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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:43

Jean-Pierre Garson, chef de la division des migrations internationales à l'OCDE

LEMONDE pour Le Monde.fr | 20.04.11 | 12h38

   

 

La France a connu une nouvelle polémique sur l'apport économique des immigrés, et sur l'opportunité ou non de ralentir les flux migratoires. De semblables questions se posent-elles dans d'autres pays de l'OCDE ?

Il y a une très grande diversité des situations de migration dans les pays de l'OCDE, qui ne sont d'ailleurs pas forcément liées à la part des immigrés dans la population. Ainsi, en Finlande, le débat a été dernièrement assez virulent alors que le pays ne compte que 2,7 % à 2,8 % d'immigrés, contre 50 % au Luxembourg !

Certains pays, dont la France, ont une vieille tradition d'immigration et d'installation ; d'autres, comme l'Australie ou le Canada, ont fait de l'immigration un véritable outil de leur développement économique.

Il est donc légitime de vouloir réguler l'immigration en fonction de la situation économique ?

Il est bien sûr possible de déterminer quels sont les besoins structurels et conjoncturels de main d'œuvre ; mais ajuster en fonction de cela une politique d'immigration néglige deux réalités essentielles.

Premièrement, un gouvernement de l'Union européenne n'a de prise que sur l'immigration issue des pays tiers. Or, l'impact de l'immigration polonaise sur une économie est tout aussi important que celui de l'immigration algérienne par exemple. Cela a été le cas au Royaume-Uni ou en Irlande qui ont ouvert leurs frontières aux ressortissants d'Europe de l'Est en 2004 : les gains de productivité apportés par une main d'œuvre qualifiée, mais acceptant des emplois sous-qualifiés, y ont accéléré la croissance.

Deuxièmement, les populations immigrées, une fois sur le sol national, ont leur propre dynamique sur le marché du travail, et celle-ci échappe aux décisions politiques : elle ne relève que du jeu de l'offre et de la demande.

Dans quel sens joue-t-elle, en l'occurrence ?

Il n'y a aucune raison qu'un immigré ne puisse pas prendre un emploi meilleur que celui qu'il a accepté en arrivant, soit qu'il corresponde mieux à sa qualification d'origine, soit qu'il ait pu acquérir des compétences qui lui permettent de mieux se vendre sur le marché du travail.

Parce que nos pays sont démocratiques, parce qu'ils offrent un cadre institutionnel qui le permet, la promotion des immigrés est une réalité souvent cachée, invisible, alors qu'elle se vérifie dans les chiffres.

L'immigration n'est plus liée, comme ça a pu être le cas, à la segmentation du marché du travail, les immigrés faisant, en gros, les "sales boulots", même si ça peut être encore fréquemment le cas.

Ils se diffusent au fil des ans dans des segments de qualification beaucoup plus variés ; leurs enfants, en particulier, prennent des emplois dans les services (tourisme, santé, social, éducation) quand leurs parents étaient dans l'industrie. Le rôle des mariages immigrés-nationaux est aussi très important dans ce domaine.

L'apport économique de l'immigration se mesure à long terme, et non par ses effets immédiats. Dans ces conditions, une politique de migration "sélective" (réservée à certains secteurs ou qualifications "en pénurie") ne résout pas grand-chose…

Mais les immigrés ne restent-ils pas largement majoritaires dans les emplois les moins qualifiés ?

Certes, mais il s'agit des nouveaux arrivants. C'est pourquoi interrompre le flux migratoire serait un mauvais coup porté au fonctionnement du marché du travail : cela bloquerait la promotion professionnelle des immigrés plus anciens, mais aussi des nationaux, car il faudra toujours occuper ces postes sous-qualifiés. Ce sont les nouveaux immigrés qui assurent, par la mobilité que l'on exige pourtant si souvent des travailleurs nationaux, la fluidité du marché du travail.

La crise économique n'a-t-elle pas grippé cette mécanique ?

Elle frappe effectivement en premier les secteurs où sont concentrés les immigrés. Mais quand il n'y a plus de travail, les flux migratoires se ralentissent naturellement, et les migrations temporaires se font moins fréquentes.

L'ajustement ne se fait pas par la décision politique. Mais il s'agit de situations conjoncturelles. Le vieillissement des pays de l'OCDE et les besoins de flexibilité du marché du travail font de l'immigration un besoin structurel.

Propos recueillis par Antoine Reverchon
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:31
Où en est-on arrivé en Avignon ? Madame le Maire, UMP, Le Conseil général du Vaucluse, le Ministère de la Culture financent une exposition « Je crois aux miracles » sur les religions, en particulier chrétienne. Ce serait tellement simple...

Mais une image blasphématoire « Piss Christ » y est présentée : une photographie du Christ  plongée dans de l'urine ! C'est odieux, sciemment provocateur, inacceptable. Imagine-t-on qu'il eut été possible de faire de même avec une représentation de Mahomet ? Les banlieues se seraient enflammées, certaines associations de lutte contre les discriminations, toujours si promptes, auraient porté plainte, l'Afghanistan se serait révolté et les Chrétiens auraient réprouvé, à juste titre, cette provocation.

Mais voilà. S'il est impossible, heureusement, de blasphémer les autres religions, celà semble autorisé et même promu par les finances publiques - si abondantes - lorsque ce sont les confessions catholiques qui sont visées, sans grande originalité finalement. Cette attitude n'en demeure pas moins odieuse et sert finalement les extrémismes.

La France est un pays judéo-chrétien. Il faut être fier de nos racines. La Chrétienté a parsemé notre pays de perles : cathédrales gothiques, chapelles romanes, culture sacrée, oeuvres cultuelles... C'est la Chrétienté qui a donné à la France son âme, sa force. « France, fille aînée de l'Eglise » : c'est une revendication. « France héritière de la Chrétienté » : c'est un constat.

Au moment où la France accepte une immigration officielle, aux cultures variées, mais subit également celle, inacceptable, d'hommes et de femmes illégaux, de clandestins, il est plus que nécessaire que la Chrétienté soit ferme et fière. Cela ne veut pas pour autant dire qu'il faille critiquer ni l'Islam, ni les autres religions.

Une nouvelle fois, des irresponsables osent, au nom d'une liberté d'expression galvaudée, salir une religion, car c'est bien le but. Curieuse conception de cette liberté d'expression qui de façon surprenante, s'exerce à sens unique, sans limite.

Alors, je le dis d'abord à mon amie, Marie-Josée ROIG : « Pourquoi as-tu accepté cette provocation ? Coup de pub ? « Buzz » ? Tu aurais du refuser, non seulement au nom de la dignité, l'exposition de cette image odieuse au lieu de subventionner ce projet mais également refuser d'afficher dans ta ville ce « visuel » ».

Pour l'auteur ? Je n'ai que mépris ! Est-ce de l'art ? Non bien sûr. L'art ennoblit l'homme, cette « production » est ignoble. Cet auteur est vraisemblablement dérangé, torturé et faible. Je dirais même aussi courageux dans sa pseudo contestation qu'intelligent.

Quant à ceux qui comme moi, sont révoltés, je leur dis : « Vous avez raison ! Votre combat, lui intellectuel, vous honore. Je suis à vos côtés. Exigeons le retrait de ces images insultantes et mettons un terme à leur subventionnement ».

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:20

Cher Monsieur,

Comme beaucoup, j'ai vibré à vos aventures. Ces spectacles, télévisés étaient merveilleux. Ils révélaient la nature brute, les hommes, les animaux, je sais les difficultés que vous avez rencontrées pour accéder aux plus hauts pics des montagnes ou aux sources des fleuves les plus encaissés. La terre est d’une telle beauté, il faut bien évidemment la conserver.

Cela dit, heureusement que vous aviez à votre disposition les matériels les plus modernes (hélicoptères, avions et autres technologies de pointe). Il faut aussi remercier ceux et celles qui vous ont aidé, comme EDF, Bouygues etc.… C’est grâce à eux que votre fondation a pu vivre, heureusement pour nos yeux émerveillés. D’ailleurs personne ne critiquera votre salaire avoué de plus de 30 000 € par mois sans compter les produits dérivés issus des ventes et des droits…

J’aurais tant aimé continuer à vous voir !

En 2007, vous avez été tenté par la politique. Heureusement, vous avez renoncé à vous lancer dans cette aventure, vous avez simplement fait signer à grand renfort de publicité et de caméras, comme vous savez si bien le faire, une Charte sur l’écologie, comme si le statut de vedette de télévision vous avait conféré celui de véritable gourou. D’ailleurs, j’imagine que ces signatures ont été données aussi pour le spectacle...

Pendant longtemps vous avez côtoyé les politiques. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont été vos amis, je ne vous ai jamais vu avec Mélenchon ou Besancenot… Rarement avec Strauss Khan… Les connaissez-vous ?
Mais voici le drame : vous voulez vous présenter à la présidentielle.
Attention, ne confondez pas la notoriété télévisuelle avec l’affinité politique. Vous n’allez pas concourir au 7 d’or en vous présentant à cette élection, elle ne se déroule pas à l’Olympia ! Ce n’est pas Drucker qui vous remettra le prix !
J’imagine que vous l’avez soupçonné en parlant social… Puisque vous allez vous présenter « à gauche », il fallait bien répéter ce que diront vos amis, vos nouveaux amis ! J’attends avec impatience de vous voir aux côtés de l’extrême gauche !
Je ne sais pas ce qui a motivé votre soudaine décision, faire de la politique vous va comme une chaussette à un boa, comme des échasses à une girafe. Après cette aventure qui vous va si mal, je n’imagine pas que vous allez recommencer à faire de la télévision. La France aura perdu un acteur, un metteur en scène, qui, un moment a joué un rôle qui ne lui allait pas.
C’est ainsi que les réputations s’écrasent sur des fautes irréfléchies ou peut être parce que l’ego devient démesuré !
Méfiez vous de la télévision, elle peut troubler les esprits !

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 09:17
Ouest France 19-04-11
Par André TRILLARD - Publié dans : La Presse en parle
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 00:09

 

 

 

Après l'annonce de l'agence de notation financière Standard & Poor's, Wall Street a terminé en baisse de 1,14 %, lundi 18 avril.

Après l'annonce de l'agence de notation financière Standard & Poor's, Wall Street a terminé en baisse de 1,14 %, lundi 18 avril.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 

New York, Correspondant - Et maintenant, quel sera l'impact du coup de semonce de l'agence de notation financière Standard & Poor's (S & P) ? En abaissant, lundi 18 avril, de "stable" à "négative" la perspective d'évolution de la dette américaine de long terme – qui bénéficie de la note AAA, la plus haute possible –, l'agence n'exclut plus une proche dégradation : "Une chance sur trois qu'elle intervienne d'ici deux à trois ans."

Non seulement c'est la première fois dans l'histoire des Etats-Unis qu'un tel abaissement est envisagé, mais le pays se retrouve être le seul grand Etat disposant de la note AAA menacé de voir la capacité de son économie à honorer ses échéances financières mise en cause. Pour justifier sa décision, S & P use de deux arguments.

Le premier suit celui récemment émis par le Fonds monétaire international (FMI) : avec un déficit budgétaire approchant 11 % du produit intérieur brut (PIB), les Etats-Unis ont tardé à engager l'assainissement de leur dette, handicapant leur capacité à y parvenir "avant plusieurs années".

Le second est que la probabilité de désaccord persistant entre la Maison Blanche et son opposition, majoritaire à la Chambre des représentants, risque d'obérer la mise en œuvre de solutions de long terme avant 2013, renforçant dès lors la menace de dégradation de la note de la dette américaine.

Standard & Poor's (S & P) souligne cependant que Washington dispose d'une "liquidité financière externe sans équivalent" – comprendre : le dollar se maintenant comme devise de référence, l'Amérique est la seule à pouvoir faire tourner sa planche à billets pour rembourser ses dettes.

"NO BIG DEAL"

L'affaire a instantanément fait l'objet de débats enflammés dans les milieux financiers et politiques, les experts divergeant quant à la portée de l'événement. Dean Baker, président du Centre de recherches en économie politique de Washington, s'insurgeait que les marchés puissent encore accorder le moindre crédit à des agences qui "présentent un bilan horrible, ayant accordé jusqu'au dernier moment la note maximale aux titres de dette subprime ou à des sociétés comme Enron, Lehman Brothers et Bear Stearns jusqu'à leur faillite". "No big deal" ("pas de quoi fouetter un chat"), a asséné le Prix Nobel d'économie Paul Krugman.

Wall Street a cependant terminé en baisse de 1,14 %, cette annonce ayant surgi de façon "inattendue" pour nombre d'analystes oubliant que S & P et l'agence Moody's avaient déjà tiré le signal d'alarme à la mi-janvier.

L'annonce constitue un "gigantesque coup de semonce", a par exemple estimé Peter Boockvar, stratège de la société d'investissements Miller Tabak. A contrario, pour le conseil en investissements Capital Economics, "personne ne peut être surpris d'apprendre que les finances publiques américaines suivent une trajectoire insoutenable".

Sous-secrétaire au Trésor, Mary Miller a reproché à S & P de "sous-estimer la capacité des dirigeants américains à s'entendre pour surmonter des défis financiers difficiles". La Maison Blanche se dit en effet convaincue qu'un compromis interviendra avec son opposition républicaine sur un plan de long terme pour ramener le déficit sous les 2 % du PIB, les divergences ne portant pas tant sur le montant des économies à dégager (entre 4 000 et 4 400 milliards de dollars en dix à douze ans) que sur la méthode devant y présider.

RELÈVEMENT DU PLAFOND

La Maison Blanche demande aussi à l'opposition républicaine de découpler des enjeux globaux le relèvement du plafond de la dette (actuellement de 14 300 milliards de dollars), qui doit intervenir avant la mi-mai, pour éviter de mettre en péril la capacité de l'Etat américain à s'autofinancer, une éventualité que les démocrates présentent comme "catastrophique".

Sur ces deux questions, les républicains opposent une fin de non-recevoir, qu'ils ont présentée comme renforcée après l'annonce de S & P.Leur leader à la Chambre, Eric Cantor, a appelé le Congrès à "cesser d'augmenter aveuglément la limite de la dette".

Pour voter le relèvement du plafond de celle-ci, les républicains continuent d'exiger des coupes claires massives dans les budgets sociaux. Et les élus du parti à la Chambre ont voté un projet qui taillerait 5 800 milliards de dollars dans le train de vie de l'Etat sur une décennie (4 400 milliards de diminution des dépenses et 1 400 milliards de réduction des recettes fiscales). Ce projet n'a aucune chance d'être adopté, les démocrates dominant le Sénat, mais il indique bien l'état d'esprit qui domine le parti républicain.

Celui-ci commence cependant à se diviser : sénateur de l'Oklahoma, Tom Coburn a appelé les deux camps à s'entendre "tant que nous contrôlons encore notre destin". C'est-à-dire tant que la note de la dette souveraine américaine n'est pas dégradée. Pour Edouard Tétreau, consultant actif aux Etats-Unis et auteur de 20 000 Milliards de dollars (Grasset, 2010), un ouvrage sur la dette américaine, "l'alarme de Standard & Poor's vient à point nommé pour Barack Obama. Elle lui permet de dire que le problème est sérieux et doit être traité sérieusement, sans démagogie, car il en va de la crédibilité des Etats-Unis sur les marchés".

En revanche, pronostique-t-il, une conséquence plausible de l'initiative de S & P risque d'être une hausse des taux d'intérêts, les investisseurs exigeant une rémunération accrue pour se prémunir du risque. Les Etats-Unis "entreraient alors dans un cercle vicieux de dérapage: tant que les taux d'intérêt sont bas, on peut relativement supporter la charge de la dette. Lorsqu'ils remontent, on se retrouve avec une charge de la dette accrue. Obama le sait et va tenter d'imposer son plan au Congrès".

L'argument du président américain, l'œil rivé sur l'échéance de l'élection présidentielle de novembre 2012, est connu d'avance : s'ils continuent de refuser tout compromis, les républicains se verront accusés d'augmenter pour des motifs idéologiques le service d'une dette qu'ils prétendent vouloir résorber de façon radicale. Les marchés, disent les démocrates, se sont clairement prononcés pour l'union nationale.

 

Sylvain Cypel Article paru dans l'édition LE MONDE du 20.04.11
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:25
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  • Dominique de Villepin - ici au Press Club jeudi, n'est pas encore officiellement candidat à la présidentielle.
    Dominique de Villepin - ici au Press Club jeudi, n'est pas encore officiellement candidat à la présidentielle. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

    L'ex-premier ministre prône une véritable «refondation politique, économique et sociale» qu'il a «l'intention d'incarner», sans toutefois se prononcer sur son ambition présidentielle. Parmi ses propositions : un revenu de 850 euros pour les personnes sans ressources et la sortie de la France de l'Otan.

    Dominique de Villepin n'est pas encore officiellement candidat, mais il a déjà fait part de son envie «d'incarner» le projet qu'il a dévoilé jeudi au Club de la presse, à Paris (voir la vidéo Public Sénat ci-dessous). La veille, il avait révélé quelques mesures à deux journaux, Le Parisien-Aujourd'hui en France et Les Echos. Dans ce dernier, le président de République solidaire dit s'être appuyé sur un constat : «le sentiment de dépression et d'impasse qui existe dans notre pays». Pour y remédier, il prône un «électrochoc» passant par «l'affirmation de la responsabilité du citoyen, grand absent de notre République». L'ancien premier ministre l'assure : il faut à la France «une véritable refondation politique, économique, sociale, culturelle».


    Conférence de presse de Dominique de Villepin au... par publicsenat

    Tour d'horizon des principales mesures qu'il a dévoilées mercredi et jeudi en vue de 2012.

    Un revenu citoyen garanti de 850 euros pour tout Français de plus de 18 ans. Il serait financé par la croissance et par une hausse de l'impôt sur le revenu pour les 3% des contribuables les plus aisés, qui permettrait de dégager «environ 19 milliards par an». Ce revenu serait versé en totalité ou en partie aux personnes gagnant entre 0 et 1500 euros par mois, et remplacera toutes les prestations sociales à l'exception des allocations familiales. Selon Dominique de Villepin, 20 millions de Français sont potentiellement concernés par le dispositif, dont 5 millions qui pourraient percevoir la totalité des 850 euros.

    Favoriser l'emploi des jeunes en fixant «un taux de jeunes en emploi, formation ou alternance» dans les entreprises de plus de 500 salariés. Dominique de Villepin, qui ne donne pas plus de précisions, se dit prêt à légiférer s'il n'est pas possible de trouver un accord.

    La création d'un «grand impôt citoyen, progressiste», concernant tous les revenus du travail et du patrimoine, qui irait jusqu'à un taux de 60% en incluant CSG et CRDS. Il serait payé par tous, même «à titre symbolique pour les plus bas revenus».

    Une «TVA 3E» : emploi, environnement, exportations. Cette taxe pourra varier de 19,6% (son taux actuel) à 24,6%, avec un niveau moyen de 22% - les produits de première nécessité restant à 5,5%.

    Le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc.

    Un gouvernement limité à dix ministres. «Je crée là un nouvel outil, la pérennité des ministères», affirme Dominique de Villepin au Parisien.

    Une réduction du nombre de régions à 8 ou 10, au lieu de 22 actuellement. L'ex-premier ministre souhaite créer des entités capables de «peser dans l'Europe et la mondialisation» en rivalisant avec «les Länder allemands, les grandes provinces espagnoles ou les régions italiennes».

    Création d'un «procureur général de la Nation», pour garantir l'indépendance de la justice. Il serait proposé par le Conseil supérieur de la magistrature et investi par un vote du Congrès à la majorité des trois-cinquièmes. Ce procureur général de la Nation nommerait les procureurs et les procureurs généraux.

    Un «statut du citoyen» et un service citoyen obligatoire. Le premier, inscrit dans la Constitution, comporterait des «droits et des devoirs» commençant par «l'obligation d'inscription sur les listes électorales et par l'obligation de vote». Le service citoyen serait obligatoire pour une période de 12 mois, fractionnable, destiné à tous, afin de remplir des tâches d'intérêt général.

    Sortir de l'Otan. «Les événements de Libye montrent bien que le retour dans le commandement intégré de l'Otan constitue une perte de marge de manœuvres pour la France», affirme au Parisien l'ancien patron du Quai d'Orsay. «J'estime que la position antérieure conférait à la France l'image d'un pays plus indépendant et permettait à la France de peser à chaque fois davantage sur les décisions».

           

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:20

 

  • Nicolas Sarkozy est confiant en ses chances de conserver l'Élysée en 2012.
    Nicolas Sarkozy est confiant en ses chances de conserver l'Élysée en 2012. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

    À un an du premier tour, les champions des grandes formations se préparent. Il y a les candidats déclarés, les probables, les possibles et ceux qui devront, au préalable, se soumettre à une primaire.

    Le sortant

     


    Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

     

    Nicolas SARKOZY

    Au plus bas dans les sondages, donné éliminé du second tour face à la plupart de ses concurrents socialistes et à Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a rassuré ses troupes en affirmant qu'il sentait «bien» la situation. Ses partisans sont convaincus que lorsque la campagne démarrera, rien ne l'arrêtera. Pas encore déclaré, le président compte sur ses initiatives internationales et sur la reprise économique pour enrayer la spirale sondagière. Au cas où, François Fillon et Alain Juppé pourraient faire figure de recours.

    Les déclarés

     


    Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

     

    Marine LE PEN

    Ce sera sa première tentative présidentielle, après cinq candidatures de son père, Jean-Marie Le Pen. La présidente du Front national, dopée par les bons scores des cantonales, bénéficie de sondages qui la donnent régulièrement au second tour. Partie très tôt en campagne, elle devra tenir la distance et travailler son programme économique, sur lequel ses adversaires concentreront les attaques. Comme son père avant elle, il lui faudra d'abord recueillir les 500 parrainages nécessaires à tout candidat.

    Nathalie ARTHAUD

    Avant, il y avait Arlette Laguiller, infatigable candidate pour Lutte ouvrière depuis 1974. Désormais, il y aura Nathalie Arthaud, 41 ans. Le nom change, le discours reste, tout comme les probabilitésde victoire, proches de zéro.

    Ils se soumettront aux primaires…

     


    Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

     

    Eva JOLY

    Entrée en politique à la faveur des européennes de 2009, l'ancienne magistrate franco-norvégienne a été la première à se lancer dans la course à l'investiture d'Europe Écologie-Les Verts. Depuis l'université d'été du parti écolo, fin août à Nantes, elle sillonne la France pour tisser ses réseaux. Pour les cantonales, preuve de sa détermination, elle a enchaîné quatre à cinq déplacements par semaine.

    Nicolas HULOT

    Après des semaines de tergiversation, l'ancien animateur d'«Ushuaia» a annoncé officiellement sa candidature mercredi. Pour l'heure, l'ancien globe-trotter cathodique dit que sa démarche s'inscrit dans le cadre de la primaire d'Europe Écologie-Les Verts, parti dont il n'est pas adhérent. Mais il y pose une condition : que le «corps électoral» de la primaire écolo soit plus largement ouvert à la société.

    Ségolène ROYAL

    Candidate malheureuse en 2007, la présidente de Poitou-Charentes rêve d'affronter Nicolas Sarkozy lors d'un match retour. Mais dans l'opinion, elle est désormais largement distancée. En s'appuyant sur une campagne de terrain peu médiatique mais intense, elle espère revenir dans le jeu à la faveur des primaires. Écartée par l'alliance entre Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Martine Aubry au congrès de Reims, Ségolène Royal jure qu'elle ne fera jamais perdre son camp.

    Arnaud MONTEBOURG

    Sûr de représenter la rénovation politique, le député de Saône-et-Loire veut être le challenger des primaires qu'il a portées sur les fonts baptismaux. Il prend date pour l'avenir.

    Manuel VALLS

    Entré très tôt en campagne, en 2009, le député maire d'Évry n'est pas parvenu pour l'instant à incarner le renouveau. Il a annoncé qu'il ne serait pas candidat si DSK se présentait.

     


    Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro

     

    François HOLLANDE

    L'ancien premier secrétaire a créé la surprise en revenant dans la course grâce à une campagne acharnée dans les médias et sur le terrain. D'ici à l'éventuelle candidature de DSK, il espère remonter suffisamment dans les sondages pour inquiéter le directeur général du FMI et le pousser à renoncer. Positionné sur le même créneau que son rival, «la gauche responsable», il espère ensuite recueillir les suffrages des strauss-kahniens pour battre Martine Aubry en finale.

     


    Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

     

    Dominique STRAUSS-KAHN

    S'il se présente, le directeur général du FMI sera le grand favori de la présidentielle 2012. Il attend l'ouverture des primaires au PS pour faire connaître sa décision. Absent de France depuis la fin 2007, il se voit reprocher par ses adversaires son éloignement du terrain et un positionnement «libéral» que rejetteraient tant la gauche du PS que les alliés du parti, Verts et Front de gauche.

     


    Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

     

    Martine AUBRY

    La première secrétaire du PS a la légitimité de chef de parti pour se présenter, si elle le souhaite. Liée par son «pacte» avec DSK, la maire de Lille a promis qu'elle et lui ne seraient pas candidats l'un contre l'autre. Martine Aubry bénéficie du soutien de la gauche du PS et de Bertrand Delanoë qui la poussent à se présenter. Mais tant que Dominique Strauss-Kahn n'a pas parlé, elle ne peut prendre aucune initiative sous peine d'apparaître comme «l'agresseur».

    Les probables

     


    Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

     

    François BAYROU

    Déjà candidat en 2002 (6,84 %), «troisième homme» de l'élection en 2007 (18,57 %), le président du MoDem ne cache pas son intention d'être à nouveau candidat. Malgré de mauvais résultats aux européennes de 2009 et aux régionales de 2010, le député des Pyrénées-Atlantiques espère toujours réunir autour de lui la famille centriste. À la tête du Mouvement démocrate, ancré au centre gauche, Bayrou apparaît comme un homme seul. Mais il a déjà montré à deux reprises qu'il savait faire campagne.

    Olivier BESANCENOT

    Le facteur de Neuilly a raté son pari. En transformant l'ancienne Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en Nouveau parti anticapitaliste (NPA), il espérait dynamiser le mouvement. Mais il n'a pas su s'appuyer sur la crise financière internationale pour faire valoir ses thèses. Figure médiatique de la radicalité anticapitaliste, Olivier Besancenot est également contesté en interne. Si bien que sa candidature en 2012 n'est pas encore acquise.

    Jean-Luc MÉLENCHON

    L'ancien socialiste est en passe de réussir son opération : s'imposer aux communistes comme le candidat du Front de gauche, face au député PCF André Chassaigne. Volontiers populiste dans son discours, souvent comparé à Georges Marchais, Jean-Luc Mélenchon peine toutefois à trouver un second souffle. Les propos de ses anciens camarades socialistes, qui répètent à l'envi que le moment venu, il se rangera sagement derrière eux, ne l'aident pas à se démarquer.

    Les possibles

     


    Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

     

    Jean-Louis BORLOO

    «Candidat naturel» de la famille «républicaine, écologiste et sociale», Jean-Louis Borloo n'est pas encore déclaré. Mais le président du Parti radical confie se préparer «pour les cinq années» du prochain mandat. Tenant d'une campagne économiquement modeste, «à la rencontre avec le peuple français» l'ancien numéro 2 du gouvernement doit d'abord convaincre ses troupes radicales de quitter l'UMP. Verdict le 15 mai.

     


    Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

     

    Dominique DE VILLEPIN

    Premier opposant à Nicolas Sarkozy dans la majorité, l'ancien premier ministre a présenté un projet qui, par ses audaces sociales, déroute jusque parmi ses troupes. Un projet qu'il souhaite «incarner» et pas un programme puisqu'il n'annoncera son éventuelle candidature qu'à l'automne. D'ici là, il a rendez-vous en mai avec la justice pour le procès en appel de l'affaire Clearstream.

    Hervé MORIN

    Le président du Nouveau Centre est l'un des plus forcenés partisans d'une candidature du centre droit en 2012. Il était déterminé à y aller, y compris contre l'avis d'une partie de ses propres troupes. Aujourd'hui engagé dans la confédération des centres pilotée par Jean-Louis Borloo, Hervé Morin se dit prêt à relever le gant au cas où le radical viendrait à faiblir.

    Christine BOUTIN

    D'ici à l'été, le Parti chrétien-démocrate, pourtant composante de l'UMP, désignera son candidat pour 2012. L'ancienne ministre du Logement pourrait donc conduire sa seconde campagne après celle de 2002 où elle n'avait recueilli que 1,19 %. À moins qu'elle ne s'engage dans la confédération des centres : Christine Boutin avait quitté l'UDF en 2001 pour mener sa propre campagne.

    Corinne LEPAGE

    Elle hésite encore. Pour l'heure, elle observe attentivement ce que veut faire Jean-Louis Borloo. Mais elle n'exclut pas de se lancer elle-même dans le cadre d'une primaire écologiste élargie. Avocate, élue eurodéputée en 2009 sur une liste MoDem, la présidente du petit parti Cap 21 a depuis repris son indépendance. En 2002, elle s'était déjà présentée à la présidentielle et n'avait recueilli que 1,88 % des voix.

    Nicolas DUPONT-AIGNAN

    Le président de Debout la République estime être «le seul patriote sincère capable de rassembler l'ensemble de la droite et la gauche républicaine». Dans cet objectif, il invite «les gaullistes sincères à le rejoindre». Favorable à la sortie de l'euro, le député de l'Essonne est convaincu d'être le mieux à même de prendre des voix à Marine Le Pen.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:02
Source : La Tribune.fr - 19/04/2011 | 09:31 
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Bonne nouvelle pour la croissance française avec un bond de l'activité du secteur privé en avril dans l'Hexagone. Du jamais vu depuis septembre 2000.

L'activité dans le secteur privé a fortement augmenté en avril en France, soutenue par celle des services dont la croissance a atteint son rythme le plus rapide depuis plus de dix ans, selon les résultats préliminaires de l'enquête Markit auprès des directeurs d'achats publiés ce mardi. L'indice PMI composite, qui regroupe services et industrie, est ainsi remonté à 62,4 en version "flash" après 59,1 en mars, pour atteindre son plus haut niveau depuis septembre 2000.

Dans les services, l'indice des directeurs d'achats a progressé à 63,4, également au plus haut depuis septembre 2000, contre 60,0 attendu et 60,4 en mars. Dans l'industrie manufacturière, le PMI "flash" ressort en hausse à 56,9 contre 55,0 attendu et 55,4 en mars, atteignant son niveau le plus élevé depuis décembre dernier.

"C'est un rythme de croissance très, très fort et prometteur", a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez Markit. "Si l'on continue à ce niveau pour le reste du deuxième trimestre, le PIB pourrait augmenter de 1% ou plus (d'un trimestre sur l'autre)", a-t-il ajouté.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:49
Alliance Gaulliste de la Loire Atlantique. 

Election présidentielle 2012 16 Avril 2011le jdd

Sarkozy, le président sortant le plus mal placé

Directeur du département Opinion de l’Ifop, Frédéric Dabi a dressé un tableau de la popularité des Présidents de la République douze mois avant l’élection présidentielle. Il compare leurs résultats avec le score obtenu au second tour, et les commente pour le JDD.

Comment avez-vous établi ce comparatif? Peut-on donner des éléments d’anticipation de la prochaine présidentielle?
L'enquête d'avril des indices de popularité, au delà de ses enseignements intrinsèques, mérite d'être également analysée à l'aune du prochain scrutin présidentiel, et ce dans une optique historique et comparative. En effet, l’examen de la popularité des Présidents de la République, 12 mois avant l’élection présidentielle, que seule restitue la profondeur historique des indices de popularité Ifop / Journal du Dimanche(1), est susceptible de donner des éléments d'anticipation de la prochaine élection présidentielle, en dépit de la forte incertitude que revêt celle-ci, ne serait-ce que l'incertitude sur l'offre électorale qui sera présentée aux Français le 22 avril 2012.25064 109617425719359 100000133060397 252080 3988300 n

Sarkozy est deux fois moins populaire que Mitterrand et Chirac à la même époque
La popularité de Nicolas Sarkozy, un an avant la fin de son mandat est de loin la plus faible (28% de satisfaits - 72% de mécontents), comparée à ses prédécesseurs s’apprêtant à solliciter de nouveau les suffrages des Français. L'écart s'agissant du pourcentage de satisfaits de Nicolas Sarkozy s'avère particulièrement élevé avec ses deux derniers prédécesseurs. Tombés dans des abîmes d'impopularité au cours de leur premier mandat, François Mitterrand et Jacques Chirac bénéficièrent d'une plus ou moins longue cohabitation (deux ans pour le premier, cinq ans pour le second) pour renouer les fils de la confiance avec les Français. Un an avant leur réélection, François Mitterrand et Jacques Chirac obtenaient dans le baromètre Ifop /JDD un score de 56% de satisfaits, légèrement supérieur même à l'étiage mesuré pour le Général de Gaulle, un an avant l' élection présidentielle de 1965, le premier scrutin de la Vème République au suffrage universel.

La comparaison avec Valéry Giscard d’Estaing, seul Président sortant non réélu, est-elle pertinente ?
La comparaison Nicolas Sarkozy - Valéry Giscard d'Estaing illustre d'une autre manière la grande difficulté s’agissant de sa relation avec l’opinion publique dans laquelle se trouve l'actuel locataire de l’Elysée, à 12 mois des échéances électorales de 2012. En effet, la cote de satisfaction de Nicolas Sarkozy mesurée en ce mois d'avril 2011 est en deçà de 17 points sur les opinions positives et surtout de 30 points sur les jugements négatifs avec celle de Valéry Giscard d’Estaing(2), unique Président de la Vème République n’étant pas parvenu à obtenir sa réélection à l’issue de son mandat. A cet égard, les points communs fréquemment avancés entre les mandats Giscard et Sarkozy - jeunesse de ces deux Présidents, volonté de rupture avec leurs prédécesseurs pour ce qui est de l'exercice de la fonction présidentielle, ouverture politique au début du mandat mais également contraintes liées à la survenance de crises économiques majeures... - s'arrêtent s'agissant de l'indicateur de popularité. En effet, ce n'est que dans les tous derniers mois de son septennat (février 1981) que Valéry Giscard d'Estaing a connu une impopularité majoritaire quand Nicolas Sarkozy a été dans l'obligation d'intégrer ce paramètre, à peine 6 mois après son élection (3).

(1)Plus ancien baromètre politique français, mis en place à la fin de la Quatrième République.

(2) En avril 1980, 42% se déclaraient mécontents de Valéry Giscard d'Estaing, 13% ,ne se prononçant pas.

(3) La part des Français mécontents de Nicolas Sarkozy devient majoritaire dès janvier 2008.

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com - Publié dans : politque
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:36

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

Je ne vais pas demander de vote organisme par organisme puisque nous avons échangé à plusieurs reprises sur ces questions, que nous nous sommes rencontrés jeudi et que la majorité des points fait consensus.

 

Je note avec satisfaction que notre demande de représentation au sein d’Habitat 44 a été acceptée et je vous en remercie. Nous retrouvons donc le siège qui nous avait été enlevé en DM 2 2008.

 

Il subsiste néanmoins quelques points de désaccord voire de friction sur lesquels je vais rapidement revenir. Ces désaccords sont de deux types : local ou politique.

 

Pour ce qui est du local, nous avons un point de désaccord majeur qui concerne la représentation de notre assemblée au collège Robert Schuman de Châteaubriant. La tradition dans cette assemblée, est que le conseiller général du canton dans lequel est situé un collège siège comme titulaire au conseil d’administration.

Sur les 133 collèges dans lesquels le Département est représenté, un seul fait exception à cette règle : le collège Robert Schuman de Châteaubriant. Bernard DOUAUD, Conseiller général du canton de Châteaubriant ne siègerait que comme suppléant dans son collège, alors que Michel NEVEU, Conseiller général de Rougé y siègerait comme titulaire.

Avec mes collègues Démocratie 44, nous ne pouvons accepter cette situation.

 

 

Au rang des désaccords politiques, je note deux instances différentes :

Tout d’abord la Cité des Congrès. Je demande à nouveau que le Groupe Démocratie 44 soit représenté, au minimum en qualité de censeur, dans cette structure. Actionnaire à hauteur de 10%, il nous semblerait normal que la diversité de notre assemblée se retrouve dans la composition de La Cité d’autant que Nantes Métropole a accordé un poste de censeur à sa minorité.

 

Deuxième instance, pour laquelle le désaccord est profond : la société d’économie mixte du Marché d’intérêt national de Nantes : le MIN.

 

Le Conseil général détient 28% de cette SEM, à parts égales avec Nantes Métropole et la Caisse des dépôts. Vous pouvez donc parfaitement, Monsieur le Président, désigner, en toute liberté, sans aucune contrainte, les membres de notre assemblée qui y siègeront.

 

Au regard des enjeux qui pèsent sur cette structure (maintien ou départ partiel ou total du MIN), du site sur lequel elle est située avec le projet de CHU notamment, il nous parait indispensable que la diversité de notre assemblée y soit représentée.

Cette structure ne peut pas uniquement être aux mains des amis et adjoints du Maire de Nantes. L’enjeu est trop important pour que cette SEM soit opaque dans son fonctionnement.

 

La diversité des sensibilités et des territoires doit s’y retrouver. C’est la raison pour laquelle je propose à nouveau, au nom du groupe, la candidature de Joël Guerriau, Conseiller général de Nantes 10 et Maire de Saint-Sébastien.

 

Le MIN est un sujet trop important pour être traité en catimini et en famille par quelques uns. Il n’existe d’ailleurs pas de hiérarchie d’une collectivité sur l’autre. Vous pouvez donc désigner vos représentants librement. La transparence doit être de mise. La présence de Joël GUERRIAU dans cette SEM en serait la garantie.

 

Je vous demande donc Monsieur le Président, de bien vouloir clarifier votre position sur ces différentes demandes.

 

Je m’exprimerai par la suite pour une explication de vote.

 

Je vous remercie.

 

Par André TRILLARD - Publié dans : Discours
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