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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 14:07
  

  

       ...Qui n’était pas du  FN !!! 
   
    

 

 

 

 

 Pierre de Ronsard  (1524 -1585) Elégies

 

  

 

France de ton malheur tu es cause en partie,

 

Je t'en ai par mes vers mille fois avertie.

 

Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers

 

Qui se moquent de toi quand tu es au danger,

 

Car la plus grande part des étrangers obtiennent

 

Les biens qui à tes fils justement appartiennent.

 

   

 

 
> > Qu'en pensez vous ?
 
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:02

Alliance Gaulliste de Nantes.

Suite à la publication dans l’édition Ouest France du 15 mars 2011, d’extraits de la lettre envoyée par le ministre de la Santé Xavier Bertrand à l’IGAS sur la question du transfert du CHU de Nantes, Sophie Jozan et Laurence Garnier soulignent les mensonges et les contradictions du maire de Nantes concernant le positionnement du ministre sur le projet :



1. Aucun accord de principe sur le projet de transfert ne figure dans la lettre de mission envoyée à l’IGAS, contrairement à ce qui a été affirmé par le maire au retour de sa rencontre avec le ministre de la Santé le 8 mars dernier. Aucun accord de principe n’avait jamais été donné par Madame Bachelot sur ce dossier. C’est donc toute la communication mensongère du maire sur ce dossier qui est mise à jour.

2. Le coût du projet, initialement chiffré à 300 millions d’euros, puis revu à la hausse à 600 millions d’euros, est maintenant estimé par le ministère de la Santé à 940 millions d’euros. Le maire avait pourtant affirmé lors du Conseil Municipal du 3 décembre dernier : « La première phase représente 300 millions et la deuxième phase, 70 millions, Madame Garnier. Donc ce n’est pas un milliard » (cf. PV du CM du 03/12/2011). Si, Monsieur le Maire, c’est bien un milliard !

Et ce coût ne prend en compte que la construction des bâtiments, à l’exclusion des coûts induits (achat et dépollution des terrains, déménagement du MIN et infrastructures de transport en commun). Le coût global du projet dépassera donc les 1,5 milliards d’euros.

3. Enfin, et contrairement à ce qui a été affirmé par le maire et la direction du CHU, le ministère de la Santé nous a confirmé, lors de notre rencontre avec Xavier Bertrand le 8 mars dernier, n’avoir en sa possession aucune étude alternative concernant l’hypothèse d’un transfert sur le site Nord. Ces études n’ont pas été faites ; il est indispensable qu’elles soient menées afin de ne pas investir plus d’un milliard d’euros d’argent public dans un projet qui n’a été ni évalué, ni comparé à d’autres possibilités.

La mission confiée par Xavier Bertrand à l’IGAS est donc parfaitement indispensable pour garantir une étude fiable et totalement indépendante des manœuvres politiciennes du maire de Nantes.
Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com - Publié dans : politque
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 11:58
André TRILLARD débattra ce soir avec Gilles BONTEMPS, Vice-président du Conseil régional de la réforme des collectivités locales au centre Georges Brassens de Saint-Joachim à 18h30.

 

 

OF 23-03-11

Ouest France - 23/03/2011

Par André TRILLARD - Publié dans : La Presse en parle
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 11:10

 

Elles n’ont pas été bonnes, c’est le moins que l’on puisse dire. Même si aucun parti ne peut se satisfaire d’une abstention aussi massive.

Cette abstention s’explique par plusieurs points :
d’abord ces conseillers généraux ne seront élus que pour 3 ans puis disparaîtront, remplacés par les conseillers territoriaux.
Ensuite, la campagne a été occultée par les drames internationaux : Libye et Japon qui dans l’esprit des Français étaient certainement plus important que le fait d’élire un conseiller général.
Enfin, nous avons été mauvais aussi bien l’UMP que le PS.


Mais laissons le PS de côté. L’UMP a depuis un certain temps montré des « hésitations » lançant des débats souvent inutiles toujours arrêtés avant la fin. Pourquoi avoir stoppé le débat sur l’identité nationale ? Ce débat aurait pu être digne et utile. Qu’est ce qu’être français ? Comment devient-on français ? Deux questions fondamentales, souvent résolues par les autres pays européens. Pourquoi n’avons nous pas été jusqu’au bout de notre réflexion ? Pourquoi avoir eu peur des critiques de la gauche qui elle veut faire monter le Front national. C’est l’exemple d’une hésitation, il y en a d’autres…

*
*   *

Mais nous sommes maintenant entre les deux tours de ces cantonales.Le PS « exige » un front républicain ! Je ne suis pas pour mais je ne voterai pas pour le FN ! C’est chose dite et enregistrée.

Ensuite, il y a un antagonisme entre les demandes répétées du PS, du Modem, du front de gauche qui réclament un scrutin proportionnel et ces exigences ! Un scrutin proportionnel aurait permis l’élection de très nombreux membres du FN… C’est ce que semble vouloir les tenants de ce scrutin !! C’est d’ailleurs ce qu’a fait François Mitterrand en 1986 pour tenter de garder la main. Il est inconvenant de réclamer un scrutin proportionnel toute l’année et maintenant d’appeler à l’aide pour le deuxième tour !

L’abstention a été massive ! Et bien que le PS tente de mobiliser ceux qui n’ont pas voté, il retrouvera peut être les voix qui lui manquent. Ces élections sont des élections locales, il en serait autrement si cela avait été des législatives ou la présidentielle.

Alors, je serai en parfaite harmonie avec le Président de la République : non au vote FN ! Non au front de gauche ! Je ne me vois pas mêlant ma voix à celles des communistes et de Mélenchon…

Quant à l’UMP, il faudrait rapidement qu’elle se reprenne, que les lois soient appliquées, cela éviterait de lancer des débats qui n’aboutissent pas. Que les hésitations fiscales, juridiques, sécuritaires laissent place à des affirmations et à des actes.

Ces élections n’ont pas été bonnes, il est temps de se ressaisir.

Pr Bernard DEBRE

Ancien Ministre
Député de Paris
 
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 09:51

 

Les élections cantonales n'ont pas été aussi bonnes que cela, ni pour le ps, ni pour l'UMP. Le FN a fait un score important.

Dans 200 cantons, il y aura un affrontement entre le PS et le FN. Dans d'autres, le FN s'oppose à la seule UMP ou participe à des triangulaires. Surtout, il y a plus de 55% des électeurs qui ne sont pas allés voter. Alors, que faire ?

Une première décision a été prise, elle est importante : jamais nous n'appellerons à voter pour le Front national. Une deuxième décision est évidente, il faut  mobiliser les abstentionnistes pour qu'ils se déplacent dimanche prochain.

Enfin, une très grande partie de l'UMP n'est pas d'accord pour voter socialiste en cas de duel. Cette dernière affirmation a fait polémique. Tout d'abord, et je l'ai dit et redit, François Mitterrand a changé le mode de scrutin en 1986 pour favoriser le FN... contre le RPR. Aujourd'hui encore, dans certains partis, des voix s'élèvent pour demander le retour à la proportionnelle.

Ces voix, essentiellement de gauche et du centre sont les mêmes qui demandent,  aux électeurs de leur apporter un soutien... face au FN. Un peu de cohérence, s'il vous plait!

Aujourd'hui, dans certains cantons, lorsque survient un duel FN-UMP, des candidats socialistes ont clairement dit qu'ils ne choisiraient pas entre « la peste et le choléra ».

en conséquence, que faut-il faire aujourd'hui ? Dire aux candidats socialistes qu'ils mobilisent leurs abstentionnistes, fassent une auto-critique avant de donner des leçons de « républicanisme » aux autres, comme nous mêmes allons le faire. Je me refuse cependant à leur servir de béquille ! Nos électeurs ne le comprendraient pas, cela ferait d'ailleurs le jeu de Marine Le Pen et accréditerait l'idée que l'UMP et le PS sont sinon identiques, du moins interchangeables. Ce serait catastrophique pour l'équilibre de notre République, la structure de notre système politique.

Alors la solution est simple. Pas de vote pour le FN, en aucune façon, mais pas plus de vote pour le PS non plus. Le vote blanc est le seul qui soit digne. A la limite, ne pas voter et s'abstenir mais cela aura moins de panache. La polémique qui a eu lieu à l'Assemblée nationale, en réunion de groupe n'était pas agréable car elle montrait des divergences inutiles... Sachons donc nous retrouver derrière notre candidat pour 2012. Il affrontera alors le candidat socialiste.

Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 09:36

 

des fois qu'on en douterait encore ....

 

A REGARDER JUSQU'AU BOUT.
et faites vous votre propre opinion!   
>     
>
Accordez-vous quatre pretitesminutes et visionnez le petit film qui suit. Regardez- le jusqu?au bout !
>
Diffusez-le largement dans votre entourage
>

Cette vidéo est un extrait d'un film documentaire nommé Alerte ࠂabylone".
>       
>
http://www.koreus.com/media/alerte-babylone.html
>
 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 16:57
André TRILLARD, Président, et élus du Groupe Démocratie 44, groupe rassemblant les élus de la droite républicaine et du centre au Conseil Général de Loire Atlantique, dénoncent le désengagement du Conseil général dans le dispositif Piscine de l’animation sportive départementale.

 

En effet, depuis de nombreuses années, le Conseil général de Loire Atlantique proposait aux enfants du département des cours de natation sur la période estivale. Cette mise en place bénéficiait d’une mise à disposition de moyens (lignes d’eau à la piscine, personnels qualifiés) qui se traduisaient notamment par le versement, par le Conseil général aux Communautés de communes, d’une prestation de service sur l’utilisation estivale.

 

À partir de l’été 2011, le Président du Conseil général a décidé de supprimer le versement de cette prestation. Le coût de cette action sera donc répercuté sur le prix d’inscription aux stages. Les enfants du Département, et leurs familles sont les premières victimes du désengagement du Conseil général.

 

Pour le Groupe Démocratie 44, cette décision est d’autant plus injustifiée que le Conseil général vient de percevoir 50 millions d’euros de plus que prévus au titre des droits de mutations et qu’il a décidé d’augmenter les impôts de 17%.

 

Moralité : plus le Conseil général a d’argent, plus les services à la population diminuent !

 

Ce n’est pas la conception du service public et de l’intérêt général qu’ont les élus du Groupe Démocratie 44.

 

Communiqué diffusé le mardi 22 mars 2011

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 09:51

Le tribunal correctionnel de Paris se donnera deux jours, mardi et mercredi, pour tenter de faire la part entre le vrai et le faux sur les relations entre le chanteur populaire Pierre Perret et l'écrivain Paul Léautaud, relations mises en doute depuis 2009 par Le Nouvel Observateur.

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Le 29 janvier 2009, la journaliste Sophie Delassein avait signé dans l'hebdomadaire un article où elle accusait Pierre Perret de mentir sur sa rencontre dans les années 1950 avec Paul Léautaud. "Perret n'a jamais rencontré Léautaud", écrivait-elle alors.

Ecrivain misanthrope et jugé antisémite, Paul Léautaud (1872-1956) était réputé pour ses écrits assassins, notamment dans le "Journal" qu'il tenait au quotidien. Il est redécouvert au début des années 1950 à la suite d'une série d'entretiens radiophoniques et exerce alors une fascination sur une génération d'artistes, comme Brassens, l'écrivain René Fallet et Pierre Perret.

L'article du Nouvel Obs relevait des incohérences de dates dans les différentes versions livrées par Pierre Perret et l'accusait de "piller" les textes de Brassens ou d'autres poètes pour ses propres chansons.

à lire aussi

Pierre Perret, qui a toujours affirmé avoir rencontré Léautaud à plusieurs reprises dans les années 50, avait alors porté plainte pour "injures publiques et diffamation", dénonçant "une entreprise de démolition" après la sortie de son livre "A cappella", paru quelques mois plus tôt.

Pour preuve de ses rencontres avec Léautaud, l'auteur du "Zizi" affirme que l'écrivain lui a dédicacé l'un de ses ouvrages. L'Express a d'ailleurs publié la semaine dernière copie de cette dédicace que Pierre Perret devrait produire à l'audience. Il y est écrit, de la main de Léautaud, "A Pierre Perret, avec des années de retard et mes cordialités. P. Léautaud. Le jeudi 26 août 1954".

Le Nouvel Observateur, qui maintient ses accusations de mensonge à l'encontre de Pierre Perret, a promis plusieurs témoins surprise.

 
Ci-joint quelques réactions à l'article
 INTOLERANCE A l'époque des écrivains comme Léautaud pouvaient s'exprimer . Aujourdh'ui avec la pensée unique il n'est plus correct de sortir des chemins traçés. Attention du conformisme ,naissent les dictatures et les privations des libertés individuelles. 
 

Est ce que certaines personnes ne voudraient pas tout simplement le couler suite a sa chanson "la femme grillagee". Notre Pierre Perret derangerai t il?

  frequentations je le savais!!! on ne peut plus penser ce que l'on veut, on ne peut plus fréquenter qui l'on veut!!Bientôt le mouchard dans les isoloirs, et tous ceux qui auront voté FN allez ouste au tribunal.
Si vous avez v oté besancenot qui est tres fréquentable alors bravo . C'est une honte  

 

 voilà une belle affaire Mais qu'est ce qu'on en a à foutre de savoir qui Pierre Perret à fréquenté ou pas !!!!!  

 

Vive Pierre Perret Vive Pierre Perret et son combat pour la liberté. Honte au lobby qui s'attaque à lui.  

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:53
 
Des vraies questions, de mauvaises réponses.

L’immigration est évidemment un problème important pour notre pays. Il y a quelques décennies, les étrangers venaient en France pour y travailler, nous en avions besoin. Ils venaient de l’Europe de l’Est, du Sud de l’Europe et de l’Afrique, en petit nombre, ils étaient assimilés facilement, acceptant de se fondre dans la société française, dans le creuset de la Nationa française car à l’époque la France, en bonne santé économique, accueillait bien volontiers cette main d’œuvre souvent peu qualifiée.

Aujourd’hui, un bon nombre d’étrangers viennent pour deux raisons :
leur pays, souvent très pauvre, parfois en guerre, ne peut plus les conserver, les nourrir, les soigner ;
Notre pays, d’une grande générosité, les accueillent, les soignent et peut les nourrir : sécurité sociale, aides en tout genre…

Les étrangers sont de plus en plus nombreux dans notre pays, un pays en crise économique et morale. Cette immigration incontrôlable le destructure : des ghettos se forment, fermés, impénétrables. Les étrangers y construisent une autre société en marge de la nôtre qui elle-même perd ses repères, ne parvient plus à définir ni ses valeurs ni son identitée. Cette situation crée des tensions fortes, sources de criminalité et de malaise.

Les solutions sont évidemment difficiles à trouver.
Simplistes, elles consisteraient à les renvoyer chez eux. Projet absurde et impossible tant les immigrés sont nombreux en France, tant il serait difficile d’en faire « le tri ».
Aider leur pays d’origine à se démocratiser et à se moderniser ? Plus facile à dire, qu'à réaliser.

Il faut en réalité faire un mélange de ces deux propositions c'est-à-dire arrêter autant que faire se peut dans un monde globalisé (avec des frontières renvoyées à celles de l'Union européenne) l’immigration clandestine de ceux que l'on appelle pudiquement désormais des « sans-papiers » et lutter contre les ghettos d'une  part et partager la technologie avec les pays d'émigration, d'autre part.
 
La coopération, et je sais de quoi il en retourne, est quasi absente. Quoi qu’en disent les technocrates, où sont les coopérants d’antan ? Où sont les grands projets de développement ?
Quant aux ghettos, ils sont tolérés, la police n’y pénètre plus de peur d’exacerber l’insécurité par des représailles inacceptables. A Grenoble la police n’est toujours pas revenue dans les zones d’où elle a été exclue… Combien de ces zones de non droit se sont développées ? 100 ? 200? En 2000, un rapport rendu à Jean-Pierre Chevènement parlait de « 684 quartiers qui connaissent des phénomènes d' « incivilité » au quotidien  197 d'entre eux voient la police et les institutions locales, comme l'école, aux prises avec une une hostilité orchestrée », traduisez : l'enfer quotidien pour les populations.

Il faut reprendre cette coopération et faire régner l’ordre républicain chez nous, sinon la France risquera d’exploser par la xénophobie, les contre- bandes et autres milices auto-organisées à côté de la police impuissante.

Parce qu’on a abandonné ces deux axes d’une politique nécessaire, le Front national est l’avant-garde de cette France qui arrive et les sondages (que je n'utilise qu'avec précaution) confirment cette analyse d'un pays réel, profond, qui gronde.


*
*   *

Cette immigration pose aussi le problème de l’islam en France. Nicolas Sarkozy a parlé de « l’islam de France » et il a raison. Quand on regarde la pratique de cette religion, elle est différente d’un pays à l’autre, et même chez nous. Dans l’Ile de la Réunion où se mêlent tant de religions (chrétienne, hindou, musulmane, juive), il n’y a pas de problème majeur.

En métropole, à l’exception de l’islamisme agressif, nous pourrions le faire cohabiter si nous appliquions les lois existantes sans en établir d’autres dans un millefeuille de textes normatifs. Les prières dans la rue ne sont pas acceptables, la loi sur l’utilisation de l’espace public est suffisante pour les empêcher. Que n'est-elle appliquée par les autorités de police administrative ? L'Etat est trop souvent démissionnaire dans ce domaine mais pas pour la construction des mosquées qui pourrait se faire par le biais d’associations (dont les ressources seraient vérifiées puisque la question de l'origine des fonds inquiète parfois) et les prêches dans ces mosquées (et non la liturgie qui  resterait en arabe) pourraient être aussi prononcés en français. Le canon de la Messe, parfois en latin, peut bien  coexister avec un sermon en français !

Dans de nombreuses villes moyennes françaises tout se passe sereinement. Dans les métropoles, une nouvelle fois à cause des ghettos, il peut y avoir des problèmes qui servent souvent de provocations.

Nous avons lancé il y a quelques temps un débat sur l’identité nationale. Ce débat, mal préparé, est « parti dans tous les sens », a dérapé et surtout a été arrêté à la hâte. Était-il anormal que nous nous posions la question ? Certainement pas. Être français c’est se poser la question de nos valeurs républicaines, de la place de notre histoire, de la place des régimes alimentaires dans notre vie, par exemple dans les établissements publics, dans les cantines scolaires et pénitentiaires, dans nos villes il y aurait eu des solutions comme pour les autres religions. Il n’aurait pas été incongru d’affirmer que nos sources philosophiques et culturelles sont gréco-romaines et nos racines religieuses judéo-chrétiennes comme le sont nos fêtes, les jours fériés qui rythment notre année civile. Ce n'est pas être calotin qu'affirmer cela, c'est être au diapason des attentes profondes de notre nation.

Toutes ces réflexions menées sereinement n’auraient pas été inutiles, mais elles ne l’ont pas été et surtout à chaque fois qu’elles ont été abordées elle le furent de façon inutilement médiatique avec des arrières pensées électoralistes, parfois même agressivement, stigmatisantes. Ne plus les poser, les éluder, les refouler est en train de servir le Front national. N’acceptons pas qu’il s’approprie les « mots » pour les dévoyer. L’Europe, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, est absente et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle manque de solidarité… C’est d’ailleurs à cause de ce manque de coordination européenne que l’extrême droite progresse partout, dans les 27 pays membres de l'Union.
A force de ne pas aborder ces problèmes difficiles, ils prennent de plus en plus de place et deviennent explosifs  d’autant que les révolutions, de l’autre coté de la Méditerranée, provoqueront (si elles ne provoquent déjà) des tentations migratoires qui pourraient être nombreuses et violentes. A-t-on entendu l’Europe ? Non bien entendu !

Il serait temps de regarder la vérité en face, d’en parler avec humanité mais aussi avec réalité. Si nous ne voulons pas que nos pays soient déstabilisés, que l’extrême droite progresse de façon incontrôlable et excessive.
Oui la montée de cette extrême droite est le résultat de notre absence de politique étrangère, de notre absence de sang froid et notre couardise à l’intérieur de notre pays, de l’absence de politique européenne. Ces problèmes doivent être abordés avec, je le répète, humanité et fermeté avec aussi une vision globale ; sinon à la présidentielle de très mauvaises surprises nous attendent et au delà de ces rendez-vous électoraux, la France continuera de souffrir.


Pr Bernard DEBRE

Ancien Ministre de la Coopération
Député de Paris
 
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:49

 

Enfin ! Le Conseil de sécurité de l'ONU a osé prendre sa décision. La communauté mondiale est autorisée à commencer les frappes aériennes contre la Libye. Il était temps ! Demain aurait été trop tard et le peuple, assassiné par le dictateur. J'espère cependant que ces frappes seront chirurgicales et n'occasionneront pas de dommages collatéraux.

C'est la France qui revient en Afrique et peut-être dans le monde. Mais il fait aller jusqu'au bout. Kadhafi doit disparaître d'une façon ou d'une autre (prison, exil). Il doit être jugé pour ce qu'il a fait, ces atrocités si nombreuses, depuis des années !

Attention ! Si des négociations; un cessez-le-feu, ou tout autre arrangement étaient acceptés, le remède serait pire que le mal. Lui ou ses fils se vengeraient en fomentant des attentats terroristes. Ils sont experts en la matière, souvenez-vous... Il faut donc aller jusqu'au bout de la logique d'élimination.

Après, les Libyens organiseront eux-mêmes leur démocratie, en espérant que les différentes tribus pourront s'entendre, ce que je crois, après les horreurs vécues ces derniers jours.

Voici donc, si tout se passe bien, une nouvelle dictature qui va disparaître, l'accouchement d'une jeune démocratie. Cette « évolution » est une révolution dans le monde arabe, depuis toujours marqué par Moubarak, Ben Ali et, surtout, Kadhafi. Il reste cependant l'Iran qui, petit à petit, dans 5 ou 10 ans, retrouvera le chemin de la liberté. Je fais confiance aux jeunes iraniens, comme à ceux des autres pays. Ils aspireront à la liberté et à la démocratie. Ils iront comme partout vers une pratique de l'islam moins intolérante, un gouvernement plus laïc.

Peut-on aujourd'hui voir un espoir ? Vraisemblablement. Il était temps.

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre de la Coopération
Député de Paris

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