonérer de la responsabilité de celles que nous pourrions commettre en invoquant la terrible excuse des lâches: « nous ne savions pas ! ».

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 16:26

 

 

 

 François Fillon s'est emporté contre la mise en cause de la politique du gouvernement par un ministre.

François Fillon s'est emporté contre la mise en cause de la politique du gouvernement par un ministre. AFP/FREDERICK FLORIN

 

C'est le rendez-vous hebdomadaire où Nicolas Sarkozy donne le "la" de la semaine politique, aime à distribuer les bons et les mauvais points. Mardi 10 mai, le "petit déjeuner de la majorité" à l'Elysée, où se pressent les responsables de la droite, a valu au ministre des affaires européennes Laurent Wauquiez, qui n'y est pas invité, une sévère séance de remontée de bretelles, après son offensive contre le revenu de solidarité active (RSA).

Le premier ministre y a tenu le rôle d'artilleur principal. "C'est une mise en cause de la politique du gouvernement par un ministre", s'est-il, en substance, emporté.

M. Wauquiez a proposé de demander cinq heures hebdomadaires de service social aux bénéficiaires du RSA et de "plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75 % du smic". Dimanche, il n'avait pas hésité à qualifier de "cancer de la société française les dérives de l'assistanat" et à suggérer d'établir une durée minimale de travail pour que les étrangers puissent bénéficier du système social français. Une proposition de loi rassemblant certaines de ses propositions doit être déposée, par son groupe politique, la Droite sociale, à l'Assemblée nationale "dans les dix jours".

"36 15 J'EXISTE"

Evoquant cette proposition de loi, qui a peu de chance d'être inscrite à l'ordre du jour de la session parlementaire, M. Fillon s'est agacé des "sous-groupes" qui structurent la droite parlementaire.

Mardi matin, à l'Elysée, M. Wauquiez n'a reçu qu'un timide soutien du ministre du travail, Xavier Bertrand, dont il est proche. L'offensive de M. Fillon a en revanche était approuvée, notamment, par Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, qui s'est interrogé sur l'opportunité des sorties politiques qui n'ont pour seul but que de se faire une place dans les journaux télévisés. "Wauquiez, c'est 36 15 j'existe", raille-t-on à l'unisson dans l'entourage du patron de l'UMP, Jean-François Copé, qui ne l'aime pas.

Le RSA devrait être au cœur de la convention de l'UMP sur la "justice sociale" le 8 juin. Chargé de piloter cette convention, le centriste Marc-Philippe Daubresse, adjoint de M. Copé à la direction de l'UMP, s'est d'ores et déjà démarqué de M. Wauquiez, dont il qualifie les propositions d' "irresponsables". La question devait également être au programme du bureau politique de l'UMP, mercredi 11 mai.

Pierre Jaxel-Truer
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