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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 10:45
Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 09:07

 

 

André Trillard Sénateur Président des élus du groupe Démocratie 44 au Conseil Général était hier soir à Pornichet en compagnie de Jacques l’Empereur ancien Maire et de Nathalie Poirier Conseillère régionale (parti Chrétien Démocrate) pour soutenir Gatien Meunier.

 

André Trillard dans une intervention remarquée accuse le Conseil Général d’avoir perçu 46 millions d’euros de plus que prévu sur les droits de mutation et demande où est passée cette cagnotte.

 

Le Conseiller général a rappelé que fin 2009 la majorité de gauche au Conseil Général dénonçait le manque de moyens, « accusait l’état de tous ses maux et ne comptait que 100 millions d’euros de rentrées fiscales au titre des droits de mutation de 2010. »

 

« La réalité est toute autre, le Conseil Général a reçu 151 millions d’euros soit 51 % de plus que prévu ».

 

André Trillard pose la question de l’utilisation de cette cagnotte et fait le parallèle avec l’augmentation des impôts de 17 %. Il demande « pourquoi aller prendre de l’impôt là où il n’y en avait pas besoin ? Comment soulager les contribuables de Loire Atlantique où comment leur apporter des équipements supplémentaires ? »

 

Paru sur Pornichet-infos.fr

Par André TRILLARD - Publié dans : La Presse en parle
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:25
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant .
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant . Crédits photo : LUDOVIC/AFP

Le ministre de l'Intérieur a affirmé jeudi que «les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux». La seule chose que souhaite faire le gouvernement, «c'est de faire monter le FN», a réagi Martine Aubry.

«Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale». Ces propos, tenus jeudi par Claude Guéant sur Europe 1, n'ont pas échappé aux socialistes, à trois jours des cantonales. Nombreux sont ceux qui accusent le ministre de l'Intérieur de faire le lit du Front national.

Les propos de Claude Guéant sur Europe 1 :


"Depuis le temps qu'ils le disent, qu'ils le... par Europe1fr

Claude Guéant «se moque des valeurs de la République» en tenant des propos sur les risques d'une «immigration incontrôlée», a ainsi estimé Martine Aubry, alors qu'elle était en déplacement à Clichy-sous-Bois. Le gouvernement joue «la stratégie du quitte ou double». «La seule chose qui les intéresse, c'est de faire monter le FN», a estimé la première secrétaire du PS.

 

«Guéant double le FN sur sa droite»

 

Même constat du côté du numéro 2 du parti, Harlem Désir. «Guéant double le FN sur sa droite (...) Mais c'est quand l'Etat n'est plus dirigé par des républicains que 'les Français ne se sentent plus chez eux'», a-t-il estimé. François Hollande, probable candidat aux primaires socialistes pour 2012, a de son côté déclaré que le ministre devrait «éviter d'utiliser les mots» du Front national.

«Voilà ce qu'est devenu l'ex-secrétaire général de l'Élysée : un rabatteur de voix pour le Front National», a pour sa part déclaré le PCF, ajoutant que c'est «terrifiant». «Mis en pièce dans les sondages par une opinion publique qui n'en peut plus de leur politique, le pouvoir sarkozyste tente de nous refaire le coup du bouc-émissaire, l'immigré responsable de tout ce qui ne va pas dans le pays», a-t-il ajouté.

 

Guéant, «adhérent d'honneur du FN»

 

Les propos du ministre ne sont pas non plus passés inaperçus à droite. Jean-Pierre Grand, député (UMP) proche de Dominique de Villepin, a ainsi qualifié «d'insupportable» et de «politiquement suicidaire» la déclaration du ministre. «C'est la même chose que d'appeler à voter FN parce que par définition, les électeurs préfèrent l'original à la copie», a-t-il estimé.

Marine Le Pen n'a pas non plus manqué de commenter la déclaration du ministre, n'hésitant pas à ironiser : Claude Guéant «pourrait être adhérent d'honneur du FN puisqu'il est touché par la grâce, sauf que cela n'annonce que les prochaines élections», a-t-elle déclaré. Cela relève de «l'enfumage habituel sarkozyste. La réalité, c'est les chiffres», a poursuivi la présidente du FN, selon qui l'immigration légale a augmenté en un an de 42%.

 
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:17
 
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Copyright Reuters
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Le Premier ministre a présenté ce mercredi en Conseil des ministres le projet de loi qui doit graver dans le marbre constitutionnel la maîtrise des finances publiques.

"C'est une question de crédibilité internationale". En quelques mots, François Baroin, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, résume l'un des objectifs poursuivis par le projet de révision constitutionnelle présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Ce texte, la fameuse "règle d'or", qui devrait être examiné avant l'été par l'Assemblée nationale et le Sénat, institue des "lois-cadres d'équilibre des finances publiques" - qui s'imposeront aux actuelles lois de finances -, dont la finalité sera d'"assurer l'équilibre des comptes des administrations publiques", a expliqué François Baroin. Le ministre a souligné que ces lois-cadres, dont le détail sera ensuite défini par une loi organique, "programmeront pour une période fixe d'au moins trois ans les efforts en dépenses et en recettes à réaliser, année après année, afin de parvenir à cet équilibre "
Cadre ambitieux.

Pour que cette révision constitutionnelle voie le jour, le gouvernement doit s'assurer le soutien de l'opposition ou a minima sa neutralité. En effet, le texte, une fois adopté par les deux assemblées, devra être voté par les trois cinquièmes des parlementaires réunis en Congrès. Une convocation interviendrait en juillet. Or, le Parti socialiste semble peu enclin à donner son aval. Dans ces conditions, le ministre du Budget s'emploie à convaincre.

"On ne peut pas décemment continuer de vivre à crédit sans nous préoccuper des dettes que nous laisserons en héritage aux générations futures." Si le PS rechigne, le Nouveau Centre est convaincu. Avec ce projet, "la France se fixe un cadre ambitieux à l'image de l'Allemagne qui s'est déjà assigné un équilibre budgétaire à l'horizon 2016. Cela participe de la convergence avec nos partenaires de la zone euro", commente François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée.

latribune.fr - 16/03/2011
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:35

Julien BAINVEL, Conseiller municipal chargé des questions environnementales au Groupe Ensemble pour Nantes, s’interroge sur les prises de positions des Verts et des Socialistes sur le nucléaire.

 

Alors qu’un phénomène naturel sans précédent à frappé le Japon, que des milliers de personnes ont succombé, certains élus tentent de faire de la récupération politique malsaine.

 

Une fois de plus, les Verts tentent de faire croire qu’ils sont opposés au nucléaire. Pourtant, étant incapables de se défaire d’une alliance avec les socialistes, ils ont toujours soutenu indirectement cette forme d’énergie. Lorsque Mme Dominique Voynet était ministre de l’environnement la politique nucléaire n’a pas ralenti, bien au contraire.

 

Par ailleurs, Julien BAINVEL tient à rappeler, que c’est bien une ministre de droite, et non de gauche, qui a fait voté une loi sur la sureté et la transparence nucléaire.

Que c’est un Gouvernement de droite, et non de gauche, qui a fixé l’objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Que c’est un gouvernement de droite, et non de Gauche, qui a fixé l’objectif de 23 % d’énergie renouvelable.

 

Les bons conseils, et les belles paroles, des Verts, et aujourd’hui des socialistes avec MM Ayrault et Mareschal, ne sont jamais suivies de faits réels.

 

Ces déclarations ne visent qu’un seul objectif tenter d’obtenir quelques voix de plus aux élections cantonales. Mais que personne ne soit dupe : sur le nucléaire comme sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le poids des Verts est inexistant.

 

Enfin, à part demander l’arrêt du nucléaire, les Verts sont incapables de proposer une solution permettant de satisfaire les besoins en électricité de notre pays sans émettre de gaz à effet de serre.

 

L’honnêteté intellectuelle et scientifique oblige à rappeler que sans nucléaire notre Pays ne serait pas autonome. Cela ne doit évidemment pas exonérer l’État d’être le plus transparent possible et d’aller le plus loin possible dans les normes de sécurité et de contrôle tout en développant la production d’énergies alternatives.

 

De son coté, Julien BAINVEL continue à demander et à proposer aux élus majoritaires à Nantes et Nantes métropole des mesures concrètes pour limiter les consommations d’énergie et régler le problème de l’isolation thermique des bâtiments. Ce sont les seules solutions permettant à terme de limiter le recours à l’électricité produite par des centrales nucléaires notamment.

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:56

      

     Lettre d'un expatrié vivant à Madagascar.

 

 

 

     Nouvelle pompe à fric que la République va devoir encore  alimenter, et en terme plus clair, que nous allons devoir encore financer !...  Par un référendum local de 95%, Mayotte vient d'obtenir le statut de nouveau département français.

     Croyez-vous que ce soit par pur patriotisme ? Que nenni !

 
    Il faut rappeler que 95 % de la population mahoraise est musulmane et dans la même proportion ne parle même pas le français. Cette population de par sa religion est pour beaucoup polygame avec une ribambelle d'enfants. Pour les statisticiens cela va faire de la France , ce qui était déjà le cas, le taux de fécondité le plus élevé d'Europe, Encore un record !
 Il faut rappeler aussi que l'instruction scolaire et l'éducation en général se font par des écoles coraniques, quant à la législation locale, elle est édictée et arbitrée par des juges musulmans des "cadis" qui appliquent les lois coraniques !

 
     Saviez-vous (ce qui vient d'être confirmé dans l'émission «
C dans l'air » d'Yves Calvi sur France 5 que les maternités de Mayotte et de la Guyane sont les plus importantes de France ? En effet, un grand nombre de femmes immigrées des pays limitrophes viennent y accoucher pour que leurs enfants ayant de ce fait la nationalité française (droit du sol), elles puissent elles aussi, avec leur famille, bénéficier de tous les avantages liés à ce droit ?

 
     Mayotte devenant département français va nous coûter la première année 635 Millions d’euros, puis dans 2 ans et les années qui suivent 1 milliard 300 millions (chiffres officiels non contestés donnés dans l'émission). Quant aux frais de reconduction aux frontières de tous ceux qui viennent régulièrement des Comores avec des pirogues rapides, cela nous coûte annuellement 3 millions d’euros. C'est fou ce que l'on est riche !!!

 

 


      Souvenez-vous de l'inquiétude de François Barouin devant ces flots ininterrompus d’immigrés clandestins qui se déversent journellement sur ces territoires éloignés, dont la seule motivation inavouée parce qu'inavouable est de bénéficier de tous les avantages financiers, RMI, allocations et aides innombrables, que seule la France dispense sans compter et ce, d'autant plus facilement que cela est pompé dans nos poches par l'impôt !!!    

 

 

          
      Ce que l'on peut redouter, une fois tous les avantages liés aux droits que seule la France octroie automatiquement, c'est que s'instaure assez rapidement une république islamique.

 

    Quand est-ce que nos responsables politiques motivés par une utopie électoraliste auront-ils le sens des réalités et du pragmatisme ? Gouverner c'est prévoir, ce qui signifie avoir le sens des réalités à court, moyen et à long terme !  Devant ces flots d'immigrations sauvages ininterrompus qui engendrent tant et tant de problèmes à tous niveaux, François Barouin avait envisagé de supprimer le droit du sol qui est à l'origine de cette immigration incontrôlable pour rétablir, ce qui est le cas général et logique dans le monde entier, le droit du sang.

 

    Libre à chacun dans le pays d'accueil de demander ensuite, s'il le souhaite, sa naturalisation en remplissant les obligations et critères requis. 
    

     Comme beaucoup de visionnaires l'ont prédit depuis longtemps, sous peu la France et une grande partie de l'Europe victimes d'une colonisation de peuplement seront automatiquement phagocytées par ces cultures pour beaucoup médiévales devenues majoritaires. 
     

      Que de débats nécessaires et animés aujourd’hui sur les conséquences du fameux « droit du sol » que nous sommes les seuls à appliquer sans restriction, et dont nos enfants vont en supporter les graves conséquences ! d on sait qu'actuellement bien des adultes et des jeunes ne peuvent plus trouver de travail, qu'allons-nous faire de tous ces flots d'immigrations sauvages qu'il nous faudra héberger, nourrir, et entretenir.

 Souvenez-vous de ce premier ministre socialiste Michel ROCARD , un des rares pragmatiques plein de bon sens de ce parti politique qui disait, « La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde » ? 

 

     Quant à ce fameux droit du sol, je rappelle souvent aux utopistes démagogues (lors de débats sur ce thème) cette métaphore très concrète «Ce n'est pas parce qu'une renarde va faire ses petits dans un poulailler que les renardeaux deviennent automatiquement des poules !!...".

 
 
 
            

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:33

François Fillon répond aux questions de David Pujadas sur France 2 le 17 mars 2011.

David PUJADAS

Voilà donc une semaine après pour cette situation humanitaire et nucléaire aussi qui continue bien sûr de tenir le monde en haleine. Bonsoir François FILLON.

François FILLON

Bonsoir.

David PUJADAS

Merci d’avoir accepté notre invitation. De quelles informations disposez-vous sur la situation à la centrale nucléaire ? Etes-vous inquiet ce soir encore ?

François FILLON

Oui, bien sûr, c’est une crise qui est d’une extrême gravité. Simplement, les Japonais se battent avec un courage remarquable et petit à petit se met en place une coopération internationale qui a été difficile à établir. Il y a maintenant un groupe d’experts français, britanniques et américains…

David PUJADAS

Français…

François FILLON

Et y compris Français qui travaillent en permanence, en continu avec leurs homologues japonais.

David PUJADAS

Là-bas sur place ?

François FILLON

Non, à partir des différentes autorités nucléaires dans les différents pays. Il y a quelques Américains sur place, ce qui facilite l’échange d’informations entre les uns et les autres. Et on a ce soir effectivement comme vous l’avez indiqué, le sentiment que les quatre réacteurs sont à peu près stabilisés et n’émettent plus en tout cas, de grandes quantités de radiations, qu’il y a encore cette question de la piscine des combustibles qui doit être remplie d’eau. Il y a une lueur d’espoir mais il faut reconnaître que c’est dans une situation tellement critique qu’on ne peut pas encore aujourd’hui être optimiste.

David PUJADAS

Est-ce qu’on peut dire qu’on est passé à côté de la catastrophe ou est-ce qu’il est trop tôt ?

François FILLON

Non, je crois qu’il est trop tôt encore pour le dire, il y a toujours le risque d’une catastrophe majeure, c’est-à-dire de rejets massifs dans l’atmosphère, de radiations. Mais il y a maintenant et j’ai envie de dire chaque jour qui passe donne un peu plus d’espoir d’éviter cette catastrophe majeure.

David PUJADAS

Que dites-vous aux Français qui sont là-bas et savez-vous combien ils sont encore aujourd’hui ?

François FILLON

Oui, très précisément, on les suit avec l’ambassade, j’ai encore eu l’ambassadeur au téléphone longuement aujourd’hui. Nous n’avons pas donné d’instructions d’évacuation, nous avons conseillé aux Français qui n’avaient pas des raisons impératives de rester à Tokyo de s’éloigner. Nous avons mis en place des rotations d’avions supplémentaires pour faire face à la demande. L’ambassade suit de façon très précise chacun. Nous avons même distribué des pilules d’iode au cas où cela serait nécessaire et il y a un système d’information qui fonctionne très bien.

David PUJADAS

Mais vous ne demandez pas à nos ressortissants de quitter le Japon ?

François FILLON

Non, il n’y a pas de raison de le faire aujourd’hui, il faut suivre les instructions qui sont données par les autorités japonaises. Nous suivons les choses de très près mais il y a des Français qui souhaitent rester. Il y a des Français dont on a besoin notamment à l’ambassade, on a réduit les effectifs de l’ambassade à Tokyo et si la situation sur Tokyo devenait dangereuse, nous avons prévu naturellement l’évacuation de l’ensemble des personnels.

David PUJADAS

Alors cet accident nucléaire a provoqué une vive émotion y compris en France, premier pays d’Europe pour l’équipement nucléaire. Beaucoup demande un débat, certains demandent un référendum. Avant de vous entendre sur le sujet, on écoute Nicolas HULOT et Martine AUBRY.

// Nicolas HULOT, document EUROPE 1 //

// Martine AUBRY, Première secrétaire du PS //

David PUJADAS

Propos recueillis par Dominique MAS. Monsieur le Premier ministre, vous avez annoncé vous-même un audit sur l’ensemble des centrales nucléaires françaises, est-ce que ce n’est pas le signe que les contrôles n’étaient pas suffisants jusque là ?

François FILLON

Je crois qu’il faut dire qu’il serait absurde d’affirmer que cet accident nucléaire condamne le nucléaire. Il n’y a pas de risque zéro et en France depuis plus de 40 ans nous avons le parc nucléaire le plus important sans jamais avoir connu d’accidents graves. Mais ce serait tout aussi absurde de dire que cet accident ne nous concerne pas. Et ce que nous…

David PUJADAS

En quoi nous concerne-t-il précisément ?

François FILLON

Il nous concerne dans la mesure où il faut que nous confrontions chacune de nos centrales nucléaires à la situation qu’a connu la centrale japonaise même si nous savons que nous ne sommes pas exposés aux mêmes risques en terme de tremblement de terre et de tsunami. Mais ce que nous allons faire, ce que le Parti socialiste comme d’autres formations politiques ont réclamé et que j’ai annoncé mardi à l’Assemblée, c’est un test de la résistance de chacune de nos centrales à la pire des situations, c’est-à-dire qu’on va appliquer à chaque centrale nucléaire grosso modo les conditions qu’a connu la centrale japonaise. C’est-à-dire une situation où tout s’arrête parce que l’ensemble des systèmes de secours ne fonctionne plus notamment en raison de l’absence d’alimentation électrique.

David PUJADAS

Est-ce qu’il y a vraiment une volonté d’aller jusqu’au bout sur ces tests, autrement dit est-ce que vous n’hésiterez pas le cas échéant à demander ou à proposer la fermeture de certaines si elles ne sont pas suffisamment sûres ?

François FILLON

Bien sûr, si nous faisons ces tests ce n’est pas simplement pour réagir à l’inquiétude de l’opinion, c’est parce que c’est notre devoir de nous assurer que toutes les conditions sont prises pour que la sécurité des centrales soit maximum. Donc il y a tout lieu de penser que ces tests vont donner lieu à des recommandations, ils seront faits par l’Autorité de sûreté nucléaire qui est une autorité indépendante. Elle va proposer des recommandations, ces recommandations vont sans doute nous obliger et obliger EDF à investir dans des systèmes de sécurité supplémentaires redondants, peut-être dans la mise en place d’un système mobile pour permettre de suppléer les systèmes de secours d’une centrale qui serait dans la situation de la centrale japonaise. Et naturellement s’il apparaissait qu’une centrale présente le moindre risque elle serait immédiatement fermée. Mais…

David PUJADAS

13 centrales ont plus de 30 ans aujourd’hui en France, Angela MERKEL en Allemagne a annoncé la fin du moratoire pour ses centrales très anciennes qui devaient continuer à fonctionner. Est-ce qu’en France on réfléchit aussi à de telles mesures ?

François FILLON

C’est une décision que je n’ai pas à qualifier mais qui ne s’appuie pas sur des réalités objectives. On décide de la fermeture d’une centrale si on estime que cette centrale, si l’Autorité de sûreté nucléaire estime que cette centrale n’est plus en état de fonctionner ou qu’elle présente des risques. Si elle est en état de fonctionner et qu’elle ne présente pas de risques, il n’y a aucune raison de l’arrêter. Et la durée de 30 ans n’a aucune signification, ce sont des durées qui étaient d’ailleurs plus des durées d’amortissement des investissements que des durées de fonctionnement. Donc nous nous ne sommes pas dans cet état d’esprit, nous voulons des critères objectifs, des analyses objectives et on prendra les décisions qui s’imposent.



David PUJADAS

Dernière question sur le sujet, est-ce qu’on peut tenir un autre discours quand on est Premier ministre d’un pays où l’industrie nucléaire est aussi stratégique non seulement pour l’approvisionnement énergétique mais aussi pour les exportations et la vie économique en général ?

François FILLON

Le rôle d’un gouvernement, mais en France comme dans les autres pays développés, c’est de proposer des solutions qui soient des solutions réalistes. J’entendais Nicolas HULOT, pour lequel j’ai beaucoup de respect, parler de référendum sur la sortie du nucléaire…

David PUJADAS

Vous l’excluez ?

François FILLON

D’abord je pense que la sortie du nucléaire, qu’est-ce que c’est ? si elle a été décidée, en imaginant qu’on la décide, c’est dans 30 ans. Et la sortie du nucléaire cela veut dire quoi ? Cela veut dire aujourd’hui dans l’état actuel des choses, remplacer les centrales nucléaires par des centrales à charbon, à gasoil et à gaz, c’est-à-dire...

David PUJADAS

Ou par des éoliennes ?

François FILLON

Non parce que les éoliennes, alors cela c’est très important, nous avons engagé un débat à l’occasion du Grenelle pour mettre en place un complément avec des énergies renouvelables. Et nous nous sommes fixés un objectif qui est 23% d’énergies renouvelables en 2020. Je vous dis ce soir que non seulement nous atteindrons cet objectif mais nous sommes déjà en avance sur le tableau de marche. Nous installons actuellement 1.000 mégawatts de solaire par an, et 1.000 mégawatts d’éolien par an. Alors on peut discuter de ce mixe énergétique comme on dit, de ces équilibres, on peut discuter des calendriers, il peut y avoir de nouveaux débats et je ne verrais que des avantages à ce que le Parlement se saisisse de nouveau de cette question de notre politique énergétique. Mais l’idée qu’on puisse se passer du nucléaire est une idée qui n’a pas de sens. Je voudrais juste ajouter un mot, je pense que l’une des conséquences aussi de ces évènements va être de nous conduire à formuler des exigences plus sévères pour l’exportation de technologies nucléaires à l’extérieur. Je pense que désormais nous ne pourrons exporter des centrales nucléaires que dans des pays qui auront atteint un niveau de développement et un niveau de maîtrise de la technologie et de la capacité à faire face à des évènements comme celui auquel on assiste, qui soit suffisant.

David PUJADAS

Alors, trois questions encore sur d’autres sujets parce que nous sommes aussi rattrapés par l’actualité et d’abord puisque l’on était sur le terrain politique, il y a ce sondage qui a fait sensation ces dernières 24 heures à droite. Sondage BVA pour le Nouvel Observateur, 53% des sympathisants de droite font de vous leur candidat préféré pour l’UMP en 2012 contre 47% pour Nicolas SARKOZY. Si l’on considère l’ensemble des Français l’écart est encore plus large. Alors vous avez déjà en partie répondu, vous avez indiqué que par définition la candidature naturelle était celle du Président de la République, sous la Vème République. Est-ce que ça veut dire que vous excluez vous, totalement, d’être un candidat de recours, ou un candidat tout court, en 2012.

François FILLON

Oui, d’abord…

David PUJADAS

Vous l’excluez…

François FILLON

Je veux vous dire à quoi je pense le matin en me rasant, monsieur PUJADAS. Je pense à ce drame japonais, je pense à la situation du peuple libyen, je pense aux révolutions arabes, je pense aux Français qui souffrent des conséquences de la crise économique et financière, qui ont du mal à boucler les fins de mois et je me dis que mon devoir c’est d’essayer de ne pas les décevoir. Et sous l’autorité du Président de la République, de continuer à mettre en œuvre la politique que nous avons choisie. Et pour le reste, comme je l’ai dit...

David PUJADAS

Ca vous fait plaisir, quand même.

François FILLON

Vous savez les sondages, à 14 mois des élections, ils sont assez peu fiables.

David PUJADAS

Alors écoutez, ce n’est pas seulement des sondages, certains députés UMP n’hésitent plus à parier, à parler plutôt – la nuance est importante – de l’hypothèse de la candidature. Ecoutez et puis vous nous répondrez.

// Etienne PINTE… //

Il y a quelques mois encore, personne n’aurait osé parler ainsi. Je vous repose ma question : est-ce que vous excluez totalement d’être candidat ?

François FILLON

Oui, le Président de la République est le meilleur candidat pour défendre les couleurs de la majorité.

David PUJADAS

Vous ne me répondez pas tout à fait…

François FILLON

De la droite, et du centre. Et comme le dit à l’instant mon ami Etienne PINTE, pour lequel j’ai beaucoup d’affection, le Président de la République sera candidat aux élections présidentielles, c’est à lui de l’annoncer, mais en tout cas c’est mon souhait parce que ma conviction, c’est que c’est le seul qui peut permettre la victoire de la droite et du centre.

David PUJADAS

Alors il y a une déclaration dont on parle beaucoup depuis ce matin, c’est celle de Claude GUEANT, Ministre de l’Intérieur qui a indiqué – c’était sur Europe 1 – « Les Français à force d’immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux ». Le Parti socialiste estime que Claude GUEANT double le Front National sur sa droite, le Front National qui indique que Claude GUEANT pourrait être un membre d’honneur du Front National. C’est Marine LE PEN qui l’indique. Est-ce que vous vous retrouvez, vous, dans cette déclaration ?



François FILLON

J’étais il y a quelques jours à la Préfecture de Police de Paris pour remettre la nationalité française à des étrangers qui avaient choisi de vivre en France et qui voulaient devenir français. Et au fond, qu’est-ce qu’ils disent? Comme beaucoup de Français, c’est que l’immigration clandestine empêche l’intégration et que l’immigration clandestine exaspère nos concitoyens. Et donc…

David PUJADAS

Mais la tournure de cette phrase, parce que vous comprenez bien que…

François FILLON

Et donc il faut… et donc il faut… Je ne m’attache pas aux tournures de phrase, je m’attache à la politique que l’on conduit. Et la politique que conduit Claude GUEANT sous l’autorité du Président de la République et du Premier ministre, c’est une politique ferme de lutte contre l’immigration clandestine.

David PUJADAS

Vous n’y voyez pas une volonté d’aller chasser sur les terres du Front National ?

François FILLON

Pas du tout. Vous savez le Front National – j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises – nous n’avons rien de commun avec lui. Nous n’avons aucune valeur en commun et surtout le programme du Front National est un programme qui n’a aucune crédibilité. Et pour moi, tout ce qui contribue à renforcer les extrêmes est dangereux pour la démocratie et pour la crédibilité de la France. Et je n’aurai jamais d’autres positions que celle-là. Et je souhaite d’ailleurs que la gauche ait la même avec l’extrême gauche.

David PUJADAS

Alors dernière question Monsieur le Premier ministre, sur cette crise libyenne qui s’accélère ces dernières heures puisque face à la reconquête militaire des troupes du colonel Kadhafi, eh bien le Conseil de sécurité de l’ONU va se prononcer ce soir sur une résolution, à New York. Une résolution qui prévoit un possible recours à la force. (…)

// Reportage en direct de New York //

// Reportage à Tripoli //

David PUJADAS

Monsieur le Premier ministre, d’abord est-ce que la France souhaite si cette résolution est adoptée une action militaire dans les toutes prochaines heures.

François FILLON

Bien sûr, c’est la France qui depuis plusieurs jours est à la manœuvre pour essayer d’obtenir que cette résolution soit votée par le Conseil de sécurité. Hier encore, le Président de la République a adressé une lettre à l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, pour les presser d’adopter cette résolution.

David PUJADAS

Cela voudrait dire la guerre.

François FILLON

Cela veut dire en tout cas la possibilité pour la Communauté internationale avec la Ligue Arabe, et je voudrais insister sur ce sujet. Si la résolution est adoptée cette nuit, nous prendrons dès les prochaines heures contact avec la Ligue Arabe pour organiser une rencontre entre l’Union européenne et la Ligue Arabe, parce que nous pensons que ce sont les pays de la région qui ont vocation à intervenir et le temps, on le voit bien, presse et la menace du colonel Kadhafi montre à quel point il est urgent que la communauté internationale se mobilise.

David PUJADAS

Merci François FILLON, d’avoir répondu à notre invitation ce soir.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:28


Le Canard_déchainé

 

La Fortune d‘Anne Rosenberg  

 

 

 

 

  Anne Rosenberg, dite Sinclair est l’héritière d’un des principaux galeristes de la première partie du XXe siècle, Paul Rosenberg.
> > Parmi les transactions connues, on trouve "Femme en rouge et vert" de Fernand Léger, adjugé le 4 novembre 2003 à 22,4 millions de dollars, "Les nymphéas" de Claude Monet, adjugées plus de 20 millions de dollars, des tableaux mineurs adjugés le 3 décembre 2007 14,2 millions d’euros, "L'odalisque, harmonie bleue" de Matisse adjugée le 6 novembre 2010 33,6 millions de dollars.
> > La collection comprend encore 160 œuvres de même catégorie stockées dans une banque de Libourne.
> > Propriétaire également d’un Riad luxueux dans la médina de Marrakech, d’un appartement de plus de 200 m2 place des Vosges à Paris, la fortune des Strauss Kahn est considérable. Ce n’est plus la gauche caviar, c’ est la gauche platine !

 

Guigou et la Tunisie

Elisabeth Guigou, député PS, est co-présidente d’un club de réflexion, l’IPEMED, dont le financier et vice président est Azid Miled celui par lequel les scandales autour de MAM sont arrivés. Son mari Jean Louis Guigou est le délégué général de cet organisme et salarié de Azid Miled. Affaires de famille avec la Tunisie, vous avez dit bizarre......

Ils ont vraiment les deux main dans le pot de CONFITURE jusqu'aux coudes, ces chers SOCIALISTES ... !!!

 

 Les juges intouchables

 1- Les rapports de l'Inspection générale des services judiciaires (IGS) sur les éventuels dysfonctionnements dans l’affaire du meurtre de Laetitia blanchissant les juges ont été effectués sous l’égide de deux hauts magistrats épinglés dans le passé pour leur manque de clairvoyance et fautes caractérisées.

 

 

                                

 

 

 Il s ‘agit de Jean Amédée Lathoud qui était  procureur général de Douai, et a validé l’instruction du juge Burgaud sur l ‘affaire d’Outreau, véritable fiasco judiciaire. L’autre s’appelle André Ride, était procureur général d’Auxerre dans l’affaire des disparues de l'Yonne. Entendu en 2002 sur le classement sans suite et disparition de dossiers de victimes.

 1 - Ces deux personnages responsables de fautes majeures n’ont subi aucune incidence sur leur carrière....donc leur rapport est évidemment à l‘image de leur passé...... pas de faute judiciaire.2- Pour JM Apathie qui sévit sur le Grand Journal de Canal, à la question : la justice a-t-elle fait une faute dans l affaire Laetitia, la réponse est non ! C'est la faute à la malchance (répété 2 fois).3- Le SPIP (services pénitentiaires d'insertion et de probation) de Nantes a affiché en 2010 un taux d’absentéisme de 32%.......ils sont débordés....4- Le 16 Février 2011 : Un animateur scolaire incarcéré depuis septembre 2010 pour avoir agressé sexuellement des enfants est libéré par erreur des services judiciaires.Il est inculpé de viols avoués sur une dizaine d ‘enfants. Les juges du parquet de Créteil ont oublié de renouveler le mandat de dépôt et le coupable a été remis en liberté.

 

 

 Mais non, la JUSTICE ne fait pas d’erreur,....... ils sont juste INTOUCHABLES.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 20:02
André TRILLARD, Président, et les élus du Groupe Démocratie 44, exigent que le Président du Conseil général s’explique sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO).

 

Fin 2009, la majorité de Gauche du Conseil général dénonçait le manque de moyens, accusait l’État de tous ses maux, et ne comptait que sur 100 millions d’euro de rentrées fiscales au titre des droits de mutation pour l’année 2010.

 

À l’époque, le Groupe Démocratie 44 avait dénoncé cette sous-évaluation flagrante et dangereuse.

 

Aujourd’hui, les chiffres des droits de mutation 2010 sont connus : le département de Loire Atlantique a perçu pour 2010 151 316 924 € soit 51,3 % de plus que prévu.

Sur cette somme, 5 millions d’€ sont destinés au fonds national de péréquation.

Le Conseil général a donc perçu 46 millions d’€ de plus que prévu : où est passée cette cagnotte ? À quoi sert donc ce pactole ?

 

De plus, alors que la majorité de Gauche disait manquer de 30 millions d’€ pour boucler son budget 2011, elle a décidé d’augmenter les impôts de 17%.

 

Aujourd’hui, nous apprenons que 46 millions d’€ non prévus ont été perçus, on peut légitimement demander le remboursement des impôts prélevés sans raison. En réalité, le Conseil général a une réserve de 16 millions d’€ en 2011 (46 – 30).

 

Il est encore à noter que la majorité départementale a récidivé en 2011 en sous-évaluant volontairement les doits de mutations 2011, pour augmenter les impôts en accusant l’État.

Selon les dernières informations disponibles, le Conseil général percevra au minimum 156 millions d’€ en 2011 contre les 137 millions d’€ prévus au budget 2011 soit 19 millions d’€ de plus.

 

Au total, en seulement 2 ans, le Conseil général se sera donc mis dans la poche 46 millions d’€ (surplus DMTO 2010) + 30 millions d’€ (hausse fiscalité 2011) + 19 millions d’€ (surplus DMTO 2011) = 95 millions d’€. Si la moitié pouvait avoir une utilité, il n’en reste pas moins que le Conseil général a prélevé indument, sans aucune justification, près de 45 millions d’€.

 

45 millions soit plus de 4 % du budget départemental :

-          soit la couverture de l’ensemble du département en très haut débit ;

-          ou plus de 3 collèges (à raison de 14 millions par collège) ;

-          ou plus de 4 maisons de retraite (à raison de 10 millions pour un EHPAD de 90 places) ;

-          ou 90 000 places en crèches (subvention de 500 € par places créées).

 

 

Communiqué de presse diffusé le 16 mars 2011

Par André TRILLARD - Publié dans : Communiqué de Presse
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 14:43
Source : La Tribune.fr  
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Un rapport remis cette semaine au Premier ministre propose de réduire la retraite des fonctionnaires, et d'en augmenter l'âge de départ de 60 à 65 ans.

Alors que des dizaines de milliers d'employés de la fonction publique sont en train de perdre leur emploi à cause de la cure d'austérité en cours au Royaume-Uni, ils vont avoir une raison supplémentaire de s'inquiéter. John Hutton, ancien ministre travailliste des Retraites, et chargé d'un rapport par les conservateurs sur le sujet, doit remettre ce jeudi ses travaux.

Comme ailleurs dans le monde occidental, les nouvelles vont être mauvaises pour les six millions de fonctionnaires et employés du service public britannique (le secteur privé est régi suivant un autre système).

Changement explosif

A cause de l'allongement de l'espérance de vie, John Hutton va proposer de baser le calcul des retraites sur la moyenne des revenus, plutôt que sur le salaire final, comme c'est le cas actuellement. Cela reviendrait à une claire réduction des traitements. Autre changement explosif : l'âge de la retraite devrait passer à 65 ans, contre une moyenne de 60 ans actuellement (les retraites sont différentes selon les secteurs). Cela reviendrait à un alignement sur le secteur privé. Dernière bombe : le calcul des retraites serait aligné sur l'indice des prix à la consommation et non plus l'indice des prix des ventes au détail, qui a tendance à être inférieur. Cela serait l'équivalent d'une baisse de 15% sur l'ensemble d'une carrière.

Ces recommandations sont en soi politiquement explosives. Mais les syndicats craignent que George Osborne, le chancelier de l'Echiquier, ne décide d'aller encore plus loin. "La crainte est que le gouvernement ne choisisse que ce qui l'arrange dans ces recommandations", estime Gail Cartmail, vice-secrétaire général de Unite, principal syndicat britannique.

John Hutton, dans son rapport intermédiaire en octobre, avait en effet précisé que la réforme ne devait pas être trop violente, dans la mesure où les employés de la fonction publique ne bénéficient pas de retraites en or : 90 % d'entre eux touchent actuellement moins de 20.000 euros par an (la moyenne est cependant faussée par les employés qui n'ont fait qu'une partie de leur carrière dans la fonction publique).

Éric Albert, à Londres - 11/03/2011, 20:57  | 
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 14:38
Source : La Tribune.fr
 
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Durant des décennies, l'institution s'est forgée une image trop libérale et très antisociale dans les pays où elle est intervenue pour éviter des naufrages financiers. Directeur général du Fonds depuis 2007, Dominique Strauss-Kahn affirme avoir "tiré les leçons du passé".

La nuit vient de tomber sur les milliers de manifestants dans les rues d'Athènes. En ce mercredi 23 février, les défilés ont été émaillés de violents affrontements avec la police. Devant le Parlement, une centaine de manifestants brûlent un cercueil noir, symbole des droits sociaux perdus. Ils protestent contre la politique d'austérité du gouvernement (retraites rognées et baisses de salaires dans la fonction publique, hausse des prix des transports, ouverture à la concurrence de services jusque-là protégés...) instaurée sous l'oeil vigilant du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne venus en 2010 au secours du pays. Comme en Irlande où le parti au pouvoir est tombé fin février.

Le FMi n'est plus le diable

Longtemps, "le FMI a été considéré comme le diable", a admis Dominique Strauss-Kahn, son directeur général, lors du G20 finance qui a réuni à Paris tout un aréopage de ministres des Finances et de gouverneurs de banques centrales. Qui a oublié les terribles Programmes d'ajustement structurel (PAS) que le Fonds imposait dans les années 1980 à l'Afrique, l'Amérique latine ou l'Asie, avec leurs cortèges de dégâts sociaux ? Pas les Africains qui subissent aujourd'hui les conséquences de ces PAS : privatisations hâtives, réformes agraires axées sur l'exportation qui les ont livrés aux caprices des marchés et ont ruiné leurs cultures vivrières. Ils se rappellent aussi les coupes dans les dépenses sociales imposées, alors, par le FMI soucieux d'assurer le remboursement de ses prêts. En 1998-1999, c'est l'Asie en pleine crise financière qui est passée sous les fourches caudines du FMI avec un coût social exorbitant, reconnaît Dominique Strauss-Kahn.

Une transformation dont DSK se veut l'initiateur

Il aura fallu soixante-sept ans pour que le FMI amorce une mue. Ou un retour aux sources. Lors de sa création à Bretton Woods, le monde voulait tourner la page de la guerre et des égoïsmes nationaux en promouvant la coopération internationale. Aujourd'hui, après une longue séquence de credo libéral, qui tient en dix préceptes baptisés consensus de Washington (libéralisation du commerce, dérégulation, privatisation, réduction des subventions sociales...), l'inflexion théorique est sensible. Le FMI ne peut plus guère être taxé désormais d'affameur, comme certains le laissent entendre à quelques mois de la présidentielle française.

Cette transformation, DSK, à la tête du FMI depuis fin 2007, en réclame volontiers la paternité. Lors du G20 finance, il a commencé à tester ses arguments. "Nos programmes sont différents", a-t-il plaidé. Ou encore : "Je crois à la régulation sociale et quand je suis arrivé au Fonds j'ai tiré les leçons du passé." En 2008, c'est le FMI qui a proposé aux grands dirigeants de la planète une relance de l'économie mondiale dans le plus pur style keynésien. Les programmes mis en place pour secourir les pays atteints par la crise de la dette tiennent compte de l'impact social et tentent de le limiter. En Grèce, où la fraude fiscale est un sport national, le FMI a soutenu l'amélioration de la collecte des impôts "notamment sur les plus riches", raconte le directeur général.

Et si "les treizième et quatorzième mois de salaires et de pensions des fonctionnaires (ont été) supprimés, un système de bonus (a été) introduit pour protéger les petites retraites et les revenus minimums", écrit Stéphanie Antoine dans son livre "DSK au FMI" (Seuil). En Roumanie, où l'État voulait relever la TVA, un impôt fort peu social, "on a failli se fâcher avec le président", indique DSK. Le FMI a milité pour une hausse de l'impôt sur le revenu qui, lui, est progressif. Au Pakistan, au lieu d'imposer une baisse sans discernement du déficit budgétaire, "le FMI a autorisé le gouvernement à faire plus de déficit pour aider les populations les plus vulnérables", ajoute DSK. En Islande, le Fonds a rompu avec le dogme de la libéralisation des flux de capitaux en prônant le contrôle sur les capitaux sortants pour éviter une hémorragie financière. Une vraie révolution idéologique.

Accepter jusqu'à 4% d'inflation

En 2010, une note de travail signée Olivier Blanchard, le chef économiste du FMI, brise un autre tabou en proposant de relever le plafond de l'inflation jusqu'à 4 % au lieu de 2 %, comme c'est le cas dans la zone euro. Pour lui, une telle limite confine la politique monétaire des États dans une marge trop étroite, obligeant les gouvernements à actionner le levier budgétaire et à malmener les finances publiques.

La mue touche aussi la gouvernance du Fonds. Elle s'imposait. Les économies émergentes représentent désormais plus de la moitié de la production industrielle mondiale. Dès 2006, est lancée la réforme des droits de vote et quotes-parts, les contributions au capital du FMI versées par les pays actionnaires selon leur poids dans l'économie. Les quotes-parts de la Chine, de la Corée, du Mexique, de la Turquie sont alors relevées. Puis, en octobre 2010, à la suite du doublement des ressources du Fonds, est décidé le transfert de plus de 6 % des droits de vote des pays riches, surreprésentés, aux pays émergents et en développement dynamiques, sous-représentés.

Les altermondialistes restent secptiques

Malgré ce relookage, les altermondialistes restent sceptiques. Pour eux, cette réforme ne bouleverse pas le rapport de force Nord-Sud, les pays avancés gardant la majorité des droits de vote. "Sur le plan doctrinal, le FMI n'a pas fondamentalement changé", estime Dominique Plihon, économiste et membre de l'association Attac. En Hongrie ou en Grèce, les plans d'austérité "sont particulièrement durs à supporter par les couches les plus défavorisées", dit-il. "En Grèce, le FMI aurait pu proposer de reporter les achats d'armement ou de placer au coeur des réformes le secteur informel qui représente environ un tiers de l'économie du pays et profite surtout aux classes favorisées", s'indigne cet universitaire. Et de s'interroger : "Pourquoi ne pas retirer aux marchés les instruments de la spéculation grâce auxquels ils mettent les pays endettés sous pression ? Pourquoi ne pas durcir la lutte contre les paradis fiscaux qui permettent aux entreprises et aux banques d'échapper aux régulateurs et servent de base arrière à la spéculation ?" "Faux procès", réagit-on au FMI dont "les programmes visent déjà à lutter contre l'évasion fiscale et à remettre en cause les budgets d'armement". Mais le Fonds a-t-il pour autant achevé sa réflexion ? Et sa mue ?

Laurent Cheminau - 12/03/2011, 20:27  
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