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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 14:30
UMP 44

Chers Amis,

Je me permets de vous transmettre une note du Groupe Démocratie 44 au Conseil Général faisant le point sur le projet de loi dit de refondation de l’école, suite à son adoption en 1ère lecture à l’Assemblée Nationale mardi dernier. Bonne lecture.

Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental par intérim

Information sur le projet de loi refondation de l’école

Refondation de l’école : les principales dispositions votées

L’Assemblée nationale a voté mardi en première lecture le projet de loi pour la refondation de l’École, qui comprend plusieurs mesures intéressant directement les collectivités locales. Des députés ont souligné le poids financier de cette réforme pour les collectivités territoriales.

La création de 60 000 postes

La mesure phare du projet est la création de 60 000 postes sur cinq ans. Cette décision conforme à la promesse de campagne de François Hollande ne se concrétisera qu’au fil des budgets votés chaque année.

Rétablissement de la formation des enseignants supprimée en 2010

Les députés ont validé la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) pour la rentrée 2013 afin que les enseignants puissent acquérir des compétences académiques et pédagogiques.

Scolarisation des enfants handicapés

Un amendement de Jean-Luc Drapeau (PS) améliore l’accès des élèves en situation de handicap à une scolarité ordinaire. Cet amendement a été complété par un amendement de Michel Ménard (PS) donnant à la communauté éducative de l’établissement dans lequel un enfant handicapé est scolarisé la possibilité de saisir la MDPH pour demander en cours d’année une révision des notifications de l’accompagnement de l’enfant, après avoir consulté et recueilli l’avis de ses parents. La FEGAPEI et autres organismes voudront rétablir au Sénat la primauté décisionnelle de la famille.

Dans la discussion, le Ministre a souligné les conditions de mise en œuvre effective de ces propositions évoquant le coût des moyens matériels, mais aussi celui de la qualité et de l’accompagnement des personnels spécialisés et de tous les autres personnels.

Scolarisation des enfants de moins de 3 ans

Le projet de loi relance la scolarisation des moins de 3 ans dans les secteurs d’éducation prioritaire, les secteurs ruraux isolés et les DOM/COM, afin de lutter contre l’échec scolaire. Brigitte Bourguignon (PS) a défendu un amendement visant à comptabiliser les enfants de moins de trois ans dans les effectifs des établissements scolaires. Son amendement poursuit l’objectif d’éviter certaines fermetures de postes voire de classes dans les territoires ruraux. Cet amendement a cependant été amendé par Vincent Peillon : ces enfants seront comptabilisés dans les effectifs des écoles situées dans un environnement social défavorisé. Le ministre a expliqué que l’Éducation nationale ne disposait que de 3.000 postes et il convient d’abord d’accueillir les enfants de moins de trois ans là où ils en ont le plus besoin.

Dans la discussion générale, des députés UMP ont considéré que la généralisation de la scolarisation précoce laisse à penser que le gouvernement va renoncer à augmenter le nombre de places en crèche et limiter les aides aux familles pour la garde des petits enfants." Les missions de la maternelle seront redéfinies en 2014.

Fermeture de classes et information des élus

Interpellé par les députés UMP sur les problèmes de fermeture des classes en primaire sur certains territoires, Vincent Peillon s’est engagé, pour la deuxième lecture, à inscrire dans la loi une obligation au niveau du ministère à prévenir en avance les exécutifs locaux concernés.

La culture dans les programmes scolaires

Les députés ont ajouté la culture au socle commun de connaissances et de compétences que doit acquérir tout élève au terme de sa scolarité obligatoire. A propos des parcours d’éducation artistique et culturelle, un amendement au rapport annexé, soutenu par le ministre, substitue aux mots "temps éducatifs complémentaires" les mots "périscolaire et extrascolaire" pour éviter toute confusion avec les activités pédagogiques complémentaires évoquées dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.

Service public du numérique éducatif

Les députés ont instauré un service public du numérique éducatif et de l’enseignement à distance destiné à mettre à la disposition des écoles des ressources pédagogiques fondées sur les outils numériques. Un amendement de Barbara Pompili (EELV) interdit l’utilisation du wifi dans les écoles maternelles. Elle a considéré que le principe de précaution doit pousser l’État et les collectivités territoriales à protéger les enfants, notamment les plus jeunes, de l’influence des ondes.

Martine Faure (SRC) a demandé dans un amendement qu’une attention toute particulière soit accordée au milieu rural et à l’accès au très haut débit Il s’agit de prioriser les cofinancements prévus par les programmes gouvernementaux en les fléchant principalement sur les milieux ruraux.

Projet éducatif territorial

Les députés ont précisé que le projet éducatif territorial vise en particulier à renforcer la cohérence et la complémentarité entre les activités d’enseignement sur le temps scolaire et les activités périscolaires qui le prolongent. Ils ont ajouté que l’élaboration et la mise en application de ce projet éducatif territorial seront suivies par un comité de pilotage dont la composition sera définie par voie réglementaire.

Suppression de l’apprentissage à partir de 14 ans

L’Assemblée a aussi voté l’abrogation d’une réforme de 2011 qui à l’initiative du député UMP Gérard Cherpion abaissait à 14 ans l’âge de l’apprentissage.

Les redoublements seront exceptionnels

Près de 40% des élèves en France redoublent au moins une fois dans leur cursus. Une pratique qui devra être exceptionnelle, en vertu d’un amendement PS. Selon le PS, les redoublements coûtent plus de deux milliards d’euros par an et leurs effets sont « loin d’être probants » et engendrent « même pour certains élèves plus de difficultés ».

Une langue étrangère dès le CP

Le texte prévoit que tous les CP bénéficient à partir de la rentrée 2015 de l’enseignement d’une langue étrangère. Les programmes, depuis 2008, n’en prévoyaient l’obligation qu’à partir du CE1.

Enseignement moral et civique

Les élèves apprendront l’hymne national et européen. Les enseignants sont invités à intégrer les langues régionales. La devise de la République et le drapeau tricolore seront apposés sur tous les établissements scolaires.

Un conseil école-collège

Pour faciliter le saut du CM2 à la 6ème, la loi prévoit la création dans chaque secteur de recrutement d’un collège d’un conseil école-collège qui devra proposer des enseignements et projets pédagogiques communs. Côté orientation, des parcours de découverte du monde économique et professionnel doivent être créés dès la 6ème à partir de la rentrée 2015.

Jeux dangereux

Les équipes pédagogiques et éducatives seront sensibilisées et formées à la prévention et à la lutte contre les jeux dangereux.

La semaine de quatre jours et demi décidée par décret

La réforme controversée de la semaine scolaire de quatre jours et demi, décidée par décret en janvier n’intervient pas dans ce projet de loi.

Fonds d’amorçage

Un amendement à l’article 47 précise que les aides versées au titre du fonds pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques ne sont pas prises en compte dans le calcul des dépenses de fonctionnement des classes sous contrat. La députée Marie-Françoise Bechtel (SRC) demande qu’il soit également précisé que l’offre d’activité périscolaire est bien l’offre organisée par les communes au profit des élèves aussi bien des écoles publiques que des écoles privées mais qu’il ne s’agit pas de venir financer une offre périscolaire qui émanerait des écoles privées elles-mêmes.

Impact financier pour les collectivités territoriales

Des députés ont centré leurs interventions sur la répartition des charges entre l’État et les collectivités territoriales. Ils ont relayé l’inquiétude des départements de France qui sont particulièrement préoccupés par les implications financières qu’aura cette loi sur deux points : l’organisation des transports scolaires ; la répartition en matière de maintenance des équipements informatiques. Ils ont regretté que le système de compensation, qui ne porte que sur deux années, soit largement en deçà des attentes.

Suivi de la loi

Un comité de suivi sera chargé d’évaluer l’application de la loi et transmettra chaque année un rapport au Parlement.

Le Groupe Démocratie 44 au Conseil Général

UMP 44
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:36

M. André Trillard. Monsieur le président, mesdames les ministres, mes chers collègues, au travers de l’article 1er du projet de loi, vous ouvrez le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, au prétexte que le mariage serait la reconnaissance sociale du couple. Cette vision est très réductrice.

 

Le mariage civil n’a pas pour but de reconnaître la relation entre deux personnes et d’officialiser leur amour. En allant jusqu’au bout de cette logique, tous les gens qui s’aiment devraient pouvoir se marier. Or la loi a fixé des limites. En effet, le mariage n’est pas la simple reconnaissance de l’amour, ni même la consécration d’une union privée ; dois-je rappeler ici le symbole que revêt l’obligation de laisser la porte de la mairie ouverte lors de la célébration d’un mariage ?

Le mariage est une institution sociale, qui permet de fonder, en droit, la filiation biologique. Nous nous situons donc bien au-delà de la simple relation de couple : dans le cadre de la famille.

 

Je rappelle que le code civil dispose que « le mariage est l’institution par laquelle un homme et une femme s’unissent pour vivre en commun et fonder une famille. » L’article 203 dispose également que « les époux contractent ensemble, par le seul fait du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants. »

 

Je tiens à souligner que la question n’est pas celle de la capacité des personnes homosexuelles à aimer, mais celle de l’institutionnalisation, de la codification, par la loi, d’une structure familiale nouvelle.

 

Autant l’orientation sexuelle est la résultante d’actes relevant du libre-arbitre des individus, autant le mariage est une institution sociale publique, entérinée par les représentants de l’État aux yeux de la société. Qu’il s’agisse d’un acte légal, soumis à des conditions précises, à commencer par la différenciation des sexes, vient contredire la notion de « liberté de se marier ».

 

Autre postulat erroné sur lequel repose la philosophie de votre projet : votre conception de la loi et de son rôle. Pour nous, la loi ne sert pas seulement à donner des droits, à suivre les évolutions sociales, à faire plaisir à tel ou tel, à assumer les engagements numérotés d’un candidat à la présidence de la République.

 

Au contraire, il s’agit d’une boussole qui sert à fixer des valeurs, qui donne autant de points de repères à la société. Lorsqu’une loi touche à des valeurs ancestrales aussi importantes que le mariage ou la filiation et à des êtres aussi vulnérables que les enfants, nous redoublons de prudence, car nous ne voulons pas jouer les apprentis sorciers.

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons demandé, en vain, un grand débat public préalable. Nous sommes convaincus que, au-delà de la légitimité de la représentation nationale que nous incarnons, chaque Français doit pouvoir s’exprimer sur la forme de famille qu’il laissera en héritage à ses enfants.

 

C’est pour cela que nous avons défendu une motion référendaire. Nous débattons aujourd’hui d’un vrai sujet de civilisation, qui mérite mieux qu’un texte de loi bricolé, truffé d’incohérences, aussi bien juridiques que scientifiques, et bourré de non-dits.

La stabilité de la loi est un outil essentiel à la démocratie. La philosophie qui est la vôtre s’inscrit aux antipodes de ce principe : lors du débat à l’Assemblée nationale, l’un de nos collègues députés a résumé d’une phrase toute la logique de ce projet : « Il est grand temps que la loi rattrape les mœurs ! »

 

Vous rendez-vous compte, madame la ministre, de ce que sous-tend cette phrase et des errements auxquels l’application d’un tel principe pourrait donner lieu ? Le rôle de la loi est non pas de courir après les évolutions de la société, mais d’offrir un cadre de références cohérent, stable et protecteur aux citoyens.

 

La loi n’est pas faite pour répondre aux desiderata d’une minorité, même si, nous l’avons souligné à plusieurs reprises, un très large consensus se dégage sur la nécessité d’apporter une reconnaissance juridique aux couples homosexuels.

Montesquieu, qui nous inspire tant ici, ne disait-il pas en son temps : « Il faut toucher aux lois d’une main tremblante » ?

 

« Il est grand temps que la loi rattrape les mœurs » ? Vous rendez-vous compte, madame la ministre, que la philosophie sous-jacente à ces propos condamne par avance toutes vos dénégations relatives à la PMA et à la GPA ?

 

Vous rendez-vous compte de la portée de la déclaration de l’ancienne garde des sceaux, madame Élisabeth Guigou, présentant le projet de loi sur le PACS : « Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité » ?

 

Si je vous concède qu’il n’est pas interdit d’évoluer, le moins que l’on puisse dire est que son revirement ne plaide pas en faveur de la confiance que l’on pourrait placer dans la fermeté des engagements socialistes, en particulier dans des domaines aussi sensibles.

 

M. Jean-Marc Todeschini. Elle n’a jamais dit cela !

 

M. André Trillard.Vous trompez les Français en reportant les discussions sur la procréation médicalement assistée à un autre texte. Et que dire du mépris destructeur avec lequel Mme la ministre de la famille a traité l’ensemble du système de protection de l’enfance ? Vous trompez les Français en leur promettant que la gestation pour autrui ne sera pas autorisée.

 

Le premier pas vers la légalisation de la GPA a d’ailleurs été franchi avec votre circulaire, madame la garde des sceaux. La nécessité supposée de prendre en compte la situation particulière des enfants nés selon de tels procédés est une argutie. Ces enfants sont instrumentalisés par ceux-là mêmes qui ont provoqué cette situation, afin de satisfaire leurs propres revendications d’adultes.

 

Derrière le « mariage pour tous » se trouve donc clairement le « droit à l’enfant pour tous », et par tous les moyens, sans pour autant que vous assumiez ouvertement les conséquences de votre texte.

 

Non, madame la garde des sceaux, il n’est pas « grand temps que la loi rattrape les mœurs ». Il est grand temps que le législateur réfléchisse au sens du droit ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UDI-UC.)


Par André TRILLARD Publié dans : Au Sénat

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:04
GRAND CORPS MALADE CENSURE PAR LA RADIO ET LA TV ?
 
 

 

Très jolie musique

 Très beau texte remarquablement bien tourné et exprimé

 Mais voilà, ... un gros problème, il exprime des choses qui ne sont pas "politiquement correctes"
  

   


  Un rappeur peut injurier les Français, leur cracher dessus, les menacer, même de mort,
  
 Mais un Français ne peut pas parler "vrai" MÊME modérément ....
alors, radios, télés, au service du gouvernement actuel, censurent ce chanteur

 


  Ecoutez le, même une fois, faites vous une idée et gardez, détruisez, faites suivre cette chanson "slam"
 

  Voulez-vous savoir pourquoi “Grand corps malade” ne passe pratiquement plus sur les chaînes TV et autres médias ?

 
La démonstration est sur le lien ci-dessous : il n' est vraiment pas "politiquement correct " 


  http://www.youtube.com/embed/NpDi27DrCVk
 
 Quoi ajouter à ce texte ?
Rien, Si : une petite précision, certains ne feront pas suivre, c'est normal, un grand nombre de Français sont complètement “anesthésiés”,d'ailleurs ça s'appelle je crois l'anesthésie internationale”
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:29
Economie et social | Ajouté le 18.04.2013 à 11H13
AFP
Ils sont partis en fumée, les projets de François Hollande. Elles se sont fracassées, ses promesses.

Quand il s’est présenté, il y a peu plus d’un an, François Hollande promettait monts et merveilles. La France sortait de l’ère Sarkozy, disait-il. Elle allait enfin trouver le bonheur et la cohésion, peut-être même la richesse pour tous.

Et pourtant, la France n’a jamais connu autant de chômeurs et la courbe continue de s’accroître à une vitesse vertigineuse. Ainsi, le Fonds monétaire international prévoit que le chômage atteindra des taux record en France : 11,2% en 2013 et 11,6% en 2014. Jamais autant d’entreprises n’ont fermé et elles continuent de plus belle. Jamais autant de jeunes n’ont voulu quitter notre pays. C’est le sang de la France qui s’en va.

Voici le FMI qui parle de récession : -0,1% de croissance en 2013, à peine plus en 2014. Le Gouvernement, qui ne veut pas utiliser le terme de « récession », table lui sur +0,1%. C’est d’ailleurs sur cette prévision qu’il fonde son programme de stabilité qu’il enverra à la Commission européenne à la fin du mois (c’est-à-dire ses prévisions de dépenses et de recettes pour les 4 années à venir).

Encore une fois, les socialistes s’entêtent à nier la réalité économique, ce qui les contraindra, un jour ou l’autre, à prendre des mesures d’urgence très difficiles. Toutes les décisions prises par « Moi, Président de la République… » sont allées à contre-courant, à contresens. Malgré les promesses réitérées il y a quelques semaines encore, les impôts vont augmenter de manière faramineuse. En 2014, notre pays atteindra un taux record de prélèvements obligatoires avec 46,5% du PIB. Ces prélèvements ont augmenté de 20 milliards d’euros en 2012, 24 milliards en 2013 et augmenteront de 10 milliards en 2014.

En prétendant que les impôts n’augmenteront pas pour les ménages, hormis la hausse de TVA prévue l’an prochain (le taux réduit passant de 7% à 10% et le taux normal de 19,6 à 20%), le Gouvernement joue sur les mots. Il pourra très bien procéder à des augmentations de cotisations sociales (CSG, CRDS), qui ne sont pas des impôts au sens propre, mais qui amputeront concrètement la feuille de paie des ménages. Il pourra également agir sur les niches fiscales et raboter celles qui bénéficient aux ménages. Et il s’en prendra bien évidemment aux retraités et leur pouvoir d’achat avec l’augmentation des cotisations sur leurs pensions.

Mais les entreprises ne sont pas épargnées et ce, malgré les promesses de relance. D’ailleurs, rien n’est fait. Même l’Allemagne qui est en relative bonne santé, qui voit son commerce extérieur augmenter, qui atteindra quasiment l’équilibre budgétaire en 2014 (son déficit sera de 0,1% du PIB), et dont la dette publique passera de 82% du PIB en 2012 à 78,3% en 2014, dont le chômage sera presque réduit à zéro, vient de renvoyer François Hollande dans ses cordes, ne parlant plus de relance.

Depuis maintenant un an, aucune réforme structurelle, qui permettrait de réduire durablement le déficit public, n’a été engagée par les socialistes. Comme ils en ont l’habitude, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont préféré la facilité au courage. Ils ont choisi d’augmenter les impôts, d’asphyxier les ménages et les entreprises avec des taxes, augmentant uniquement les recettes plutôt que d’agir avec force sur les dépenses.

En même temps, il fallait bien payer les promesses ! N’oublions pas qu’ils ont supprimé la RGPP, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la TVA anti-délocalisation, la défiscalisation des heures supplémentaires pour 9 millions de salariés, abaissé l’âge du départ à la retraite.

Après avoir été élus sur un mensonge, ils vont maintenant pouvoir réinstaurer la hausse de la TVA, augmenter l’âge du départ à la retraite et augmenter les prélèvements obligatoires. Hollande, Ayrault et Moscovici sont au pied du mur économique. Ils doivent désormais régler la facture des promesses irréalistes de la campagne qui, pour le bien de la France, n’auraient jamais dû être tenues.

Car il faudra bien trouver de quoi payer les 60.000 postes d’enseignants, la hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire décidée en juillet dernier, payer les nouveaux emplois jeunes. Et s’attaquer aux allocations familiales ne suffira pas. Faire croire que seules 15% des familles seront touchées est une illusion. Et ce n’est que le premier coup de boutoir dans le pacte de notre politique familiale.

Pendant ce temps, un drame couve. François Hollande ne pourra pas arrêter par un coup de baguette magique, ni par une entourloupe supplémentaire, la grogne des Français. Ceux-ci sont de plus en plus divisés. Ils sont de plus en plus écœurés. La seule chose qui semble les rassembler, c’est leur opposition à François Hollande. Lui qui voulait les rassembler, c’est réussi d’une certaine manière.

François Hollande doit faire un geste fort. Il devrait changer le Gouvernement de fond en comble. Tout le monde sait que Jean-Marc Ayrault n’est pas à la hauteur de la tâche, avec ses coups de menton ridicules et surtout ses lieux communs permanents. Même les socialistes en ont honte.

Il devrait aussi changer de politique économique et vite. Mais il est sans doute déjà trop tard. La France rentre en récession. «Moi, Président de la République»


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:27
Divers | Ajouté le 18.04.2013 à 18H45
Un ami proche de Monsieur Hamon appelle à la lutte des classes. N’oublions pas que Monsieur Hamon est ministre. Monsieur Gallas en effet considère que la parution des patrimoines des uns et des autres pourra servir de début à la lutte des classes. C’est un peu ce que désire François Hollande, dépassé par les évènements.

Cet homme, que l’on disait « pépère », « faible », comme tous ceux-ci, est soumis de temps en temps à des pulsions dangereuses. Le voici donc qui demande à ce que les ministres publient leur patrimoine et nous avons eu, comme on pouvait s’en douter, le palmarès des plus riches et des plus pauvres, les premiers étant stigmatisés et les seconds, encensés. Il vaut mieux avoir une 4L comme Madame Duflot plutôt qu’une C5. Il vaut mieux avoir une vieille voiture plutôt qu’une neuve. Il vaut mieux être pauvre lorsque l’on est ministre de gauche.

Et l’on voit déjà certains ministres trembler comme Madame Delaunay, Laurent Fabius. Mais leur patrimoine va être jeté en pâture aux citoyens qui vont tout de suite les critiquer, les surveiller à la loupe.

Cette action est ridicule, mais pauvre François Hollande ! Il veut que l’on oublie l’affaire Jérôme Cahuzac. Il y est vraisemblablement « mouillé », soit par inadvertance, soit par mensonge, et pour se faire oublier, il risque de relancer la lutter des classes et de ne plus l’arrêter. Merci les socialistes !

Lorsque l’on a des socialistes intelligents du type Mitterrand, on peut les combattre démocratiquement. Lorsque l’on a des socialistes stupides comme François Hollande et ses amis, on doit les combattre de la même manière, mais ils offrent peu de prises tellement ils sont provocateurs.

Sommes-nous responsables de la cohésion du pays ? Sans doute, mais ce sont les socialistes au pouvoir qui devraient l’être au premier chef.


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:20
Economie et social | Ajouté le 19.04.2013 à 10H11
Fred Dufour/Reuters
En relisant attentivement les promesses de François Hollande, on ne peut qu’être sidéré de la succession de lieux communs, mais surtout de l’ignorance qu’il avait de l’état de l’Europe et de la France. A moins qu’il ne s’agisse, et c’est peut-être le cas, d’une succession de mensonges éhontés.

Arrivé au pouvoir, il tourne le dos à tout ce qu’il a promis sachant parfaitement bien que c’était irréalisable. Mais pire, il divise la France. Voici les espoirs déçus des ouvriers qu’il avait mis en avant, leur promettant monts et merveilles. Voici l’espoir déçu des petits chefs d’entreprises qu’il avait tenté de séduire, même s’il n’y était pas arrivé. Ils se sont aperçus que la présidence de François Hollande était pire que ce que l’on pouvait imaginer. Voici qu’il a déçu l’Europe, n’y connaissant rien, n’étant jamais sorti de France à l’époque. Il affronte tantôt le Nord du continent, tantôt le Sud. Il ne s’entend avec personne et n’y comprend rien.

Sur le plan extérieur, mis à part au Mali, il n’y a plus de France. Elle n’existe plus en Chine, en Asie, en Amérique. L’Afrique a été abandonnée au nom d’une idéologie anticoloniale primaire. Bref, au niveau extérieur, François Hollande n’existe plus.

Quant à l’économie, c’est pire que tout. François Hollande avait laissé quelques espoirs à ceux qui avaient voté pour lui ou à ceux qui avaient voté contre Nicolas Sarkozy. Il a, et il faudrait qu’un psychologue puisse l’analyser, pris des décisions stupides parce qu’il voulait faire de l’antisarkozysme. Il a donc méthodiquement abrogé les lois que l’ancienne Majorité avait établies, même si beaucoup de ces lois étaient indispensables. Il a ainsi ravivé les plaies, les antagonismes et surtout, il a meurtri notre pays.

Quant aux premières décisions économiques qu’il a pu prendre, elles sont tellement psychédéliques, tellement invraisemblables, que peu de gens pouvaient les imaginer. Il est d’ailleurs très intéressant de se remémorer les primaires socialistes. Quand François Hollande annonçait les contrats de génération, il était critiqué, vilipendé, ridiculisé par ses concurrents et en particulier Martine Aubry ou d’autres encore, plus clairvoyants. Quand il a proposé les contrats jeunes, combien de socialistes ont crié à la mystification ? Elu, il a fait ce qu’il avait dit pendant les primaires et l’on voit ce que cela donne : rien !

Mais il y a plus grave encore : l’augmentation des impôts qui va continuer en 2014 contrairement à ce qui a été promis. Maintenant, nous savons tous que François Hollande ment comme un arracheur de dents, que Ayrault ne comprend rien à ce qu’il fait et que Moscovici n’est qu’un simple exécutant. Nous aurons donc une augmentation d’impôts, de taxes et voilà que la Cour des Comptes, pourtant dirigée par un socialiste, le critique avec méchanceté, sans parler du FMI, ni même de l’Europe. Le résultat est que la France n’a jamais été aussi endettée avec 94% du PIB.

Cerise sur le gâteau, au lieu d’unir la France dans cette période difficile, qui exacerbe les passions et les extrêmes, François Hollande a décidé de faire passer des lois sociétales qui ne présentent pas de caractère d’urgence ni ne recueillent l’assentiment d’une majorité de Français. Il s’en suit de grandes manifestations de droite comme de gauche, mais qui pourraient s’unir et entrainer des grèves ou des troubles graves.

Les socialistes ont allumé un feu de forêt. Ils ne savent plus comment l’éteindre et cherchent des coupables. Ils sont eux-mêmes les coupables et portent une très lourde responsabilité sur le manque de stabilité de notre pays. On pourrait analyser encore la situation à l’éclairage de ce qu’a fait Jérôme Cahuzac, des déclarations ambiguës de Pierre Moscovici, de Jean-Marc Ayrault, sur les lois précipitées qu’ils sont en train de nous « vendre ».

Bref, François Hollande (« Pépère ») est en train de tuer la France au point de vue économique, international, sociétal et le risque est grand d’une explosion populaire. Ce n’est pas ce que j’appelle de mes vœux, mais qu’il ne vienne pas accuser la droite d’en être responsable.


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 12:42
UMP 44

Chers Amis,

Je me permets de vous transmettre une note du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale sur les dispositions du projet de loi "mariage pour tous" à la sortie du Sénat article par article. Le texte est à nouveau en discussion à l’Assemblée Nationale jusqu’au 20 avril. Restant à votre écoute.

Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental par intérim

DISPOSITIONS DU TEXTE MARIAGE POUR TOUS A LA SORTIE DU SENAT

DISPOSITIONS DU TEXTE APRES L’EXAMEN AU SENAT

CONFORME - Article 1er : Ouverture du mariage et de l’adoption conjointe aux couples de personnes de même sexe, et règles de conflit de lois

Article 1er bis A : Contrôle par le ministère public de l’établissement des actes d’état civil

Insérant dans le code civil un nouvel article 34-1, cet article consacre expressément un pouvoir de contrôle du procureur de la République sur les officiers de l’état civil dans l’exercice de leurs fonctions.

Article 1er bis B : Assouplissement des règles relatives à la détermination de la mairie compétente pour célébrer un mariage

Cet article, issu d’un amendement proposé par J. PELISSARD, sous-amendé par le Gouvernement-, prévoit la possibilité pour un couple de choisir la commune où ses parents ont leur domicile, ou leur résidence, pour se marier.

Article 1er bis CA nouveau : Suppression de la lecture de l’article 220 du code civil relatif à la solidarité des dettes entre époux lors de la célébration du mariage

Pour mémoire, l’obligation pour les officier d’état civil de donner lecture de l’article 220 est récente. Elle est issue de la loi du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation.

Article 1er bis C : Caractère républicain de la célébration du mariage

Cet article, issu d’un amendement d’Alain TOURRET, adopté en séance à l’Assemblée nationale, introduit à l’article 165 du code civil l’affirmation du caractère républicain du mariage prononcé par l’officier de l’état civil, alors que dans sa rédaction actuelle, il ne prévoit que son caractère public.

Article 1er bis D : Célébration impossible du mariage à l’étranger des Français établis hors de France

Cet article, introduit par un amendement de Corinne Narassiguin, sous-amendé par Claudine Schmid, vise à permettre aux couples de personnes de même sexe, dont l’une au moins est française, résidant dans des pays où leur union est interdite et où les autorités diplomatiques et consulaires ne peuvent la célébrer, de se marier sur le territoire français. Le mariage serait alors célébré par l’officier d’état civil de la commune de naissance ou de dernière résidence de l’un des époux ou de l’un de ses parents ou de ses grands-parents, ou, à défaut, de la commune de leur choix.

Article 1er bis : Autorisation de l’adoption plénière de l’enfant du conjoint, antérieurement adopté par lui

Cet article, introduit en commission des lois à l’Assemblée nationale à l’initiative du rapporteur Erwann Binet, vise à autoriser l’adoption plénière de l’enfant du conjoint, lorsqu’il a déjà fait l’objet d’une adoption plénière par ce dernier.

En effet, aujourd’hui, afin d’éviter de soumettre l’enfant à des adoptions plénières successives ou multiples, l’article 359 du code civil rend l’adoption plénière irrévocable et l’article 346 interdit qu’un enfant puisse être adopté par plusieurs personnes, exception faite de deux époux. Appliquée strictement, cette règle interdirait au conjoint d’une personne qui aurait précédemment adopté un enfant, en la forme plénière, de l’adopter à son tour.

Le Sénat, considérant à juste titre que le dispositif proposé par l’Assemblée nationale posait une difficulté, puisqu’en ne précisant pas que la filiation de l’enfant doit être établie à l’égard du seul conjoint l’ayant adopté la première fois, il aurait autorisé une adoption par l’autre conjoint d’un enfant ayant déjà un autre parent par le sang, a autorisé expressément une nouvelle adoption plénière de l’enfant du conjoint, lorsque ce dernier a fait l’objet d’une adoption plénière par ce seul conjoint, et qu’il n’a de filiation établie qu’à son égard.

Article 1er ter : Autorisation de l’adoption simple de l’enfant du conjoint, antérieurement adopté par lui

Cet article, introduit à l’Assemblée nationale par le rapporteur, tend à autoriser l’adoption simple de l’enfant du conjoint, lorsqu’il a déjà fait l’objet d’une adoption simple ou d’une adoption plénière.

Il répond à la même préoccupation que l’article précédent : rendre possible des adoptions intrafamiliales, au sein de familles homoparentales dans lesquelles la filiation des enfants n’est établie, par la voie de l’adoption, qu’à l’égard de l’un des parents.

Comme précédemment, le Sénat a considéré à juste titre que le dispositif proposé par l’Assemblée dépassait largement cet objet et pouvait conduire à la pluri-parentalité. Le Sénat a donc restreint cette possibilité aux seuls cas où la première adoption a été effectuée par une personne seule.

Article 1er quater SUPPRIME : Principe de l’exercice en commun de l’autorité parentale en cas d’adoption simple de l’enfant du conjoint L’article 365 du code civil pose la règle selon laquelle l’adoptant en la forme simple est seul investi à l’égard de l’adopté de tous les droits d’autorité parentale. Cette règle reçoit une exception pour l’adoption de l’enfant du conjoint, qui distingue entre l’attribution et l’exercice de l’autorité parentale. Cette autorité appartient concurremment aux deux. Mais le parent d’origine en conserve seul l’exercice, sauf à ce que les deux époux, par une déclaration conjointe au greffier en chef du tribunal de grande instance, demandent un exercice en commun. Le droit en vigueur n’interdit nullement l’exercice en commun de l’autorité parentale. Il le soumet seulement à une formalité minime, puisqu’il s’agit d’une simple déclaration auprès du greffe, qui est négligeable par rapport à celles qu’engage la procédure d’adoption simple au terme de laquelle elle intervient. Le Sénat a estimé que le droit en vigueur était satisfaisant et a supprimé cet article introduit par le rapporteur à l’Assemblée nationale.

Article 1er quinquies : Maintien des liens de l’enfant, en cas de séparation, avec le tiers qui a résidé avec lui et l’un de ses parents et participé à son éducation

Cet vise à permettre le maintien de relations personnelles de l’enfant avec son second « parent », à l’égard duquel il n’a pas de filiation établie, en cas de séparation du couple. • Le Sénat a considéré que le droit permettait déjà au JAF de maintenir ces liens, dans l’intérêt de l’enfant et que les dispositions votées à l’AN étaient redondantes avec les possibilités offertes par le droit existant. Il a supprimé le dispositif AN, mais néanmoins introduit une précision supplémentaire en ce sens à l’article 371-4 du code civil.

• En revanche, le Sénat a voulu répondre au cas dans lequel le parent tiers pourrait être évincé par le nouveau conjoint du parent à l’égard duquel la filiation de l’enfant est établie, grâce à l’adoption intrafamiliale.

Or, l’éviction du parent non reconnu par la loi procède de l’adoption. C’est donc au moment de l’examen de la demande d’adoption ou lorsqu’elle sera contestée, que le juge pourra apprécier si celle-ci est bien conforme à l’intérêt de l’enfant, et si l’antériorité et la force des liens noués avec son premier parent n’imposent pas de la rejeter. Les voies de recours contre les jugements d’adoption sont limitées. L’article 353-2 du code civil dispose ainsi que la tierce opposition n’est recevable qu’en cas de fraude ou de dol imputable aux adoptants. C’est la raison pour laquelle le Sénat a ajouté une disposition prévoyant d’établir que constitue un dol imputable aux adoptants la dissimulation au tribunal du maintien des liens entre l’enfant adopté et un tiers, conformément à une décision rendue par le juge aux affaires familiales sur le fondement de l’article 371-4 du code civil.

Article 2 A nouveau : Possibilité d’usage, par l’un des époux, du nom de l’autre époux

Cet article crée un nouvel article 225-1 dans le code civil qui dispose que « chacun des époux peut porter, à titre d’usage, le nom de l’autre époux, par substitution ou adjonction à son propre nom dans l’ordre qu’il choisit. »

Article 2 : Dévolution du nom de famille en cas de filiation légalement établie et d’adoption plénière

• Dans le cas d’une adoption plénière, l’adopté prend le nom de l’adoptant. En cas d’adoption conjointe, les adoptants peuvent choisir le nom de l’un ou de l’autre ou leurs deux noms accolés dans un ordre choisi par eux.

• Dans le cas de la filiation légalement établie, le Sénat a admis que la transmission du nom du père aux enfants demeure un usage ancré dans les familles. Dans de nombreux cas, notamment lorsqu’ils sont mariés et que la filiation paternelle est présumée, les parents s’abstiennent de toute déclaration conjointe, marquant ainsi implicitement leur accord avec la règle subsidiaire d’attribution du patronyme aux enfants.

Il a voté un dispositif qui prévoit qu’en absence de déclaration conjointe, le nom du père est attribué à l’enfant. Mais il a prévu qu’en cas de désaccord signalé à l’officier d’état civil par l’un ou l’autre des parents, l’enfant prend les 2 noms per ordre alphabétique.

CONFORME Article 3 : Dévolution du nom de famille en cas d’adoption simple

A défaut d’accord entre les époux adoptants, l’adopté verrait adjoint à son nom, en seconde position, le premier de leurs noms selon l’ordre alphabétique.

Article 4 et 4 bis : Égalité de traitement entre les époux ou parents de même sexe et ceux de sexe différent/ Habilitation du Gouvernement pour procéder aux coordinations nécessaires, hors code civil

• Le Gouvernement avait fait le choix, dans le projet de loi initial, d’une substitution exhaustive, à chaque fois que nécessaire, de termes généraux aux termes sexués du code civil, lorsque ceux-ci interdisaient l’accès des époux ou des parents de même sexe à certains droits ou obligations. Cette solution - répétée, aux articles 5 à 21 pour le reste de la législation - conduisait, dans le seul code civil, à plus de 110 substitutions de termes, « parents » remplaçant« père » et« mère »,« beaux-parents »,« beau-père » et« belle-mère » ;« époux » ou« conjoints », se substituant à« mari » et« femme » ; et l’expression« parents » utilisée en droit des successions pour désigner les ascendants, descendants ou collatéraux, étant remplacée, pour éviter la confusion, par ces derniers termes. • L’Assemblée nationale avait fait le choix d’ inscrire, en tête du livre premier du code civil, relatif aux personnes, ainsi qu’en tête du livre III relatif aux biens, deux nouveaux articles 6-1 et 718, précisant que les dispositions de chacun de ses livres s’appliquent également aux parents de même sexe, lorsqu’elles font référence aux père et mère ; aux aïeuls de même sexe, pour les aïeul et aïeule ; aux conjoints survivant de même sexe, pour les veuf et veuve ; ainsi qu’aux branches parentales, pour les branches paternelle et maternelle. Il s’agit de dispositions interprétatives pour guider l’appréciation du juge dans la reconnaissance de l’égalité des droits entre les époux et les parents de même sexe et de sexe différent. Le titre VII du livre premier était expressément exclu du champ d’application de ces dispositions, afin que ne soient pas remises en cause les règles régissant la filiation biologique. La rédaction maintenait quelques substitutions de termes nécessaires, comme celles concernant les conditions de célébration du mariage ou la définition du domicile conjugal aux articles 75 et 108 du code civil, l’obligation alimentaire des beaux-parents, à l’article 206, l’usufruit des père et mère sur les biens de leurs enfants, à l’article 601, la succession concurrente du conjoint survivant, en l’absence de descendants, avec les père et mère du défunt, à l’article 757-1. Ce dispositif s’articulait avec celui prévu à l’article 4 bis, qui impose la même règle d’interprétation pour l’ensemble de la législation, à l’exclusion du code civil, soumis à l’article 4. • Le Sénat a substitué à ces dispositions« balais » un nouveau dispositif.

-  Il a supprimé, à l’article 4, les deux dispositions interprétatives, insérées en tête des livres Ier et III du code civil, et les a remplacé par un nouvel article 6-1 placé à la fin du titre préliminaire du code civil, qui concerne les effets du mariage ou de la filiation adoptive, non les conditions d’accès au mariage ou la parenté.

(L’égalité d’accès au mariage sera assurée par l’article 1er du présent texte. L’égalité d’accès à l’adoption, entre les époux de sexe différent et les époux de même sexe, en découle nécessairement. À cet égard, le titre VII du livre premier du code civil, relatif à la filiation biologique est exclu du champ d’application du principe consacré au nouvel article 6-1, puisque le projet de loi ne consacre de liens de filiations établis à l’égard de deux personnes de même sexe que sur une base adoptive. Ni les présomptions légales de filiation, ni la possession d’état ne pourraient être invoqués par des conjoints homosexuels sur le fondement de ce nouvel article 6-1).

-  Il a supprimé la rédaction de l’article 4bis issue des travaux de l’Assemblée nationale et l’a remplacé par une habilitation donnée au Gouvernement pour prendre par ordonnance les mesures de coordination textuelle requises. Le champ de cette habilitation ne s’étend pas au code civil, qui continuerait d’employer les termes de« père et mère » ou de« mari et femme ». Le Parlement pourra procéder à un contrôle ex post des choix de coordination du Gouvernement, lors de l’examen du projet de loi de ratification qui devra être déposé dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance, qui elle-même interviendra dans un délai de six mois après la publication de loi.

Article 4 ter : Critères d’éligibilité au statut d’association familiale

Cet article, résultant d’un amendement de Marie-Georges Buffet, vise à faciliter aux associations représentant les familles homoparentales et à celles représentants les familles constituées autour d’un pacte civil de solidarité, l’accès au statut d’association familiale.

Rien n’interdit pourtant, au regard des exigences posées par l’article L. 211-1 du CASF, que des associations représentants les familles homoparentales puissent se voir reconnaître la qualité d’« association familiale » ni qu’elles puissent, à ce titre, adhérer à une fédération départementale. Et si les couples de personnes de même sexe sans enfant ne peuvent aujourd’hui y adhérer, ils le pourront demain, à l’égal des couples hétérosexuels, en se mariant.

Cette disposition serait justifié par les difficultés que rencontreraient, en fait, les familles homosexuelles et les couples pacsés sans enfants, à adhérer à l’union nationale des associations familiales ou aux fédérations départementales.

Articles 5 à 10 : suppressions CONFORMES de coordination avec articles 4 et 4 bis

Articles 11 : Cumul maximum de 2 pensions de réversion pour un orphelin (code des pensions civiles et militaires)

Articles 12 et 13 : suppressions CONFORMES de coordination avec articles 4 et 4 bis

Article 13 bis : Ouverture du congé d’adoption du régime des exploitants agricoles

Article 14 : Coordinations dans le code de la sécurité sociale

Cet article procède à certaines coordinations, dans le code de la sécurité sociale, pour garantir l’égalité de droits sociaux, en matière d’adoption et d’accueil de l’enfant, entre les couples de même sexe et ceux de sexe différent : • Les dispositions relatives au congé d’adoption, • Les dispositions relatives à la majoration de la durée d’assurance vieillesse des salariés au titre de l’adoption ou de l’éducation d’un enfant adopté, • Les dispositions relatives aux pensions de réversions versées aux veuves et veufs de guerre.

Articles 15 et 16 : suppressions CONFORMES de coordination avec articles 4 et 4 bis

Articles 16 bis : Protection du salarié homosexuel refusant une mutation dans un pays incriminant l’homosexualité

Le Sénat a modifié la rédaction du dispositif introduit à l’AN pour en atténuer les risques juridiques.

Articles 17 à 20 : suppressions CONFORMES de coordination avec articles 4 et 4 bis

CONFORME Article 21 : Coordinations dans la législation relative aux prestations familiales à Mayotte

CONFORME Article 22 : Application du texte aux mariages contractés avant son entrée en vigueur

L’article 22 permet la reconnaissance des mariages de couples de même sexe valablement formés à l’étranger avant l’entrée en vigueur du texte.

Article 23 : Application du texte dans les collectivités d’outre-mer et en Nouvelle-Calédonie

L’article 23 prévoit que la possibilité du mariage aux couples de personnes de même sexe s’applique à tout le territoire de la République, et par là à tous les territoires d’outre-mer, sans distinction de statut de ces territoires. (Le Sénat a modifié la mention au TAAF).

UMP 44
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:36
Mardi 16 avril 2013

j'ai fait mon enquête, le prochain sur la liste c'est moi je reste en Loire Atlantique



Qui restera pour payer les fameux 75 % d’impôts ! 

N'ayez plus peur, ils sont déjà partis!!

44 familles françaises les plus riches exilées en Suisse

(avec estimation de leur fortune en euros, selon le 
mensuel  Suisse Bilan)
 
          Famille LE CAM   (obut )  de 4.5 à 6 millards
        - Famille Wertheimer (Chanel) : de 3,2 à 4 milliards 
        - Famille Castel (vins et spiritueux) : de 3,2 à 4 milliards 
        - Famille Primat (Schlumberger) : de 1,6 à 2,5 milliards 

        - Benjamin de Rothschild (Groupe Rothschild) : de 1,6 à 2,5 milliards. 
        - Famille Peugeot (PSA) : de 1,2 à 1,6 milliard 
        - Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor) : de 1,2 à 1,6 milliard 

        - Famille Bich (Bic) : de 1,2 à 1,6 milliard 
        - Famille Mimran (Compagnie sucrière sénégalaise) : de1,2 à 1,6 milliard 
        - Héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, OM) : de 815 millions à 1,2 milliard 
        - Claude Berda (fondateur d’AB Prod) : de 815 millions à 1,2 milliard 
        - Paul-Georges Despature (Damart) : de 815 millions à 1,2 milliard 
        - Famille Murray : de 815 millions à 1,2 milliard 
        - Nicolas Puech (Hermès) : de 815 millions à 1,2 milliard 
        - Familles Defforey et Fournier (Carrefour) : de 650 à 730 millions 
        - Famille Zorbibe (Lancel) : de 400 à 490 millions 
        - Roger Zannier (Z, Kenzo, Kookaï, Oxbow, Chipie) : de 400 à 490 millions 
        - Famille Lejeune (Seita) : de 325 à 400 millions 
        - Philippe Jabre (Jabre Capital Partners) : de 325 à 400 millions 
        - Famille Harari : de 325 à 400 millions 
        - Famille Taittinger (champagne) : de 325 à 400 millions 
        - Alexandra Pereyre de Nonancourt (champagne Laurent-Perrier) : de 245 à 325 millions 
        - Denis Dumont (Grand Frais) : de 245 à 325 millions 
        - Michel Lacoste (Lacoste) : de 245 à 325 millions 
        - Georges Cohen (Groupe Sogeti) : de 245 à 325 millions 
        - Nicole Bru-Magniez (laboratoires UPSA) : de 165 à 245 millions 
        - Michel Reybier (Cochonou, Aoste, Justin Bridou) : de 165 à 245 millions 
        - Alain Duménil (Acanthe Développement) : de 165 à 245 millions 
        - Serge Kampf (Capgemini) : de 165 à 245 millions 
        - Bruno Moineville (Réseaux câblés de France) : de 165 à 245 millions 
        - Antoine Zacharias (Vinci) : de 165 à 245 millions 
        - Hugues de Montfalcon de Flaxieu (Maxiris) : de 165 à 245 millions 
        - Christian Picart (Buffalo Grill) : de 165 à 245 millions 
        - Jean Pigozzi (Simca) : de 165 à 245 millions 
        - Michèle Bleustein-Blanchet (Publicis) : de 165 à 245 millions 
        - Thierry Roussel (?) : de 165 à 245 millions 
        - Daniel Hechter (Hechter) : de 80 à 165 millions 
        - Philippe Hersant (groupe Hersant Média) : de 80 à 165 millions 
        - Paul Dubrule (Accor) : de 80 à 165 millions 
        - Jean Louis David (Coiffure) : de 80 à 165 millions 
        - Maurice et David Giraud (Pierre & Vacances) : de 80 à 165 millions 
        - Eric Guerlain (Christian Dior) : de 80 à 165 millions 
        - Famille Ducros (Ducros) : de 80 à 165 millions 
        - Jérôme DeWitt (horlogerie) : de 80 à 165 millions 
        - Dominique Frémont (Mauboussin) : de 80 à 165 millions              
                                 
Sportifs 

         - Jean Alesi, réside en Suisse 
         - Marion Bartoli, réside en Suisse 
         - Julien Benneteau, réside en Suisse 
         - Arnaud Boetsch, réside en Suisse 
         - Arnaud Clement, réside en Suisse 
         - Nicolas Escudé, réside en Suisse 
         - Guy Forget, réside en Suisse 
         - Richard Gasquet, réside en Suisse 
         - Jean-Claude Killy, réside en Suisse 
         - Henri Leconte, réside en Suisse 
         - Sébastien Loeb, réside en Suisse 
         - Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse 
         - Gaël Monfils, réside en Suisse 
         - Christophe Moreau, réside en Suisse 
         - Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse 
         - Stéphane Peterhansel, réside en Suisse 
         - Cédric Pioline, réside en Suisse 
         - Alain Prost, réside en Suisse 
         - Fabrice Santoro, réside en Suisse 
         - Florent Serra, réside en Suisse 
         - Gilles Simon, réside en Suisse 
         - Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse 
         - Vincent Rives, réside en Irlande 
         - Jean-Philippe Gatien, réside au Delaware aux Etats Unis 
                                
Artistes : Chanteurs          
         - Charles Aznavour, réside en Suisse 
         - David Hallyday, réside en Suisse 
         - Johnny Hallyday, réside à Gstaad en Suisse 
         - Patricia Kaas, réside en Suisse 
         - Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine) 
         - Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis 
         - Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse 
          
Et Yannick Noah qui doit X millions au fisc           
                       
           Acteurs           
        - Daniel Auteuil, réside en Belgique 
        - Emmanuelle Béart réside en Belgique 
        - Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni 
        - José Garcia, réside en Belgique 
        - David Habibi, réside au Canada 
        - Alain Delon, résident et citoyen Suisse 
        - Christian  Clavier en Angleterre (  tout dernièrement )   
                                 
Auteurs           
        - Christian Jacq, réside en Suisse 
        - Marc Levy, réside au Royaume-Uni 
        - Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)            
                                 
Patrons & actionnaires        
        - Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique 
        - Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse 
        - Famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse 
        - Lotfi Belhassine, président d’Air Liberté, réside en Belgique. Il a fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus 
        - Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse 
        - Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse 
        - Michêle Bleustein Blanchet, une des héritiêres de Publicis, réside à Cologny en Suisse 
        - Corinne Bouygues, réside à Genêve en Suisse 
        - Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frêres propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre,                              
          réside prês du Lac Léman en Suisse 
        - Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique 
        - Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse 
        - Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique 
        - Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure éponyme, réside en Suisse 
        - Des membres de la famille Defforey , à l’origine de la société Carrefour , résident en Belgique 
        - Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy,                       
          résident en Suisse et en Belgique. 
        - Paul Dubrulle, co-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à cologny en Suisse 
        - Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse 
        - Pierre-François Grimaldi (iBazar), réside en Belgique 
        - Eric Guerlain réside en Grande-Bretagne 
        - Daniel Hechter, créateur réside en Suisse
        - Philippe Hersant, groupe Hersant réside en Belgique 
        - Philippe Jaffré, ancien président d’Elf 
        - Robert Louis-Dreyfus réside à Zurich en Suisse. 
        - Des membres de la famille Mimram (dontJean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse. 
        - Des membres de la famille Nonancourt , propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse. 
        - Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala,                                      
           qui a embauché 100 personnes 
        - Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF), résident en Suisse. 
        - Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse. 
        - Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse 
        - Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Belgique 
        - Des membres de la famille Wertheimer , héritiers de Chanel, résident à Cologny en Suisse 
        - Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genêve en Suisse 
        - Roger Zannier, à la tête de Kookaï ou Absorba, réside à Cologny en Suisse 
        - Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco 
 
Nous en France on préfère acceuillir plein de pauvres étrangers 
qui ne bossent pas, qui cassent tout , mais il parait qu'il y a plein de POTENTIEL dans les banlieues !

 Alors  ATTENDONS ! et en attendant ? on ferme sa gueule 
(sinon on est RACISTE) et bien sûr, PAYONS

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:17

 

Divers | Ajouté le 16.04.2013 à 09H48
Charles Platiau/Reuters
A entendre certains, Jérôme Cahuzac va devenir une victime. Le pauvre ! Vous vous rendez compte, il est obligé de changer de gîte deux fois par jour. En plus de cela, il semble être géolocalisé (ce qui pose un problème de liberté dans notre pays). C’était d’ailleurs le grand titre d’un journal du Sud-Ouest.

La question de son retour à l’Assemblée nationale est avancée. Ayrault fait semblant de se faire peur. Bien entendu, il ne reviendra pas. Il fait durer le plaisir pour faire parler les journalistes et donner des sueurs froides à ses amis. Il y aura donc une élection partielle dans le Lot-et-Garonne ce qui ennuie déjà les socialistes.

Quant à ses indemnités (je précise qu’elles sont dues uniquement aux ministres ne retrouvant pas d’activité professionnelle dans les six mois suivant la fin de leurs fonctions), il les prendra certainement pour mettre encore une fois ses amis dans l’embarras.

Dans quelques jours, il va être reçu par un juge d’instruction et là, j’imagine qu’il va « balancer » pour ennuyer encore plus ses amis qui lui ont craché à la figure. Que peut-il « balancer » ? Qu’il avait prévenu Pierre Moscovici auparavant ? Que François Hollande savait ? J’attends avec beaucoup d’intérêt ses explications.

Cela dit, ne tombons pas dans cette espèce d’ambiance de victimisation. Cahuzac est un menteur, un escroc. Il a ébranlé la République après avoir tant craché sur la droite. Quant aux socialistes, ils sont soit des menteurs, soit des incompétents. Certains prétendent même qu’ils sont les deux !


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:58
Les explosions se sont produites près de la ligne d'arrivée du marathon.

Les explosions se sont produites près de la ligne d'arrivée du marathon. Crédits photo : STRINGER/REUTERS

EN BREF
  • De mystérieuses attaques ont frappé le marathon de Boston, lundi, tuant trois personnes.
  • Ces explosions portent «la signature» d'une attaque terroriste.
  • On ignore encore si l'attaque est d'origine intérieure ou étrangère.


Correspondante à Washington

Douze ans après le 11-Septembre, l'Amérique renoue avec les affres et l'horreur d'un acte terroriste de grande ampleur, dont les auteurs restent inconnus. C'est Boston, vieille et célèbre ville de briques rouges de Nouvelle-Angleterre et berceau de la révolution américaine, qui est frappée cette fois par de mystérieuses attaques, un jour de fête historique. A 14h50, ce lundi, deux bombes, apparemment placées dans des poubelles, y ont explosé à quelques secondes d'intervalle, rue Boylston, dans le vieux centre ville, alors que des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblés pour encourager les 26.000 coureurs du marathon qui s'y tient chaque année dans la liesse depuis 1897.

Des témoins évoquent des victimes démembrées

Quatre heures après le début de la course, les trois quarts des marathoniens avaient déjà passé la ligne d'arrivée, quand la fête a tourné au drame. Trois personnes, dont un petit garçon de huit ans, ont été tuées dans les explosions, tandis que plus de 100 personnes étaient blessées. Des ambulances, des véhicules de pompiers et des dizaines de voitures de police ont immédiatement convergé vers la ligne d'arrivée du marathon, pour découvrir une ambiance de chaos et des gens en larmes. Certains témoins ont parlé de bras et de jambes dispersés sur le macadam par le souffle des explosions. «Nous ne savons pas encore qui a fait ça et pourquoi et les gens devraient se garder de tirer des conclusions avant que nous ayions tous les faits, a dit le président Barack Obama, lors d'une allocution télévisée. Mais que personne ne s'y trompe: nous irons jusqu'au bout de cette affaire…Tous les individus responsables, tous les groupes responsables, éprouveront tout le poids de la justice». Le chef de l'État a souligné qu'en cet instant, «il n'y a ni républicains ni démocrates». «Nous sommes tous Américains et unis», a-t-il insisté, exprimant sa compassion pour les victimes et pour Boston, «ville dure au mal et résiliente».

Le chef du bureau du FBI sur place a annoncé que son organisation prenait la direction de l'enquête sur les attentats, une enquête criminelle qui pourrait potentiellement devenir une enquête terroriste. Outre les deux bombes qui ont explosé, au moins trois autres engins explosifs ont été retrouvés dans la ville par la police, a rapporté le New York Times. Un feu s'est également déclenché à la Bibliothèque présidentielle John Fitzgerald Kennedy sans que l'on sache si cet événement était lié à la tragédie. Le choix délibéré du marathon, un événement très médiatisé, sûr de mobiliser des foules nombreuses, qui coïncidait de plus avec la journée des patriotes, célébrant le début de la révolution américaine, porte clairement «la signature» d'une attaque terroriste, notait lundi un expert du dossier sur CNN.

Mais la question qui est sur toutes les lèvres est évidemment celle de l'identité des auteurs de ces attentats. S'agit-il de forces étrangères de type al-Qaida, qui auraient cultivé des cellules dormantes attendant leur heure? D'un groupe isolé de «loups solitaires» inspirés par le terrorisme islamiste? Ou pourrait-il s'agir de groupes extrémistes de droite américains sur le modèle d'Oklahoma City? Pour l'instant, les autorités affirment ne pas avoir d'éléments de réponse. Un sénateur républicain qui avait été briefé par la Maison-Blanche et les agences en charge de l'enquête, a toutefois affirmé qu'un homme avait été retenu en détention et interrogé par les enquêteurs du FBI. La police de Boston a ensuite précisé qu'aucune personne n'avait été arrêtée, même si de nombreuses personnes étaient interrogées. Le président a ordonné la mise en alerte des grandes villes des États-Unis, dont Washington et New York, sites des attentats du 11 septembre 2001.

Barack Obama a ordonné la mise en alerte des grandes villes des États-Unis, dont Washington et New York

Le spectacle de désolation et de chaos du centre de Boston après les deux explosions - qui a tourné en boucle sur toutes les chaînes de télévision américaines, a permis à toute l'Amérique de communier avec les Bostoniens frappés par le drame. «C'était choquant, il y avait du sang et des éclats de verre partout», a confié sur CNN une passante à la voix tremblante, qui dit avoir immédiatement compris qu'il s'agissait d'un attentat. «Peut-être à cause de ce qui s'était déjà passé avant, je n'ai pas eu le moindre doute sur le fait qu'il s'agissait d'un attentat, ce qui vous donne une idée de ce qu'est devenu ce pays», a-t-elle ajouté. De nombreux témoins ont posté photos et vidéos des explosions, propageant à travers les réseaux sociaux l'émotion d'une population américaine qui n'a pas oublié les traumatismes du 11-Septembre.

«C'est effrayant, mais cela ne va pas m'empêcher de faire ce que je fais tous les jours. Nous ne vivons pas à Jérusalem ou à Tel Aviv», a noté Evan Diamond, le directeur d'une école de Boston, qui a confié qu'il évoquerait le drame avec ses élèves ce mardi. Dans son éditorial, le New York Times voulait croire que le marathon de Boston aurait lieu l'an prochain «quelle que soit la sécurité nécessaire». «Aucun acte de terrorisme n'est assez fort pour briser une tradition qui appartient à l'histoire américaine», a écrit la rédaction du grand journal. Manière de dire que l'Amérique ne se laisserait pas abattre par le retour des attentats.

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