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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:32

Eric Zemmour, condamné pour provocation à la discrimination raciale, a défendu sa conception "de la liberté d'expression" lors d'un débat de l'UMP dont il était l'invité vedette mercredi, en dénonçant la judiciarisation de "la parole publique", et la "terreur moralisatrice".

    
Photographe : Jacques Demarthon :: Le jourrnaliste Eric Zemmour (G) avec le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé (D) et le secrétaire général adjoint Hervé Novelli, le 2 mars 2011 à l'Assemblée nationale photo : Jacques Demarthon, AFP

"La liberté d'expression, c'est la liberté d'avoir tort", a-t-il proclamé lors d'un long discours lu à la tribune, devant un parterre d'élus UMP, dont Jean-François Copé et l'organisateur Hervé Novelli, brièvement rejoints par le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Se comparant à un "taureau" dans "une arène médiatique et judiciaire", le journaliste n'a voulu retenir qu'une "seule phrase de l'arrêt" du tribunal qui, a-t-il dit, l'a "interloqué".

"J'aurais selon les magistrats +dépasser les limites autorisées du droit à la liberté d'expression+". "Je crois savoir ce qu'est la liberté d'expression", a poursuivi le journaliste, citant Montaigne, Voltaire, et Zola, "mais je ne sais pas ce que sont les limites de la liberté d'expression, où elles se situent, qui les fixe, comment et au nom de quoi on les fixe".

La liberté d'expression "fut une lente conquête historique (...) et il nous faudrait sacrifier ce combat séculaire sur l'autel judiciaire", a-t-il dit.

Et d'ajouter : "C'est désormais le code pénal qui régirait les règles de bienséance de la parole publique". "On ne saurait donc plus alors dans une démocratie qui suppose un espace désacralisé où les vérités ne sont pas absolues mais relatives (...) mais dans une théocratie où une parole sacrée s'impose à la société (...) et où la justice est chargée de punir les déviances (...) les dérapages qui sont autant de sacrilèges".

"La République, de Gambetta au général de Gaulle, a très bien vécu sans ces législations liberticides", a affirmé l'éditorialiste en citant notamment la loi Gayssot (1990) (visant à réprimer "tout propos raciste, antisémite ou xénophobe",NDLR) et la loi Taubira (2001) (reconnaissant les traites et l'esclavage comme un crime contre l'humanité,NDLR).

Il s'est ensuite tourné vers les élus UMP pour les appeler à "supprimer" notamment les lois mémorielles, et "l'action pénale pour les associations anti-racistes". Et d'ajouter sous les applaudissements: "Et pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer leurs subventions, cela ferait du bien au budget de l'Etat".

Le 18 février, le chroniqueur a été condamné à 2.000 euros avec sursis pour provocation à la discrimination raciale

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:31
 
François Fillon rappelle que la laïcité est un des principes fondateurs de notre République lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale le mardi 1er mars 2011.
 

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Monsieur le ministre Hervé de Charette

 

 

Le débat qu'il y a lieu d'ouvrir dans notre pays, c'est le débat sur la laïcité. La laïcité est un des principes fondateurs de notre République, la laïcité française est ouverte. La laïcité est d'une certaine façon une déclinaison du principe même de la liberté. La laïcité c'est d'abord la liberté de vivre sa foi, tranquillement et dignement. La laïcité c'est ensuite la liberté de ne pas croire. La laïcité c'est la neutralité de l'Etat. La laïcité c'est enfin le respect des autres, c'est-à-dire, le respect des règles du pacte républicain qui permettent de vivre en harmonie.

 

Est-ce qu'il est nécessaire de réévaluer le principe de laïcité et son application pour tenir compte des évolutions de la société française ?

 

La réponse que nous apportons, c'est oui, et en particulier, parce qu'il faut tenir compte d'un fait, qui est l'augmentation du nombre de nos concitoyens de confession musulmane.

Et, il est nécessaire que nos concitoyens d'origine musulmane puissent vivre leur foi librement et dignement. Et chacun sait ici que ça n'est pas toujours le cas, et que ça n'est pas partout le cas sur le territoire de la République.

Et donc, la question des lieux de culte est une question légitime, que nous avons le devoir d’aider nos concitoyens d’origine musulmane à résoudre. Ensuite, la question du respect du pacte républicain, ce pacte républicain qui n’est pas compatible avec le communautarisme, c’est une question qui doit être posée sans tabou et sans stigmatisation, comme nous l’avons fait d’ailleurs en prenant nos responsabilités sur la question du voile intégral. Célébrer, monsieur de Charette, les mérites de la laïcité au moment où souffle un vent de liberté dans le monde arabe, c’est en réalité être utile à tous ceux qui souhaitent dégager un équilibre entre le temporel et le spirituel. Débattre de la laïcité, monsieur de Charette, ça n’est pas être à contre-courant de l’Histoire mais c’est au contraire apporter des réponses à la quête d’identité et de liberté des peuples.

 

Publié dans : TRIBUNES & DISCOURS
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 19:49

L'article 30 de la loi de finances pour 2009 dispose en effet qu'« en l'absence de dispositif de collecte de proximité spécifique, les officines de pharmacies, les pharmacies à usage intérieur et les laboratoires de biologie médicale sont tenus de collecter gratuitement les déchets d'activités de soins à risque infectieux produits par les patients en auto-traitement, apportés par les particuliers qui les détiennent.

Un décret pris après avis du Conseil de la concurrence précise les conditions de la pré-collecte, de la collecte et de la destruction des déchets mentionnés au premier alinéa […]. Les modalités de financement prévues au présent article ainsi que les sanctions en cas de non-respect de l'obligation visée au premier alinéa sont fixées par décret en Conseil d'État. »

Selon l'article, ce dispositif devait entrer en vigueur le 1er janvier 2010. Or, à ce jour, le décret n'a pas été publié, créant ainsi un vide juridique et administratif qui pose des problèmes à toutes les personnes concernées. Il faut d'autre part souligner que le traitement des DASRI n'est pas toujours intégré aux schémas départementaux d'élimination des déchets ménagers mis en place. Indépendamment de la publication du décret, sur la date de laquelle il souhaite être informé, il lui demande des précisions sur la réponse globale que le Gouvernement entend donner au problème posé par la collecte et le traitement de ce type de déchets.

 

Réponse du Secrétaire d'État chargé de la santé

Près de 2 millions de personnes utilisent, chaque année, à leur domicile, des produits piquants-coupants présentant des risques particuliers infectieux et toxicologiques. Ceci est notamment associé au développement des alternatives à l'hospitalisation et des traitements administrés par les patients eux-mêmes par voie parentérale (diabète, hépatites, infections à VIH, etc.).

Ces déchets rejoignent le plus souvent le circuit de ramassage des ordures ménagères, exposant les personnels chargés de la collecte ou ceux des centres de tri sélectif à des risques d'accidents. Cette situation, insatisfaisante, rend nécessaire la mise en place d'une filière spécifique pour leur élimination.

L'article 30 de la loi n°2008-1425 du 27 décembre 2008 de finances pour 2009 prévoit que l'obligation de collecte s'exerce sous le régime de la responsabilité élargie des producteurs.

Une modification de cet article par l'article 74 du projet de loi portant engagement national pour l'environnement, le Grenelle 2, adopté par le Sénat le 8 octobre 2009 et le 11 mai 2010 par l'Assemblée nationale, précise le champ des déchets d'activités de soins à risques infectieux concernés.

Il s'agit des seuls déchets perforants, tels que les aiguilles, car ce sont ceux qui peuvent présenter un risque pour les personnels chargés de leur collecte et de leur traitement.

Pour que la collecte de ces déchets se fasse dans les meilleures conditions, il est indispensable qu'ils soient déposés dans des emballages adaptés afin d'éviter, d'une part, les risques infectieux dans les lieux de dépôt, en particulier lorsque ces déchets doivent être entreposés dans une officine de pharmacie, et, d'autre part, les blessures pour les personnes en charge de la collecte.

 Il s'agit donc de mettre gratuitement ces emballages à disposition des patients lors de la délivrance de médicaments injectables ou de dispositifs médicaux perforants.

Le décret n° 2010-1263 du 22 octobre 2010, paru au Journal officiel du 24 octobre 2010, impose, à compter du 1er novembre 2011, aux personnes responsables de la mise sur le marché des médicaments ou dispositifs médicaux générant des déchets à risque de fournir gratuitement ces emballages aux pharmaciens d'officine, lesquels les tiendront à disposition des patients en autotraitement.

Mardi 1 mars 2011

 André TRILLARD - Publié dans : Au Sénat

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:06
 
 

Pas de retraite en France sans y avoir travaillé!

 

 

Madame, Monsieur,

La pétition suivante, accessible en

cliquant ici  

, sera adressée à M. Nicolas Sarkozy, président de la République.

Monsieur le Président de la République,

J'ai appris récemment que des retraites sont accordées à des étrangers n'ayant jamais travaillé en France. A partir de 60 ans, s’ils ne peuvent plus travailler et dans tous les cas à 65 ans, ils peuvent toucher l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), avec un simple permis de séjour. Ainsi, des personnes n’ayant jamais cotisé le moindre centime dans notre pays peuvent toucher 8507,49 euros par an de retraite (soit un peu plus de 700 euros par mois).

Ces informations peuvent être consultées dans le

livret d’accueil « Vivre en France »  

délivré par le ministère de l'Immigration, en page 54, sous le titre « Vieillir en France ».

Votre réforme des retraites obligeant les Français et les étrangers travaillant en France à cotiser deux ans de plus pour pouvoir toucher leur pension, je vous demande, par souci de justice, de mettre fin à cette dérive !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma plus haute considération.

Soyez nombreux à signer

cette pétition en cliquant ici

, et à la faire circuler largement autour de vous !

Transférez ce courriel à votre carnet d'adresses, merci

 

Alliance Gaulliste de l'ouest:

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 12:10
Il n’est pas habituel qu’un député puisse contester un jugement. J’avoue pourtant avoir été ulcéré de celui concernant Eric Zemmour. La France est devenue celle des interdits. Voici un journaliste, brillant et dérangeant, qui, avec causticité, a décrit l’état de notre pays. A-t-il menti? Vraisemblablement non ! Alors a-t-il dit la vérité? C’est vraisemblable. Il a donc été puni. Ne voit-on pas que ce type de jugement fait le lit du Front National ? Comment réconcilier la justice avec les Français ? Par de tels jugements? Certainement pas. Les juges ont, semble-t-il, appliqué la loi. Nous sommes devenus un pays d’interdits où tout doit être administré, même la pensée. Alors, pourquoi laisser les humoristes à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite, raconter des histoires, parfois drôles, mais dix fois plus «  anticonformistes » que ce qui a été reproché à Eric Zemmour ? Pourquoi laisser Dany Boon et son compère attaquer les Belges ? Je suis atterré ! La police de la pensée maintenant, la police des frigidaires bientôt, nous interdira de manger ce que bon nous semble. Toutes ces lois ,que nous avons voté, sont liberticides et auront un impact inverse de celui recherché.

J’espère qu’Eric Zemmour interjettera appel et que la raison l’emportera.

Dernièrement les juges se sont mis en grève, pourquoi pas ! Ont-ils voulu par ce jugement se venger de l'Etat, et une nouvelle fois manifester leur opposition à la majorité ? Je le crois et j’en suis désolé.

Cachez donc cette vérité que je ne saurais voir, cette vérité est impossible à démontrer car la loi l’interdit. Des immigrés en prison ? Jamais. Une prédominance de délinquants venus d’ailleurs? jamais ! Mettons-nous un bandeau sur les yeux.

Les Français ne sont pas dupes. Ils voteront pour les extrêmes… C’est peut-être la politique du pire.

 le 23.02.2011 à 10H54


Bernard Debré
Ancien Ministre
Député de Paris
 

 

C'est bien ce qui me déséspère, j'ai l'impression que nous avons le bandeau sur les yeux, et que tout est fait pour les extrêmes, c'est bien la politique du pire! Il faut éviter cela à notre pays!

Alain GOUHIER

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 10:42
 

M. André Trillard attire l'attention de M. le secrétaire d'État à l'intérieur et aux collectivités territoriales sur les difficultés posées par la règle de liaison de taux entre les différentes taxes locales dans le cadre de politiques fiscales antérieures.

La loi n° 80-10 du 10 janvier 1980 portant aménagement de la fiscalité directe locale a instauré une règle de lien entre les taux de la taxe professionnelle et des trois taxes dites « ménages », que sont les deux taxes foncières et la taxe d'habitation. Les collectivités territoriales peuvent faire varier les taux des impôts directs locaux de manière soit proportionnelle, soit différenciée.

Or certaines communes ont pu hériter de situations fiscales anciennes, qui se traduisent aujourd'hui par une distorsion entre les taux des différentes impositions que la règle de liaison des taux ne permet pas aujourd'hui de corriger.

 Ainsi, des communes ont pu décider, par le passé, de ne pas augmenter le taux de leur taxe foncière sur les propriétés non bâties en raison de l'existence de la taxe de remembrement, aujourd'hui remplacée par la taxe spéciale pour l'entretien des chemins ruraux prévue à l'article L. 161-7 du code rural et de la pêche maritime, acquittée par les agriculteurs dans le cadre d'une association foncière de remembrement. Ainsi, sur une période plus ou moins longue, cette situation s'est soldée par une différence de taux entre la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation.

Or, la dissolution de l'association foncière de remembrement et donc, in fine, de la taxe de remembrement, ne permet pas, en raison de la règle de liaison des taux, de revenir sur cette situation et de corriger les écarts ainsi constatés. C'est pourquoi il lui demande quelles sont les dispositions qu'il envisage de prendre afin de remédier à de telles situations.

 

Réponse du Ministre chargé des collectivités territoriales

Aux termes de l'article 1636 B sexies du code général des impôts, les conseils municipaux votent les taux de taxes foncières, de taxe d'habitation et de cotisation foncière des entreprises soit en les faisant varier dans une même proportion, soit en les faisant varier librement entre eux tout en appliquant des règles de lien. Ainsi, le taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties ne peut augmenter plus ou diminuer moins que le taux de la taxe d'habitation.

La taxe de remembrement perçue par les anciennes associations foncières de remembrement devenues associations foncières d'aménagement foncier agricole et forestier par la loi du 23 février 2005 avait pour but de financer les travaux connexes aux opérations de remembrement.

Il s'agissait donc, comme la taxe de l'article L. 161-7 du code rural et de la pêche maritime, d'une taxe affectée dont étaient redevables au surplus, le plus souvent, une partie seulement des contribuables de la commune.

Du fait de l'existence de cette taxe de remembrement, certaines communes n'ont pas fait suivre à la taxe foncière sur les propriétés non bâties le même rythme d'augmentation que celui de la taxe d'habitation et, de ce fait, un écart de taux s'est creusé entre les deux taxes, écart qui ne peut être comblé. Cette situation ne fait pas obstacle, une fois que l'association foncière de remembrement est dissoute, à l'instauration de la taxe prévue à l'article L. 161-7 cité plus haut.

Ainsi, les communes qui ont récupéré en application de l'article L. 161-6 du même code les chemins d'exploitation créés lors d'un aménagement foncier effectué par l'association dissoute, peuvent faire supporter les coûts d'entretien de ces chemins par chaque propriétaire intéressé.

Leur mise à la charge de l'ensemble des contribuables de la commune par une augmentation du taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties peut dans ces conditions ne pas s'avérer nécessaire.

 

Par André TRILLARD - Publié dans : Au Sénat

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 10:30

Les élus du groupe Ensemble pour Nantes dénoncent l’organisation tentaculaire et opaque au service du maire de Nantes.


Transparence de la vie politique locale
Comment récompenser ses fidèles collaborateurs après quelques années de bons et loyaux services à ses côtés ? Le maire de Nantes a trouvé la réponse en lançant sa propre agence d’intérim, lui permettant de les recaser dans des structures satellites : direction mutualisée des services de Nantes Métropole et de la ville de Nantes, Nantes Métropole Aménagement, SAMOA (dirigée auparavant par Laurent Théry), AURAN et maintenant Nantes Habitat avec la nomination de Stéphane Dauphin au poste de Directeur Adjoint. Jean Blaise a même eu droit à la création de sa propre superstructure métropolitaine !

« Zéro tracas, zéro blabla, JMA ».

Ces multiples nominations sont la manifestation du manque de transparence de la vie politique locale et laissent planer un sérieux doute quant à l’indépendance de ces structures.

Les élus du Groupe Ensemble pour Nantes proposent donc la mise en place d’une commission de contrôle des nominations des collaborateurs politiques (quelle que soit leur couleur) dans des structures publiques ou parapubliques. Cela permettrait à une Commission indépendante de décider si tel ou tel a les compétences techniques et managériales lui permettant de diriger telle structure financée par de l’argent public.

Enfin, le Groupe Ensemble pour Nantes rappelle qu’avec une vingtaine de collaborateurs, le maire de Nantes dispose d’autant de collaborateurs qu’un Ministre de plein exercice.


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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 13:04
 
Le prix du litre d'essence bientôt à 2 euros ?
Copyright Reuters

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La semaine prochaine, le prix moyen du litre de super sans plomb aura sans doute passé le cap de 1,50 euro. Un record jamais atteint en France. Et qui devrait allègrement être à nouveau battu dans les semaines qui viennent, compte tenu de l'évolution du pétrole brut. Mais à combien faudrait-il que le prix du baril grimpe pour que le litre dépasse les 2 euros ? La Tribune l'a calculé pour vous.

Le cap sera-t-il passé fin février ou tout début mars ? Mardi, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) devrait annoncer une nouvelle progression du prix moyen du litre de super sans plomb. Gros suspense. Le record historique de l'été 2008 sera-t-il passé ? Une chose est sûre, le cap de 1,50 euro le litre sera atteint avant mi-mars. Et ce n'est pas fini. "On a démarré le mois avec un baril à 95 dollars, on est aujourd'hui 20 dollars au-dessus. Cette différence ne se reflète aujourd'hui pas intégralement à la pompe", reconnaît Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip. 

Difficile de dire aujourd'hui jusqu'où les tensions dans les pays arabes peuvent mener le prix du pétrole, mais l'incertitude est telle que certaines prévisions se rappellent à notre bon souvenir. Et si les économistes de la banque new-yorkaise Goldman Sachs avaient eu raison avant l'heure ?

L'incroyable prédiction

Rappelons le contexte. Nous sommes en mai 2008. Les cours des matières premières flambent, en particulier ceux des hydrocarbures. Une note de recherche de la banque Goldman Sachs secoue le marché en annonçant de nouvelles prévisions quant à l'évolution du prix du baril de brut : entre 150 et 200 dollars dans un délai de six mois à deux ans. Et la banque de préciser que ce pic peut être atteint très rapidement, avant une chute toute aussi brutale des cours.

Cette prédiction fut jugée irréaliste, voire un peu folle par un certain nombre d'économistes. Pourtant, il ne fallut attendre que quelques semaines pour voir la fourchette basse de cette prédiction quasiment atteinte. En juin et juillet 2008, le cours du Brent se mit à tutoyer les 150 dollars, provoquant une hausse record du litre de sans plomb à 1,497 euro.

Or aujourd'hui, avec un euro qui s'est renchéri sensiblement par rapport au dollar depuis trois ans, les prix à la pompe dépassent ce niveau dans de très nombreuses station-services françaises. A Paris intra-muros, le cap de 1,60 euro a même été franchi. Dès lors, les automobilistes sont en droit de se demander si l'impensable il y a encore quelques mois - 2 euros, le litre de super -  pourrait finalement devenir réalité dans les mois qui viennent.

Il suffirait donc que le baril passe le cap des...

Pour parvenir à ce prix psychologiquement désastreux, à combien faudrait-il que celui du baril s'envole ? L'équation qui permet de calculer l'impact d'une hausse du coût du brent est assez complexe. Mais en simplifiant un petit peu, on peut parvenir à un calcul simple qui prend en compte le cours du Brent - actuellement proche de 115 dollars le baril - , la marge de raffinage, d'environ 2 centimes selon l'UFC Que choisir, la marge de distribution, de 10 à 12 centimes, toujours selon l'association de consommateurs, la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), de 60,69 centimes par litre, et le taux de TVA (19,6%).

Sachant qu'un baril de brut contient 159 litres, une augmentation de son cours à 150 dollars ferait grimper le litre de sans plomb à 1,68 euro. S'il grimpe à 200 dollars, le litre passe à 1,96 euro. A 210 dollars, la barre symbolique des 2 euros le litre est franchie. Evidemment, dans la mesure où les achats de pétrole sont libellés en dollars, un recul de l'euro face au billet vert augmente les chances de voir ces scénarios se réaliser.

 

 Source : La Tribune.fr

Fabien Piliu - 25/02/2011, 18:14 
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 12:12

Bruno Le Maire sur le perron de l'Elysée.jpgSi j'avais un conseil à donner au ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, c'est de ne plus aller sur le plateau de Canal plus. En deux mois, il s'y est ridiculisé à deux reprises. Sur des questions très simples comme savoir à combien de mètres carrés équivaut un hectare, ou reconnaître le cri du dindon. C'est à peine croyable.

Regardez cela se passe, le mardi 22 février 2011 dans les studios de Canal plus dans le cadre du grand journal animé par Michel Denisot en marge du salon de l'Agriculture de Paris.

Ma consoeur pose quatre questions simples, peut-être trop terre à terre et inattendues, pour ce major de l'agrégation de lettres...

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, Bruno Le Maire répond à côté de la plaque ou reste muet à chaque question. Aussi bien pour celle concernant la période de récolte des poires, que pour le cri du dindon, ou l'enjambeur de vignes (en voir un cliquez ici). Et surtout à propos de l'équivalent d'un hectare. Un bémol : il n'était pas évident de reconnaître la race de la vache. Mais tout de même! Il va falloir revoir ses bases Bruno...pour passer dans la classe supérieure!

 


(pour voir toute l'émission cliquez ici )

Un incident d'autant plus regrettable qu'il y a eu un précédent, toujours sur Canal Plus et à un mois d'intervalle. C'était, le mardi 11 janvier 2011 dans le cadre de la matinale (revoir l'extrait, tapez ici, c'est à la fin de l'interview vers la 8ème minute).

Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, avait alors indiqué sur Canal Plus qu'il faudrait "limiter les exportations de blé pour garder des stocks de blé en France" . Impensable dans le cadre du règlement européen et en économie ouverte qui plus est. Une petite phrase qui avait accentué la tension sur les cours du blé. Le ministre avait alors du revenir sur ses propos pour dissiper le doute juste après la présentation à la presse des événements du salon de l'agriculture 2011.

Espérons que l'adage populaire "jamais deux sans trois", sera l'exception qui confirme la règle. Autant venir s'exprimer sur le blog de la Plume dans les Champs, la prochaine fois Bruno ! Promis, je ne poserai pas de questions trop simples. 

En attendant un réponse positive de ta part, on pourra toujours se consoler en se disant : Errare humanum est!

Depuis ce billet, Bruno Le Maire a bien voulu me répondre et s'explique sur La Plume dans les Champs en marge du Salon de l'Agriculture jeudi 24 février 2011. Voir ses réponses ici

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:38

 

“Pour le Général, on ne mangeait jamais les animaux qu'on connaissait”
“Pour le Général, on ne mangeait jamais les animaux qu'on connaissait”
 
 

Un entretien avec Caroline Pigozzi - Paris Match

 
 

Paris Match. Comment avez-vous appris la mort de votre grand-père, le général de Gaulle?
Anne de Laroullière. Mes parents et moi étions en train de dîner, à la maison, rue de Grenelle, lorsqu'à 8 heures moins le quart le téléphone a sonné. Mon père s'est levé pour répondre, c'était le curé de Colombey, l'abbé Jaugey, son visage s'est soudain assombri et il s'est exclamé: "Mon Dieu!" A son ton, j'ai immédiatement deviné que c'était grave. Il a alors emmené maman sur le balcon, ils ont échangé quelques mots et elle qui ne fumait plus depuis dix ans a porté une cigarette à ses lèvres... Deux heures après, nous avons quitté Paris pour Colombey. Papa au volant de la Simca 1000, maman à côté et moi, derrière, qui me suis vite assoupie.

Comment le Général était-il avec vous?
Grand-père était affectueux, chaleureux, il m'embrassait, me faisait des compliments, me disait parfois que j'avais une jolie robe et lançait par exemple à ma grand-mère: "Comme vous êtes élégante!" Il n'était pas du tout austère, bien au contraire, souvent il me racontait des histoires; on riait ensemble... C'était par ailleurs quelqu'un de prévenant et galant qui ne franchissait jamais une porte avant une femme et qui, avec une certaine pudeur, laissait entrevoir ses sentiments. On est plutôt exubérant chez les de Gaulle, alors que ma grand-mère paraissait, comme presque tous les Vendroux, beaucoup plus réservée. Quant à sa taille imposante, puisque c'est une famille de grands, son 1,92 mètre, je ne le remarquais même pas. En revanche, lorsque les adultes évoquaient devant moi de Gaulle, ils racontaient leur de Gaulle, le Général, l'homme du 18 Juin, le grand homme politique, en tout cas un autre personnage que je ne connaissais pas car je suis née en 1959. Par ailleurs, comme je le voyais tout le temps à la télévision et que je l'ai toujours connu entouré de gardes républicains et de gendarmes, tout cela me paraissait normal et je n'en tirais aucune fierté particulière.

Comment se déroulaient vos journées à La Boisserie?
J'y ai de vrais souvenirs car j'y ai passé beaucoup de moments heureux, Noël, Pâques, le mois d'août, la Toussaint. En vacances, grand-père était le plus souvent dans son bureau à sa table de travail, où il écrivait. Cependant, après le déjeuner, il y avait le sacro-saint tour du jardin avec mon oncle et mon père lorsqu'ils pouvaient se joindre à nous, car mon oncle Philippe faisait carrière dans la marine et mon père dans l'armée de terre. C'était sa manière d'allier l'exercice à l'intimité. Parfois je gambadais autour d'eux. La promenade commençait avec la visite des animaux, Médoc le mouton, puis les poules auxquelles je donnais du pain, qui pondaient des œufs frais, mais il y avait une règle immuable: "On ne mange pas les animaux qu'on connaît personnellement", confiait-il. Un jour, grand-mère offrit le mouton à des religieuses, ce qui mit grand-père de fort mauvaise humeur, car il soupçonnait que Médoc avait dû terminer en gigot. A La Boisserie, il y avait aussi un chien, Rasemotte, un corgi, cadeau de la reine d'Angleterre, et Grigri, le chartreux, seul privilégié à avoir le droit d'aller partout dans la maison. «Il faut toujours un chat à la campagne à cause des souris dans le grenier», expliquait-il.

Grand-père m'apprenait des petites chansons et surtout les réussites. Sa table de bridge était installée en face de la télévision et, dans son petit carnet, il notait soigneusement les parties de cartes qu'il gagnait ou perdait. Il ne s'énervait guère en famille. De temps à autre, il levait les bras au ciel comme dans ses conférences de presse, c'était sa façon très militaire sans doute de marquer sa désapprobation. Mais il n'était pas sévère, il avait une autorité naturelle qui inspirait le respect. Et avec mes cousins Charles, Yves et Jean, on se tenait tranquilles. Instinctivement, on n'aurait jamais imaginé sauter à pieds joints dans le canapé au milieu du salon. D'ailleurs, nous ne vivions pas dans une atmosphère solennelle ou soumis à un protocole strict, on était juste plongés dans un univers où la bonne éducation, les traditions l'emportaient sur le reste. Et, en dehors du côté officiel, je n'ai pas eu une éducation différente de celle de mes amis. A La Boisserie, le matin, je prenais mon petit déjeuner à la cuisine, Honorine et Charlotte s'occupaient de moi. Ensuite se posait l'éternelle question: "Irai-je avec ma grand-mère au marché dans son Ami 8, ce qui me plaisait beaucoup, malgré mon inévitable mal au cœur dans sa voiture ou resterai-je à La Boisserie au risque de m'ennuyer?"

Le plus souvent, je décidais finalement de l'accompagner. Ensuite, je filais avec la cuisinière au potager. Surtout quand mes cousins venaient, on passait beaucoup de temps dehors: vélo, balançoire, luge, bonshommes de neige en hiver dans le jardin, piscine l'été car il y avait un petit bassin démontable, et un minigolf où grand-père tapait parfois une balle pour nous faire plaisir. Nous avions aussi une salle de jeu à l'autre bout de la maison que grand-père avait baptisée "le hurloir» où nous jouions au ping-pong et faisions des jeux de société... Je m'amusais également avec Evelyne Consigny, la fille des voisins. Nous déjeunions à midi et demi précis et dînions à 19 h 30. Il y avait une conversation générale, on ne discutait jamais politique à table, tout au plus commentait-on l'actualité puisqu'on regardait, c'était incontournable, toujours les informations. Et les enfants ne parlaient que si on les y invitait. Je vouvoyais mon grand-père et ma grand-mère tout comme mes grands-parents Boissieu, mais pas mes parents, et on me tutoyait. Quoi de plus normal à l'époque dans ce milieu. Nous mangions une bonne cuisine bourgeoise de saison, légumes et fruits du potager, un déjeuner type était composé de carottes râpées, blanquette, fromage, fruits, pommes, poires, bananes... Le soir, on servait souvent un vrai dessert maison, jamais acheté chez le pâtissier, du style île flottante, crème caramel, tarte aux mirabelles, c'est la région.

Avez-vous rencontré à travers lui d'autres personnages?
J'avais été particulièrement impressionnée par le shah d'Iran photographié à Persépolis avec sa couronne impériale. De plus, son nom paraissait mythique tout comme celui du négus Haïlé Selassié à la tête de l'Ethiopie. Ils avaient des consonances livresques qui m'enchantaient et, comme le shah devait venir en visite privée à Colombey, on m'avait mis une belle robe bleu ciel très classique avec un col blanc, et j'avais répété la révérence. Lorsque le shah d'Iran est arrivé, j'ai été présentée à lui. Quel honneur! Je suis restée cinq minutes à l'observer, émerveillée car, à mes yeux, le titre de shah, ce qu'il représentait, avait quelque chose d'exceptionnel, alors qu'un grand-père président de la République faisait partie de ma vie de tous les jours.

Quels souvenirs gardez-vous du dernier Noël 1969 aux côtés du Général, celui où vous êtes assise à sa gauche sur la photo de Paris Match?
Comme tous les ans, le rituel était immuable. Nous avons donc dîné en famille à 19 h 30, d'un repas léger puis, avec mes cousins, nous sommes allés jouer aux petits chevaux, au nain jaune... en attendant la messe qui, à l'époque, était vraiment célébrée à minuit. Cela semblait long de patienter jusqu'à cette heure tardive. Nous sommes alors partis, dans la nuit glacée, pour l'église. Nous avions des bancs réservés devant les villageois, mais personne n'aurait osé, même ce soir-là, importuner le général de Gaulle et les siens. Tout le monde était extrêmement discret et, si les gendarmes assuraient de loin la surveillance, il n'y avait pas de gardes du corps auprès de mon grand-père dans l'église. A l'issue de la cérémonie, comme tous les ans, l'abbé Jaugey est venu présenter ses vœux et échanger quelques paroles aimables. Puis nous sommes repartis. Il était 1 heure du matin, la table était dressée avec ses jolis décors de Noël. Nous avons pris un consommé chaud, un peu de foie gras, une bûche et du champagne servi dans des coupes de cristal de Baccarat - la manufacture est à quelques dizaines de kilomètres de La Boisserie et il fallait toujours faire honneur à l'artisanat français, surtout local. Puis nous avons enfin ouvert les paquets qui étaient devant la cheminée, à côté de la crèche de santons de Provence. Les surprises qui nous attendaient, c'était, disait joliment grand-mère, pour fêter le petit Jésus. On ne nous a jamais rabâché des histoires de Père Noël car cela avait une connotation païenne et, chez les de Gaulle, tout le monde était très croyant, c'était ainsi, même si on ne parlait pas de religion. Quant aux cadeaux, ils étaient toujours de qualité. Petite, je recevais des poupées, des dînettes et, les dernières années, des livres, une montre, un stylo. Noël représentait un moment d'autant plus important que nous ne fêtions pas les anniversaires. Par ailleurs, Colombey, le 25 décembre, symbolisait le point de ralliement familial, puisque d'ordinaire mon père et mon oncle étaient le plus souvent loin.

Vous sentiez-vous une petite fille à part?
A cet âge-là, je n'arrivais pas à vraiment le réaliser ni à me rendre compte que j'étais une enfant protégée et je n'ai pris conscience que fort tard d'avoir eu la chance d'être un témoin privilégié de l'intimité de mon grand-père. On nous tenait à l'écart de la presse. Même s'il y avait en permanence des journalistes à la porte de Colombey, il n'était pas question pour mes cousins et moi d'avoir sa photo dans les journaux!

Evoquez-vous ce personnage hors du commun avec vos enfants?
J'en ai parlé, bien sûr, à mes cinq enfants - quatre filles et un garçon -, raisonnablement souvent. Et ils ont lu des livres de lui et sur lui bien sûr. Cependant c'est compliqué de décrire fidèlement quelqu'un qu'on a connu petite, même quand il s'agit du général de Gaulle. Sans doute suis-je maintenant plus régulièrement amenée à évoquer avec eux leur arrière-grand-père depuis que je préside la Fondation Anne-de-Gaulle, créée par mes grands-parents en souvenir et par amour pour leur fille trisomique Anne, dont je porte le prénom. Fondation qui s'appelle ainsi depuis le décès de ma tante à 20 ans en février 1948.

Vous arrive-t-il d'aller à Colombey?
Lorsque j'y retourne, c'est toujours difficile, bien que nous nous y retrouvions en famille. Tant que je reste au rez-de-chaussée, ça va à peu près. En haut, c'est vraiment dur, éprouvant, car tous mes souvenirs reviennent et j'ai en quelque sorte la douloureuse impression d'être dépossédée du passé. Mais c'est, je crois, le sacrifice à faire pour que La Boisserie continue de vivre puisqu'elle est désormais entrée dans l'Histoire.

Etes-vous fière de votre ascendance?
C'est surtout une grande fierté d'avoir comme grand-père le Général, plus que d'être sa petite-fille!

La Fondation Anne-de-Gaulle est présidée par Anne de Laroullière depuis 2004, la fille du général de Boissieu et d'Elisabeth de Gaulle, qui s'est mariée à l'âge de 19 ans, en décembre 1978, avec Etienne de Laroullière. Cette fondation œuvre pour les femmes déficientes intellectuelles qu'elle accueille dans le cadre du foyer de vie de Vert-Cœur (le siège originel) et au foyer Saint-Louis à Versailles. www.anne-de-gaulle.org.

5, route de Romainville, 78470 Milon-la-Chapelle. Tél.: 01 30 52 10 07. Point final

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