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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:32

Petit rappel.

 

Mam passe ses vacances en Tunisie, c'est son droit, elle voyage dans avion d'un ami, c'est toujours son droit, mais c'est pas bien, parce que cet ami est un proche du président déchu - Pour mémoire, aucun média n'avait évoqué ces graves comportements, tant que Mr Ben Ali était au pouvoir, et considéré par les divers gouvernements d’Europe.

Donc, ce n’est pas bien de frayer, à titre personnel, avec des proches de dictateurs, nous sommes d'accord.

Mais peut-on dire que c'est une caution politique de ces gouvernements que d'y passer ses vacances ?

Non, bien sur, souvenez-vous des multiples séjours de François Mitterrand en Egypte - dans le somptueux "hôtel Old Cataracte" sur la magnifique Ile Eléphantine, au milieu du Nil à Assouan, avec sa maîtresse et sa fille cachée, sans compter l'imposant service d'ordre, Le tout au frais de qui ? Non, voila, vous êtes de parti pris, pas toujours aux frais du contribuable, le plus souvent Invité par le gouvernement Egyptien !

Ne parlons pas d'autres voyages officiels à l'étranger, lorsque MME MITTERAND ne venait pas, par exemple en ESPAGNE, les officiels espagnols sous leurs yeux médusés, voyaient atterrir, derrière l'avion présidentiel, un FALCON avec service de protection de sa maîtresse et famille DENISE PINGEOT, MAZARINE etc... Alors de grâce ne jouez pas les effarouchés les médias de gauche... IL Y A EU PIRE...

Nous ne pouvons être accord avec tous ses abus : ce n'est pas parce que la gauche l'a pratiqué que la droite peut le faire NON!!!
> Mam est-elle de gauche ? Non, me direz-vous, clairement de droite . Tous les méchants sont de droite, c'est bien connu .
> Cependant:
> Savez-vous que :
> Le parti fondé par Gbagbo est membre de l'internationale socialiste (Eh oui !)-
> Le parti fondé par Ben Ali est membre de l'internationale socialiste (Eh oui !) -
> Ségolène Royal est Vice-présidente de l'internationale socialiste (Eh oui !)
> Lionel Jospin et Pierre Maurois (le papa politique de Martine Aubry) sont présidents d'honneur de l'internationale socialiste (Eh oui !) -
> 8 personnalités du PS ont soutenu Gbagbo sur place, dont l'inénarrable Roland Dumas -
>
et l'opportuniste Maître Vergès, qui lui est à gauche ou à droite, pourvu que ça rapporte.
> Dominique Strauss-Kahn a été décoré Grand officier de la République Tunisienne par Ben Ali le 18 novembre 2008 Eh oui !)...
> Où est la paille ?
> Où est la poutre ?
>
> Mesdames et Messieurs les politiques, balayez devant vos portes, et vous, les médias, ne soyez pas aussi faussement crédules et angéliques, tout n'est pas bon, pour faire pisser de la copie, les Français ont un peu de mémoire et de jugeote, ne vous en déplaise, ils ne gobent pas tout et n'importe quoi. Surtout lorsqu'il s'agit de dénigrer ou d'affaiblir un tel ou une telle à des fins politiciennes.

Ces polémiques sont justes utiles pour nous conforter dans l'idée que la place est si bonne que tous les moyens sont bons pour y parvenir et nous dégoûter définitivement de la politique.

Tient, je vais regarder "Plus belle la vie" au lieu de "

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:11
Les réactions ont continué à fuser, toute la journée : hier soir, l'annonce d'un sondage annonçant pour la première fois l'arrivée de Marine Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012 a fait l'effet d'une bombe. 

 

De Copé à Hollande en passant par Morin, de nombreux politiques ont réagi aujourd'hui encore, au sondage publié dans Le Parisien. Pour la première fois, une enquête d'opinion crédite la présidente du Front national de 23% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, au coude à coude avec 21%.

Un sondage, toutefois, qui ne prenait pas en compte l'hypothèse d'une candidature de Dominique Strauss-Kahn, qui, pourtant, arrivait en tête dans un autre sondage, le 24 février, devant Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

François Hollande : "rassembler les forces de gauche"
"Ce sondage interpelle toute la gauche. Alors que nous avons tous, non pas ce sondage en tête, mais le souvenir du 21 avril 2002, est-ce que nous pouvons continuer à nous présenter aux élections avec sept, huit et parfois davantage de candidats de gauche ? Est-ce que nous pouvons rester comme ça, séparés, dispersés, dans un premier tour ?", a demandé le probable candidat aux primaires socialistes. "Notre rôle, c'est de fédérer, c'est d'être capable de rassembler les forces de gauche."

Hervé Morin : "l'expression d'une réelle déception"
"C'est l'expression d'une réelle déception après l'immense espérance qu'avait été l'élection de Nicolas Sarkozy" en 2007, a déclaré Hervé Morin, invité de "Dimanche +" sur Canal +.  Pour le président du NC, cela s'explique par le fait qu'il n'y a "pas de réponse", que cela soit sur "le pouvoir d'achat", le "logement, l'éducation, l'emploi". "Et ce n'est certainement pas en braconnant sur les terres du Front national, en instrumentalisant les religions, ce qui est profondément détestable et dangereux, qu'on va retrouver la confiance des Français", a-t-il ajouté.

Georges Tron : pas de mention de DSK
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique n'accorde "pas beaucoup" de crédit au sondage, "d'abord parce que le sondage lui-même est assez stupéfiant dans les questions posées, par exemple en ne mentionnant pas Dominique Strauss-Kahn". "Pas beaucoup non plus parce qu'on est à 14 mois de la présidentielle et qu'en 14 mois beaucoup de choses peuvent se passer"...

Xavier Bertrand : "elle n'apporte jamais de solutions"
Le ministre du Travail et de la Santé croit "autant à ce sondage qu'à celui qui, en 2007, donnait Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude ou qu'à ceux qui donnaient Jospin largement en tête en 2002 : on connaît la suite".

"Actuellement, elle profite surtout d'une grande exposition dans les médias. (...)  Comme son père, Marine Le Pen parle des problèmes mais n'apporte jamais de solutions !"

Marine Le Pen : "je pars pour gagner"
"Le Front national représente un espoir pour notre peuple", a réagi la présidente du Front national sur i-Télé. "A mon avis il y aura une surprise, moi en tout cas je pars pour gagner, je ne pars pas pour faire de la figuration ni pour témoigner, je veux porter mon projet et appliquer les solutions qui sont celles du Front National". Selon Marine Le Pen, le FN "est dans une grande dynamique, on pourrait assister demain à une vague "bleue Marine" qui, peut-être d'ailleurs, commencera aux cantonales".

Pascal-Eric Lalmy : un fossé qui se creuse
Pour le secrétaire national du PRG, "ce sondage a sans doute autant de valeur que les sondages qui donnent Dominique Strauss-Kahn vainqueur de cette élection avec 60% ou 65% des voix au second tour. Néanmoins, il montre que le fossé entre les partis républicains et les Français continue à se creuser. Les thèmes du FN s'imposent aujourd'hui dans le débat public et cela est véritablement dangereux."

Jean-François Copé : Sarkozy "le meilleur candidat possible"
"Je demande simplement qu'on ne le surinterprète pas !" a réagi le secrétaire général de l'UMP. Appelant sa  famille politique à "garder son sang froid", il a ajouté qu'il fallait "être déterminés et solides" dans la perspective de la présidentielle, car "des coups on va en prendre beaucoup", venant de l'extrême droite et du Parti socialiste.
Il a jugé que Nicolas Sarkozy était "le seul et le meilleur candidat possible" pour son camp. "Nous devons être rassemblés autour de lui".

Source :Le Télégramme.com

Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:08
Après le temps du déni, voici celui des règlements de comptes.
Un groupe d'élus socialistes appellent à la fin de "cette pieuvre" dirigée par Jean-Noël Guérini
Un groupe d'élus socialistes appellent à la fin de "cette pieuvre" dirigée par Jean-Noël Guérini  

Combien de temps Jean-Noël Guérini, le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, va-t-il encore tenir ? La divulgation jeudi d'un rapport signé par le député PS Arnaud Montebourg dénonçant de manière frontale le fonctionnement opaque et « clientéliste » du PS marseillais a semé le trouble dans tout Marseille et jeté un discrédit national sur un système bâti autour de celui qui est à la fois le patron du département et des socialistes locaux. « Il sait que la fin est inéluctable, confie (à l'abri de l'anonymat) un ténor socialiste des Bouches-du-Rhône. Il doit être en train de brûler des cierges ou de toucher du bois. Déjà, en temps normal, il met du sel autour de son bureau, et porte des amulettes : c'est un mec qui a toujours eu peur. » Le fait est que, pour Jean-Noël Guérini, les dossiers explosifs s'accumulent. Son frère Alexandre est en prison depuis le 1er décembre : il a été mis en examen dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics de l'agglomération de Marseille.

A Marseille, après une fin de semaine où très peu de voix à gauche s'étaient élevées pour relayer la démonstration de Montebourg, les langues, tout doucement, commencent à se délier dans les rangs socialistes, même si l'anonymat reste, pour le moment, la règle. Une règle qu'on pourrait nommer omerta. Seul Patrick Mennucci, le président du groupe PS au conseil municipal de Marseille, accepte de confier officiellement ses craintes, à moins de deux semaines du premier tour des élections cantonales : « Ma préoccupation, c'est de faire élire les conseillers généraux sortants, donc de démontrer aux électeurs qu'il ne faut pas confondre "l'affaire" avec tous nos amis qui sont parfaitement honnêtes. »
« Se débarrasser de la pieuvre... »

Dans un document que s'est procuré France-Soir, un groupe d'élus qui signent « Les socialistes propres » a écrit au juge chargé de l'enquête sur Alexandre Guérini. Avec force détails, qu'il s'agisse des patronymes ou de la vie intime des uns et des autres, les rédacteurs décrivent les frères Guérini comme « des siamois qui ont, depuis quelques années, tissé minutieusement leur toile ». Ils évoquent, pêle-mêle, « l'échange de liquide contre chèque » et « des services en tout genre : emplois, logements et tant d'autres ». Soumise à une personnalité du PS provençal, cette lettre n'a pas donné lieu à des dénégations. C'est même l'inverse : « Alexandre passait des coups de fil en disant « Tu sais qui est mon frère... », et le cabinet de Jean-Noël Guérini faisait pression sur les élus du conseil général qui avaient mal choisi leur camp en supprimant des avantages en nature. Un chauffeur, par exemple. » La lettre envoyée au magistrat se conclut sur une adjuration : « M. le juge, les républicains vous encouragent à les débarrasser de cette pieuvre. »

Martine Aubry, après avoir dénoncé dans un premier temps le manque « de faits » du rapport Montebourg, s'est ralliée à l'idée d'une commission d'enquête pour étudier les cuisines de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Hier, Jean-François Copé, le patron de l'UMP, a interpellé la maire de Lille sur ses liens avec Guérini en soutenant que ce dernier l'avait aidé de façon décisive, avec ses militants, à se faire élire Première secrétaire en 2008. 

Par De notre envoyé spécial à Marseille, Tugdual Deni
C'est sur France Soir
 Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:03
M. André Trillard attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur les craintes émanant des généalogistes quant aux évolutions réglementaires relatives à l'accès gratuit aux archives publiques.

Aujourd'hui, notamment via Internet, les Français ont un accès gratuit et aisé aux documents historiques.

Or il semblerait que le rapport Ory-Lavollée, qui préconise, entre autres, que la réutilisation des données d'archives publiques fasse l'objet de licences payantes, engendre des menaces sur ces notions de partage et de gratuité qui ont toujours caractérisé l'accès aux archives publiques pour les particuliers.

Il le remercie de bien vouloir lui préciser sa position en la matière.

 

Réponse du Ministre de la culture et de la communication

La réutilisation des informations publiques soulève de délicates questions d'ordre juridique, économique et éthique.

Sur le plan juridique, la directive 2003/98/CE du 17 novembre 2003 concernant la réutilisation des informations du secteur public a ouvert, pour chaque État membre, la possibilité de créer un marché de la réutilisation des informations publiques, tout en excluant de ce marché les établissements culturels, au nombre desquels figurent les services d'archives publics.

L'ordonnance n°2005-650 du 6 juin 2005 transposant cette directive a ouvert ce marché pour notre pays et l'a encadré par les dispositions des articles 10 à 19 de la loi du 17 juillet 1978, qui fixent le droit applicable à la réutilisation des informations publiques.

L'article 11 de cette loi prévoit cependant un régime dérogatoire pour les services d'archives publics, lesquels peuvent fixer des conditions spécifiques de réutilisation.

Mais aucun texte ne précise dans quelle mesure et dans quelles limites ces conditions spécifiques peuvent déroger au droit commun de la réutilisation et à d'autres règles de droit applicables à ce domaine, notamment la protection des données personnelles, le droit de la concurrence et le principe d'égalité.

Les services d'archives publics sont en train de se doter de licences encadrant leur relation avec les réutilisateurs, qu'il s'agisse de particuliers, d'associations ou de sociétés commerciales. Ces licences fixent notamment les limites de la réutilisation et les redevances qui peuvent, le cas échéant, en constituer la contrepartie.

Elles seront déterminées, s'agissant des services territoriaux d'archives, par la collectivité territoriale dont elles dépendent, en application du principe de libre administration. Le service interministériel des archives de France a diffusé auprès de ces services une note visant à harmoniser les pratiques, dans le respect de ce principe. Sur le plan économique, différentes sociétés privées souhaitent procéder à la réutilisation des documents d'archives publics.

L'application d'une redevance à une réutilisation commerciale de ces documents est justifiée et acceptée par la plupart des acteurs économiques souhaitant intervenir sur ce marché. Elle constitue en effet la contrepartie des investissements réalisés par l'État et les collectivités territoriales pour microfilmer ou numériser les documents conservés dans les services d'archives publics. Le montant de cette redevance fait en revanche débat, les acteurs économiques souhaitant que celui-ci soit le moins élevé possible.

 Le ministère de la culture et de la communication estime néanmoins que le prix de la réutilisation doit refléter la part déterminante que le service public a prise pour rendre possible, par les opérations de microfilmage et de numérisation des documents qu'il a financées, le développement d'une activité économique fondée sur la réutilisation de ceux-ci.

Sur le plan éthique enfin, de nombreux élus et acteurs de la société civile, notamment l'association des archivistes français, se sont émus de la constitution par certaines sociétés engagées dans le marché de la réutilisation de bases de données nominatives indexant les documents d'archives réutilisés et interrogeables par toute personne sur Internet.

Le croisement des informations figurant dans ces documents, qui peuvent être extrêmement sensibles, pourrait permettre de constituer de véritables profils individuels, sans que le consentement des personnes concernées n'ait été recueilli. Se pose donc la question de l'exclusion du champ de la réutilisation des documents d'archives publiques comprenant des données personnelles sensibles, tels que les actes d'état civils, les recensements de population, ou encore les fichiers de police, alors que ces documents font fréquemment l'objet de demandes de réutilisation en vue d'une indexation nominative diffusée sur des sites commerciaux payants.

Dans ce contexte, le ministère de la culture et de la communication, sans refuser le principe d'une réutilisation commerciale des documents d'archives publiques, a recommandé aux services d'archives publics la plus grande prudence vis-à-vis des demandes dont il est saisi, notamment lorsque des données personnelles sont en jeu, et incite ces services à se doter de licences sécurisant toutes les formes de réutilisation.

Seule une intervention du législateur pourrait poser un cadre plus contraignant pour la réutilisation de données sensibles au travers d'une modification de l'ordonnance de 2005.

Par André TRILLARD - Publié dans : Au Sénat
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:19
PO 03-03-11

 

OF 03-03-11

 

20 Minutes (04-03-11)

 
Julien BAINVEL
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 09:32
france-paris-cour-des-comptes-1.1277133246.jpgLa Cour des comptes estime qu’il y a urgence pour la France à enrayer les “divergences” avec l’Allemagne, que ce soit en matière de déficits ou de coût du travail. Elle préconise en conséquence d’amplifier la réduction des niches fiscales et sociales et, surtout, recommande d’alléger les prélèvements qui pèsent sur le travail (cotisations sociales, taxes sur les salaires…) en leur substituant un financement par l’impôt.

C’est ce que la juridiction financière indique dans son rapport comparant “Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne” que lui avait commandé Nicolas Sarkozy et que son premier président, Didier Migaud, a remis au chef de l’Etat, vendredi 4 mars.

Pour compenser les prélèvements qui pèsent sur le travail, la Cour cite deux pistes à privilégier : la hausse de la fiscalité environnementale et celle de la TVA, par une révision du “périmètre” et du “niveau” du taux réduit, celui-ci étant en France plus bas qu’en Allemagne (5,5 % contre 7 %) et concernant un nombre de produits plus élevé.

L’écart en matière de déficits : une nouvelle fois, la Cour tire le signal d’alarme sur l’évolution des comptes publics français, pointant un écart de plus de 3 points en matière de déficit structurel avec l’Allemagne. “Ces trois points-là sont plus importants et graves que ceux qui séparent les deux taux de prélèvements obligatoires, qui s’expliquent surtout par les périmètres différents des systèmes de protection sociale”, a assuré M. Migaud, vendredi, en présentant le rapport.

La Cour estime que cet écart tient à une moindre maîtrise des dépenses publiques et à des différences de politiques fiscales : elle cite la priorité donnée par les Allemands à la préservation des recettes, ou le refus de tout déficit des comptes sociaux.

La divergence en matière de coût du travail : la Cour insiste également sur le caractère “préoccupant” pour la France des divergences avec l’Allemagne en matière de compétitivité et de coût du travail.

“Notre industrie a perdu l’avantage coût, d’environ 10 %, qu’elle avait au début des années 2000, et nos parts de marché à l’exportation ont régressé très sensiblement, perdant trois points entre 2000 et 2009 pendant que l’Allemagne en gagnait trois”, relève M. Mignaud.

La politique salariale y a contribué, l’Allemagne ayant joué la modération, voire la baisse des salaires, avant d’inverser la tendance tout récemment.

Mais la politique fiscale a également pesé : les Allemands ont allégé l’impôt sur les sociétés et transféré sur la TVA une partie des cotisations sociales.

Pour la Cour, les “évolutions divergentes” des coûts salariaux rendent ainsi “prioritaire” une réflexion en France sur “l’allègement de la taxation du travail”, en particulier pour les entreprises exposées à la concurrence internationale.

Selon elle, ces allègements doivent porter en priorité sur les cotisations patronales alimentant la branche famille de la Sécurité sociale et/ou sur les taxations “grevant les coûts de production et assis sur les salaires” (taxe sur les salaires, versement transports qui représentent un prélèvement sur les entreprises de 1,2 point de PIB sans équivalent en Allemagne).

La piste du relèvement des recettes de TVA : en contrepartie de ces allègements, la TVA pourrait être augmentée en s’attaquant au “périmètre” et au “niveau” des taux réduits.

Rappelant que les recettes de TVA ont baissé de 0,4 point de PIB entre 1995 et 2008, la Cour invite à supprimer le taux réduit à 5,5 % pour le porter à 7 % comme en Allemagne, ce qui dégagerait 15 milliards d’euros de recettes. Cela vise notamment la TVA réduite sur la restauration et sur les travaux de rénovation, deux sujets sur lesquels la Cour a déjà eu l’occasion de demander des remsises en cause.

La piste fiscalité environnementale : c’est l’autre source de recettes avancée par la Cour, qui pointe deux sujets où il serait possible de s’inspirer de l’Allemagne : la fiscalité sur la consommation d’énergie et la taxation des émissions de CO2 sur les véhicules particuliers.

Elle rappelle que les Allemands ont financé une réduction des cotisations d’assurance vieillesse en créant un impôt sur l’électricité et en augmentant le taux d’imposition des hydrocarbures.

Notant que ces hausses risquent de pénaliser certains ménages, la Cour évoque des “aménagements de prestations sociales” ou une révision de la progressivité de l’impôt.

Aucune recommandation sur la fiscalité du patrimoine, une suggestion pour l’impôt sur le sociétés : alors que le gouvernement veut supprimer l’impôt sur la fortune (ISF), la Cour ne place pas la fiscalité du patrimoine dans les priorités : elle estime les systèmes français et allemand trop différents. “Ce n’est pas l’élément le plus décisif dans la comparaison entre les deux pays”, indique M. Migaud, selon qui ce n’est pas non plus “un levier d’amélioration de la compétitivité”.

Elle considère en revanche possible un rapprochement de l’assiette de l’impôt sur les sociétés afin de parvenir à une harmonisation dans les deux pays, quitte à ce que ce mouvement serve de levier dans l’Union européenne.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:25

 

Le monde est en déséquilibre permanent, les révolutions de la Méditerranée sont un formidable espoir pour les peuples, une inquiétude pour les caciques. Les dictateurs tombent, certains facilement, d’autres s'accrochent avec la force du désespoir, en tuant leur peuple.

Une contamination démocratique est en marche., d’autre pays dans d’autres continents vont devoir changer. Quand ? Comment ? Personne ne le sait. Voici le 21ième siècle qui commence. Sera-t-il un monde de paix ? Rien n’est moins sûr.

Les révolutions, aussi souhaitables qu’elles soient, n’accouchent pas d’une paix immédiate, elles sont parfois longues et vacillantes. Le sang peut encore couler, tâchant les drapeaux des peuples. Elles accouchent parfois d'une terreur temporaire, les pays accouchent de la démocratie dans la douleur mais les vagues déferlantes finissent sur la grève de sable blanc.

Dans ce contexte, la France doit avoir une vision claire, ferme : celle des Droits de l’homme, de la liberté. Elle pourra maintenant être en première place, attendue par les peuples dont la mémoire est plus longue qu’on ne le pense. Notre pays est toujours porteur d’espérance, l'a toujours été. Il ne faut donc pas décevoir les peuples en effervescence. C'est pour cette raison qu’il nous faut un véritable ministre des Affaires étrangères.

Alain Juppé a été nourri de l’idéal gaulliste. Il a été un grand ministre des Affaires étrangères alors que j'étais moi-même ministre de la coopération, défendant les diplomaties, affirmant une politique,.
C’est bien le sens de ce remaniement indispensable, car jusqu’ici, comme le décrit François Fillon, la voix de la France était devenue inaudible, la France n’était plus, pour les peuples, le pays des libertés et de l’espérance.
Cette politique ne sera pas facile. Il est vrai que pendant quelques mois ou années, le chaos pourrait s’installer dans le monde, les peuples pourraient se mettre à migrer, les uns déçus par la lenteur des transformations qu’ils espéraient, les autres profitant du chaos pour assouvir leur rêve de migration.

La République française doit aider les nations nouvelles à se développer, à concevoir des constitutions équilibrées, à assouvir leur soif de liberté. Tâche difficile dans cet état de crise économique et de guerre économique.
Alain Juppé pourra vraisemblablement jouer ce rôle aux côtés de Nicolas Sarkozy. Restaurer l’image de notre pays et redonner l’espoir aux peuples.


Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre de la Coopération
Député de Paris
 
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:20
Le monde traverse une crise politique majeure, presque aussi importante que celle qui a vu l’effondrement du communisme en URSS avec la chute du Mur de Berlin et la démocratisation des pays de l'Europe de l’Est. Les pays arabes, le Moyen-Orient, d’autres zones de notre planète s’émancipent de la tutelle des dictateurs tous anciens. Un vent souffle, c’est celui de la liberté peut être même celui qui, en 1789, a soufflé en France.

Ce n’est que le début, les révolutions ne se font pas en un jour ou en un mois, elles commencent par abattre des dictatures, puis s’ouvrent des périodes instables, parfois dangereuses, elles finissent pas s’installer. 1789, moment de déséquilibre, a d'abord engendré une dictature du peuple avec la Terreur, le sang, le génocide vendéen puis dans un retour de balancier un etat totalitaire qui a accouché de l’Empire avant le retour de la royauté. Vinrent ensuite un nouvel empire, et enfin, cent ans après, une véritable république.

Que d’épreuves et de guerres mais, je l’espère, l’histoire s’est accélérée, grâce aux autoroutes de l’information, des réseaux sociaux… Peut-être, ces révolutions, aujourd’hui sanglantes iront-elles plus rapidement vers une stabilisation démocratique.

Si le Moyen Orient et l’Afrique du Nord en sortiront transformés, ils s’inséreront dans un monde nouveau, en guerre économique. La vieille Europe colonialiste du XIXième et du début du XXième siècle a perdu sa première place au profit des Etats-Unis, leader économique et technologique, tentés par une politique hégémonique, nécessaire à cause de la guerre froide. Mais voici maintenant l’Asie triomphante qui a pris les rênes du monde, la revanche de la destruction du Palais d'été.
 
Où est notre place ? Devons-nous rester isolés, en France, et donner des leçons à tout le monde ? Vraisemblablement pas. Il faut construire une Europe mais véritable et non pas un amas de technocrates tatillons qui parlent pendant des heures sur la taille des bouchons de liège, des bouteilles de vin, ou sur la qualité des fromages !

L’Europe doit avoir un rôle réduit aux principaux problèmes économiques, fiscaux et de politique étrangère et de défense. Qu’elle arrête de s’occuper de ce qui relève des nations, avec un appétit glouton. Les etats-Nations ne doivent pas sombrer dans un fédéralisme technocratique.

A côté de l’Europe, il faut construire l’Union pour la Méditerranée, très belle conception qui doit maintenant vivre. En effet, c’est cette union qui doit associer l’essor économique des pays riverains et les démocraties naissantes. Cette union est urgente, est-elle possible ? Je l’espère, il faut faire comprendre aux pays son importance et son urgence.
Ces deux entités rénovées doivent servir de fer de lance pour gagner la guerre économique et permettre le développement plus harmonieux entre les deux rives de la Méditerranée.

Que ce vent de liberté ne s’égare pas dans le désert ! Ce serait un drame, nous pouvons faire en sorte que les peuples reprennent confiance en leur destin.


Pr Bernard DEBRE

Ancien Ministre de la Coopération
Député de Paris
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:44

  • Jean-François Copé : « Le Front national, du temps du père comme de celui de la fille, a un intérêt objectif à ce queles problèmes soient soulevés et jamais résolus. »
    Jean-François Copé : « Le Front national, du temps du père comme de celui de la fille, a un intérêt objectif à ce queles problèmes soient soulevés et jamais résolus. » Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

    INTERVIEW - Le secrétaire général de l'UMP affirme avoir rassuré son camp sur les règles du débat.

    LE FIGARO. - Nicolas Sarkozy a demandé que le débat sur l'islam devienne un débat sur la laïcité , pour éviter les dérapages de celui sur l'identité nationale. N'est-ce pas déjà trop tard ?

    Jean-François COPÉ. - Il n'a jamais été question d'un débat sur l'islam ! Le point de départ, c'était d'avoir une réflexion sur notre pacte républicain. Avec le débat sur l'identité nationale, nous avions fait le constat que la nation française se fissurait en silence. Il s'agit maintenant, après le diagnostic, d'aller aux propositions et de définir ensemble ce que veut dire une laïcité moderne en 2011 et, dans cette République laïque, comment construire un islam de France. Dans ce cadre, j'ai toujours dit que le débat se déroulerait lors d'une convention - le 5 avril - et qu'il donnerait lieu à des propositions concrètes. Ce que je regrette, c'est qu'à peine ce débat lancé, il a été l'objet de toutes les déformations imaginables, quelles que soient les arrière-pensées de leurs auteurs.

    Vous faites allusion à ceux qui vous reprochent de stigmatiser les musulmans ?

    Ce reproche est totalement absurde ! Aujourd'hui, ceux qui stigmatisent viennent soit du Front national, qui caricature à l'excès les pratiques cultuelles de nos compatriotes musulmans, soit des intégristes islamistes qui, par exemple avec l'affaire de la burqa, veulent instrumentaliser la religion à des fins politiques.

    Il y a eu des réticences dans la majorité aussi…

    Je ne doute pas de la sincérité d'Alain Juppé, de Jean-Pierre Raffarin ou de Bernard Accoyer. Dès le début, ils ont dit qu'ils étaient en accord avec ce débat, à condition que les règles soient bien fixées. De ce point de vue, je les ai rassurés. Il n'y a pas de crainte à avoir : c'est justement parce qu'il n'a jamais été question de faire un débat sur l'islam autrement que pour parler de manière positive de l'organisation future d'un islam de France que nous n'avons jamais été dans la stigmatisation.

    Vous êtes donc en total accord avec François Fillon…

    Eh bien, je m'en réjouis. Voici un renfort précieux.

    Quelles sont les questions qui se posent aujourd'hui sur la laïcité ?

    La loi de 1905 consacrait la séparation des Églises et de l'État. Ce principe est fondateur et ne doit en aucun cas être remis en cause. La laïcité en 2011, ce n'est pas la négociation des religions. C'est la liberté pour ceux qui le souhaitent d'exercer leur culte dans le respect de celui des autres et dans le respect des lois de la République. C'est de cela aussi dont nous parlerons à l'occasion de cette convention. Et parce que la communauté française musulmane a émergé bien après la loi de 1905, il est légitime d'en préciser aujourd'hui l'organisation pour que la pratique de son culte s'intègre pleinement dans la République laïque. C'est ce discours de méthode que nous présenterons, François Baroin et moi, ce soir, à Troyes.

    Faut-il construire davantage de mosquées et les financer sur fonds publics, comme le proposent certains ?

    Je ne sais pas s'il y a, ou non, assez de mosquées ou de lieux de culte en France. L'objet de ce débat sera notamment d'en faire une évaluation. Ce que je sais en revanche, c'est que ce n'est pas à l'État de construire des lieux de culte. C'est aux fidèles. Et j'ajoute qu'on commettrait un grave contresens si on orientait le débat uniquement vers cette question, même si nous devrons l'aborder, en proposant des formules pragmatiques dans le respect des lois de la République.

    Quelles questions concrètes allez-vous traiter ?

    Celle des piscines, par exemple. J'ai été profondément choqué que Martine Aubry, maire de Lille, ose «faire un détour par rapport aux principes de la République», selon ses mots, pour réserver des créneaux aux femmes musulmanes en exigeant, pire encore, de n'employer à ces heures que du personnel féminin. Autre sujet, pour les mamans qui encadrent les sorties scolaires, je soutiens totalement la position du ministre de l'Éducation, Luc Chatel. Elles ne doivent pas porter le voile.

    Pourquoi ouvrir un débat alors que sur tous ces sujets, vos positions sont arrêtées ?

    Vous ne pouvez pas dire cela. Nous travaillons sur des propositions concrètes. Je pense par exemple à la compatibilité des cantines publiques avec des prescriptions religieuses. Je souhaite que l'on parle aussi de la formation et de la rémunération des imams, du prêche en français. J'énumère des questions qui sont sur la table. Il y en a sans doute d'autres et je ne veux pas préjuger aujourd'hui des propositions que nous ferons le 5 avril.

    Marine Le Pen a-t-elle tort de dire que ce genre de débat la fait monter dans les sondages ?

    Cette petite phrase est une manière de cacher qu'elle est très embêtée, parce que le Front national, du temps du père comme de celui de la fille, a un intérêt objectif à ce que les problèmes soient soulevés et jamais résolus. Que nous ayons le courage de nous emparer de ces questions pour les résoudre est une mauvaise nouvelle pour elle. C'est comme pour la burqa : Jean-Marie Le Pen a été le premier à se prononcer contre la loi, et Tariq Ramadan le second. Les extrêmes se nourrissent l'un l'autre.

    Quelle consigne donnera l'UMP, aux cantonales, en cas de duel PS-FN au deuxième tour ?

    Je ne suis pas là pour échafauder des scénarios, je me bats avec mes amis pour gagner un maximum de cantons. Rendez-vous au soir du premier tour. 

 

             BRAVO M. COPE, ne pas remettre en cause la loi de 1905, je ne suis pas d'accord pour que l'on donne l'argent public pour construire des mosquées, à moins de demander l'accord des Francais par référendum, comme en Suisse.

 

             Mais pour moi, cela dépasse aujourd'hui le cadre de la laïcité, et de l'intégration, nous sommes devant des gens qui, avec l'aide d'associations ( subventionnées par notre argent public???) font pression sur nos administrations, Education Nationale, cantines, hôpitaux, piscines, et tous sports, prières dans les rues,  pour faire changer les règles à leurs convenances !

La France doit rester ferme et se faire respecter, elle accueille, elle donne malheureusement sans compter, alors en retour elle doit etre respectée.

Les gens qui se plaisent en France et il y en a beaucoup, et qui font l'effort de s'intégrer, sont les biens venus.

 

Ceux pour qui, (je cite) rien ne va dans ce pays de merde, (qui leur donne tout) et en appel à la Sharia!!!!!!

Pour expliquer aux Français les bienfaits de la Sharia par rapport aux autres « systèmes » pervertis que sont la démocratie, la laïcité, la république ainsi que la religion juive et la religion chrétienne… 

 

Un ramassis de conneries qui démontre dans quel état d’obscurantisme et d’abrutissement sont enfermés les islamistes. Il est utile de bien comprendre leur système de pensée et leur volonté d’imposer partout en Occident, leur fameuse Sharia, système de lois barbares qui annihile totalement l’individu pour en faire un esclave soumis à Allah…

Négation de l’humain au profit d’un Prophète sanguinaire, négation de la femme réduite à l’esclave de l’homme, négation de la liberté individuelle au profit d’une dictature prétendument religieuse.

 

Non ces gens là n'ont rien à faire en France, ils doivent accepter nos lois, les respecter et non les changer. Notre pays est un pays de fraternité, pas de haine.

 

RESPECT, FERMETE,  pour que ce beau pays, reste ce qu'il est aux yeux du monde, et continu à faire rêver et venir des gens qui auront envie un jour de devenir eux mêmes Français. 

 

C'est important d'aborder ce problème, qui en est vraiment un, et par le bon bout, surtout pour l'avenir de la France! n'étant moi même ni raciste ni extrémiste si vous voyez ce que je veux dire!!!!

 

Alain GOUHIER

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:34

Déclenchée par un courrier anonyme il y a deux ans, l'affaire Guérini a viré, à l'approche des élections cantonales et au gré de fuites dans la presse, au règlement de comptes politique dont les enjeux semblent à la fois locaux et nationaux.

   
Photographe : Boris Horvat :: Le président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noel Guérini prononce un discours, le 17 février 2011 à Allauch photo : Boris Horvat, AFP

Depuis l'incarcération en décembre d'Alexandre Guérini, un patron de décharges soupçonné de malversations multiples touchant à des marchés publics des Bouches-du-Rhône, les regards se sont tournés vers son frère Jean-Noël, président du conseil général et patron de la fédération départementale du PS.

Avec une question: l'affaire Alexandre Guérini deviendra-t-elle la sienne ?

En janvier, lors de ses voeux à la presse, Jean-Noël Guérini, également sénateur, a martelé que non, quand certains ne faisaient plus de sa convocation par le juge qu'une question de jours, avant ou après le scrutin de mars voué théoriquement à le reconduire à la tête du conseil général des Bouches-du-Rhône où le PS dispose d'une large majorité.

A deux semaines des élections, il n'a toujours pas été entendu.

Des élus locaux, à l'instar de la conseillère régionale Europe Ecologie Laurence Vichnievsky ou du sénateur UMP Bruno Gilles, ont cependant pris de l'avance sur la justice en attaquant M. Guérini sur le terrain politique à la lumière d'écoutes téléphoniques parues dans la presse. Des fuites répétées qui sèment la suspicion sur leur origine.

Certaines d'entre elles, remontant à près de deux ans mais versées récemment au dossier, ont relaté, pour la première fois, des conversations entre les deux frères, sans fournir à ce stade d'élément probant à l'encontre de M. Guérini, selon des sources proches du dossier.

Dans ce procès avant l'heure, le rapport au vitriol du député PS Arnaud Montebourg sur les pratiques de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, adressé à Martine Aubry et révélé cette semaine par Le Point, a pris des allures de réquisitoire.

Dénonçant un "système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur", qu'exercerait depuis des années M. Guérini, il a réclamé sa destitution, au plus vite "au vu des menaces judiciaires" qui pèseraient sur lui.

Solférino, qui avait validé en septembre l'accession de M. Guérini à la tête de la fédération, pourtant incompatible dans les statuts du PS avec sa présidence du conseil général, a pris ses distances avec le rapport en donnant l'impression de marcher sur des oeufs.

M. Guérini et la fédération départementale ont, eux, porté plainte contre M. Montebourg, qu'ils soupçonnent de "collusions avec la droite" marseillaise.

Dans quel but commun ? En mettant hors-jeu M. Guérini, certains élimineraient un adversaire pour la mairie de Marseille en 2014, quand d'autres pourraient reprendre en main une fédération dont les voix pèseront lourd dans les primaires du PS pour la présidentielle.

Dès le début de l'affaire, les Guérini ont d'ailleurs crié au complot, accusant Renaud Muselier d'être derrière le courrier anonyme à l'origine de l'affaire. Ce que dément le député UMP, qui vise la mairie de Marseille après avoir été privé de la présidence de la communauté urbaine par le PS en 2008.

"Je crois qu'aujourd'hui la vraie peur de la droite, c'est de perdre la ville de Marseille en 2014, c'est pour ça que Jean-Noël Guérini fait l'objet de ces attaques", a déclaré jeudi Jean-David Ciot, premier secrétaire délégué de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.

Et de mettre en garde: "aujourd'hui, on commence très mal cette campagne des primaires (...) c'est une erreur politique personnelle d'Arnaud Montebourg, mais ça pourrait devenir une erreur politique nationale".

 
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