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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 16:11

 

Hier vendredi avait lieu (enfin!) le débat sur les orientations budgétaires de Nantes Métropole.

Occasion pour faire le point de la situation financière de la Communauté Urbaine. Malheureusement, nous sommes restés dans le flou.

Pas de véritables orientations, il faudra attendre avril et le vote du budget pour y voir plus clair et sans doute apprendre des hausses d'impôts!

En cliquant sur "Lire la suite", vous pourrez prendre connaissance de mon intervention pour le compte du Groupe "Equilibre et Démocratie".

 

CONSEIL COMMUNAUTAIRE 11 FEVRIER 2011 – DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE

Monsieur le Président,

Au mois de décembre dernier, vous avez décidé de manière assez précipitée, le report du débat sur les orientations budgétaires de NANTES METROPOLE.
Aujourd’hui, 11 février 2011, nous avons le débat mais il semble que pour les orientations nous devrons encore patienter.
Le processus budgétaire devient un véritable feuilleton mais le scénariste que vous êtes semble manquer d’imagination.
La lecture du document qui sert d’appui au débat de ce jour est en effet édifiante.
Un véritable copié-collé permanent sur le désengagement de l’état, sur la réforme de la fiscalité locale et même sur la réforme territoriale.
Quelques portes ouvertes enfoncées quand on y lit que le contexte économique reste incertain ! Il le serait à moins compte tenu de la crise que nous devons affronter depuis l’automne 2008 et qui n’est malheureusement pas totalement résorbée.
On se demande à quoi a servi ce report puisque ce document ne comporte aucune analyse prospective, ne donne aucune information sur l’évolution des taux de fiscalité ou sur le besoin de financement.
Il faudra sans doute attendre un prochain épisode qui tombera opportunément après les élections cantonales de mars prochain ! Il serait pourtant intéressant pour les citoyens de savoir à quelle sauce fiscale vous envisagez de les assaisonner !
Votre choix de gagner du temps est un choix politicien que d’autres métropoles comme RENNES ou LILLE n’ont pas fait.
Comme dans beaucoup de collectivités plus préoccupées de s’ériger en contre-pouvoir que de gérer les affaires de leur territoire, vous semblez ignorer que le monde bouge, que la crise est passée par là et que l’endettement de la Nation est à la limite du supportable.
Vous passez votre temps à nous expliquer que l’Etat étrangle les collectivités locales lesquelles dépensent des millions d’euros en communication pour expliquer qu’elles font toujours plus pour les citoyens et les territoires. Cherchez l’erreur !
Si originalité il y a dans ce document, c’est dans les efforts de vocabulaire pour démontrer le désengagement de l’état alors qu’au contraire des efforts substantiels sont faits pour assurer la stabilité des recettes.
De 2004 à 2009, à NANTES METROPOLE, les recettes augmentent et les dépenses aussi.
Les termes choisis pour décrire cette double augmentation sont choisis pour entrer dans le cadre :
- La progression des recettes est qualifiée de ralentie,
- La progression des dépenses est maîtrisée.

Donc, la progression des dépenses apparait vertueuse et la progression des recettes est présentée comme dérisoire !
La progression des dépenses de personnel est qualifiée de mécanique, sous-entendu on y peut rien. Bref, tout ce qui va bien est grâce à l’action de l’exécutif et tout ce qui mal est de la faute des autres, de l’Etat en particulier !
Ce discours habile ne trompe personne.
Je me demande même si vous y croyez vraiment, Monsieur le Président, quand on lit dans le Moniteur, que vous dites : « Nous ne pouvons plus continuer à dire en permanence que l’Etat se désengage. Les collectivités locales doivent être reconnues dans leur mission et passer un pacte de confiance avec l’Etat ».
En réalité les véritables raisons de la situation financière de NANTES METROPOLE existent depuis longtemps. : Avant la crise, avant la réforme de la fiscalité. Je renvoie tout le monde à la lecture du rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui date de 2008 et aux propos que j’ai pu tenir lors des débats d’orientation budgétaires en 2009 et 2010.
J’ai relu mes propos lors des précédents débats d’orientation budgétaires et je pourrais les répéter intégralement. Même s’ils étaient très pertinents, je ne vais pas vous les relire !
L’essentiel aujourd’hui est que l’on cherche vainement des orientations budgétaires pour 2011. La troisième partie de votre document porte ce titre mais le contenu ne correspond pas.
On y lit tout de même que les recettes vont progresser de 3,8% ! C’est de la stagnation dynamique !
On note que le versement transport se tasse du fait de la situation économique !
Heureusement que l’état en 2010 a garanti une ressource équivalente à 2009 car on ne voit pas pourquoi la taxe professionnelle si elle existait toujours n’aurait pas vu son montant affecté par la crise !
On y voit le catalogue des politiques publiques de NANTES METROPOLE qui se contente de décrire les actions engagées et ressemble plus à un bilan de mi-mandat qu’à des orientations pour l’année à venir.

En réalité, le seul passage de votre document qui ressemble à une orientation budgétaire se trouve au bas de la page 14. Je le cite tellement il est court pour ne pas dire lapidaire :


« Une capacité d’investissement limitée dès 2011 qui suppose de dégager une capacité de financement nouvelle.
En l’état actuel, le projet de budget 2011 induit un niveau d’épargne insuffisant au regard du haut niveau des investissements à financer dès 2011 et pour les années à venir :
-des recettes marquées par le manque à gagner de la réforme de la taxe professionnelle
-des dépenses en évolution malgré les actions de maîtrise engagées.
Ainsi l’équilibre du budget 2011 devra être assuré avec le souci de ne pas compromettre les investissements de NANTES METROPOLE dans les années futures. »


Nous voilà très avancés. A moins d’essayer de traduire en langage courant et compréhensible ce chef d’œuvre de langue de bois ce qui doit donner ceci :
Comme nous ne pouvons plus financer nos projets, il va falloir trouver de l’argent.
Et comme nous avions tout misé sur une hypothétique progression de la taxe professionnelle et que nous n’arrivons pas à limiter nos dépenses, nous allons augmenter les impôts.
Mais comme en mars, il y a des élections, on va attendre avril pour le dire !

Monsieur le Président, mes chers collègues,
Ce débat sur les orientations budgétaires après un décryptage des documents fournis révèle finalement deux orientations :
- La première est une incapacité à s’adapter au contexte économique et fiscal actuel,
- La seconde est une inéluctable aggravation de la fiscalité des ménages.

Il traduit enfin une véritable orientation manquée : celle qui aurait consisté au terme d’une réflexion réellement partagée à mettre en adéquation nos ambitions et nos moyens.
Je vous remercie.
Commentaires

1. Le dimanche 13 février 2011 à 15:33, par L'appel à la raison

Toujours la même chose .... M. le Maire de Nantes, président de Nantes Métropole a t'il conscience que les ménages subissent eux aussi la crise depuis quelques années maintenant et qu'il n'est pas prévu que l'embellie soit pour demain. Si les ménages sont obligés et contraints de réduire leurs dépenses et d'organiser différemment leurs projets, comment se fait il que les collectivités territoriales (Conseil Général de Loire Atlantique, Région des Pays de la loire, Nantes Métropole, et nombre de Mairie de l'agglomération) ne se sentent pas devoir adapter à la baisse leur train de vie et donc leurs prélèvements?

Les explications redondantes données... c'est de la faute à Sarkozy, aux riches, aux patrons, aux autres ... sont des niaiseries grotesques qui sont hélas devenues une réalité comprise telle-que par nombre d'entre nous. Comme le rappelait récemment un blogueur, les augmentations des prélèvements fiscaux pour le Conseil Général à été de plus de 113% et de près de 200% pour le Conseil Régional ces neuf dernières années. Ne parlons pas de l'essence, des assurances, des l'énergie... etc.

Ceux qui seraient les seuls exconérés d'une gestion de "bon père de famille "seraient donc nos élus qui plus est de gauche, au motif qu'il serait nécessaire en période de crise économique la pire que nous ayons jamais vécue, de gérer la vie collective !

Nous ne sommes pas condamnés à devoir supporter ces attitudes indécentes, déraisonnables et irresponsables qui démontrent l'immenses mépris qu'ont ces élus des difficultés auxquelles sont confrontés la grande majorité de leurs électeurs.

2. Le lundi 14 février 2011 à 12:13, par contribuable

Je partage bien votre analyse sur le comportement de cet édile nantais.
Lui donner des leçons est impossible puisqu'il possède la vérité.
Ne pourrait-il pas prendre exemple sur la gestion d'autres villes non seulement celles citées par vous qui sont pourtant de même couleur politique, mais Vertou me semble être un excellent exemple d'un bord politique différent.
Je comprends Mr le maire que vous ayez quelque pudeur à ne pas révéler la tendance à l'augmentation des impôts locaux avant adoption officielle, mais je me doute bien de ce que cela devrait être encore une évolution à deux chiffres!
Attention depuis longtemps la coupe est pleine et il ne faudrait pas faire déborder sans crainte de créer quelques réactions que j'attends de tous mes voeux. Plutôt que de devoir prendre une décision sur le cumul des mandats, l'électeur pourrait décider pour Mr Ayrault.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 20:28


 (A chacun de vérifier d’apprécier – voir le site ci-dessous : Gouv.fr.pdf - page  54 )   A VOUS DE JUGER

                                                                                                                                                             RETRAITE GRATUITE POUR IMMIGRES

 

  De nombreux politiciens de “gôche” ou de droite auraient très peur, entre autres, de ce que les Français pourraient découvrir quant aux retraites accordées à des étrangers qui arrivent en France pour “la retraite” afin de rejoindre les leurs qui ne repartiront jamais. A partir de 60 ans s’ils ne “peuvent plus travailler”(???) et DANS TOUS LES CAS A 65 ANS, ils  peuvent toucher l’ASPA soit 708 euros mois avec un simple permis de séjour, plus APL et AME que n’ont pas souvent les plus pauvres des Français et les chômeurs !! Et ce sans jamais avoir travaillé en France ou ailleurs, et sans jamais avoir cotisé un centime. Que diraient par exemple des agricultrices ayant bossé toute leur vie, depuis l'âge de 15 ans, et qui touchent dans les 500 euros mois !!! Que diraient les millions de gens qui ont défilé ??> Ce qui expliquerait en partie que seules 800 000 personnes handicapées touchent l’AAH de 710 euros mois (en 2010) sur les 12 millions qu’elles sont !!! Et dont on ne sait pas ce qu’elles toucheront à la retraite puisque à 60 ans elles disparaissent du traitement administratif du handicap !!!!!!!!!!
> > > Voir le lien ci dessous page 54 . Ce document du gouvernement est toujours en ligne et date de 2008.
              http://www.immigration.gouv.fr/IMG/pdf/livretaccueil.pdf 
Ceci expliquerait peut être l’afflux d’immigrés en augmentation ( 30% ) depuis le début de l’année quant au regroupement familial, normalement non admis pour les parents. Voici ce qui est écrit dans ce livret d'accueil gouvernemental 
Vous n’avez pas travaillé en France ou vous n’avez pas assez travaillé pour avoir des droits à la retraite
Vous pouvez demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (en 2008 : 7 537,29 par an pour une personne seule ; 13 521,27 par an pour un couple) si vous réunissez les trois conditions suivantes :• vos ressources annuelles sont inférieures à un certain montant (en 2007 : 7 635,53 pour une personne seule, 13 374,16 pour un couple marié) ;• vous avez au moins 65 ans (ou au moins 60 ans si vous êtes inapte au travail) ; • vous êtes autorisé à résider en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer. 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:52
 

vue_aerienne_st_seb.jpgL’objectif de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain,  dite « SRU», votée par les socialistes sous le gouvernement Jospin, est de favoriser la construction de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3.500 habitants, en exigeant un minimum de 20%.

La quadrature du cercle

Sur le fond le principe est bon, mais pas son application. La loi exige en effet une application immédiate sous peine de pénalités de 1.000 € par logements manquants reversées par les communes qui ne sont pas au taux des 20%, à l’Etat puis aux intercommunalités.

Voila donc une mauvaise règle qui ne prend pas en compte l’histoire des communes. Par exemple pour Saint-Sébastien-sur-Loire, nous devons payer les erreurs de nos prédécesseurs socialistes qui non seulement ont peu construit de logements sociaux mais n’ont pas prévu de réserves foncières pour le faire ultérieurement.

De plus Saint-Sébastien-sur-Loire, qui ne dispose que d’un petit territoire de 1.156 hectares, est doublement pénalisé du fait de cette loi car la ville doit se reconstruire sur elle-même et laisser les fonciers partir au prix toujours en hausse du marché immobilier. Pour éviter cette inflation du foncier, la solution serait que la ville achète ces terrains afin de gérer elle-même ces constructions.

Pour cela il lui faudrait de l’argent, impossible à trouver sans augmenter les impôts, ce que nous ne voulons pas, considérant que la fiscalité est déjà assez élevée.

Un marché immobilier pervers

Autre mauvais effet de cette loi socialiste, les promoteurs achètent sans rechigner des maisons à des prix élevés pour les démolir et y construire des immeubles. Mais comme ils ont achetés cher, ils doivent vendre cher ou construire beaucoup pour maintenir leurs bénéfices.

Il est donc impossible d’atteindre 20% de logements sociaux à Saint-Sébastien-sur-Loire, nous sommes donc  condamnées à payer tous les ans une pénalités autours de 135.000 €. Pourtant dans chaque construction collective notre PLU exige 30% de logements sociaux. Ce n’est pas suffisant pour combler le retard laisser par nos prédécesseurs. Aujourd’hui il y a 10% de logements sociaux à Saint-Sébastien-sur-Loire sur les 11.500 logements existants.

Le comble de cette loi est que le logement social, pour avoir des loyers abordables pour toutes les catégories sociales, doit être vendu moins cher par les promoteurs aux bailleurs sociaux (gestionnaires des logements). En découlent deux conséquences, premièrement les propriétaires payent plus cher  les 70% des autres logements et deuxièmement, on ne construit que des petits logements (majoritairement des T1 ou T2).

En outre, pour favoriser la construction,  il a été proposé aux Français de défiscaliser par le biais des « Lois Scellier» ce qui entraine la construction, là encore, de petits logements.

Etalement urbain et pollution

Autres conséquences très graves pour nos villes et notre planète, il n’est désormais construit principalement que des T1 et T2. Des appartements de 50 m² maximum qui ne peuvent pas recevoir les familles avec enfants, ce qui donc les chassent des villes de l’agglomération et les entrainent vers la deuxième couronne et la campagne, générant ainsi d’importants frais de déplacements. Le corollaire de cette migration oblige ces communes à construire des équipements (par exemple on ferme des classes à Nantes et dans les communes proches pour en ouvrir à la campagne).

D’autre part et de ce fait, nous n’aurons plus dans nos communes que des personnes vivant seules dans leur logement mais ne consommant plus sur place ou des personnes âgées qui préfèrent être proches des transports en commun. C’est à court terme la mort du commerce de proximité.

En conclusion

Il faut mettre en place rapidement des moyens pour exiger des bailleurs sociaux et promoteurs qu’ils construisent des logements pour recevoir des familles sinon on développe de l’étalement urbain contraire à la protection de notre planète.

Enfin cette loi doit prendre en compte la règle de l’obligation des 20% à la date de la promulgation  de la loi et non avec un effet d’antériorité.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:39
 

100_euro.jpgNul ne peut nier la fragilité des finances de la communauté urbaine dans le contexte de mise en place de la réforme de la taxe professionnelle. Il nous faut donc rechercher de nouvelles recettes, s'autofinancer le plus possible et restreindre encore nos dépenses de fonctionnement, afin de garantir notre niveau d’investissement.

Nous ne devons pas tout attendre de l’Etat. Nous devons compter le plus possible sur nous-mêmes et nos ressources propres, maîtriser nos dépenses de fonctionnement que nous n’avons pas suffisamment su maîtriser, et simplifier nos structures.

Pour cela, Il faut revoir totalement la valeur locative des entreprises afin de pouvoir imposer équitablement, sur Nantes Métropole, le foncier de leurs bâtis. Nous devons réduire les subventions, contenir la masse salariale et limiter dans les SEM les salaires qui sont bien supérieurs à ceux des cadres du privé à responsabilité équivalente.

Notre politique immobilière doit nous pousser à rationaliser les sites afin de réduire les coûts de gestion et de fonctionnement et les frais induits (énergie, transports, délais, etc.).

Du fait de son importance grandissante, nous attendons que la politique « transports » fasse l'objet d’un budget annexe « transports publics » que le président de NM a promis pour 2011 et appelé de ses vœux par la cour régionale des comptes.

Les cadres, dont les projets doivent être étalés dans le temps, devraient se voir confier un contrôle de gestion, des études partagées, des analyses économiques et une recherche d’économies sur les programmes dont ils ont la responsabilité.

En cette période difficile financièrement, nos trois grandes priorités doivent être le logement, l’emploi et les déplacements, dans un principe fondamental de développement durable. Mais n'oublions pas de conforter l’attractivité du territoire pour attirer des capitaux et des entreprises et obtenir une reconnaissance et une lisibilité internationales.

Nous attendons, pour le budget prévisionnel 2011, des mesures pour récupérer un taux d’endettement acceptable tout en continuant à assurer un service public de haut niveau. Nos concitoyens sont de plus en plus contraints et il ne faudrait pas que la pression fiscale sur les ménages soit accrue.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 12:13

 Au 1er janvier 2011, on dénombrait 61000 personnes détenues. Même si aucune réduction de peine n’est accordée automatiquement, ces réductions de peine sont aujourd'hui largement octroyées dans notre pays. Ce caractère quasi-automatique leur fait perdre toute utilité et constitue une atteinte au principe de Justice.

 

Il en existe deux catégories : le crédit de réduction de peine, accordé aux détenus et retiré seulement en cas de mauvaise conduite, et la réduction de peine supplémentaire pour les détenus qui fournissent des efforts sérieux de réadaptation sociale. Ainsi au total, un prisonnier « modèle » peut donc accumuler jusqu'à 5 mois de remise de peine par an, et ce indépendamment des aménagements de peine!

 

Aujourd'hui, on peut dire que ce mécanisme est devenu une véritable variable d'ajustement qui permet de maîtriser la surpopulation des prisons. Il n'est pas « normal » d'accepter que la quasi-totalité des condamnés n'accomplissent qu'une partie de la peine prononcée à leur encontre, et ce sans distinction d'effort. Savoir dès le jour même de sa condamnation que le détenu ne fera pas l'intégralité de sa peine est scandaleux dans un état de droit.

 

Avec plusieurs de mes collègues députés, nous plaidons pour la suppression des remise de peine pour les détenus condamnés pour des faits graves et qui se trouvent en situation de récidive. Cela permettrait d'encourager véritablement la bonne conduite et la préparation à la réinsertion auprès des détenus qui pourraient bénéficier, en fonction de leur comportement, des réductions de peine supplémentaire et des aménagements de peine.

 

La protection des biens et des personnes doit être une des valeurs essentielles de la République. Cette suppression des réductions de peines automatiques permettrait aussi de soulager les services de police, de gendarmerie, de justice car 50% des délits et des crimes sont commis par 5 à 10% de délinquants récidivistes.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:51

 Société | Ajouté le 09.03.2011 à 11H47

Les sondages qui sont diffusés en boucle laissent voir la montée attendue de Marine Le Pen et je suis effaré d’entendre deux types de réactions.

La première, répandue aussi bien à droite qu’à gauche: « ces sondages ne sont pas fiables, ils sont manipulés » (bien entendu, les mêmes auraient dit l’inverse si les sondages leurs avaient été favorables).
La deuxième, tout aussi répandue, est de dire soit que c'est de la faute  de Sarkozy quand on est de gauche, soit que c'est celle du PS quant on est de droite.

Arrêtons cette langue de bois insupportable. Le risque de retrouver Marine Le Pen au deuxième tour comme en 2002 est bien présent et nous sommes tous responsables.

La droite d’abord, qui n’en finit pas de lancer des débats sans jamais les terminer. Il y a un peu plus d’un an c’était sur l’identité nationale, le fond était intéressant: Comment devient-on Français? Que signifie être Français? Ce débat n’est pas allé jusqu’au bout, il a été stoppé à cause des dérapages incontrôlés de certains. Comment se fait-il qu’il n’ait pas été encadré, travaillé? Une occasion perdue pour la droite (et la gauche), des points de plus pour le FN.

Voici maintenant d’autres débats incantatoires. La loi sur la perte de la nationalité française pour ceux qui auraient la double nationalité, qui seraient Français depuis moins de 10 ans et qui auraient tué un policier…Cela pourrait concerner tout au plus un ou deux individus par an… Est ce comme cela qu’on lutte contre la criminalité? Certainement pas. Voici encore une occasion ratée! N’aurait-il pas fallu, calmement, poser la question de l’acquisition de la nationalité française?
Aujourd’hui, un débat sur l'islam est lancé en pâture aux Français, sans aucune préparation, qui se transforme en débat sur la laïcité pour certainement avorter dans quelques semaines.

Quand comprendra-t-on qu’il y a des lois déjà votées qu’il suffirait de faire respecter? Les grandes prières dans les rues pourraient être interdites, la loi sur l’occupation de l’espace public existe (c’est un exemple parmi tant d’autres).

Quant à l’insécurité, il est bien beau de dire à qui veut l'entendre qu'elle diminue, ce n’est pas ce qui est ressenti et d’ailleurs les agressions  à la personne sont en forte hausse.

Je pourrais ainsi énumérer d’autres faits qui, présentés par le Gouvernement, ne correspondent pas au ressenti des Français. « Les impôts » n’augmentent pas certes mais combien de taxes sont elles créées ou augmentent-elles? Cela revient au même pour les Français, un euro dépensé est un euro dépensé que cela soit pour les impôts ou pour une taxe supplémentaire!

Mon gouvernement a fait plus de bourdes encore, inutile de toutes les énumérer d'autant qu'elles sont annoncées avec satisfaction, à grands renforts de langue de bois…
Il faut se ressaisir et vite… La rigueur est indispensable, mais l’effort est mal réparti, d’autant que les banques font à nouveau d’immenses bénéfices…

Il faudrait aussi avoir un langage clair en ce qui concerne la fiscalité. La  plupart des niches fiscales, qui sont souvent les conséquences de corporatismes archaïques et qui coûtent extrêmement cher à l’Etat, doivent être diminuées voire supprimées. Si elles ont déjà été rabotées, l'effort n’est pas suffisant.
Il faut diminuer le nombre de fonctionnaires mais surtout mieux les répartir et préserver ,pour un temps, les effectifs de la police et des hôpitaux.

Plus personne ne sait si l’ISF va disparaître, en totalité, à moitié, ou si, comme certains le disent, va peser plus lourdement sur certains?
Je ne voudrais pas mener une critique trop virulente vis-à-vis de mon parti mais à force de ne rien se dire, nous arrivons à décevoir notre électorat et surtout à laisser penser que la France n’est pas gouvernée!
Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la droite du Gouvernement, il faut qu’il réagisse aux errements actuels.

Quant à la gauche, elle n’est pas mieux lotie, je dirai même qu’elle est plus mal « embarquée ». Il est plus facile d’être dans l’opposition, il n’y a pas de contrainte, la réalité est loin, l’utopie plus proche. Malgré cela elle ne fait pas rêver.
Son programme économique est misérable, son programme en matière de sécurité est dangereux: régularisations, allocations mais bien entendu pas d’intégration… Pas de répression!

Ces sondages à 14 mois des élections sont importants, ils doivent être un signal d’alarme fort pour que nous nous reprenions, nous la majorité. Que nous abordions les vrais problèmes auxquels sont confrontés les Français: le chômage, l’emploi, la sécurité, la politique fiscale, la dépendance; mais surtout que nous parlions vrai sans langue de bois… Ce sera peut-être le plus difficile.



Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 10:15

Sophie Landrin et Olivier Schmitt, journalistes au Monde décryptent les évolutions du Parti socialiste

08 mars 2011

lamy-et-aubry.1299594182.jpg
Francois LAMY, conseiller politique de Martine Aubry (mai 2009). Photo Jean-Claude Coutausse pour « Le Monde ».
par Olivier Schmitt

Comme il l’indiquait dans notre article intitulé « Affaire Guérini »: passe d’armes entre Arnaud Montebourg et Martine Aubry, publié dans Le Monde daté 8 mars, François Lamy, député de l’Essonne et conseiller politique de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, dispose d’une « expertise » de la gestion et du fonctionnement de la fédération départementale des Bouches-du-Rhône depuis l’automne 2010. Selon lui, cette expertise a conclu que les comptes de la fédération « étaient en ordre » et que celle-ci « fonctionne normalement ».
Comme nous lui demandions de disposer de ce rapport d’expertise pour en rendre compte dans les colonnes du journal, le conseiller politique a répondu : « Je ne peux pas vous transmettre ce rapport. C’est un document qui sera versé à la commission d’enquête ». Celle-ci, demandée aussi bien par le président du conseil général et « président » de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône que par de nombreux militants, sera constituée à l’issue des élections cantonales et devra rendre son rapport avant l’été. C’est la réponse conjointe que Jean-Noël Guérini et la direction du PS ont apportée aux révélations contenues dans un rapport transmis en décembre 2010 à la direction du PS par Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation.
De deux choses l’une : soit ce rapport valide effectivement sans observations particulières la gestion et le mode d’organisation de M. Guérini dans son fief et on comprend mal pourquoi on devrait en retarder la publication ; soit les informations et les conclusions qu’il contient ne sont pas celles que décrit François Lamy.
A l’heure où le PS en appelle à la morale et réclame pour lui-même, pour la majorité actuelle et pour la République dans son ensemble la transparence, cette rétention d’informations est non seulement regrettable mais aussi une faute politique. « Justice, respect, vérité », écrit Martine Aubry en préface de son livre, Pour changer de civilisation (éd. Odile Jacob, 442p., 16,50 €). Le PS commence quand ?  

  

Montebourg

photo Jean-CLaude Coutausse pour “Le Monde”
Par Olivier Schmitt

Arnaud Montebourg,  député de Saône-et-Loire et candidat à la primaire socialiste, n’a pas apprécié du tout que Martine Aubry, première secrétaire, déclare à l’AFP le vendredi 4 mars, qu’« il n’y avait pas de faits » dans le rapport qu’il avait adressé, en décembre 2010, à la direction du parti, dénonçant la gestion de Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône et de la puissante fédération socialiste.

Il le fait savoir aujourd’hui dans une longue lettre (ici) adressée à Martine Aubry que Le Monde s’est procurée. Il y affirme que tous les faits cités dans son rapport sont avérés et qu’il tient à la disposition de la direction nationale, comme à celle de la future commission d’enquête interne qui devrait être créée, à la demande de Jean-Noël Guérini, après les élections cantonales, les témoignages des militants et responsables locaux qu’il a collectés entre juin et décembre 2010.

Le moins que l’on puisse dire à la lecture de cette lettre, c’est que cette commission d’enquête s’avère nécessaire. Les « éléments probants » réunis par Arnaud Montebourg, s’ils étaient confirmés, sont effarants : violation caractérisée des statuts du parti par Jean-Noël Guérini, qui cumule deux mandats ordinairement non-cumulables, la présidence du conseil général et celle de la fédération, colonisation par des employés du conseil général des postes sensibles de la fédération, boycott des élections régionales de 2010 par la fédération, distribution de subventions comme outil de pression, brimades arbitraires sur les élus et citoyens indociles, menaces physiques sur des hauts fonctionnaires du conseil Général, intimidation permanente sur certains élus socialistes pour qu’ils se conforment aux intérêts politiques ou financiers de la famille Guérini…

Cette litanie jette une ombre sur le parti tout entier. Au moment où Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages, dénonçant partout ce qu’elle appelle le « système UMPS », beaucoup de responsables socialistes sont inquiets des retombées de cette « affaire », à moins de quinze jours des cantonales, et à l’orée de la campagne présidentielle.

La puissante fédération socialiste des Bouches-du-Rhône est un élément clé dans la vie du PS. Lors du congrès de Reims, elle avait voté à 73 % pour Ségolène Royal. Les proches de Martine Aubry répètent ce score à l’envi pour dénoncer par avance toute accusation de proximité avec Jean-Noël Guérini. Mais certains responsables socialistes font remarquer que les résultats de ce scrutin interne furent publiés très tôt afin de permettre d’éventuelles « corrections » des votes dans d’autres fédérations pour favoriser l’accession de Martine Aubry à la direction du PS. Selon eux, Jean-Noël Guérini, sentant que le PS allait échapper à Ségolène Royal, voulait ainsi permettre à sa fédération de se concilier les bonnes grâces de la direction à venir.

« Ces théories tordues relèvent du délire, nous a déclaré François Lamy, député de l’Essonne et conseiller politique de Martine Aubry. C’est un mauvais film burlesque. » La commission d’enquête interne permettra d’y voir plus clair. D’ordinaire, ces commissions travaillent pendant trois ou quatre mois, comme ce fut le cas pour celle dévolue à la région Languedoc-Roussillon en 2009. Dans le contexte politique et électoral actuel, il serait bon que celle des Bouches-du-Rhône dispose des moyens suffisants pour contracter au maximum son temps de réflexion. Des accusations aussi graves nécessitent que la vérité soit faite au plus tôt.

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:56

 

Monsieur JEAN LUC MELENCHON homme politique «à gauche toute» mérite d’être regardé de plus près : En effet on pourrait penser qu’un homme de gauche devrait se comporter de peu ……

 

 Hélas il se pourrait que ce ne soit pas tout à fait ……le prolo que l’on croit !!!!!


 

DEPUTE EUROPEEN  (depuis 2009 représentant du Sud Ouest) : Indemnité parlementaire 7665 euros + indemnité de frais 4202 euros + indemnité de «subsistance » 298 euros par jour + frais divers téléphone , avion , SNCF  etc etc…..

TOTAL ESTIME   EUROPEEN mensuel : 20 000 euros

 

SENATEUR   de L’ESSONNE :  Indemnité parlementaire 7065 euros + indemnité de frais de mandat 6100 euros + indemnité de frais de subsistance 100 euros par jour + frais divers telephone , avion , sncf  etc etc…..

TOTAL ESTIME  SENAT  mensuel : 17 000 euros.

 

TOTAL ESTIME  SENAT + EUROPEEN mensuel :  37 000 euros

Soit 444 000 euros par an ( 370 fois le SMIC)

 

Ceci sans compter quelques autres bricoles , retraites en effet ce gauchiste misérable a été conseiller , puis adjoint à MASSY, conseiller Général puis vice président du CG de l’Essonne , et qui sait si ce monsieur à un jour travaillé, (c'est-à-dire travailler vraiment …..  embaucher le matin et débaucher le soir …..  pour avoir un salaire dans une entreprise , il faut expliquer car nos parlementaires ne savent pas de quoi il s’agit ) et dans ce cas, il doit bien avoir une petite retraite qui traîne….. ???!!        Et les revenus de tous les bouquins , qu’il a soi-disant écrit…

 

Autre particularité de ce prolétaire  « homme du peuple » : Il est sénateur de l’Essonne et député européen du SUD OUEST ….. , lui le grand écart il connaît : Grand écart géographique et grand écart idéologique entre ses idées de prolo et ses revenus … !!!!!! 

 

La prochaine fois que vous verrez ce guignol à la Télé , dégueuler sur les Français qui ont de gros salaires ou ceux qui ont réussi , rappelez vous que ce monsieur est une imposture , pire que le droite qui nous baise , lui discrètement sans en avoir l’air , avec jovialité …. il nous enc…………

 

 

                                 VIVE LA FRANCE

 

 

Désolé pour les propos, cela circule sur internet, j'ai pensé que ça pouvait vous intéresser?

 

Alain GOUHIER

 

 

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:34

 

Le Point.fr - Publié le 08/03/2011 à 12:44 

L'État envoie l'Inspection générale des finances à Audiovisuel extérieur de la France pour trancher sur le conflit qui oppose le P-DG à sa numéro deux.

EXCLUSIF - Ockrent-Pouzilhac : Matignon déclenche une enquête sur les comptes de l'AEF

Alain de Pouzilhac, le P-DG d'Audiovisuel extérieur de la France, et sa numéro deux, Christine Ockrent. © Meigneux / Sipa

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Par Emmanuel Berretta

François Fillon veut comprendre pourquoi Alain de Pouzilhac, P-DG d'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), réclame une rallonge minimum de 2,3 millions d'euros en 2012 et de 3,5 millions d'euros en 2013 pour boucler son nouveau plan d'affaires. Par l'intermédiaire de son directeur de cabinet Jean-Paul Faugère, le Premier ministre prévient Pouzilhac dans une lettre que Le Point s'est procurée, que l'État déclenche une enquête de l'Inspection générale des finances (IGF) sur les comptes de l'AEF (France 24, RFI, MCD). "Avant toute décision sur de nouveaux engagements, il est nécessaire de disposer d'un diagnostic commun de la situation", écrit Faugère, qui énumère les efforts déjà consentis par l'État pour relancer Audiovisuel extérieur de la France depuis 2008.

Pourquoi une enquête alors que l'État, qui siège au conseil d'administration d'AEF, devrait être au courant de tout ? C'est que, s'il est présent au niveau du holding AEF, l'État est en fait absent des conseils d'administration de France 24 et de RFI. Or, c'est ici que les dépenses se décident. En déclenchant une enquête de l'IGF, François Fillon se donne le moyen de trancher sur la question au coeur du conflit professionnel entre Alain de Pouzilhac et sa numéro deux, Christine Ockrent : qui est responsable des dépassements budgétaires de France 24 ?

Ockrent aux "pouvoirs les plus étendus"

Selon Alain de Pouzilhac, les dépassements de France 24 sont de la responsabilité pleine et entière de Christine Ockrent. Pourquoi en serait-il exempté alors qu'il est P-DG du holding ? La réponse se trouve dans les procès-verbaux des conseils d'administration de France 24 que Le Point a pu consulter. Le 12 février 2009, le conseil d'administration de France 24 nomme Christine Ockrent "directrice générale investie des pouvoirs les plus étendus". C'est écrit en toutes lettres. Pouzilhac devient président non exécutif afin de se consacrer à la réforme de RFI. Toujours selon ce P-V, le mandat de Christine Ockrent est fixé pour une durée limitée à la clôture des comptes 2009. Cette clôture s'effectue environ six mois plus tard, donc à l'été 2010. Par conséquent, du 12 février 2009 à l'été 2010, Christine Ockrent est pleinement en charge de France 24, jusqu'à l'assemblée générale du 28 juillet 2010 par laquelle Alain de Pouzilhac, en ayant fini avec RFI, reprend le plein contrôle de France 24. C'est elle qui va piloter la version 2 (V2) de la chaîne.

Que s'est-il passé sous l'égide d'Ockrent ? Pouzilhac affirme que sa numéro deux lui a caché la situation en se contentant de rapports verbaux qui ne traduisaient pas la réalité de l'entreprise. Quelques P-V donnent pourtant l'alerte. Le 8 avril 2009, on apprend en lisant le P-V du conseil d'administration de France 24 que la V2 est censément "autofinancée". Mieux : Ockrent annonce qu'elle permettra une "économie de 300 000 euros". Problème : le P-V du conseil d'administration du 26 octobre 2009 fait mention d'un débord de 600 000 euros. Christine Ockrent s'engage à réduire d'autres dépenses de manière à rester à l'équilibre. Il n'est fait mention d'aucune embauche particulière.

Bisbilles autour de la version arabophone

En février 2010, Alain de Pouzilhac s'inquiète. Il constate en voyageant à l'étranger que France 24 a disparu de certains hôtels. Il adresse une note détaillée - dont dispose Le Point - à Christine Ockrent sur le fait qu'un certain nombre de dépenses prévues pour déployer France 24 ne sont pas faites, et que la chaîne s'éloigne des engagements pris avec l'État. En mai 2010, le P-V du conseil d'administration de France 24 fait état d'une remarque d'un représentant des salariés. Le dénommé Philomé Robert s'interroge sur la suppression à l'antenne des duplex vidéo qui sont systématiquement remplacés par des duplex au téléphone... Christine Ockrent répond que c'est une manière de réduire les coûts. Toujours aucune mention d'embauche particulière n'est faite.

Or, c'est la principale charge de Pouzilhac : quand il reprend les rênes, il affirme avoir retracé les dépenses et avoir découvert que Christine Ockrent avait embauché 32 personnes à la rédaction francophone, ce qui n'était pas prévu. France 24 serait donc lestée d'une masse salariale non budgétée, d'où la rallonge budgétaire demandée à l'État. Les embauches francophones auraient été effectuées au moment où il fallait recruter le personnel arabophone afin de lancer France 24 en arabe, comme il était prévu. Selon Pouzilhac, Christine Ockrent ne voulait pas lancer France 24 en arabe. Le retard pris dans les embauches a empêché le déploiement de la version arabe sur 15 heures par jour en avril 2010. En reprenant en main France 24, Pouzilhac a accéléré le processus afin de lancer en octobre 2010 la version arabe sur 24 heures.

C'est cette version de l'histoire que les inspecteurs des finances diligentés par Matignon vont devoir vérifier. Christine Ockrent, en délicatesse avec la direction d'AEF et de France 24, n'est plus apparue dans les locaux depuis quelques semaines. En revanche, avec l'aide de son avocat, elle constitue un dossier pour harcèlement moral et adresse des lettres recommandées à Alain de Pouzilhac.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:28

Le Point.fr - Publié le 07/03/2011 à 18:51 

Le député UMP de Paris estime qu'il y a trop de voix discordantes dans son parti. Entretien.

Bernard Debré : "Notre hésitation idéologique fait le lit de Marine Le Pen"

Bernard Debré, député UMP de Paris. © Baltel / Sipa

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Propos recueillis par Pauline de Saint Remy

Un récent sondage pour Le Parisien donne pour la première fois Marine Le Pen en tête du premier tour des présidentielles de 2012 devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, à égalité. Bernard Debré, député UMP de Paris, revient sur les raisons de la montée en puissance du Front national.

Le Point.fr : Comment analysez-vous la montée en force de Marine Le Pen ?

Bernard Debré : Je ne suis pas surpris. D'abord parce que Marine Le Pen est beaucoup plus habile et moins provocatrice que son père. Ensuite, il y a les contextes intérieur et extérieur qui favorisent l'émergence du FN. À l'extérieur, ce sont bien sûr les "démocratisations" du Machrek et du Maghreb. Elles engendrent une peur qui est réelle. Mais regarder ces révolutions uniquement sous l'angle du flux migratoire est une erreur ! Sur le plan intérieur, il y a une crise économique et une crise identitaire. Et sur l'identité nationale, comme toujours, nous (l'UMP) n'avons pas été au bout. Personne ne peut dire aujourd'hui sur quoi ce débat a débouché. Aujourd'hui encore, on veut parler de la laïcité, mais ce débat n'aura pas lieu non plus. On nous dit aussi qu'on va parler de l'islam en France - au lieu de l'islam de France -, mais la première chose à faire, c'est d'appliquer des lois qui existent déjà, sur les prières dans la rue, l'immigration, etc. La stigmatisation permanente est insupportable, et non efficiente. En réalité, nous avons une hésitation idéologique qui fait le lit de Marine Le Pen.

Pourquoi ces débats échouent-ils toujours, selon vous ?

Parce qu'on a souvent peur de notre ombre ! Ils ne sont pas préparés, pas encadrés. Résultat, le FN s'en empare. On a fait ce qu'il y a de pire : chasser sur le terrain du FN en faisant du bruit et des sémaphores avec les bras et se retirer à toute vitesse, penauds, en disant "On n'aurait jamais dû !" Après, il y a les problèmes de sécurité, il y a une langue de bois formidable à ce propos : on nous dit "Tout va bien, la sécurité est de mieux en mieux assurée...", alors qu'il est clair que le ressenti des Français n'est pas celui-là. Les problèmes des juges d'application des peines, des peines elles-mêmes, des violeurs, de la récidive, etc. ont été un peu abordés, mais c'est tout ! Et des dizaines de lois sont restées sans décret d'application...

On reproche plutôt à Nicolas Sarkozy d'en faire trop, sur les faits divers...

Non, c'est surtout depuis qu'il y a Internet. Pour l'affaire Laëtitia, peut-être que Sarkozy en a trop fait, mais ce sont surtout les médias. Il ne faut pas tout lui mettre sur le dos, même s'il fait aussi du compassionnel. Ce que je nous reproche, c'est, à chaque fois qu'il y a un drame, d'essayer de le résoudre avec une loi, qui bien souvent n'est pas appliquée.

Le PS a-t-il donc raison, selon vous, de pointer du doigt la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la montée en puissance du FN ?

Mais la gauche pourrait avoir aussi un programme, une doctrine qui puisse réjouir les Français ! Elle fait un score aussi bas que l'UMP. En fait, c'est un rejet général des partis traditionnels, qui sont tous très conservateurs, très langue de bois... C'est une véritable forêt, des deux côtés !

Comment doit réagir l'UMP ?

De façon claire. D'abord, plus de cacophonie. Plus de dérapage, comme Michèle Alliot-Marie. Ce qu'elle a fait était ridicule. Plus de dérapage avec des phrases, non plus. Par exemple, sur les problèmes fiscaux : on dit "on va supprimer l'ISF", et puis "non", et puis "si", "un peu", "pas totalement", et puis "le bouclier fiscal"... Ce n'est pas bon, il y a trop de voix discordantes.

Donc l'UMP doit se ranger derrière Sarkozy ?

L'UMP doit avoir une seule voix au niveau du gouvernement. Pour l'instant, Sarkozy est président de la République, il doit impulser le tempo et la communication au niveau du gouvernement, une unité de parole. Qu'il puisse y avoir des états d'âme au niveau de l'Assemblée nationale, peut-être... Au niveau du parti, d'accord, il faut qu'on puisse écouter tout le monde. Mais point trop n'en faut ! Il ne faut pas lancer tous les jours une nouvelle réflexion sur tous les sujets qui nous tombent sur le dos. Et il faut aussi qu'à l'Assemblée nationale on commence à faire un petit peu moins de lois. Qu'on se fixe sur la dépendance, la réforme fiscale, la lutte contre le chômage, et qu'on explique bien la sortie de crise, car on ne comprend plus bien la ligne directrice du gouvernement. En tout cas, il n'y aura pas d'accord entre le FN et l'UMP. Ce serait un dévoiement de la démocratie.

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