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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:36
   

Curieuse conception de la démocratie : Marine Lepen arrive en tête d’un sondage pour la Présidentielle, alors on songe à refaire le sondage, car il ne peut être que faux ! On regarde le doigt et on oublie la lune ! On oublie qu’elle travaille et qu’elle est adroite, qu’elle sait utiliser les opportunités, avec une gauche au vague programme, sans idée et sans cohésion, et une droite, notre droite républicaine, qui veut fBernard2.jpgaire plus droite que droite et qui a pour seul slogan fédérateur : il faut soutenir le Président, vaille que vaille !

Pauvre France qui n’a toujours pas compris l’avertissement de 2002.

Cette droite qui est en charge de la conduite de la Nation nous ignore, nous gaullistes du Club Nouveau Siècle, alors que l’histoire nous a fait les héritiers de l’aiguillon social du gaullisme avec son outil, la participation, cette idée neuve qui constitue la clé de voute pour réussir des réformes en France.

Oui cette droite est atteinte de cécité en regard des valeurs du gaullisme qui « veut que la seule querelle qui vaille soit celle de l’homme » ce qui implique exemplarité, justice sociale et sens de l’intérêt général. Oui cette droite est pour l’heure prisonnière de son veau d’or : honneur, profit et argent.

Ne désespérons pas, la lumière est toujours au bout du chemin, pour peu qu’on apprenne et sache la chercher avec détermination.

Et vous toutes et tous qui croyez à notre démarche, venez nous rejoindre pour débattre, partager, réfléchir et construire avec nous.

Bien fidèlement à vous.

Paris le 7 mars 2011

Bernard Reygrobellet

 

alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:26
Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 13:11

Il y a certains sujets dont le Maire refuse de parler. L’avenir du Carnaval de Nantes en fait partie.

 

Vendredi en Conseil municipal alors que nous examinons les dossiers culturels, j’interroge le Maire dans ces termes :

« Monsieur le Maire, je ne vous étonnerai pas en vous disant que les Nantais se posent beaucoup de questions sur l’avenir du Carnaval. Le défilé était prévu ce dimanche 3 avril. D’après ce que nous lisons dans la presse, celui-ci n’aurait pas lieu. Aujourd’hui, il est grand temps de vous exprimer.

Quel avenir pour le Carnaval ?

Aura-t-il lieu en 2011 ?

Si oui, à quelles dates ?

Quelles solutions financières ?

Quelles places pour les bénévoles ?... »

 

A l’issue de mon intervention, ce n’est pas le Maire qui répond, mais Jean-Louis Jossic, adjoint à la culture. Il me demande « d’arrêter mes âneries » et me dit qu’il ne répondra pas à mes questions, car il sera interrogé à la fin du Conseil par un membre de la majorité.

 

 

Comme promis, un élu de la majorité a donc interrogé M. Jossic en toute fin de Conseil municipal. Celui-ci a simplement indiqué que deux hypothèses étaient à l’étude : un report en 2011 ou un report en 2012. Puis le Maire a mis fin au Conseil municipal refusant explicitement de me donner la parole pour poser des questions.

 

Comment le Maire de la 6ème ville de France peut-il mépriser autant la démocratie ?

 

Sans doute plus grave que cela : comment peut-il tuer ainsi le Carnaval ? Car j’ai bien compris. 2011 n’aura pas de Carnaval. Pour la 1ère fois depuis 1947 !!!

 

Comment le Maire a-t’il pu laisser la situation dégénérer à ce point avec au final un tel résultat ?

 

Comment la Ville qui est le financeur principal de l’association organisatrice a-t-elle pu pendant des années ne pas contrôler les comptes ?

L’adjoint nous explique que ce n’est pas de leur faute, que le commissaire aux comptes a menti. Mais alors, pourquoi la Ville n’a-t-elle pas encore porté plainte contre ce commissaire ?

Si la ville a été trompée, si le commissaire aux comptes a effectivement joué avec l’argent du contribuable nantais, pourquoi la Ville de Nantes et son Maire n’intentent-ils aucune action en justice pour demander réparation du préjudice subi ?

 

Ou est-ce que derrière ce dossier, il y a la révélation que le Maire de Nantes n’est plus capable de bien gérer sa Ville ?

 

A-t-il à ce point perdu le sens de l’argent, a-t-il à ce point perdu tout contact avec la culture populaire, gratuite, anti bling-bling, pour ne pas comprendre que l’absence de Carnaval est un véritable crève-cœur pour des milliers de Nantais, mais également pour des milliers de non Nantais ?

500 000 spectateurs à chaque édition ! Et combien d’enfants seront-ils privés cette année de cet événement joyeux ?

 

Car les premières victimes sont les enfants. Les premières victimes sont les Nantais. Ces Nantais qui ont payé pour le Comité des fêtes (190 000 € en décembre 2010) et qui ont payé pour son remplaçant NEMO (450 000€ en février 2011) pour au final ne pas avoir de Carnaval. C’est cher payer l’annulation !

 

Les carnavaliers, ces bénévoles, qui ne comptent pas leurs heures pour assurer le spectacle, eux aussi sont les victimes de cette mascarade.

 

Mais le pire dans toute cette histoire, c’est que les chars sont prêts, ou presque. Que les reines du Carnaval sont élues. Que les troupes musicales sont fin prêtes.

 

 

Depuis son élection en 1989, le Maire a fait de la culture l’un des axes de développement de notre Ville. Depuis sa réélection en 2008, il a décidé d’enclencher la vitesse supérieure et de faire de 2012, une année culturelle exceptionnelle. Dans le même temps, le Carnaval, manifestation la plus populaire et mobilisatrice de Nantes, est annulé.

Le Musée des Beaux Arts et le Musée Dobrée seront fermés !

 

Tout cela prend vraiment une très mauvaise direction.

 

Monsieur le Maire, remettez l’intérêt des Nantais au centre du jeu, pensez à ces milliers d’enfants qui attendent le Carnaval et mobilisez-vous à 100% pour que cette manifestation ne soit pas purement et simplement enterrée.

Par Julien BAINVEL - Publié dans : Ouvrez la à Nantes !
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:02
 
Alliance Gaulliste de Nantes.
Sur un petit air de rentrée des classes, l’installation dans mes nouvelles fonctions s’est déroulée entre découverte et excitation. Après une élection reportée par Philippe Grosvalet par 37 voix contre 19 voix pour mon collègue Joseph Parpaillon, pour la présidence de notre assemblée, l’ordre du jour a vu l’installation des commissions et des vice-présidences. Pour ma part, je siégerai à la commission Éducation, Culture, Sport

 

Cette matinée a été aussi l’occasion d’un certain nombre d’interventions dont ma première dans cette assemblée en réponse à Françoise Verchère qui mettait à mal l’élection des conseillers généraux, compte tenu de l’abstention. Bref, une bonne journée où l’on prend ses marques et où l’on révise son trombinoscope.

Une vraie journée de rentrée !

Voici la teneur de mon allocution.

 

« Madame,

 

Vous nous dressez un tableau bien noir de cette assemblée, et bien triste de la démocratie en affirmant que nous sommes « mal élus ».

Je suis jeune en effet dans les deux sens du terme : j’ai 33 ans et je viens d’être élu par mes concitoyens sur le canton de Vertou

Mais au-delà de ces petites querelles politiques que vous nous soumettez, permettez-moi de vous dire de nous laisser le bénéfice de la naïveté.

Je débute mon nouveau mandat d’élu avec enthousiasme !

En effet, convaincre les gens que l’on peut faire de la politique autrement, en gardant à l’esprit que la proximité, l’écoute, la disponibilité, et la présence sur le terrain sont les seuls éléments qui pourront faire revenir les électeurs vers les urnes.

 

Enfin, j’ai bien entendu monsieur le Président Grosvalet, votre envie de gouverner avec le respect pour tous et votre attachement à l’éducation.

Je ne doute donc pas que nous nous verrons rapidement pour le dossier du collège Jean Monnet de Vertou.

Démarrons ce mandat avec pragmatisme et volontarisme ! »

alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com -
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 16:58

Une adolescente de 14 ans a été rouée de coups vendredi, sans doute par jeu, par un groupe de jeunes qui lui avaient donné rendez-vous sur Facebook au parc de Sceaux dans les Hauts-de-Seine, une agression qu'ils ont filmée, a-t-on appris de source policière.

    
 Six agresseurs présumés ont été mis en examen pour "violences volontaires" et placés sous contrôle judiciaire. Trois autres, qui n'auraient fait qu'observer la scène, ont été laissés libre avec une convocation devant le juge des enfants pour "non assistance à personne en danger", selon la même source.

La jeune fille s'était rendue au parc de cette banlieue huppée du sud parisien après avoir reçu une invitation sur le réseau social ainsi que par SMS.

 

Une fois sur place, une dizaine de jeunes l'ont rouée de coups, l'ont frappée à l'aide de béquilles et l'ont aspergée de bombe lacrymogène, pour une raison pour l'instant inconnue, selon la même source.

Un passant s'est alors interposé, extirpant la jeune fille des bras de ses agresseurs et arrachant un appareil photo avec lequel un des jeunes était en train de filmer la scène.

Grâce à ce film, les policiers ont pu identifier les agresseurs, et se sont immédiatement rendus dans le parc, où ils ont interpellé deux filles et deux garçons de 14 à 16 ans. Quatre autres jeunes, en fuite, ont été rattrapés et un cinquième a été arrêté à son domicile, à Clamart (Hauts-de-Seine).

Les blessures de la jeune fille, frappée notamment à la tête et au dos, lui ont valu deux jours d'ITT (Incapacité totale de travail).

 
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 13:52
 
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L'UMP organise mardi une convention sur la laïcité et l'islam d'où émergeront une série de propositions pour garantir les principes de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

L'accroissement du nombre de musulmans en France et un certain nombre de leurs comportements "posent problème", a déclaré lundi Claude Guéant pour justifier le débat sur la laïcité. L'UMP organise mardi une convention sur la laïcité et l'islam d'où émergeront une série de propositions pour garantir les principes de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

 

Mixité dans les piscines, prières musulmanes dans les rues, carrés musulmans dans les cimetières, repas confessionnels à la cantine, neutralité des services publics, etc. : le parti présidentiel s'est engagé à apporter une solution aux problèmes qui se posent aujourd'hui à l'occasion de ce débat décrié jusqu'à dans son camp. "Le problème est très important : tous les représentants des grandes religions estiment que la laïcité est un principe protecteur de la liberté de conscience", a déclaré le ministre de l'Intérieur à des journalistes en marge d'un déplacement à Nantes (Loire-Atlantique).

 

"La question interpelle nos concitoyens : nombreux sont ceux qui pensent qu'il y a des entorses à la laïcité", a-t-il souligné. "En 1905, il y a avait très peu de musulmans en France, aujourd'hui il y en a entre 5 et 6 millions", a poursuivi Claude Guéant. "Cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème. Il est clair que les prières dans les rues choquent un certain nombre de concitoyens. Et les responsables des grandes religions ont bien conscience que ce type de pratiques leur porte préjudice", a-t-il dit. Le ministre de l'Intérieur a précisé que le gouvernement se prononcerait "la semaine prochaine" sur les solutions avancées par l'UMP.

latribune.fr - 04/04/2011
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 17:26
 

Par Europe1.fr avec Guillaume Biet

Publié le 4 avril 2011 à 15h03 Mis à jour le 4 avril 2011 à 15h14

Eva, 15 ans, connaît bien la petite amie du jeune homme qui a été tabassé. © Maxppp

Le garçon de 19 ans a été lynché parce qu'il ne venait pas de la même ville que sa petite amie.

Huit suspects, âgés de 14 à 20 ans, ont été interpellés lundi matin à Rosny-sous-Bois, après le lynchage d'un garçon de 19 ans samedi soir, à la gare RER de Noisy-le-Sec. Cette agression très violente aurait pour seul motif une rivalité amoureuse.

A

 

A quelques centaines de mètres de la cité où l'opération de police a eu lieu, se trouve le collège Langevin-Vallon, où sont scolarisés la plupart des suspects. Parmi les collégiens, certains ne veulent pas que des filles de leur entourage aient une relation avec des garçons venus d'ailleurs. Eva, 15 ans, connaît bien la petite amie du jeune homme agressé : "il y a des groupes qui se disent que si un garçon vient d'autre part, il faut absolument lui faire la loi. Moi personnellement, je ne suis pas d'accord", explique-t-elle à Europe 1.

La collégienne dénonce la "bêtise" de leur acte :

Cette loi du quartier, Eva n’en a pas peur parce qu’elle ne fréquente pas ces garçons là, dit-elle. Si ces ados sont loins de terroriser le collège ou la cité, leur bêtise a en tout cas viré au déchainement de violence samedi soir. Le pronostic vital de la victime, originaire de Sartrouville, était toujours engagé lundi matin.

Le Journal de Daniel Hentzé
Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:13
Vue depuis la mer de la centrale de Fukhusima au Japon le 31 mars 2011 © AFP


02/04/2011 11:28 am

WASHINGTON (AFP) - Deux des trois plus grandes pompes à ciment existant au monde, fabriquées par une firme allemande déjà intervenue sur le site de Tchernobyl, vont être livrées la semaine prochaine pour intervenir sur la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a-t-on appris vendredi.

La filiale américaine de la firme allemande Putzmeister va envoyer, via un avion cargo Antonov, deux machines armées d'un bras flexible capable de s'élever à 70 mètres de haut pour déverser de l'eau ou du ciment, afin de refroidir les réacteurs, a indiqué à l'AFP sa porte-parole, Kelly Blickle.

L'opérateur japonais Tepco utilisera ces équipements pour pomper de l'eau sur les réacteurs, a précisé l'entreprise.

"Nos machines sont conçues pour pomper du ciment mais elles peuvent aussi déverser de l'eau, c'est un des avantages de nos équipements", a expliqué Mme Blickle.

Les responsables de Tepco "n'ont pas dit pour l'instant s'ils voulaient injecter du ciment. Mais c'est une option qu'ils peuvent choisir sans avoir à ajouter d'autres équipements", a-t-elle ajouté.

Il n'existe que trois engins de cette capacité au monde. Deux clients américains de Putzmeister --des groupes de BTP propriétaires des machines--, ont accepté de rétrocéder deux d'entre elles pour aider l'opérateur japonais à juguler la catastrophe.

Sur le site de Fukushima, une pompe de ce type d'une capacité de 58 mètres est déjà en action, et deux autres de 52 mètres servent à l'entraînement.

Deux autres engins de 62 mètres --dont un est arrivé au Japon vendredi-- ont été envoyés directement d'Allemagne.

Avec les deux pompes envoyées des Etats-Unis, sept machines de l'entreprise allemande, basée à Aichtal près de Stuttgart, seront donc opérationnelles au Japon.

Ces gigantesques bras équipés de pompes et montés sur des camions pèsent 80 tonnes et sont opérables de façon télécommandée à partir d'une distance de 2 km. Il faut toutefois un chauffeur pour les placer près du réacteur.

"Les engins de Putzmeister ont déjà été utilisés dans de précédentes situations de crises", a rappelé l'entreprise dans un communiqué. "En 1986 lors du tragique accident de Tchernobyl, nous avons aidé à rétablir la sécurité autour du réacteur 4 de la centrale". A l'époque "onze pompes à ciments, stationnaires ou montées sur des camions, ont été utilisées", a précisé le groupe.

© AFP

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:36

La première secrétaire du PS reprend une des mesures-phares du gouvernement Jospin. La solution ?

Quand Martine Aubry ressort les emplois-jeunes du placard

La première secrétaire du PS va dévoiler le programme du PS pour les jeunes samedi. © Vincent Dargent / Abaca

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Par Marc Vignaud

Comment faire du neuf avec du vieux. À peine les résultats des élections cantonales connus, Martine Aubry a dévoilé la mesure-phare du PS afin de lutter contre le chômage des jeunes : financer 300 000 "emplois-jeunes" à hauteur de 4 milliards d'euros par an grâce à la suppression des exonérations de charges sur les heures supplémentaires. Bien sûr, ce ne sera pas la seule proposition en faveur des jeunes : les autres devraient être dévoilées samedi 2 avril. Il n'empêche, le symbole est là, la première secrétaire n'hésite pas à reprendre une idée du gouvernement Jospin qu'elle avait elle-même lancée en 1997, il y a quatorze ans.

Les emplois-jeunes version 2011, destinés au secteur non marchand, devraient être financés à 75 % par l'État pour une durée maximale de cinq ans, selon Alain Vidalies, secrétaire national PS à l'Emploi. 150 000 devraient être ciblés sur le secteur du développement durable et autant sur les zones urbaines sensibles.

 

Des contrats mal ciblés

"C'est un retour vers le passé", ricane Olivier Carré, secrétaire national en charge des Stratégies économiques à l'UMP. "Ces vieilles recettes peuvent fonctionner ponctuellement, mais ne changent structurellement rien au chômage des jeunes qui reste élevé dans notre pays." Stéphane Carcillo, maître de conférences à Paris I et spécialiste de la politique de l'emploi, est à peine plus tendre : "D'après des évaluations, cela n'aide pas les jeunes à trouver un job qui ne soit pas subventionné." Certes, une étude de la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) de novembre 2006 conclut à la bonne insertion des jeunes ayant bénéficié de la mesure de la patronne socialiste. Y aurait-il eu de moins bons résultats sans ? "Cela reste à démontrer, car ces contrats ne sont pas nécessairement ciblés sur les plus éloignés du marché de l'emploi, c'est-à-dire les quelque 120 000 jeunes qui sortent chaque année du système éducatif. Au contraire, les emplois-jeunes détournent du secteur marchand des jeunes qui auraient pu décrocher des contrats par eux-mêmes ou avec l'aide de Pôle emploi", juge l'économiste.

Éric Heyer, directeur adjoint au département analyse et prévision de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), y est beaucoup plus favorable. "On serait dans la conjoncture de 2007, les emplois-jeunes ne serviraient à rien. Mais nous sommes dans une période de faible croissance insuffisante pour faire baisser le chômage au-delà de 9, 2 %. La consolidation budgétaire à l'oeuvre dans tous les pays développés va briser le rebond qu'on aurait dû avoir après une crise de cette ampleur." Le recours aux emplois-jeunes serait donc une "voie intermédiaire entre la création massive de postes de fonctionnaires et le recours à des contrats aidés précaires" de période trop courte pour créer des emplois en attendant la sortie du marasme. "C'est fait pour faire baisser le chômage le plus rapidement possible. C'est une gestion à court terme", confirme Stéphane Carcillo. Mais selon lui, le retour de la croissance en 2012, même limitée, ne justifie pas de dépenser 4 milliards d'euros par an sur ce type de contrat. "En 1997, rappelle-t-il, les emplois-jeunes ont été mis en place en plein boom de la croissance, c'était donc une mesure à contretemps."

 

Coût exorbitant

Les emplois-jeunes sont des contrats relativement chers en comparaison de contrats subventionnés dans le secteur privé. Selon les chiffres annoncés par Martine Aubry, l'État verserait 13 333 euros par an pour chacun d'entre eux, soit environ la rémunération annuelle nette versée au jeune (souvent au smic) ! Quatre milliards, c'est aussi à peu près l'équivalent du budget consacré par l'État à la politique de l'emploi (Pôle emploi, aide à l'alternance, contrats aidés), assure Stéphane Carcillo.

 

Pour l'UMP, il vaut mieux travailler sur "une meilleure adéquation entre la formation des jeunes et le marché du travail", ce qui passe par le développement de l'alternance et de l'apprentissage. Et de citer l'Allemagne où le chômage des jeunes est très inférieur au taux français (10,1 % contre 24,2 % en décembre 2010). Pour cela, l'État doit signer des contrats avec les régions responsables de la formation professionnelle, souligne Olivier Carré. Une façon de renvoyer les socialistes, qui contrôlent la quasi-totalité des régions, à leur responsabilité en matière d'emploi des jeunes.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:14
 

 

"La crédibilité a changé de camp, le bon projet pour la France, c'est le projet socialiste", martelait Martine Aubry lors d'une convention nationale du PS en décembre 2010.

"La crédibilité a changé de camp, le bon projet pour la France, c'est le projet socialiste", martelait Martine Aubry lors d'une convention nationale du PS en décembre 2010.AFP/JACQUES DEMARTHON

 

L'annonce est passée quasiment inaperçue au milieu du tumulte créé par la montée de Marine Le Pen dans les sondages : le Parti socialiste a adopté, mardi 8 mars, un "plan pour l'emploi des jeunes". Le parti propose de créer 300 000 "emplois d'avenir" financés à 75 % par l'Etat. Un retour des "emplois jeunes" de 1997 sous une autre forme, dans le silence le plus total ou presque, comme la plupart des propositions socialistes.

 

Dire "le PS n'a pas d'idées" est devenu une antienne de l'UMP, mais aussi de certains journalistes. De fait, le PS a du mal à faire entendre ses propositions ou les faire émerger. Peu médiatisé, peu débattu hors du cadre interne au parti, le projet socialiste se met pourtant peu à peu en place, au fil des conventions thématiques. Même s'il ressemble plus à un catalogue d'intentions qu'un programme de gouvernement pour le moment.

UN PROGRAMME VOLONTAIREMENT INACHEVÉ ET NON CHIFFRÉ

Conçu comme une plate-forme à disposition du futur candidat issu des primaires, il porte la marque de Martine Aubry et vise également à placer ce futur candidat dans des "rails", à baliser ses propres propositions. Dans les colonnes du Monde, la première secrétaire avait posé les bases idéologiques de son projet, également présentes dans un livre, Pour changer de civilisation (Odile Jacob), écrit avec cinquante chercheurs.

Martine Aubry résumait le projet du PS en trois axes : "le redressement de la France – car sans croissance on ne peut rien –, fondé sur l'innovation technologique et sociale, une société créative, une politique industrielle active, une agriculture de proximité et de qualité. Ensuite, "la promotion d'une société de justice et de respect" et "de nouvelles pratiques démocratiques".

Concrètement, le projet socialiste propose une multitude de réformes et de pistes, et ne précisant généralement pas leur coût et les moyens de leurs financements. Mais cette abondance de propositions finit par donner une impression de confusion. Par exemple, dans son avant-dernier projet thématique, consacré à l'industrie, le parti a abouti à pas moins de cinquante-quatre mesures (lire le résumé, en PDF) !

 

Les leaders du Parti socialiste réunis à La Rochelle en août.

Les leaders du Parti socialiste réunis à La Rochelle en août.AFP/BERTRAND GUAY

 

UN "CATALOGUE DE MESURES" DANS LEQUEL PIOCHERA LE CANDIDAT

De fait, la nécessité de laisser au futur candidat un large éventail de propositions en fonction de ses prédispositions idéologiques amène le PS à élaborer, à défaut d'un projet, une liste de mesures. Les propositions ne sont, par ailleurs, pas chiffrées. Là encore, c'est parce qu'elles seront "priorisées" et chiffrées au cours d'une convention en mai, mais surtout en fonction du candidat élu par les sympathisants et du niveau d'endettement du pays en 2012. Gros inconvénient de cette méthode : le programme socialiste est difficile à lire et ne peut pas mettre en avant une proposition phare concrète, comme le furent par exemple les 35 heures. Le parti a toutefois sélectionné une dizaine d'idées qu'il met en avant.

 

Emploi : mesures ciblées et bonus-malus. L'emploi est peu présent en tant que tel dans les propositions socialistes. Il faut parcourir les différentes conventions, qui l'évoquent par exemple comme un résultat du "pôle d'investissement industriel" national que propose le parti. Le PS propose une hausse des coûts de licenciements lorsque l'entreprise verse des dividendes et un système de bonus-malus en fonction du critère d'emploi des seniors. Il envisage aussi une surcote progressive des cotisations des employeurs abusant des contrats précaires. Et reprend aussi l'idée d'une "sécurité sociale professionnelle", proposée en 2007 par Nicolas Sarkozy. Les socialistes évoquent enfin une réforme du Pôle emploi.

 

Education : suivi individuel et adaptation des rythmes. Les socialistes souhaitent adapter les rythmes scolaires pour raccourcir les journées, mais sur des années scolaires plus longues. Les élèves en difficultés seraient suivis individuellement sur le modèle des RASED. Le PS souhaite également refondre la formation des enseignants, revaloriser les salaires des enseignants, ou encore réadapter les financements des établissements en fonction des publics accueillis.

 

Emploi des jeunes : contrats aidés et parcours d'autonomie. Pour les jeunes, le parti renoue avec l'emploi aidé, et propose 300 000 "emplois d'avenir" financés à 75 % par l'Etat. Chaque jeune aurait aussi accès à une allocation d'étude universelle, vieille revendication du syndicat UNEF. Un "dispositif nouvelle chance" permettrait aux jeunes sortis de la scolarité de retrouver un emploi. L'alternance et l'apprentissage seraient également développés.

 

Pouvoir d'achat : revaloriser les salaires. Le parti propose de "revaloriser le Smic", en se gardant bien de préciser de quel montant, sans doute en souvenir du smic à 1 500 euros qui avait opposé le PS et Ségolène Royal en 2007. Les socialistes évoquent aussi des "rendez-vous annuels de négociation" au niveau national, sans précision là non plus sur les moyens pour inciter les entreprises. Le PS compte enfin beaucoup sur une "révolution fiscale" inspirée de l'ouvrage de Thomas Picketty et Camille Landais, qui fusionnerait CSG et impôt sur le revenu et recréerait totalement le barème de l'impôt. Et reverrait les niches fiscales. Volonté déclarée : rendre la fiscalité plus progressive et moins favorables aux très hauts revenus.

 

Sécurité : retour de la police de proximité. Sur la sécurité, le PS envisage de renforcer les effectifs et la présence policière en revenant à une police plus territorialisée (avec notamment une force de "police des quartiers"). Il veut aussi améliorer les moyens de la justice et la proportionnalité des peines (par exemple avec des "internats renforcés"). Il se penche aussi sur l'accueil et l'information des victimes.

 

Industrie : appel à l'Europe. Le PS insiste sur une coordination au niveau de l'Union européenne. Il veut la création d'un pôle public de l'emploi industriel, la décentralisation de la gouvernance des pôles de compétitivité et la création d'un ministère européen de l'industrie... Ou encore une "gestion politique du taux de change de l'euro par une politique de taux d'intérêts plus offensive".

 

Immigration, diversité : combattre les discriminations. Le PS propose une série de mesures autour de la lutte contre les discriminations : CV et dossiers de logement anonymes, enseignement de "l'histoire de l'immigration et de son apport à la nation"... Ou encore dispositifs pour limiter les contrôles policiers "au faciès". Il souhaite ouvrir aux étrangers le droit de vote aux élections locales, sous certaines conditions. Difficile, en revanche, de trouver, dans les divers projets publiés, de ligne claire sur les questions d'immigration.

 

Logement : encadrement des loyers et construction. Pour répondre à la crise du logement, les socialistes proposent de limiter les hausses des loyers, de durcir la loi SRU pour imposer 25 % de logements sociaux et d'engager un programme de construction de logements. Ils envisagent aussi un service public de garantie des loyers qui se substituerait aux cautions versées aux propriétaires. Le PS souhaite par ailleurs "revoir la tarification de l'eau et de l'énergie" pour que le total des dépenses de logement ne dépassent pas 25 % du revenu des ménages.

 

Retraites : rétablissement du départ à 60 ans. Le PS préconise de revenir aux 60 ans d'âge légal de départ, mais de garder les 41, puis 42 ans de cotisation. Pour la pérennité du financement du système, le parti envisage d'appliquer la CSG aux revenus du capital, mais aussi d'augmenter de façon "modérée et étalée dans le temps les cotisations patronales et salariales pour alimenter le fonds de réserve pour les retraite". Il propose aussi une hausse de la taxation de la valeur ajoutée des entreprises.

 

Société : homoparentalité et combat pour les femmes. Le PS propose de légaliser le mariage homosexuel et de reconnaître les familles homoparentales. Il évoque également une garantie d'accès à l'IVG. Concernant les femmes, le parti propose un congé parental égalitaire pour les deux parents et promet de chercher à réduire les inégalités homme-femme au travail, par des sanctions et des incitations pour les entreprises.

 

Ruralité, alimentation, environnement : "bouclier rural" et "révolution agricole". Le Parti socialiste évoque la création d'un "bouclier rural" garantissant l'accès à un certain nombre de services publics à moins de 20 km de chacun, même en zone rurale. Il propose aussi d'encourager la relocalisation des productions agricoles, de soutenir l'agriculture durable et le "bio", de maintenir des "ceintures vertes" autour des villes. Et d'engager une réforme des régimes fiscal et social des agriculteurs.
Tant que le choix du candidat ne sera pas effectué, il est difficile de prévoir ce qui sera retenu parmi cette pléthore de propositions. Sans compter que les candidats comptent bien apporter les leurs. Reste aussi à savoir de quelle marge de manœuvre budgétaire disposera le candidat PS s'il est élu. Au sein du parti, certains commencent à évoquer une "année de rigueur" pour 2012.

 

LEMONDE.FR | 10.03.11 |

 

Samuel Laurent
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:43
Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 17:43

Étrange Conseil municipal au cours duquel :

le maire passe son temps à lire, signer des courriers, ou parler à ses voisins,

l’adjoint à la culture, M Jossic, me demande d’arrêter mes « âneries » quand je pose des questions sur le Carnaval de Nantes,

le 1er adjoint, M Rimbert dit à l’assemblée « je sais que vous n’en avez rien à foutre »,

les Verts adoptent sans aucune remarque le budget de la Ville, après une campagne des cantonales plus que tendue entre adjoints au Maire

le maire coupe le micro de l’élu qui intervient si le sujet ne lui plait pas !

le débat est confisqué : interdiction de parler des conseils de quartiers, du Carnaval, du nucléaire…

 

Le maire décide de tout et les élus n’ont qu’à se taire.

Ce n’est pas ma conception de la démocratie. Cela n’a que trop duré !

 

Pendant ce Conseil municipal nous aurons tout de même appris deux choses :

-          contrairement aux promesses du Maire, la feuille d’impôt des contribuables nantais va une fois encore augmenter

-          l’hypothèse d’une annulation pure et simple du Carnaval 2011 est aujourd’hui avancée.

 

 

Je reviendrai sur ces différents sujets et sur mes interventions en conseil dans des messages à suivre.

Par Julien BAINVEL - Publié dans : Mes interventions en Conseil Municipal
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