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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 10:48
 

Alliance Gaulliste en Loire Atlantique.

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NANTES : Après avoir écrit que la laïcité passe par de bons rapports avec toutes les religions, Jean-Marc AYRAULT souligne sa réticence pour le rassemblement œcuménique prévu depuis un an et demi et qui se déroulera dimanche place Royale.

Selon Louis-Georges BARRET, membre du bureau du Parti Chrétien Démocrate de Loire Atlantique,

200px-Ayrault« Jean-Marc AYRAULT montre ainsi son vrai visage de défenseur d’une laïcité étriquée plutôt que de l’ouverture de tous vers tous. »

En fustigeant ainsi ce rassemblement œcuménique, le maire de Nantes, cherche en réalité à diviser les nantais pour satisfaire la partie la plus intolérante de sa majorité.

Il cherche ainsi à consolider les failles de plus en plus visibles d’une majorité divisée.

« Le député maire de Nantes se dit gêné par un rassemblement qui appelle à la paix et à l’entente de tous mais, au même moment défend l’organisation d’un festival qui accueille des groupes prônant l’agressivité la plus totale contre les chrétiens. »

En réalité, il adopte en visant les chrétiens les mêmes postures que celles du front national sur d’autres religions.

Nul doute que les nantais attachés au respect de tous par tous sauront se souvenir d’une telle posture !

 

Source PCD

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 10:44
 

Il y a une semaine, le parfois francophobe The Economist a publié un long papier sur le malaise de notre pays. Mais à ma grande surprise, ils affichent un « pourquoi la France a tort d’être morose », dressant un portrait, certes contrasté, mais assez positif de l’hexagone.

Le malaise Français

L’hebdomadaire anglais souligne avec justesse que notre pays souffre d’un vrai malaise que l’on retrouve dans toutes les enquêtes d’opinion mondiales, qui dessinent un pays plus pessimiste que tous les autres : moins de 20% des Français pensent que 2011 sera une meilleure année que 2010, un score plus bas que celui du Japon après deux décennies de stagnation, de l’Islande, après un krach spectaculaire, ou que la Grande-Bretagne, en proie à une austérité sauvage.

Le magazine libéral empile les raisons d’une telle morosité : une croissance faiblarde, un chômage élevé, des déficits importants, un modèle social en question, une opposition à la réforme qui s’est exprimée cet automne sur les retraites. Il souligne également le poids de nos charges sociales, qui pénalise l’emploi en le rendant plus cher qu’en Allemagne, la petite taille de nos entreprises en dehors des grandes multinationales et le poids de l’Etat, sa critique traditionnelle.

Les atouts de la France

Cependant, The Economist souligne également que notre pays a de puissants atouts. Il souligne que notre démographie devrait faire de notre pays le premier par la population en Europe dès 2037, ce qui relativise notre morosité puisque nous continuons à faire des bébés. Ensuite, il souligne que nous profitons d’un bon système de santé et d’une alimentation plus saine que les autres qui fait que nous vivons plus longtemps et en meilleure santé (les Français sont les plus minces d’Europe).

Mieux, l’hebdomadaire souligne nos forces économiques, soulignant que les réformes successives ont permis à notre pays de favoriser l’entreprenariat : il faut sept jours pour créer une entreprise contre quarante et un en 2004, moins qu’au Royaume Uni ou en Allemagne. The Economist souligne également la force de nos multinationales dont de nombreuses dominent leur secteur (seuls les Etats-Unis en ont plus que nous) mais aussi nos nombreux entrepreneurs sur Internet.

En effet, la France peut compter sur de nombreux leaders continentaux, comme Priceminister, Meetic, Vente privée, Pixmania ou Free qui sont partis de rien et sont aujourd’hui des groupes qui se développent dans l’Europe entière. Bref, le magazine britannique vante notre esprit d’innovation et souligne que les entreprises qui font rêver les jeunes Français sont davantage Apple, Google et Microsoft que l’administration, malgré notre hostilité relative au capitalisme.

Croire en la France

La France a beaucoup apporté au monde, et elle apportera encore beaucoup, même dans un monde où de nouvelles puissances émergent. Notre démographie va faire de nous le pilier de l’Europe et, à plus long terme, devrait même nous permettre de dépasser le Japon. Plus encore, dans un monde où les excès du modèle économique anglo-saxon sont tous les jours plus criants, nous pourrions bien jouer un rôle majeur dans la réorganisation majeure à venir.

En effet, aujourd’hui, c’est la lecture néolibérale et anglo-saxonne qui a paradoxalement gagné, mais les déséquilibres majeurs du système vont nous mener à une nouvelle crise. Et là, l’Europe continentale, avec la France et l’Allemagne à sa tête pourront alors chercher à construire un nouveau système plus stable et plus juste avec les émergents non anglo-saxons (Chine, Brésil, Russie). Et nos atouts sont considérables, tant économiquement que culturellement.

Comme souvent dans notre passé nous traversons une phase difficile. Mais un grand pays ne meurt pas. Il hiberne en vue de jours meilleurs. Et comme dans le passé, nous aurons à nouveau l’occasion de nous redresser, pour le bienfait de tous les Français, mais aussi du monde.

Source :Gaulliste libre.fr

Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:57
François PINTE salue à titre personnel, la mise en place par le Conseil Régional d’Ile de France du "Pass Santé Contraception".

Face au nombre toujours aussi important d’avortements chez les jeunes dans notre pays, l’initiative de Jean-Paul HUCHON, construite intelligemment en liaison avec l’Education Nationale, le milieu médical et le soutien de Luc CHATEL, apparait comme une nécessité.

Il n’est pas contestable que les modes de contraception sont encore trop peu connus, voir mal utilisés pas la jeune génération.

Ce pass ne doit pas être réservé aux seules filles et bien s’adresser à l’ensemble des jeunes lycéens. La responsabilisation des garçons favorisera aussi l’effort de sensibilisation à la prévention des maladies sexuellement transmissibles qui ne doit pas être relâché.

François PINTE rappelle le rôle primordial et incontournable des parents dans l’éducation des enfants, mais il n’est pas toujours suffisant. Les lycées peuvent alors être des relais efficaces.

Site du Ministère de l’éducation Nationale :

 http://www.education.gouv.fr/cid55895/lancement-du-pass-sante-contraception-en-ile-de-france.html

Site du Conseil Régional d’Ile de France :

http://www.iledefrance.fr/les-dossiers/social-solidarite/le-pass-contraception-lancement-le-26-avril/

Francois PINTE

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:10
 
 Humanitaire | Ajouté le 28.04.2011 à 02H13
L’immigration est au cœur des discussions, tant en France qu’en Italie et en Europe.

Il y a d’abord l’immigration clandestine, pourquoi l’accepter ? Elle est par définition illégale et doit être unanimement refusée.

Mais j’aimerais insister sur ceux et celles qui viennent de Tunisie. Je ne comprends pas ! Auparavant asservis par un dictateur, ils sont désormais libres et la Tunisie a besoin d’eux. Étaient-ils plus libres avant ? La France, comme les autres pays européens, va accorder des millions d’euros à la Tunisie pour qu’elle retrouve la voie du développement.

Alors d’un côté il faudrait que nous accueillions les dizaines de milliers de Tunisiens devenus libres et que de l’autre nous les aidions financièrement pour la reconstruction de leur pays ? Soyons raisonnables et ne versons pas dans la démagogie stupide. Quant à l’Italie, accepte-t-elle les règles communautaires ? Il est trop facile de recevoir les Tunisiens et ensuite de les faire passer en France. Soyons humains, cela est nécessaire, mais ayons le courage de dire la vérité.

L’immigration légale est quant à elle nécessaire mais peut-on interdire à la France d’en fixer le nombre ? Où serait alors notre souveraineté ? Nous n’avons pas à nous faire dicter notre politique par des illusionnistes ou par des démagogues. Je suis bien entendu favorable à l’ouverture de notre pays mais avec raison. N’instrumentalisons pas l’immigration comme le font le Parti socialiste et le Front National.

Enfin, les révolutions arabes vont, je l’espère, entrainer une démocratisation nécessaire. Il faudra aider ces nouveaux Etats (ceux qui en auront besoin). En revanche, si le seul signal que nous leur apportons est celui de l’immigration subie, ils ne comprendraient pas.

L’idéal est le co-développement, la coopération et pas l’immigration qui retirerait à ces pays leurs forces vives.




Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre de la Coopération
Député de Paris
 
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:59

Les socialistes renoncent de fait au quotient familial, remettant ainsi en cause l’un des fondements de la politique fiscale en faveur des familles

Laurent Wauquiez et Gilles Carrez dénoncent un projet tourné vers le passé qui découragera les classes moyennes qui sont pourtant au coeur de la croissance et de la confiance dans l’avenir

« Point de vue » publié dans La Tribune, daté du mardi 26 avril 2011, par Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes et Gilles Carrez, député et rapporteur de la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Le Parti socialiste vient de publier un socle de programme que reprendra son futur candidat à l’élection présidentielle. C’est un premier pas que nous attendions de la part de la gauche depuis longtemps afin que nous puissions enfin débattre des solutions proposées aux défis que la France et les Français doivent collectivement relever dans les prochaines années.

Mais précisément de collectif, de lien, de souffle, d’esprit aurait dit François Mitterrand, il en est peu question. Ce projet dénote par son individualisme électoral, par la juxtaposition catégorielle de propositions sans véritable sens commun, alors même que c’est de sens et d’intérêt général dont les Français ont besoin.

Ce projet comporte aussi beaucoup de relents malthusiens : plutôt que créer des emplois privés, on s’en remet au secteur public, plutôt qu’inciter à la construction de logements, on impose des contraintes pour encadrer les loyers, enfin, plutôt que parier sur la science et la recherche, on joue sur les peurs et la sortie du nucléaire.

Mais il y a plus grave. A trop s’occuper de clientèles, les socialistes en oublient ceux qui sont à l’origine de bien des dynamiques économiques et sociales en France : les classes moyennes !

D’abord leur projet porte non seulement sur l’alourdissement des dépenses d’assistance comme les 300.000 emplois jeunes (4 milliards d’euros) mais aussi sur des augmentations d’impôts. La suppression des exonérations fiscales et sociales pour les heures supplémentaires faites essentiellement par des ouvriers s’apparente à la double peine : ceux qui travaillent ont vu leur pouvoir d’achat régresser à cause des 35 heures et, aujourd’hui, les socialistes voudraient supprimer ce qui constitue le treizième mois qu’apporte de fait la défiscalisation des heures supplémentaires. C’est clairement une mesure antisociale, à l’encontre des travailleurs des classes populaires.

En matière d’impôt sur les sociétés, les propositions socialistes reviendraient à voir l’Etat s’immiscer dans la gestion des entreprises notamment par le biais de la modulation de l’IS en fonction de la répartition du résultat de l’entreprise. Cette proposition tient compte ni des caractéristiques diverses des entreprises, ni des aléas ou des cycles économiques auxquels elles sont confrontées. D’ailleurs, par deux fois, les gouvernements socialistes ont essayé de la mettre en oeuvre pour y renoncer face aux difficultés d’application. La taxation des revenus de l’épargne ajoutée à la création d’une banque d’investissement revient à étatiser la gestion de l’épargne des Français. Nous avons là en deux propositions l’Etat omniprésent, quitte à être important, tel demeure le rêve socialiste.

Ensuite une proposition qui pénalise les classes moyennes et les familles : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Rendre la CSG progressive comme l’IR, c’est en transférer l’essentiel de la charge sur les classes moyennes car ce sont elles qui paient l’IR, puisque la moitié des ménages en sont exonérés. Individualiser l’IR comme la CSG, c’est de fait renoncer au quotient familial et remettre en cause l’un des fondements de la politique fiscale en faveur des familles.

Les socialistes en sont tellement conscients que, pour rendre cette opération moins visible et plus indolore, ils proposent le prélèvement à la source de l’impôt.

Enfin, dans ce programme, aucune interrogation, ni proposition pour réduire la dépense publique, ni pour lutter contre la fraude, alors même que la France est déjà la championne d’Europe de la dépense publique. Laisser dériver la dépense publique équivaut à des prélèvements fiscaux toujours plus lourds qui obéreront le pouvoir d’achat des ménages et dégraderont la compétitivité de nos entreprises.

Ce projet est tourné vers le passé. Ce cocktail de malthusianisme, de clientélisme et d’étatisme découragera les classes moyennes qui, grâce à leur travail et à leurs efforts, sont pourtant au cœur de la croissance et de la confiance dans l’avenir.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:31
Le Conseil communautaire de Nantes métropole avait lieu lundi 11 avril.

 

A l'ordre du jour, de nombreux sujets importants : bilan 2010 du Programme local de l'habitat, vote du budget, vote des tarifs de la TAN...

Avec mes collègues du Groupe Équilibre et Démocratie, nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour faire valoir notre point de vue sur ces différentes thématiques.

 

Sur le budget, je me suis abstenu. En effet, je ne peux cautionner le double langage de Jean-Marc Ayrault qui consiste à dire : l'État se désengage, il tente ainsi d'asphyxier les collectivités locales mais qui consiste également à dire : par ces réformes, les collectivités locales sont placées sous tutelle de l'État.

Ceci n'est pas sérieux.

 

Tout comme il n'est pas sérieux à mon sens d'augmenter les impôts locaux, ce qu'on appelle à Nantes Métropole l'impôt ménages.

 

Tout comme il n'est pas raisonnable que les tarifs de la TAN augmentent une nouvelle fois cette année. Depuis 2008, chaque année, les tarifs des transports publics, sont en hausse. Et cette année ce sont principalement le carnet de 10 tickets et les pass mensuels qui augmentent. Augmenter le carnet de 10, c'est envoyer un très mauvais signe à ceux qu'on appelle les occasionnels réguliers, c'est-à-dire tous les usagers qui ne prennent pas assez souvent les transports en commun pour qu'un titre annuel soit rentable, mais qui le prennent assez régulièrement quand même. C'est le cas de celles et ceux qui utilisent les transports en commun le week-end pour se déplacer plutôt que de prendre leur voiture. En décidant de taxer davantage ces utilisateurs, on envoie un signal négatif du point de vue environnemental et peut être économique. Le risque c'est de voir de plus en plus d'utilisateurs occasionnels se détourner du centre ville ou privilégier leur voiture.

 

Je remarque que nous sommes les seuls à avoir voté contre cette augmentation, Les Verts eux ont voté pour !

 

Vous trouverez à suivre mon intervention sur le bilan 2010 du PLH.

Par Julien BAINVEL - Publié dans : Mes interventions en conseil communautaire
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 18:58
Finances publiques
Source : La Tribune.fr - 26/04/2011 | 12:47
Selon les statistiques publiées ce mardi par Eurostat, la dette des pays de l'Union européenne et de la zone euro atteint, en 2010, le seuil symbolique de 80% du PIB. En valeur, l'Allemagne détrône l'Italie et devient le troisième pays le plus endetté au monde. Plombée par la crise de la dette souveraine, les plans de sauvetage pour aider certains pays de la zone euro et le poids des plans de relance nationaux, la dette européenne n'en finit pas de se creuser. Seul éclair de soleil dans ces chiffres moroses : les déficits publics ont baissé en 2010, de 6,8% du PIB à 6,4%.

Et le champion d'Europe de la dette, en valeur, est...  l'Allemagne. Avec une dette publique qui s'élève à 2079 milliards d'euros, soit 83,2% de son PIB, l'économie la plus performante de la zone euro détrône l'Italie et devient le troisième pays le plus endetté du monde. Plombée par les plans de relance à l'économie votés en 2010 et par l'aide accordée aux pays en crise de la zone euro (qui représente 6 milliards d'euros pour la Grèce sur l'exercice 2010),  la dette publique allemande a bondi de près de 10 points de PIB par rapport à 2009.


Le podium des pays les plus endettés en valeur est complété par l'Italie, avec 1843 milliards d'euros de dette, et la France, avec 1591 milliards d'euros. Derrière, l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce complètent le tableau.

Mais ces chiffres prennent une autre dimension lorsqu'on les met en relation avec le PIB national. Ainsi, les statistiques d'Eurostat publiées ce mardi indiquent que quatorze Etats membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB en 2010, le plafond maxium autorisé par l'Union européenne.

La dette publique de la Grèce, qui a bénéficié de l'aide de l'UE pour éviter la faillite et enchaîne les mesures d'austérité, s'envole à 142,8% du PIB, soit une progression de 15 points en un an. L'Italie est le seul autre pays de la zone euro dont la dette dépasse 100% du PIB (119%). La dette de la Belgique, engloutie dans une crise politique qui la prive de gouvernement depuis un an, représente 96,8% du PIB, et pourrait atteindre les 100% dès juillet. Suivent le Portugal (93%), l'Allemagne (83,2%) et la France (81,7%).


Tirée par ces mauvais élèves, la dette publique de la zone euro s'élève à 85,1% du PIB global, contre 79,3% il y a un an.

Néanmoins, la croissance des économies de la zone euro en 2010, après une année 2009 calamiteuse marquée par la récession, a pour conséquence une légère amélioration des déficits publics. De 6,3% du PIB en 2009 au plus fort de la crise financière, ils ont reculé à 6% en 2010 dans l'ensemble de la zone euro. Une performance à relativiser car les normes européennes n'autorisent des déficits publics qu'à hauteur de 3% du PIB pour chaque Etat.

Si la France, avec des déficits qui atteignent 7% du PIB, ne fait pas figure d'exemple, la vigueur de la reprise économique allemande en 2010 a pour conséquence des déficits publics limités à 3,3%.

Mais ce sont les Pigs (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), et le Royaume-Uni qui tirent les statistiques des déficits européens vers le haut. L'Irlande, qui a demandé l'aide de l'UE suite à la faillite de son économie, voit ses déficits publics exploser à 34,4% du PIB, soit plus du double par rapport à 2009 ! Les déficits des autres maillons faibles de l'Europe se situent entre 9% et 10,5% du PIB.

Dans l'Union européenne, seuls deux pays ne sont pas dans le rouge : la Suède réussit à atteindre l'équilibre (0%) et l'Estonie enregistre un très léger mais méritoire excédent public (0,1%).

Sylvain Rolland - 26/04/2011, 12:47
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 18:43

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 26.04.11 | 07h40  •

 

 

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi à Rome le 26 avril .

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi à Rome le 26 avril .AFP/ANDREAS SOLARO

 

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi se sont rencontrés, mardi 26 avril, à Rome, pour essayer de ramener un peu de sérénité dans des relations franco-italiennes tendues par la crise libyenne, l'afflux d'immigrants d'Afrique du Nord et l'appétit de groupes français pour les entreprises transalpines.

A l'occasion de ce 29e sommet franco-italien, les deux pays ont annoncé un certain nombre de positions communes, s'évertuant sans cesse à prouver leur unité. Silvio Berlusconi a qualifié le sommet de "très très positif", qui a fait état de "fortes convergences" entre les deux pays. De même, Nicolas Sarkozy a affirmé que "les tensions qui sont apparues il y a quelques jours n'[avaient] pas lieu d'être" et que "l'Italie, pour nous, c'est plus que l'Europe : c'est un pays frère".

Sur le dossier le plus épineux, celui de la gestion des immigrants d'Afrique du Nord, la France et l'Italie se sont déclarées favorables à "des modifications" au traité de libre circulation de Schengen, "dans les circonstances exceptionnelles" actuelles, selon les termes du président du Conseil italien. Les deux pays ont envoyé une lettre commune à Bruxelles, qui détaille ces modifications souhaitées. "Nous voulons que Schengen vive, mais pour que Schengen vive, Schengen doit être réformé", a dit Nicolas Sarkozy. "Nous voulons le renforcement de son texte, nous voulons le renforcement de ses évaluations, nous voulons davantage de moyens pour que les frontières de l'espace Schengen soient garanties", a-t-il ajouté. "C'est justement parce que nous croyons en Schengen que nous voulons un renforcement de Schengen."

"LE SOUHAIT COMMUN DE CRÉER DE GRANDS GROUPES FRANCO-ITALIENS"

L'Italie a assuré soutenir la position française, expliquant que la France a fait un effort "plus important" que l'Italie en matière d'accueil d'immigrés tunisiens. Silvio Berlusconi a souligné que la France en avait accueilli "cinq fois plus" que son pays. Les pays de la rive sud de l'Union Européenne "ne peuvent être laissés seuls", a-t-il dit.

Au niveau international, les deux chefs d'Etat ont "adressé un appel commun à Damas, pour que la répression violente prenne fin et qu'une suite immédiate soit donnée aux mesures annoncées." Sur le plan économique, Silvio Berlusconi a déclaré que la France et l'Italie avaient "le souhait commun" de créer de "grands groupes franco-italiens".

Le chef de gouvernement italien n'a pas cité de noms d'entreprises, mais cette déclaration intervient alors que le groupe laitier français Lactalis, qui détenait déjà près de 29 % de Parmalat, a annoncé mardi matin le lancement d'une offre d'achat sur l'Italien afin de donner naissance au numéro un mondial du secteur. Rome avait adopté ces dernières semaines des mesures afin de bloquer l'offensive de Lactalis. Le chef du gouvernement italien s'est dit par ailleurs "convaincu" que l'"économie doit être libre".

LA FRANCE SOUTIENDRA MARIO DRAGHI À LA PRÉSIDENCE DE LA BCE

 

Le centre d'accueil des migrants tunisiens, à Vintimille.

Le centre d'accueil des migrants tunisiens, à Vintimille.Le Monde.fr

 

Par ailleurs, la France a annoncé qu'elle sera très heureuse de soutenir un candidat italien à la présidence de la Banque centrale européenne. "La France sera très heureuse de soutenir un Italien à la présidence de la Banque centrale européenne", a déclaré Nicolas Sarkozy. Citant "Mario Draghi [le gouverneur de la Banque centrale italienne – NDLR], que je connais bien", il a ajouté : "Nous ne le soutenons pas parce qu'il est Italien, nous le soutenons parce que c'est un homme de qualité." Le mandat de l'actuel président de la BCE, Jean-Claude Trichet, prend fin à la fin d'octobre.

L'unité affichée survient alors que plusieurs dossiers avaient semé le trouble entre les deux pays. Quelques jours avant la tenue de ce 29e sommet franco-italien, la France avait jeté un pavé dans la mare en annonçant qu'elle souhaitait revoir les "clauses de sauvegarde" des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes en Europe, afin de pouvoir rétablir, dans certains cas, des contrôles aux frontières nationales.

Le 17 avril, Paris avait suscité la colère de Rome en suspendant la circulation des trains depuis la ville italienne de Vintimille vers la France (lire notre reportage "Nice-Ville, terminus forcé pour les migrants tunisiens"). La France avait estimé qu'un train, avec à son bord des militants qui voulaient accompagner des immigrés tunisiens, posait un risque pour l'ordre public. Paris est en effet irrité par l'Italie, qui a décidé d'octroyer des permis de séjour de six mois aux plus de 20 000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier pour qu'ils puissent rejoindre "amis et parents" en France et ailleurs en Europe.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:23
Source : gaullisme.fr

Entretien. « Rompre avec l’idéologie victimaire » en matière d’immigration.

 

 | 23. avril 2011

 

« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J ’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux. » En exergue du blog qu’elle tient sur Internet, Malika Sorel a fait figurer cette citation de l’historien Marc Bloch. Membre du Haut Conseil à l’intégration (elle y a été nommée par décret du président de la République en septembre 2009), Malika Sorel-Sutter vient de publier Immigration-Intégration, le Langage de vérité (Mille et Une Nuits).

Française d’origine algérienne, elle a passé les dix premières années de sa vie en France. « C’est là, dit-elle, que les graines de l’intégration ont été semées, à l’école, par la culture, ma rencontre avec la littérature. » Ingénieur de formation, elle est diplômée de l’École polytechnique d’Alger et d’un troisième cycle de gestion de Sciences Po Paris. Elle a travaillé dans l’industrie et fait « du placement d’ingénieurs » dans le secteur des hautes technologies. « Je connais bien, dit-elle, les processus de recrutement et les procédures d’insertion au sein des entreprises. »

En 2008, elle a plaidé contre l’inscription du concept de diversité dans le préambule de la Constitution devant le comité chargé d’y réfléchir, que présidait Simone Veil. Dans son livre, comme dans le précédent (le Puzzle de l’intégration, paru en 2007), Malika Sorel-Sutter aborde “en expert” ce sujet controversé, en fondant ses conclusions sur sa connaissance du terrain et sur les travaux de nombreux sociologues.

Entretien.

10a

 

 

 

 

 

Dès le début de votre livre, vous distinguez l’insertion de l’intégration. En revanche, vous parlez peu d’assimilation. Pourquoi ?
  Les mots sont importants. L’insertion, c’est l’obligation de respecter les normes collectives d’une société, les règles du “bien-vivre ensemble”, même si l’on ne partage pas la même culture. C’est ce que font les expatriés français à l’étranger, par exemple. L’intégration, c’est plus profond : c’est le fait de se sentir concerné par une communauté de destin avec les Français. Cela se traduit, concrètement, par la transmission à ses propres descendants des fondamentaux qui composent le noyau identitaire français, ce que l’on nomme le legs ancestral. C’est un long processus qui, lorsqu’il réussit, aboutit à l’assimilation, concept qui a été victime d’un procès en sorcellerie tout à fait injustifié !

Beaucoup affirment que l’intégration des immigrés se fait mal parce qu’ils sont discriminés. Vous dites, au contraire, qu’elle se fait mal car ils sont victimisés. Qu’entendez-vous par là ?

 

Nous ne portons pas le même regard sur les immigrés africains que sur les Européens arrivés ici avant eux. Avec les Italiens, les Polonais, les Portugais, la France était exigeante, et elle avait raison de l’être. Elle ne l’est plus avec les nouveaux venus.

Pourquoi ?

Une frange de notre élite intellectuelle, minoritaire mais puissante, présente encore les immigrés d’Afrique et du Maghreb comme des victimes de la colonisation, envers qui la France aurait une dette inextinguible… Elle clame que les nouveaux migrants sont discriminés, et ceux qui osent les contredire sont aussitôt embastillés dans la case “raciste” ! Or la victimisation est catastrophique : la culture de l’excuse déresponsabilise les étrangers installés en France. Nous ne les incitons pas à faire les efforts nécessaires à la réussite dans notre société. Pis, nous multiplions en leur faveur les dispositifs dérogatoires au droit commun, nous négocions nos valeurs, nous transigeons. Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres.

N’a-t-on pas raison, cependant, de parler de discrimination à l’embauche, par exemple ?  

Une erreur cent fois répétée ne devient pas une vérité. Des études le prouvent, comme celle de Jacqueline Costa-Lascoux, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration : elle a assisté à des centaines d’entretiens d’embauche, qui ont été filmés. Les jeunes immigrés sont surtout victimes de leur comportement : ils ne savent pas quelle attitude adopter devant l’employeur. C’est logique : ils n’ont pas été éduqués dans le respect de la société française puisqu’on leur a dit qu’ils avaient “le droit à la différence”… Quand ils regardent le film de leur entretien, ils admettent eux-mêmes qu’ils n’auraient jamais recruté un candidat se comportant comme eux ! Parler de discrimination est abusif. Savez-vous combien l’État et les collectivités locales ont dépensé pour la rénovation urbaine ? 42 milliards d’euros sur dix ans : c’est le montant du plan Borloo. Des sommes considérables ! Sans compter les effets pervers d’une solidarité nationale mal comprise, coûteuse et d’autant moins efficace qu’on a laissé prospérer dans certaines cités une économie parallèle fondée sur la drogue et le travail au noir. Résultat : les jeunes de ces quartiers prennent pour modèles de réussite des trafiquants dont les profits sont considérables. Loin d’affranchir les habitants de ces quartiers, la solidarité nationale finit par entretenir leur assistanat.

N’est-ce pas aussi parce que leurs parents – qui, souvent, ne parlent pas français – sont dépassés par la situation ?  

Encore une idée fausse ! Les Polonais, les Russes, les Portugais ne parlaient pas non plus français en arrivant en France. Simplement, ils ont laissé les enseignants assumer leur mission. Des chercheurs, dont Nicole Mosconi, ont bien montré que, pour réussir à l’école, l’enfant devait choisir entre la figure parentale et celle de l’instituteur. Et c’est aux parents de l’aider à choisir le maître – c’est-à-dire la culture française, celle de l’école de la République : l’élève doit prendre le pas sur l’enfant. Ce n’est pas facile, c’est vrai, mais n’est-ce pas le but de toute éducation ? C’est ce qu’ont fait les immigrés européens, et ce que ne font plus les nouveaux arrivants. Au contraire, ils dissuadent souvent leurs enfants d’adopter des comportements qui leur sont étrangers. Ils ne sont pas inactifs, non : ils transmettent leur culture et empêchent les instituteurs de transmettre celle de la République. C’est l’une des raisons de l’échec scolaire de ces enfants, puis de leur difficulté à trouver un emploi.

Vous insistez dans votre livre sur le respect de la laïcité. L’échec de l’intégration n’est-il pas aussi lié au fait que l’islam, par nature, ignore la distinction entre le temporel et le spirituel ?

 

Ce n’est qu’un aspect du problème. La difficulté est surtout d’intégrer à la nation des personnes qui ne sont pas libres de leurs actes car elles n’existent, culturellement, qu’au sein d’un groupe. De ce point de vue, le communisme soviétique, bien qu’athée, était aussi contraignant que l’islam ! Même si les immigrés européens, de culture chrétienne, étaient plus proches des Français, ramener le débat à l’islam me paraît restrictif et périlleux. De quel islam parlons-nous ? Les querelles sont nombreuses entre musulmans. L’islam arabe n’est pas le même que l’islam africain, celui des Algériens n’est pas celui des Tunisiens. Et comment distinguer l’islam de l’islamisme ? N’entrons surtout pas dans ce jeu ! Il faut rester concentré sur la culture française et sur ses exigences propres.

C’est pourtant le cas : les pouvoirs publics veulent mettre en place un “islam de France”

Le Haut Conseil à l’intégration, dont vous êtes membre, a souligné que l’école était soumise à d’intenses revendications communautaires. Dans un entretien à la Revue parlementaire, Luc Chatel dit qu’il ne partage pas la “vision pessimiste” du HCI. Que lui répondez-vous ?

 

Nous n’inventons rien : ni le rejet de la langue française, ni la contestation des cours d’histoire et de biologie, ni les revendications de repas halal… Quant aux chiffres 2005 de l’Insee, ils sont accablants : sur les 150 000 élèves qui sortent du système scolaire chaque année sans diplôme, les deux tiers sont issus de l’immigration. Est-ce le signe d’un progrès de l’intégration ? Depuis trente ans, on dit aux Français : “Ne vous inquiétez pas, tout va s’arranger !” Et l’on attend d’eux qu’ils revoient leurs revendications à la baisse. Pourquoi ? Parce qu’il est moins coûteux d’imposer ces concessions aux Français que le respect des principes républicains aux personnes issues de l’immigration. Je le dis clairement : les hommes politiques ont peur de la violence qu’une telle exigence pourrait déclencher. Qu’on se rappelle les émeutes de 2005 ! Les Français, eux, se contentent de s’abstenir dans les urnes…

Vous affirmez que les dirigeants politiques ont renoncé à transmettre aux immigrés l’amour et le respect de la France. Comment en est-on arrivé là, selon vous ?

L’idée de nation s’est progressivement effacée : conversion de la gauche à la construction européenne à partir de 1984, puis à la mondialisation dans la décennie suivante ; progrès des idées libérales et du libre-échange au sein d’une droite auparavant dominée par le général de Gaulle ; pressions sur la droite et sur la gauche des milieux patronaux, partisans d’une immigration de main-d’œuvre bon marché. À quoi s’ajoutent les revendications des nouveaux venus, pris en main par un réseau d’associations dont toutes les actions sont relayées par les médias… Tout cela a joué. Le fait aussi que nos élites n’aient plus d’ancrage culturel a favorisé ces abandons. La culture qu’avaient de Gaulle et les hommes de sa génération leur permettait de résister à la tyrannie du quotidien, des sondages et du court terme. Ils savaient se projeter au-delà des échéances électorales. Aujourd’hui, des avocats, des commerciaux, des énarques occupent la scène. Des hommes qui ont remis à l’Europe le destin de la France et n’ont aucune envie d’en reprendre les commandes, alors qu’il faudrait pratiquer, comme de Gaulle, la politique de la chaise vide pour ramener Bruxelles à la raison.

La droite affirme cependant sa volonté de maîtriser les flux migratoires à nos frontières. Claude Guéant dit même qu’il faut réduire l’immigration légale.

 

Et il a raison ! Mais il est aussitôt contredit par Christine Lagarde et par Laurence Parisot, la présidente du Medef, pour qui l’économie française ne pourrait pas tourner sans immigration nouvelle !

Ce n’est pas vrai ?

Mais non ! Notre politique de l’emploi est aberrante. La France vient d’adopter une directive européenne dont le but est d’« attirer les ressortissants de pays tiers aux fins d’emplois hautement qualifiés ». Or de nombreux diplômés français s’exilent chaque année à l’étranger, où leurs talents sont reconnus. Mieux vaudrait endiguer la fuite de nos cerveaux ! Autre exemple : la signature en 2008 d’un accord d’immigration entre la France et le Sénégal. Il s’agit d’ouvrir le marché du travail français aux ressortissants sénégalais dans cent huit métiers, dont beaucoup ne sont pas très qualifiés : des emplois qui pourraient trouver preneurs en France, à niveau de compétence égal ou moyennant la formation de chômeurs.
Cette expression est aussi dangereuse que floue. Si l’on veut dire que l’islam est aussi français, donc que la France est une terre d’islam, alors les musulmans sont fondés à négocier toujours plus de dérogations à la loi commune, toujours plus de droits, et c’en est fini de l’intégration ! Si l’on prétend faire émerger un islam des Lumières, au motif qu’il serait “de France”, cette tentative est vouée à l’échec. Penser que l’Europe pourrait organiser l’islam est d’une naïveté consternante. Voyez l’échec du Conseil français du culte musulman : ses membres ne cessent de sequereller ! Se placer du point de vue de l’islam, c’est commettre une double erreur : c’est renvoyer les immigrés à leurs origines, donc favoriser l’emprise du groupe alors qu’il faudrait les en libérer et, ce qui me scandalise, c’est engager une politique d’accommodements dont la France ne peut que souffrir. À ce propos, les statistiques ethniques, si elles étaient mises en place, feraient peser de lourdes menaces sur notre cohésion nationale. Comment des responsables politiques français peuvent-ils oser faire de la France leur variable d’ajustement ? C’est à la France de dire aux nouveaux venus ce qu’elle attend d’eux et de sanctionner les comportements contraires aux normes collectives françaises. C’est le vivre-ensemble qui se joue désormais.

On estime à 4 millions le nombre des demandeurs d’emploi, si l’on tient compte des chômeurs qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi et des salariés à temps partiel subi. Peut-on tout à la fois supporter la charge du chômage et recourir à une immigration de travail massive ? Ce n’est pas seulement une question financière, c’est une question de dignité : priver d’emploi des hommes et des femmes capables de travailler, c’est les condamner à l’exclusion sociale.

Vous évoquez un risque de “libanisation” de la France. Que proposez-vous pour l’éviter ?

Les solutions se déduisent du diagnostic. Il est impératif de réduire les flux migratoires, dont l’importance nuit à l’insertion des immigrés installés en France. Il faut aussi responsabiliser les parents de ces familles, dans l’intérêt de leurs enfants et de la France.

Quelques chiffres : officiellement, il y a 200 000 entrées nouvelles en France chaque année. S’y ajoutent 80 000 à 100 000 clandestins par an : c’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit en 2006 devant le Sénat. « La proportion de jeunes issus de l’immigration atteint 37 % en Île-de- France, 23 % en Alsace, 20 % en Rhône- Alpes », écrit la démographe Michèle Tribalat. En Seine-Saint-Denis, un jeune sur six est originaire d’Afrique subsaharienne. Et l’on n’aurait pas le droit de se demander si la France peut encore accueillir de nouveaux immigrés ?

On émet le vœu pieux, et totalement stérile, de “déghettoïser” alors que l’on sait pertinemment que cela n’est plus possible du fait du fort taux de natalité et des flux migratoires, et que, par ailleurs, les migrants eux-mêmes cultivent l’entre-soi et refusent de plus en plus de respecter le cadre culturel français. Donc réduire l’immigration de travail, mais aussi les entrées pour raison familiale, est une urgence. Aujourd’hui, l’un des principaux motifs d’immigration est le mariage.

Que les mariages mixtes se multiplient, n’est-ce pas l’indice d’une intégration croissante des immigrés ?  

Non, car ces mariages ne sont mixtes qu’en apparence. Dans la plupart des cas, il s’agit d’unions entre deux conjoints dont l’un est français de fraîche date et l’autre arrive de l’étranger où la famille est allée le chercher. Il ou elle ne parle pas français, ou mal. Son conjoint reste culturellement étranger… Si la France n’attribuait pas aussi généreusement la nationalité française, on ne parlerait pas de mariage mixte.

Vous voulez dire qu’il y a trop de naturalisations ?

En septembre 2010, le ministre de l’Immigration – c’était alors Éric Besson – se félicitait en commentant le chiffre des naturalisations (80 175 durant les huit premiers mois) que « ces résultats placent la France en tête des pays européens pour l’acquisition de la nationalité ». Il indiquait ensuite qu’il souhaitait faire signer aux étrangers naturalisés une « charte des droits et des devoirs du citoyen » les engageant à être « fidèles aux valeurs de la France ». C’est-à-dire que l’État accorde la nationalité française à des personnes dont il n’est pas encore certain qu’elles soient véritablement intégrées… L’octroi de la citoyenneté française doit venir valider la réussite du processus d’intégration, qui conduit à l’assimilation. Prétendre que l’on peut être français sans être porteur de l’identité française est mensonger, comme il est mensonger d’affirmer qu’octroyer le droit de vote aux étrangers favoriserait leur intégration. Le taux d’abstention est extrêmement élevé parmi les populations issues de l’immigration.

Vous dites aussi qu’il faut responsabiliser les parents. Comment ?

Ce sont eux qui détiennent les clés de l’insertion. Il ne faut pas hésiter à les sanctionner quand leurs enfants commettent des délits. Dans ces familles, les mineurs sont éduqués dans le strict respect qu’ils doivent à leurs parents. La mère occupe d’ailleurs une position sacrée. En cas de mauvais agissements de leurs enfants, il est donc indispensable que les parents soient placés face à leurs responsabilités. Qu’ils soient astreints, par exemple, à financer les réparations en cas de dégradations. Cela inciterait les enfants à ne plus récidiver et enclencherait un cercle vertueux. La sécurité ne pourra s’obtenir qu’en agissant sur les familles.

J’insiste aussi sur la responsabilité des parents vis-à-vis de l’école. L’enseignant ne peut pas tout, il est souvent désarmé face aux incivilités qu’il subit dans sa classe. Aujourd’hui, l’école n’est plus en mesure d’assumer sa mission et, pour moi, c’est un problème de fond. Il est impératif que les pouvoirs publics la préservent des revendications communautaires et sanctionnent les parents des élèves qui ne respectent pas leur maître.

Nous devons rompre avec l’idéologie victimaire qui inspire toute notre politique d’intégration, et qui a échoué. Remettons les choses à l’endroit : le point de départ de cette politique, ce doit être la France, ce qu’elle exige, et non les immigrés, ce qu’ils revendiquent. On ne la fera pas respecter en méprisant son histoire. La France fait beaucoup pour les étrangers qu’elle accueille. Les Français ne sont pas racistes ! Finissons-en avec la repentance ! On demande aux peuples européens de disparaître ; c’est une entreprise terrifiante !

Il serait temps que nos dirigeants politiques s’en rendent compte avant que des troubles majeurs n’éclatent. « Dieu, a écrit Bossuet,

rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. » 

 Propos receuillis par : Fabrice Madouas  

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 19:29
 Article crée le 21.04.2011 à 13h36
"Je sais gré au Professeur Bernard Debré d'avoir publié sur internet une lettre pour défendre notre chrétienté [Ici. NDL], nos racines judéo- chrétiennes et notre culture à l'occasion d'une exposition blasphématoire en Avignon montrant Notre Seigneur Jésus Christ baignant dans l'urine.

Pourtant Malraux avait prédit que le 21ème Siècle serait « spirituel » ou ne serait pas. Pour les trois religions monothéistes issues de jéru- salem, de jéru-salam et de jéru-shalom,il n'y a qu'un seul Dieu. Il est UN. Sa Loi est transcendante et immanente. C'est pourquoi notre civilisation trouve ses fondements dans le sacré et également dans l'enseignement des fondements de l'existence édictés par Platon et tant d'autres esprits éclairés au fil des siècles passés. : le Beau, le Bien et le Juste.

Dans la confusion et le chaos actuel, des hommes et des femmes au plus haut niveau de responsabilité de ce que l'on nomme la culture, n'ont manifestement aucun repère, de ce que fut au fil des siècles l'esprit de transcendance dans la beauté.

Ces derniers se laissent prendre au miroitement d'une mode qui se veut déjantée, en jeans troués et pourquoi pas ériger comme valeurs ce qui est laid, ridicule et trop souvent obscène !

Dans cette jungle indescriptible, les Français, déracinés de leur propre culture, confondent modes « feu de fange » dans une excitation artificielle de leur A. D. N. manipulée Le dieu Moloch, l'Argent règne seul. Plus de critères. Est-ce le rôle des responsables en France que d'achever de faire perdre l'esprit à nos concitoyens ?

L'image blasphématoire du « piss-christ » devrait être comparable aux caricatures du Prophète Mahomet et aux blessures qu'elles générèrent.

Quand Moïse, Ezechiel et tous les autres prophètes inscrits dans la Bible seront ils également -faute d'inspiration destructrice – jetés eux aussi dans les égouts de notre déchéance contemporaine ?
Pourquoi ne pas remettre en cause la culture des animistes ou celle des Inuits ?.

Détruire est plus facile que construire. La dérision est plus facile que le respect de soi-même et des autres.

Henri
Comte de Paris
Duc de France

Paris 15 Avril 2011
 
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