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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:34
AFP
10/05/2011 | Mise à jour : 09:56

Six membres présumés de milieux islamistes ont été interpellés ce matin à Paris et en Ile-de-France, dans le cadre la lutte contre les filières djihadistes, d'après des sources policières.

Ces interpellations ont eu lieu dans la capitale, mais aussi à Stains (Seine-Saint-Denis), où des perquisitions sont toujours en cours, et Garges-les-Gonesse (Val d'Oise).

Elles ont été réalisées par la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans le cadre de la lutte contre les filières djihadistes, dont les membres présumés effectuent des allers et retours vers la zone pakistano-afghane.
Les interpellés devaient être placés en garde à vue, à l'issue des perquisitions, au siège de la DCRI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).


 

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait déclaré qu'il n'était "pas exclu qu'il y ait d'autres ramifications et d'autres personnes à interpeller" dans l'enquête marocaine sur l'attentat de Marrakech le 28 avril. Rabat a annoncé l'arrestation de trois Marocains dont l'un est présenté comme l'"exécutant" de l'attaque qui a fait seize morts et huit blessés.

Hier, Claude Guéant a aussi assuré qu'il n'existait "pas d'éléments concrets" pouvant laisser croire à un risque d'attentat en France, après la mort du fondateur d'al-Qaida Ben Laden.

 

Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:31
Dix cadres de six sociétés doivent s'expliquer sur leur participation à un « cartel » de répartition des marchés publics de panneaux routiers. Archives Thierry Creux
Dix cadres de six sociétés doivent s'expliquer sur leur participation à un « cartel » de répartition des marchés publics de panneaux routiers.© Archives Thierry Creux
Dix cadres de sociétés leaders en signalisation routière sont jugés jusqu'à vendredi, à Nantes. Ils doivent s'expliquer sur un « pacte » de non-agression commerciale, imaginé pour se répartir les marchés publics.
Coup de filet dans le resto chic. C'était le 14 mars 2006, dans la salle à manger d'un établissement parisien. En faisant irruption entre les convives, les policiers ont ce jour-là bousculé des échanges plutôt houleux, à en croire l'ex-directeur commercial de la société Lacroix Signalisation (Loire-Atlantique) : « L'ambiance était tendue... C'était pas une partie de plaisir. »

 

Cet homme de 73 ans, aujourd'hui à la retraite, est l'un des dix prévenus appelés à comparaître à la barre du tribunal correctionnel de Nantes, jusqu'à vendredi. Dix hommes, casier vierge, redevables pour beaucoup de l'impôt sur la fortune. Et sommés de s'expliquer sur leur participation à ce club occulte soupçonné d'avoir organisé la répartition des marchés du panneau routier jusqu'en 2006.

Pas une petite plaisanterie, car la dépense est évaluée à 250 millions d'euros annuels de contrats publics. « On voulait empêcher une politique commerciale agressive entre nous, qui nous aurait obligés à pratiquer des prix trop bas », reconnaît benoîtement un cadre de SA Signature. L'un des prévenus se souvient bien qui a eu l'idée le premier de fonder une organisation pour se partager, en sous-main, ce gâteau payé par le contribuable. Mais il refuse de donner le nom.

Dans les dossiers saisis au restaurant, les enquêteurs de la police judiciaire sont tombés sur une pièce maîtresse : cette « bible », comme l'ont nommé eux-mêmes certains des gardés à vue, déclinait les règles de fonctionnement de l'entente illicite. Sur un principe simple, détaille un responsable de SA Signature : « Si le marché était affecté à Tartempion, on savait que Tartempion devait le remporter. » Le lauréat communiquait alors les tarifs (très élevés) que les autres candidats devaient faire figurer sur l'appel d'offres.

« Cartel » et liste noire

Ce « cartel », selon les mots du rapporteur du conseil de la concurrence, regroupait six sociétés françaises, dont les quatre majors du secteur. Une liste noire, jointe à la « bible », donnait également les entreprises avec lesquelles il était interdit de travailler. Le même rapporteur note que l'éclatement de l'entente a eu pour effet de faire chuter les prix de 10 à 30 %.

En décembre, l'Autorité de la concurrence a sanctionné huit entreprises à hauteur de 52,7 millions d'euros. Décision frappée d'appel, qui concerne seulement les personnes morales, à savoir les entreprises. « Mais celles-ci n'ont pas de vie sans l'action des personnes physiques », rappelle Brigitte Gambert, la présidente du tribunal. Celui-ci a jusqu'à vendredi pour déterminer les responsabilités de chacun des cadres poursuivis. Il faudra comprendre, en particulier, en quoi la participation des uns et des autres a été déterminante.

« Je ne voyais pas où était le mal, confesse un responsable. Il y avait en face de moi des groupes hyperpuissants et j'avais peur. » « On a souvent peur quand on est dirigeant, ajoute un autre. Je savais que c'était pas bien, mais je ne pensais pas que c'était aussi grave. »

Agnès CLERMONT.

 

 alliance-gaulliste-de-l-ouest.
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:47
"Matières premières : nous devons contrôler l'activité des banques"
Source : La Tribune.fr - 09/05/2011 | 11:13 - 701 mots  | 
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Jean-Pierre Jouyet, président de l'AMF, fait le point pour La Tribune sur la régulation des marchés de matières premières.

On a beaucoup parlé ces derniers mois de régulation des marchés de matières premières. Mais avance-t-on vraiment ?

Il y a eu une vraie prise de conscience au sein du G20 de la nécessité de réguler les marchés des matières premières. Au sein de l'Organisation internationale des régulateurs de marché (OICV), nous sommes parvenus à un consensus sur cette question. Au niveau européen, l'équipe de Michel Barnier travaille dans le cadre de la directive Abus de marché, pour lutter contre les manipulations de cours et la révision de la directive Marchés d'instruments financiers intégrera les matières premières, avec une obligation de déclaration des positions accumulées sur les différents contrats à terme. Nous avons aussi fait un travail important au niveau national. Je suis convaincu que la régulation des matières premières sera l'un des résultats les plus concrets lors du G20 de novembre prochain. Ce serait aussi le signal politique le plus fort pour montrer aux citoyens que l'on lutte pour leur pouvoir d'achat et pour réduire les inégalités.

 

N'était-il pas plus simple de réunir l'ensemble des initiatives européennes en un seul texte ?

Il faut voir d'où l'on part. Nous avions un retard par rapport aux Etats-Unis, qui ont un régulateur spécifique. Bâtir une Commodity Futures Trading Commission n'aurait pas été une mauvaise chose. Nous avons choisi une approche différente avec, d'un côté, l'ESMA qui réglementera les marchés dérivés et qui devra travailler, de l'autre, avec les autorités en charge de l'énergie, de l'agriculture lorsqu'elles existent. Cette coopération peut s'inspirer de ce que nous faisons en France sur le CO2 avec la CRE. Maintenant, le principal problème, ce sont les matières premières agricoles : beaucoup dépendra de la façon dont l'Union européenne s'organisera sur la réforme de la PAC.

 

Quel est votre avis sur le degré de financiarisation des marchés de matières premières ?

Je vois certains avantages à ce qu'il y ait des investissements financiers dans les matières premières. Car cela permet de couvrir des risques, d'augmenter la liquidité et de soutenir le commerce international. La volatilité n'est pas liée uniquement à cette financiarisation, elle est aussi le fait de l'offre et la demande sur les marchés physiques. Que peut faire en ce domaine le régulateur des marchés financiers : limiter les excès de volatilité et réprimer les abus de marché et exercer la plus grande vigilance sur les produits destinés au public.

 

Êtes-vous favorable à une classification par type d'intervenants sur les marchés à terme ?

Oui. Il faudra aussi distinguer l'activité de couverture de la spéculation. Nous devons donc contrôler aussi l'activité des banques, notamment les banques d'investissement, sur les matières premières. Et à plus forte raison si elles développent des activités de gestion des stocks. Les banques doivent alors être considérées comme négociants, avec une obligation de reporting à la clé sur les quantités détenues (stocks et à terme), avant que ce marché, encore largement professionnel, ne dérive plus avant vers une distribution élargie aux particuliers, notamment via les fonds et surtout les autres instruments cotés sur indices (ETF, ETPS...).

 

La clé, c'est donc la transparence tant sur les marchés à terme que sur le marché physique et plus particulièrement pour les établissements financiers...

Oui, avoir des données sur le stockage mais aussi les anticipations de production y contribuera. De même, la détermination de limites sur les positions accumulées à terme, et la possibilité pour le régulateur de faire la différence entre le trading spéculatif et le trading à des fins de couverture. Cela nécessite une coopération entre régulateurs de marché, régulateurs industriels et autorités bancaires. Ces dernières pourraient d'ailleurs intégrer dans leur réflexion sur les critères prudentiels de Bale la question de la pondération des activités sur les matières premières.

 

Qui, de votre point de vue, doit fixer les limites de position ?

C'est d'abord aux Bourses de les définir. Mais il n'est pas interdit au régulateur d'intervenir et d'en fixer lui-même si nécessaire et a fortiori bien sûr de s'assurer du respect de ces limites. La CFTC a pris en main cet exercice de définition des limites de position, pour des raisons propres au marché américain où les opérateurs n'ont pas la même activité de service public que peuvent avoir nos anciens monopoles historiques. Nous pourrions faire de même si les opérateurs manquaient de moyens.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:40

Echanges

Nouveaux records pour le commerce extérieur allemand
Source : La Tribune.fr - 09/05/2011
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Les volumes des exportations et des importations allemandes ont atteint en mars des records absolus, selon Destatis. Les exportations ont totalisé 98,3 milliards d'euros en mars, en hausse de 7,3% par rapport à février et de 15,8% sur un an. Les importations ont atteint 79,4 milliards d'euros, soit une hausse de 3,1%

Toujours plus fort ! L'économie allemande a dégagé un excédent commercial de 15,2 milliards d'euros en mars, soit plus que les 11,8 milliards d'euros attendus par les économistes, en raison d'un niveau record des importations comme des exportations.

En février, l'excédent commercial avait atteint 11,2 milliards d'euros.

Selon les chiffres publiés lundi par l'Office fédéral de la statistique (Destatis), les exportations ont progressé de 7,3% en mars, à 98,3 milliards d'euros (+15,8% sur un an), alors que les importations sont en hausse de 3,1%, à 79,4 milliards d'euros.

Sur une base non ajustée, les exportations ont bondi de 15,8% en mars et les importations de 16,9%.

latribune.fr - 09/05/2011, 09:14  | 
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:09
Par Marie Visot   05/05/2011 
Le ministère des Finances maintient son objectif de réduction des déficits.
Le ministère des Finances maintient son objectif de réduction des déficits. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

La gauche a déjà annoncé qu'elle n'approuverait pas le projet de loi de réforme constitutionnelle, condamnant de facto le texte.

Un bilan économique, mais peu de perspectives… Si ce n'est cette volonté farouchement réaffirmée de tenir les cordons de la bourse. Après avoir énuméré les réformes faites depuis quatre ans et défendu l'action du gouvernement français au cœur de la crise - «ce qui nous a permis de nous en sortir mieux que nos voisins européens» -, François Fillon s'en est pris jeudi à ses adversaires politiques, qu'il a accusés de vouloir «fragiliser» les finances publiques de l'Hexagone et, du coup, la notation financière de la France.

Mardi soir, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de réforme constitutionnelle relatif à l'équilibre des finances publiques. Mais l 'opposition a déjà annoncé qu'elle voterait contre, condamnant de facto ce texte. Le gouvernement ne devrait pas en effet disposer au Congrès réuni à Versailles d'une majorité des 3/5e des parlementaires nécessaire à un changement de la Constitution.

«Les masques tomberont»

«J'ai compris que la gauche n'est pas favorable à cette réforme: elle est devant ses responsabilités et en réalité, une fois que nous serons à la veille de prendre la décision de convoquer le Congrès, les masques tomberont», a lâché le premier ministre.

 

«Ce qui est important, ce n'est pas d'inscrire une règle d'or dans la Constitution, c'est que l'on respecte les engagements que l'on prend», répond Michel Sapin, chargé de piloter le programme économique du PS pour la présidentielle. «C'est une vision infantile que de dire “C'est interdit, et un méchant vous punira si vous ne respectez pas ce qui est écrit” . Et puisque l'on nous cite l'exemple allemand en permanence, il faudrait faire remarquer que nos voisins ont commencé la réduction de leur déficit avant d'inscrire une obligation dans les textes.» Le député de l'Indre déplore que ce sujet soir devenu «politicien» et que, «comme le gouvernement sait que cela ne sera pas adopté, il veuille donner l'air d'être sérieux en faisant croire que les autres ne le sont pas».

 

De son côté, le premier ministre a sa propre interprétation de la situation: les socialistes n'ont «absolument pas l'intention» de réduire le déficit public. François Fillon n'a d'ailleurs pas manqué de critiquer l'idée de Martine Aubry de repousser à 2015, au lieu de 2013, l'engagement de ramener le déficit à 3% du PIB.

 

Pour la droite aussi, «il serait commode d'ouvrir à la veille des rendez-vous électoraux les vannes de la dépense publique!», a lancé François Fillon. «Notre audace constitue un risque, mais tout ce quinquennat est fondé sur le pari que le mouvement vaut mieux que l'attentisme».

 

Un attentisme qui irait à l'encontre de ce que le premier ministre appelle désormais «la priorité des priorités»: la consolidation de la croissance. Pour y parvenir, Matignon vient de remettre les lettres de cadrage économique pour la préparation du budget 2012 (voir encadré ci-contre), lesquelles insistent sur «la continuité des efforts de compétitivité et de réduction des déficits qui doit être la nôtre dans cette phase actuelle de reprise économique».

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 08:40

 

Valérie PECRESSE, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, vient d’annoncer que l’Etat financera l’Institut de Recherche Technologique (IRT) Jules VERNE à NANTES.


Je me félicite de cette décision, c’est l’un des 6 projets d’IRT retenus en France. Cela démontre une nouvelle fois, s'il en était besoin, l'investissement de l'Etat dans notre région.


Et surtout il s’agit d’un investissement d'avenir qui doit permettre à notre région de rattraper son retard en matière de recherche...


Cet institut placera, je le souhaite, notre Région, au premier plan de la recherche et des technologies sur les nouveaux matériaux qu’utiliseront l’automobile, l’aéronautique et la construction navale.

 

Il accueillera un millier d’étudiant et engendrera la création de 5000 emplois directs en 10 ans.

 

C’est une nouvelle étape de la coopération entre les géants industriels, les PME innovantes, les Universités et les Grandes Ecoles de notre région, que nous avions initié sous la présidence du Conseil Régional de François FILLON, que l’Etat a poursuivi ces dernières années avec le pôle de compétitivité EMC² et qui rassemble à nouveau tous ces acteurs pour la réussite de l’IRT Jules VERNE.

 

L’Etat accompagnera financièrement ce projet, c’est encore une bonne nouvelle pour l’IRT dont le coût estimé à 200.000 millions d’euros, place résolument cet équipement sur une dimension nationale et internationale puisqu’il a l’ambition de devenir une référence mondiale dans le domaine des matériaux composites multidimensionnels.

 

Plus d’informations ici 

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Fiches_IRT/39/6/Dossier_de_presentation_des_IRT_3_176396.pdf

Par Francois PINTE - Publié dans : conseil régional
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 11:39
A mon tour je m'appretais à defendre le Bilan du  Président le la république et de son gouvernement  sur mon blog lorsque  je suis tombé sur celui réalisé le 5 mai par le  Premier Ministre.
 Le serviteur n'ayant pas la prétention de faire mieux que le Maîre,  j'en reprends  tel quel un extrait afin qu'à votre tour vous vous en impregniez pour le défendre autour de vous.
 
 
 
     

"Les Français doivent être assurés que la direction de l’Etat et l’application des réformes ne souffrent d’aucun relâchement. Ils doivent être convaincus que la présidence de Nicolas Sarkozy aura été, jusqu’au dernier jour, inspirée par une intensité politique qui en fait sa singularité et son honneur.

Ce quinquennat marque le retour de la volonté politique, avec ses avantages, mais aussi avec tous les soubresauts et tous les débats contradictoires qu’une telle dynamique peut naturellement susciter.

La France rétive aux changements, crispée sur quelques dogmes politiquement intouchables, s’est mise en mouvement, et sur plusieurs sujets, je crois pouvoir parler de révolution culturelle.

Dans les universités, le principe de l’autonomie, autrefois honni, fait désormais consensus et tous les acteurs s’en sont emparés avec résolution.

Hier, le classement de Shanghaï était considéré par la communauté universitaire et scientifique comme un affront, il est désormais considéré comme un défi.

Dans les entreprises, l’intérêt pour les heures supplémentaires défiscalisées a relativisé celui pour les RTT. 9 millions de salariés ont bénéficié de ce dispositif pour un gain net de 400 euros par mois en moyenne par salarié.

Dans les transports, le service minimum s’est imposé.

Et lors des conflits du mois d’octobre, un train sur deux circulait.

Le paysage syndical est lui-même en pleine mutation. La représentativité des organisations syndicales, sujet tabou s’il en était, dépend dorénavant des résultats électoraux obtenus dans les entreprises. C’est une disposition qui est, vous en conviendrez, plus démocratique que la référence à la présomption irréfragable.

En matière de sécurité, les vieux clivages idéologiques qui stérilisaient notre action se sont effacés au profit d’une fermeté républicaine qui est d’ailleurs exigée par tous les Français.

La délinquance qui avait augmenté de 17% entre 1997 et 2002, elle a diminué de plus de 16% depuis 2002. Je sais que nos concitoyens réclament plus de résultats encore et ils ont raison, mais ce sont des chiffres, c’est la réalité de l’action qui a été la nôtre comparée à celle de nos prédécesseurs.

Quant au symbole de la retraite à 60 ans, il appartient à une époque révolue, et je le dis solennellement devant vous, nul ne reviendra plus sur cette décision responsable.

Nous travaillerons tous plus longtemps pour pérenniser notre système par répartition qui, d’ici 2018, devra revenir à l’équilibre.

La justice est aussi au rendez-vous de cette réforme, puisque 120.000 personnes vont bénéficier chaque année des mesures prises sur la pénibilité et sur les carrières longues.

Ces exemples, j’aurais pu en prendre d’autres, mais ce sont je crois les plus significatifs, démontrent que les rigidités structurelles et intellectuelles ont été dépassées, et tout n’est pas venu du sommet !

Les Français y ont pris leur part, et rien n’est plus faux que de les présenter comme des conservateurs ou des nostalgiques.

La réforme constitutionnelle de juillet 2008 a installé le Parlement au cœur des équilibres constitutionnels, et parmi ses nombreuses avancées, celle de la question prioritaire de constitutionnalité est en train de révolutionner les droits du citoyen. Je veux dire d’ailleurs sur ce sujet que contrairement à une idée répandue, une de plus, le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été l’occasion de la conquête de nouveaux droits et de nouvelles libertés pour les Français. Nouveaux droits avec la question prioritaire de constitutionnalité, nouveaux droits pour le Parlement, nouveaux droits avec le Défenseur des droits, qui sera mis en place dans quelques jours et qui va constituer une autorité constitutionnelle extrêmement puissante, pour défendre les droits des citoyens.

Les partenaires sociaux ont, eux aussi, joué un rôle important.

Bien sûr, nous avons eu des différends avec eux !

Oui, je le dis, le pouvoir politique a cru être en droit d’imposer sa loi sur celle de la rue… Mais depuis quatre ans, la démocratie sociale a été respectée comme jamais.

Trois lois importantes sont issues d’accords entre les partenaires sociaux: la réforme de la formation professionnelle, la loi sur la modernisation du marché du travail, et celle sur la représentativité des syndicats qui, je l’ai dit, modifiera à terme, considérablement le paysage syndical.

Enfin, récemment, des accords très importants ont été signés par les partenaires sociaux, sur les retraites complémentaires et sur l’assurance chômage.

La plupart des réformes qui ont été annoncées par le Président de la République en 2007 ont été mises en œuvre.

Nous avons fait ce matin le point sur leur état d’avancement.

Je veux dire que depuis 2007, nous n’avons pas biaisé, mais c’est vrai nous avons rencontré des obstacles : c’est le cas sur la croissance sur laquelle nous avions bâti notre projet, et a fortiori, sur l’emploi et le pouvoir d’achat ; c’est le cas sur le bouclier fiscal qui n’a pas été compris en période crise ; c’est le cas sur la violence aux personnes qui est venue altérer notre bon bilan sur la sécurité.

Bref, nous avons connu des revers, nous avons essuyé quelques échecs qui ont pu décevoir ceux qui espéraient tant en nous, mais personne ne peut nous jeter la pierre en disant: «Ils n’ont pas tenu leurs engagements» !

Nous avions reçu le mandat de moderniser la France: nous l’avons rempli avec honnêteté et avec courage.

Mais l’Histoire nous a imposé un autre mandat, que nous n’avions pas prévu et que nous n’avions pas choisi: celui de répondre à la pire crise financière et économique depuis les années 30.

Cette crise a bousculé nos objectifs. Elle a réduit nos marges de manoeuvre.

En quelques mois, la France s’est retrouvée en récession, et tous ceux qui évaluent ces quatre dernières années en feignant d’oublier cette épreuve sont malhonnêtes.

Dans son dernier rapport, l’OCDE considère, je la cite, que «notre plan de relance a été bien conçu, mis en œuvre rapidement, et qu’il a ainsi permis d’amortir sensiblement le choc subi». Quant au Fond Monétaire International, il a estimé, je le cite, que les « pouvoirs publics sont intervenus en temps opportun et de façon décisive».

On est très loin des critiques manichéennes de l’opposition, et encore plus loin des solutions démagogiques et irresponsables qu’elle avançait face à cette crise économique et financière.

En 2009, notre pays a enregistré une récession deux fois plus faible que ses partenaires (-2,6 % en 2009 contre -4,1 % pour la zone euro) et nous retrouvé le chemin de la croissance plus rapidement que la moyenne des pays de la zone euro.

En dépit de la récession, et je voudrais insister sur ce point, le pouvoir d’achat des ménages n’a pas reculé en France.

En 2009, le pouvoir d’achat a progressé de +1,6%, contre +0,1% dans la zone euro. Et en 2010, les premières données provisoires dont nous disposons, nous permettent de penser que le pouvoir d’achat a continué à être plus allant qu’en Allemagne, sans doute +1,2 % contre +0,7% en Allemagne.

De même, les ménages ont continué à consommer contrairement à plusieurs de nos partenaires.

Quant à notre taux de chômage, il a certes augmenté de 27%, mais il a bondi de 50% au Royaume Uni, de 99% en Espagne, de 41% dans l’Union européenne.

La mobilisation du chômage partiel pour 500.000 salariés, les contrats de transition professionnelle dans 32 bassins d’emplois, la mobilisation des contrats aidés, l’aide à l’embauche dans les Très Petites Entreprises : toutes ces mesures d’urgence, qui ont d’ailleurs été prises en lien avec les partenaires sociaux, ont bénéficié à trois millions de salariés et de demandeurs d’emplois.

J’avance tous ces chiffres avec modestie, parce que je sais bien qu’entre les chiffres et le ressenti des Français, entre les statistiques et la réalité vécue au quotidien, il y a un fossé.

Pour autant, je crois qu’il est juste de dire que nous avons été à la hauteur d’une crise sans précédent.

Ni la récession, ni les sondages, ni les rendez-vous électoraux qui ont rythmé le quinquennat, ne sont venus freiner notre volonté de réforme.

L’année dernière nous avons enclenché et nous avons réussi la réforme des retraites là où tant d’autres auraient repoussé l’échéance.

Et nous voici maintenant en train de lancer la réforme de la fiscalité du patrimoine, celle de la justice, celle de la dépendance, celle de la gouvernance des finances publiques, et nous continuons de réformer l’Etat, de réduire nos déficits alors qu’il serait si commode d’ouvrir à la veille des rendez-vous électoraux les vannes de la dépense publique.

Cette audace constitue un risque, mais tout ce quinquennat est fondé sur le pari que le mouvement vaut mieux que l’attentisme.

Le Président de la République reste fidèle à son mandat et à son cap, et le moment venu, lorsque les scories et les commentaires accessoires qui entourent son action se seront dissipés, la seule et véritable question qui se posera sera très simple: «Est-ce que depuis 2007, la France a mieux résisté au choc et est-ce qu’elle est mieux armée pour aller chercher la croissance, pour sécuriser son pacte social et pour faire entendre sa voix dans le monde ? »

Eh bien, ma conviction c’est qu’avec Nicolas Sarkozy nous avons posé les bases d’une société française plus innovante, plus solide, plus clairvoyante face aux défis de la mondialisation.

Naturellement, j’entends les critiques à l’égard du Président. Je veux dire qu’elles sont injustes et qu’elle sont souvent très basses. Le Président de la République que je connais, celui que je côtoie depuis quatre ans, est bien éloigné des caricatures qui en sont faites.

Qu’est-ce qu’on lui reproche ? Parlons-en clairement puisque ses détracteurs osent moins attaquer sa politique que l’homme.

Son style direct ? Au lieu de regretter les temps anciens où le Chef de l’Etat survolait habilement les évènements, les Français devraient accorder à Nicolas SARKOZY le mérite de la sincérité et de la responsabilité.

On lui reproche de ne pas avoir pu tenir tous ses engagements ?

J’ai indiqué qu’il en avait réalisé la plupart, et cela dans des circonstances économiques internationales désastreuses. Et au demeurant, est-ce qu’il vain d’en appeler au bon sens des Français qui peuvent comprendre qu’on ne transforme pas la société française en quatre ans ?

Chaque jour du quinquennat fut et reste une aventure humaine avec ses idéaux mais aussi ses réalités, ses impulsions et ses résistances.

On ne conduit pas la France comme on conduit froidement une expérience en laboratoire.

Qu’est-ce qu’on lui reproche encore ? D’avoir mené avec le Gouvernement une politique prétendument «favorable aux riches et aux banques» ? Et on retrouve, là, la sempiternelle et insultante attaque de la Gauche. Rien n’est plus faux. Et cette démagogie doit être combattue. Le bouclier fiscal était mal compris. Nous y avons renoncé, mais nous n’avons pas renoncé au bon sens et nous adapterons l’ISF pour corriger ses excès.

Nous n’avons pas de leçons de justice sociale à recevoir. Avec le Président de la République, nous avons encadré les retraites chapeaux ; les socialistes ne l’avaient pas fait. Nous avons taxé les stock options ; les socialistes ne l’avaient pas fait. J’ajoute même que Monsieur Fabius avait, juste avant de quitter le Gouvernement avant 2002, allégé la fiscalité sur les stock options. Nous avons combattu les paradis fiscaux, les socialistes n’avaient jamais rien fait contre les paradis fiscaux. La revalorisation du minimum vieillesse de 25% sur cinq ans, la suppression en 2009 des deux tiers de l’impôt sur le revenu pour 5 millions de Français, la prime de solidarité, l’augmentation de l’indemnisation du chômage partiel, le RSA, le doublement des constructions de logements sociaux, l’effort en direction de l’hébergement d’urgence, ont permis de préserver la cohésion sociale au plus fort de la crise. Quant au nouveau prêt à taux zéro pour l’accession à la propriété et la suppression des droits de succession, ces deux mesures ont élargi l’espoir des classes moyennes. Dans un monde incertain, la propriété et l’héritage restent des valeurs que nous assumons.

Les nouvelles règles du partage de la valeur annoncées par le Président de la République sont dans ce contexte justes et raisonnables. Je veux les rappeler, toutes les entreprises de plus de 50 salariés qui augmenteront leurs dividendes devront négocier avec leurs représentants syndicaux le montant d’une prime en faveur de leurs salariés. Cette prime bénéficiera d’un statut social particulier, le même que celui des dividendes versés aux actionnaires, dans la limite de 1200 euros. Et dans les entreprises de moins de 50 salariés, cette disposition sera facultative. Naturellement, si les partenaires sociaux auxquels nous avons demandé de débattre de cette question depuis deux ans, trouvent avant le débat parlementaire, une solution meilleure que celle que nous proposons, nous serons ravis de l’examiner avec eux. Mais je veux dire que le Parlement sera saisi de ce projet en juin prochain.

Pour ce qui est de notre soutien aux banques, qui a été tellement caricaturé, je veux rappeler qu’une étude récente d’Eurostat a montré que le plan français avait été le seul en Europe à bénéficier aux finances publiques. Vous avez tous écrit pendant des semaines et des semaines que l’Etat avait trouvé des milliards pour les banques, et parfois certains s’étonnaient qu’il n’en trouve pas pour tel ou tel autre domaine de l’action publique, et bien la vérité c’est que notre plan de soutien aux banques a rapporté 2,4 Md€, alors que le plan britannique a coûté au contribuable britannique 15 Md€, le plan allemand a coûté au contribuable allemand 17 Md€, le plan néerlandais a coûté au contribuable néerlandais 3 Md€. Je n’évoque pas, ou plutôt, si je le fais, le plan irlandais qui a coûté au contribuable irlandais 35 Md€.

Quatre ans après l’élection de Nicolas Sarkozy, je laisse aux observateurs et aux historiens le soin de faire l’exégèse du bilan, parce qu’en politique, ce qui importe, c’est d’abord l’énergie qui est imprimée au pays, et c’est ensuite la continuité et la cohérence de l’action. Education, sécurité, justice, développement durable, rénovation urbaine, Grand Paris, vous voyez bien qu’il faut plus que quatre ans pour orienter la trajectoire de notre pays.

Mais depuis 2007, nous avons bâti un socle, un socle pour aller plus loin."


Matignon 20 MAI 2007 025
 
 
 Francois PINTE - Publié dans : actualités
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:03
 

Le Point.fr - Publié le 07/05/2011 à 11:18

Les jeunes, âgés de 14 à 16 ans, sont accusés de viol aggravé. Leurs amis ont filmé la scène, en plein jour.

Quatre mineurs mis en examen après un viol collectif à Lyon

Le viol a eu lieu sur un place d'accès à la gare de la Part-Dieu, en plein jour. © Philippe Desmazes / AFP

 

Quatre adolescents de 14 à 16 ans ont été mis en examen vendredi pour "viol aggravé" après s'en être pris mercredi à une jeune fille de 14 ans devant la gare de la Part-Dieu à Lyon, sous les yeux d'une dizaine d'autres mineurs dont certains ont filmé la scène avec leurs portables. Les quatre adolescents, jusqu'alors inconnus des services de police, ont été placés sous contrôle judiciaire et seront suivis par la protection judiciaire de la jeunesse. Tout contact avec leur victime leur est interdit, a-t-on indiqué de source judiciaire. Le parquet avait requis leur "mise en détention".

Au total, quinze jeunes avaient été interpellés mercredi par la police à la suite de ce viol, auquel a assisté le petit frère de l'un d'entre eux, âgé de six ans. Deux garçons de 13 ans, qui ont filmé la scène avec leurs téléphones portables, ont effectué une garde à vue avant d'être libérés. Les quatre agresseurs présumés, interpellés mercredi "en flagrant délit", ont reconnu les faits lors de leur garde à vue, et d'autres adolescents du groupe feront l'objet de "convocations, voire de mise en examen".

 

À quelques pas de la foule

La victime, une "jeune fille fragile" habitant Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, a été agressée "en pleine ville, en plein après-midi", dans un lieu de passage, et elle n'a "pas manifesté de façon explicite son refus", a souligné la même source. Alors que les Lyonnais étaient encore cette semaine en vacances scolaires, l'adolescente se rendait mercredi vers 17 heures avec une amie à la gare de la Part-Dieu, où elle devait retrouver son petit ami et quelques copains. En chemin, elle est interpellée par "un ou deux jeunes" d'un autre groupe d'adolescents originaires pour la plupart de Villeurbanne, dont elle connaît certains.

 

Ces jeunes l'invitent à les suivre et la conduisent, sans son amie qui s'y refuse, jusqu'à un accès de la gare à proximité d'une borne de taxis et d'un parking, où se trouve leur bande de copains. La jeune fille se retrouve alors seule au milieu d'une quinzaine d'adolescents. L'un d'eux la contraint à lui faire une fellation, la menaçant de représailles si elle ne s'exécute pas. Suivi, tour à tour, par trois de ses copains, selon un phénomène d'entraînement. Pendant tout ce temps, aucun passant n'a réagi, les autres jeunes de la bande faisant "écran", a indiqué la police. Isolée, incapable de se défendre ni de "dire non", l'adolescente effrayée ne s'est pas débattue, n'a pas cherché à s'enfuir ni même à appeler à l'aide, a-t-on souligné de source judiciaire. Elle n'a pas subi d'autre violence physique.

 

"Rien ne permet en l'état de dire que ce viol était prémédité" par les adolescents, qui ont profité de leur situation de force, sans avoir besoin de recourir à la "violence physique" pour arriver à leurs fins, selon la même source. Le maire (PS) de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, s'est pour sa part déclaré "choqué" par le fait "qu'un acte aussi grave ait pu se dérouler à quelques pas de la foule de la Part-Dieu". C'est finalement le salarié d'un bureau donnant sur la place où s'est déroulée la scène qui, apercevant la jeune fille en difficulté, a appelé la police. "Je suis convaincu que le respect du corps de l'autre s'éduque et s'apprend", a ajouté Jean-Paul Bret, estimant : "La circulation d'images agressives sur Internet tend à banaliser des gestes d'une grande violence."

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:45
Quand la France réduit son déficit en aidant ses banques

Le Point.fr - Publié le 06/05/2011 

Contrairement à une idée reçue, le soutien aux banques n'a pas coûté un centime. Au contraire, il a permis de réduire le déficit.

Quand la France réduit son déficit en aidant ses banques

L'État a fait une bonne opération en prêtant aux banques. © Pirard / Sipa

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"L'État verse des centaines de milliards d'aide pour les banques, mais les caisses sont vides quand il s'agit de financer les services publics." Ce sentiment s'est largement propagé dans l'opinion depuis l'avènement de la crise financière, notamment après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers en septembre 2008. De nombreux Français ont l'impression que le gouvernement a dépensé sans compter pour voler au secours d'établissements financiers pourtant responsables de la déroute de l'économie.

En réalité, le soutien de la France à ses banques n'a pas coûté un centime au contribuable, contrairement à ce qui s'est passé dans de nombreux pays européens, selon des chiffres compilés par Eurostat. L'opération lui a même permis de réduire légèrement son déficit budgétaire de 0,1 point de 2008 à 2010, toujours selon Eurostat. "L'aide temporaire aux banques françaises pendant la crise a rapporté 2,39 milliards d'euros au budget de l'État, soit le gain financier le plus élevé de l'Union européenne", s'est même félicitée la Fédération bancaire française.

 

Des intérêts élevés

Comment expliquer un tel décalage entre ce constat et l'idée répandue selon laquelle l'État a accordé des cadeaux aux banques ? Le gouvernement a sans doute été victime de sa propre communication. Pour restaurer la confiance au plus vite dans le système bancaire, il a annoncé dès octobre 2008 qu'il avait mis sur la table la somme astronomique de 360 milliards d'euros. En fait, il s'agissait simplement du montant qui aurait pu être mobilisé si cela s'était avéré nécessaire. L'essentiel de la somme (320 milliards) pouvait être levé sur les marchés pour accorder des prêts remboursables avec intérêts aux banques qui rencontraient des problèmes de liquidités. 77 milliards d'euros seulement ont été effectivement levés jusqu'au 7 octobre 2009, via la Société de financement de l'économie française (SFEF), date à laquelle le soutien s'est arrêté.

Sur les 40 milliards restants qui pouvaient être mobilisés pour renforcer le capital des banques, l'État n'a effectivement investi qu'un peu plus de 20 milliards d'euros. Une aide directe, mais accordée en échange d'un taux d'intérêt important, de 8 %. En février 2011, l'intégralité des fonds avait été remboursée.

 

La zone euro passe à la caisse

Un succès qui permet à Christine Lagarde, la ministre de l'Économie, de souligner dans un communiqué "la pertinence des mécanismes choisis par le gouvernement pour soutenir le secteur bancaire français au coeur de la crise". C'est en partie vrai seulement. Car les banques françaises avaient souvent mieux résisté à la crise que leurs concurrentes européennes. Pour les préserver de la faillite, l'État n'a donc pas été contraint d'autant les renflouer.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, le sauvetage des banques a coûté 67 milliards d'euros depuis 2007, 0,1 % du PIB en 2008 et 2009, puis 0,4 % du PIB en 2010, rapporte Eurostat. L'Irlande est le pays le plus touché avec une augmentation du déficit de 20,7 % du PIB en 2010. Le déficit allemand s'est, lui, creusé de 0,8 % du PIB entre 2008 et 2010. Dans l'ensemble de la zone euro, le déficit s'est creusé de 0,5 % en 2010 après 0,1 % en 2009. Seul le Danemark a réduit son déficit de manière plus importante que l'Hexagone grâce au plan d'aide à ses banques. Le Royaume-Uni a récupéré 0,3 % du PIB sur la période 2008-2010.

Par Marc Vignaud
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:59
Le débat de fond sur la présidentielle sur le Bilan et sur les Projets va enfin pouvoir commencer dans la sérénité…La démocratie remercie DSK.

 

La vie Politique est ainsi faite que le plus inattendu peut toujours arriver. Qui aurait pu en effet penser que DSK, futur candidat de la Gauche à la Présidentielle, circulerait en Porsche lors de son dernier passage à Paris?

 

Bien sur la Porsche n’était pas la sienne et il n’y a rien d’illégal. Mais le plus médiocre des conseillers en communication lui aurait interdit de monter dans une telle voiture symbole de richesse ostentatoire incompatible avec le nécessaire message de proximité des préoccupations des Français, et en particulier de leurs difficultés financières, que doit avoir un homme politique.

 

Ce véhicule extrêmement puissant, avec son image désastreuse en termes de pollution, n’est certainement pas le meilleur message à envoyer aux électeurs écologistes dans la perspective d’un ralliement au second tour…

 

Tout cela serait rien si la gauche n’avait pas fait de ces affaires d’image son principal angle d’attaque envers le président de a République depuis 4 ans. Le Fouquets aura été jusqu’à aujourd’hui sans doute l’attaque la plus utilisée par les leaders politiques se concentrant semaine après semaine à démolir l’image du Président de la République avec un certain succès, il faut le reconnaître, sur la base de ce symbole.

 

Et voila qu’à un an de la présidentielle cet événement peu probable survient et que l’arroseur se retrouve à juste raison arrosé.

 

Mais au delà de la querelle politicienne d’un jour cette maladresse arrive comme une bénédiction pour la nécessaire hauteur que doit prendre le débat présidentiel. On peut supposer que les socialistes seront à présent plus prudents et moins tentés de dénoncer une droite bling- bling, car il savent qu’au bateau nous répondrons systématiquement la Porsche qu’à la Rolex nous répondrons la Cartier et qu’au Fouquets nous répondrons l’appartement  place des vosges et le riad à Marrakech.

 

Ce débat qui affaiblit la démocratie et dont la gauche a abusé dangereusement sera laissé, comme il aurait du l’être depuis le début, aux partis extrémistes.

 

Merci donc à DSK d’avoir osé cette maladresse, le débat va enfin pouvoir prendre de la hauteur.

 

Francois PINTE

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