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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:45
 
C'est un petit Conseil communautaire qui nous réunissait aujourd'hui. Peu de délibérations, et pas de grands sujets à part l'extension du bicloo (enfin !) et le rapport d'orientations budgétaires, qui ne répond à aucune des questions importantes et ne fixe aucun cap ni aucune volonté pour ce qui concerne les impôts.

 

Je suis intervenu au moment où il a été question de l'installation de panneaux photovoltaïques sur le toit du future stade d'athlétisme pour dire à nouveau que je soutenais la filière et que je souhaitais que les projets en cours sur la métropole (à Carquefou, Saint-Aignan-de-Grandlieu, Saint-Herblain et Bouguenais) voient le jour sous le régime des aides et tarifs de rachat en vigueur avant le moratoire mis en place par le Gouvrnement.

Si les règles doivent évoluer, cela ne doit pas pénaliser les porjets de la métropole qui ont été lancés avant que l'Etat ne décide de revoir les dispositifs, qui il faut le reconniatre étaient très attractifs et pouvaient aboutir à quelques abus.

J'ai rappelé que j'étais intervenu en ce sens auprès de la Ministre de l'Ecologie.

 

Pour ce qui concerne le bicloo, je me félicite de la reprise par Nantes Métropole de nos propositions relatives à l’amélioration du dispositif.
 
En effet, alors que les premiers effets de la « révolution cyclable » se font attendre, Nantes Métropole a décidé de passer son bicloo à la vitesse supérieure.
 

Nous avons en effet adopté plusieurs propositions faites par les élus du groupe Ensemble pour Nantes depuis le lancement du service :

- extension du service entre 1h et 4h, permettant son utilisation 24 h / 24 h,

- simplification de son utilisation grâce à la multiplication des bornes avec système monétique,

- possibilité de s’abonner par Internet,

 extension du périmètre par la création de nouvelles stations,

- optimisation de la régulation,

- création de nouvelles stations…

 

A terme, il serait également pertinent d’expérimenter le bicloo longue durée sur les stations situées à proximité d'axes intermodaux et souvent en bout de parcours. Ce système permettrait de faire du vélo le dernier maillon des trajets quotidiens en lieu et place d’une auto.

 

Enfin, je souhaite rappeler mon attachement au développement de la pratique du vélo et donc ma satisfaction de voir nos propositions relatives au bicloo reprises.

 

Pour autant, j’appelle à toujours plus d’ambition et à la mise en œuvre d’une vraie politique de sécurisation des pistes cyclables (pistes cyclables séparées des voies automobiles) seule solution pour assurer le succès du bicloo et de la pratique du vélo à Nantes.

 

Sur le budget, je regrette que le Président de Nantes Métropole ait décidé, de manière totalement politicienne, de repousser le vote du budget apès les élections cantonales. Et je regrette aussi le manque de courage dans le débat, car à auncun moment le Président de Nantes métropole n'a parlé de la fiscalité qui risque pourtant d'augmenter, mais juste après les élections. La situation de la métropole est telle qu'aucune autre solution n'est envisageable. Une autre gestion aurait permis d'éviter d'augmenter les impots locaux de près de 10% cette année. Une autre manière de faire la politique éviterait de prendre les nantais et les habitants de la métropole pour des imbéciles.

 

    

 

Julien BAINVEL - Publié dans : Mes interventions en conseil communautaire
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:11

Alliance Gaulliste de Nantes

Retrouvez à suivre, l'ensemble des interventions de Laurene Garnier, relatives à la restructuration du multi-accueil Michelet, sur le classement de la ville de Nantes en commune touristique et à ses conséquences sur le travail du dimanche et enfin à propos du renovueau du plan de circulation.



Interventions de Laurence Garnier en Conseil Municipal
Multi-accueil Michelet

Concernant la restructuration du multi-accueil Michelet, le fait de quitter les locaux de l’antenne des Hauts-Pavés nous semble effectivement être une très bonne chose, dans la mesure où ces locaux ne sont plus aujourd’hui adaptés à l’accueil des jeunes enfants et ne répondent plus à l’attente des parents.

En revanche, il est regrettable de choisir de tout regrouper sur le secteur Michelet :

1. d’abord, parce qu’en supprimant le multi-accueil des Hauts-Pavés, accessible par la station « Poitou » sur la ligne 3, on supprime une des rares structures accessible par les transports en commun. Une fois passé Viarme, aucune structure de garde d’enfants n’est accessible par la ligne 3. On oblige donc les parents à prendre leur véhicule pour le trajet domicile-école-crèche-travail, ce qui est contraire aux comportements qu’il faudrait encourager dans le cadre du développement durable.

2. ensuite parce que le boulevard Michelet compte déjà le multi-accueil actuel au n°12 (60 places) et le multi-accueil associatif « Les P’tits Dauphins » au n°30 (25 places). Avec le projet d’extension présenté dans la délibération d’aujourd’hui, on arrivera donc à un total de 115 places sur un secteur géographique très resserré
La restructuration que vous nous proposez aujourd’hui déséquilibre donc de manière importante les possibilités d’accueil des jeunes enfants sur le quartier Hauts-Pavés / saint-Félix, puisque si l’on regarde un plan global du quartier, on va se retrouver avec 4 structures d’accueil au Sud du quartier (du côté de Viarme), une à l’Ouest, 2 à l’Est et aucune au centre ou au Nord du quartier.

Il nous semblerait donc plus pertinent d’étudier des possibilités d’accueil des jeunes enfants mieux réparties sur le quartier, dans une logique de service de proximité :
 Il aurait pu être pertinent en particulier de profiter de la restructuration de la clinique de la Haute-Forêt pour créer un pôle d’accueil des enfants (multi-accueil et centre de loisirs) qui aurait permis en plus de transférer les activités du centre Félix Thomas, qui accueille les enfants dans des bâtiments vétustes et aux abords immédiats de parkings non sécurisés.
 Actuellement il nous semblerait intéressant également de regarder les possibilités de créer un multi-accueil à proximité du Rond-Point de Vannes, qui est un vrai désert pour les structures d’accueil de jeunes enfants, ce qui est d’autant plus dommage que l’on se trouve à proximité du tramway et de plusieurs groupes scolaires, qui amènent de nombreuses familles dans ces quartiers, et qu’il y a donc un vrai besoin à ce niveau.


Interventions de Laurence Garnier en Conseil Municipal
Nantes : commune touristique

Je voudrais vous dire que nous avons été extrêmement surpris de découvrir cette information concernant la demande de Nantes Métropole d’accorder à la Ville de Nantes le statut de « commune touristique ». C'est-à-dire en fait votre demande, en tant que président de Nantes Métropole, d’accorder à la Ville un statut que vous avez pourtant tant critiqué et décrié il n’y a pas si longtemps à l’Assemblée Nationale lors de l’examen du projet de loi sur le travail dominical au mois de juin 2009.
A l’époque en effet vous avez envoyé un courrier à l’ensemble des députés dans lequel vous expliquez que, à cause de cette loi, toutes les communes qui bénéficieront du statut de « commune touristique » verront se généraliser le travail du dimanche. Je vous cite, dans votre courrier en date du 25 juin 2009 :
« Un maire qui obtiendra le classement de sa ville en « commune touristique » donnera le droit aux commerces de sa ville, sur tout le territoire, de faire travailler leurs salariés tous les dimanches de l’année, sans aucune condition de saisonnalité ».
Et aujourd’hui Monsieur le Maire, c’est vous qui demandez le classement de Nantes en « commune touristique » ! En ces temps où l’opinion se préoccupe de la santé des hommes politiques, faut-il s’inquiéter chez vous d’une schizophrénie rampante ?
La vérité est sans doute ailleurs. En réalité, il existe – c’est un peu compliqué certes – deux types de communes touristiques :
 celles qui sont classées « communes touristiques » au sens du code du tourisme, que vous évoquez dans la délibération d’aujourd’hui, et qui sont très nombreuses en France,
 et celles qui sont classées « communes touristiques » au sens du code du travail, qui représentent 1,4% des communes françaises.
Ce sont seulement ces dernières, les communes classées au sens du code du travail, qui sont concernées par un élargissement du travail dominical.
Et pourtant, dans votre courrier du 25 juin 2009, vous évoquez explicitement les communes classées au sens du code du tourisme, comme si celles-ci étaient elles aussi concernées par le travail le dimanche. Comme si en fait toutes les communes classées « communes touristiques » de France étaient concernées par le travail du dimanche ! Vous admettrez avec moi que cet amalgame est pour le moins malheureux !
Alors Monsieur le Maire, connaissant votre goût prononcé pour la négociation sur ce sujet du travail le dimanche, nous ne pouvons que nous réjouir que vous ayez enfin compris la subtilité de cette distinction entre code du tourisme et code du travail, puisque vous demandez aujourd’hui le classement de Nantes en « commune touristique » au sens du code du tourisme. Vous qui étiez si inquiets sur les vilaines intentions du gouvernement, nous sommes contents de vous voir aujourd’hui visiblement rassuré !
Cela sera sans doute également l’occasion de cesser votre double discours permanent, entre Nantes et Paris, sur des dispositifs que vous critiquez au plan national et que vous vous empressez de mettre en place au local.


Interventions de Laurence Garnier en Conseil Municipal
Vers un nouveau plan de circulation ?

Depuis quelques années la ville de Nantes entreprend de transformer le mode de circulation de son centre-ville, en le piétonnisant petit à petit.
C’est ainsi que les rues piétonnes Suffren, Grétry et Rameau ont été récemment inaugurées et que dans les années à venir, les voitures ne pourront bientôt plus circuler rue Crébillon, place Royale et cour Roosevelt.
Ces aménagements tout à fait positifs à la fois pour la qualité de vie et l’attractivité de notre centre-ville, ne sont pas cependant, sans poser la question de la place et du mode de circulation de l’automobile dans la ville.
En effet, ce mode de transport reste celui dont la part modale est la plus importante, notamment en raison du report encore faible sur les transports doux.
Cela est d’autant plus vrai le soir, où la grande majorité des déplacements vers le centre-ville se fait en voiture. Conséquence, le stationnement nocturne devient de plus en plus anarchique.
Compte tenu de la nouvelle organisation de la mobilité automobile dans le centre-ville de Nantes, envisagez-vous de revoir le circuit cœur et plus généralement l’ensemble du plan de circulation de la ville de Nantes ? Pourriez-vous nous dire vers quelles solutions vous vous orientez dans cet objectif ?
 alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:46
  
 
 
 
 

Pour redonner confiance en la justice, chacun doit dans son rôle assumer ses responsabilités !

par Philippe Boennec, jeudi 10 février 2011, 12:18

La disparition de Laetitia n’est pas un simple « fait divers ». C’est un drame de notre société. Il est du devoir de chacun des acteurs, de se poser la question des manquements qui ont conduit à la tragique disparition d’une jeune innocente.

 

Les magistrats grévistes concentrent leurs attaques sur le manque de moyens de la Justice en France, sans même attendre les résultats des différentes enquêtes d’inspection demandées par les Ministres de la Justice et de l’Intérieur.

 

Aucun Gouvernement n’a jamais consenti un si grand effort pour le budget de la Justice. Depuis 2007, ce budget a augmenté de 900 Millions d’euros, pour dépasser en 2011 le seuil jamais atteint de 7,1 Milliards. Pour 2011, cela correspond à 550 emplois nouveaux. Cette progression continue traduit la détermination du gouvernement à replacer la Justice au cœur de la société.

 

Les grévistes qui pointent le mauvais classement du budget français en Europe oublient de rappeler que cette situation à laquelle nous tentons de remédier est le fruit d’un long héritage. Depuis que la droite est au pouvoir, nous avons redressé la situation : le budget de la justice a augmenté de 40%.

 

Au-delà des moyens financiers, c’est bien la modernisation de la justice française qui est en marche, par la réforme de la carte judiciaire, par les lois concernant la récidive, la rétention de sûreté, la loi pénitentiaire, adoptées depuis 2007 et par les lois actuellement débattues au Parlement, concernant la garde à vue et l’introduction des jurys populaires. Ce mouvement de réformes que certains qualifient d’empilement, nous l’assumons, car l’immobilisme est le meilleur moyen de détourner les citoyens de la Justice.

 

L'Etat, garant de la sécurité et de la justice, doit protéger les citoyens face à ces criminels récidivistes.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:35
 
C’est la première fois en France qu’un enfant naît pour sauver son frère ou sa sœur.

La manipulation est simple, émouvante et transgressive. Elle a été utilisée de multiples fois ailleurs, tant en Europe qu’aux Etats Unis. Un enfant est malade, d’une maladie génétique, il est impossible de le guérir. La seule solution reste la « création » d’un enfant du couple, qui pourrait, grâce à ses cellules souches lui apporter la guérison.

Il s’agit en réalité d’une double manipulation : après avoir obtenu par fécondation in vitro plusieurs embryons, le « médecin » va sélectionner ceux qui n’ont pas le gêne muté, puis parmi eux, celui qui a une compatibilité immunologique avec son frère ou sa sœur. A sa naissance, le sang du cordon ombilical qui contient des cellules souches sera utilisé comme traitement.

Il y a 10 ans, l’annonce, par les États-Unis, du premier bébé médicament a troublé les médecins, les philosophes, les politiques. Était-ce bien raisonnable ? J’ai entendu certains d’entre eux prédire un drame psychologique pour le donneur : « Pourquoi ai-je été conçu ? Mes parents m’aiment-ils ? Vraiment ne préfèrent-ils pas mon frère ou ma sœur ? Ai-je une personnalité propre »…Balivernes !

Quant au receveur, les mêmes disaient la même chose… Puis la transgression a été acceptée, incorporée dans nos lois et nos mœurs.

Il s’agit c’est vrai d’un eugénisme particulier résultant de deux manipulations génétiques, instrumentalisant et la conception et la naissance. Ce geste doit être encadré, il n’est pas anodin. Il ouvre une nouvelle ère de l’humanité, issue de la science génétique. L’homme a acquis des pouvoirs quasiment illimités sur la vie.

Attention, la science n’a pas de morale, elle « est ».

Il serait stupide de la contester comme ce fut le cas dans une conception romantique, ténébreuse du Moyen-Age, voire même postérieure. Ce sont les sociétés par leurs lois qui rendent ses applications acceptables au nom de nos valeurs, c’est la base de l’éthique.

Mais une loi, aussi équilibrée soit elle, ne doit pas figer dans le marbre ni les interdictions, ni les autorisations. Elle doit pouvoir évoluer comme la science. Elle ne doit jamais perdre de vue le bien du genre humain. Servir l'Homme sans l'asservir, tel est le fondement de toute loi dans ce domaine.


Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Membre du Comité consultatif national d'éthique
 
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:13
André TRILLARD, Sénateur de Loire Atlantique, se réjouit du paiement d’aides en faveur des éleveurs.

 

En effet, Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, vient d’annoncer que le solde de la part nationale de la prime à la vache allaitante (PNSVA) a été versé aux éleveurs, le 2 février 2011.

 

Ces paiements atteignent près de 65 millions d’euros et vont concerner environ 88 000 éleveurs, soit plus de 95 % des dossiers. Ils constituent un apport de trésorerie important pour des exploitations qui traversent des difficultés.

 

Grâce à la mobilisation des services de l’État, les éleveurs ont pu être payés plus d’un mois avant la date habituelle de versement.

 

Par ailleurs, le solde de la prime communautaire au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA), d’un montant d’environ 200 millions d’euros sera exceptionnellement payé autour du 15 mars prochain, soit trois mois avant la date habituelle de versement.

 

André TRILLARD reste très attentif aux difficultés de l’élevage qui touche aussi la Loire Atlantique.

 

Il rappelle que ces paiements anticipés, qui constituent une aide financière majeure, démontrent la mobilisation du Gouvernement pour accompagner les producteurs.

 

 

Communiqué diffusé le 8 février 2011

Par André TRILLARD -
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:06

Par la force des choses, il en va de la dignité des Etats comme de celle des familles : au miroir de cette noble vertu, le mérite de chacun se mesure bien souvent à la capacité des uns comme des autres à conserver intacts les souvenirs insignes qui tissent le fil de leurs mémoires indélébiles. A l’aune de cette règle d’or, c’est peu dire que la France contemporaine se doit sincèrement de rendre des comptes à l’égard de ses générations passées, celles-là même qui ont su nous léguer tant de merveilles historiques aux quatre coins de l’hexagone.

Les finances de l’Etat français sont à ce point aux abois que les gouvernements qui se succèdent à sa tête en sont réduits, ces dernières années, à se séparer méthodiquement des joyaux historiques qui composent le patrimoine monumental de notre pays, pour assurer avec peine leurs difficiles fins de mois.

image

 

 

 

Une vingtaine d’édifices parisiens, dont dix hôtels particuliers du 7ème arrondissement, ont quitté de la sorte depuis 2005 le giron de l’Etat, toujours en catimini, pour le plus grand bonheur de magnats russes, de familles princières des Emirats du Golfe ou de riches fortunes d’Asie, à l’instar du majestueux l’hôtel de Montesquiou*, récemment cédé à un promoteur russe ou du célèbre Centre de conférences internationales – l’ancien hôtel Majectic – offert par le ministère des Affaires étrangères aux appétits hôteliers d’un fonds souverain Qatari.

 

Les bâtiments historiques occupés par les services publics de la justice, de la santé, de l’armée, ne sont pas épargnés par cette frénésie mercantile, institutionnalisée au plus haut sommet de l’Etat. Parmi maints exemples, le ministère de la Défense n’envisage-t-il pas, à Paris, de vendre sous peu trois casernes, deux hôtels particuliers, l’abbaye de Penthemont et l’ilot Saint-Germain, après avoir mis sur le marché, ces dernières années, nombre de ses casernes en province, de la fabuleuse citadelle Montlaur à Bonifacio au site militaire de Nantes qui abrite l’ancien couvent des visitandines, classé monument historique ? Le patrimoine hospitalier, aussi considérable, est mis autant à contribution : pour financer la réalisation de l’hôpital George Pompidou, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a dû mettre ainsi en vente les admirables bâtiments des hôpitaux parisiens Laennec, Boucicaut et Broussais ; l’hôpital royal de Versailles, conçu sous le règne de Louis XVI, est désormais tombé dans l’escarcelle d’un promoteur immobilier tandis que l’Hôtel-Dieu de Lyon, édifié aux XVII e et XVIII e siècles, va être reconverti en un hôtel Intercontinental 5 étoiles. Que craindre du sort qui sera réservé dès lors à l’Hôtel-Dieu de Paris, dont les nobles bâtiments historiques, situés à deux pas de la cathédrale Notre Dame, sont en passe d’être désaffectés ?

Avec la mise en vente de l’hôtel de la Marine, fin 2010, les pouvoirs publics récidivent, en franchissant toutefois un cap éminemment symbolique.

Depuis cette annonce, les passions se sont déchaînées, les pétitions et les lettres ouvertes, de toutes sortes, se sont multipliées tant et plus, tandis qu’une association écoutée, les Amis de l’hôtel de la Marine, fait flèche de tout bois avec, à sa tête, une figure éminente de la défense du patrimoine français, Olivier de Rohan, pour qui la cession projetée de ce trésor inestimable serait « la porte ouverte à la vente de tous (les châteaux), Fontainebleau, Compiègne, Chambord, le Mont Saint-Michel et pourquoi pas Versailles » (Le Monde, 19 janvier 2011). Le ban et l’arrière ban du monde politique et intellectuel n’ont pas hésité à monter au créneau pour s’opposer résolument au projet scélérat : Valéry Giscard d’Estaing, Edouard Balladur, Alain Juppé, Régis Debray, Pierre Nora, Alain Decaux, Jean-Noël Jeanneney, Jacques Le Goff, Mona Ozouf, Michel Winock… Le gouvernement encaisse les coups en silence, comme sonné par la résistance inattendue qui est partout opposée à sa funeste entreprise.

Car le site est tout sauf banal : édifié par l’architecte Ange Gabriel sous le règne de Louis XV pour y abriter le garde-meuble royal, classé monument historique depuis 1862, ce bâtiment exceptionnel conserve plus que jamais, aux abords de la place de la Concorde, le souvenir d’événements considérables qui ont jalonné la mémoire de notre pays ; l’état-major de la marine en occupe aujourd’hui les murs mais doit les quitter fin 2014, pour rejoindre ses nouveaux quartiers dans le 15ème arrondissement de Paris, sur le site du futur « Pentagone à la française ».

Partisan affiché du maintien de l’édifice dans le patrimoine de l’Etat, Valéry Giscard d’Estaing a été nommé par Nicolas Sarkozy, le 4 février 2011, à la tête d’une mission chargée de déterminer l’avenir de ce bâtiment historique ; dans le même temps, les opérations administratives liées à la rétrocession de ce bâtiment viennent d’être différées au 1er juin 2011. Le dossier est à ce point miné que beaucoup d’observateurs interprètent la nomination de l’ancien chef de l’Etat comme le signe avant-coureur d’une salutaire volte-face de l’Elysée, à un an des élections présidentielles…

Pour l’heure, la mobilisation semble donc avoir payé et le soutien massif et passionné de milliers d’anonymes et de personnalités de premier plan a permis de soustraire ce lieu emblématique, au moins momentanément, aux convoitises de nombreux opérateurs privés.

Pour autant, ce revirement bienvenu annonce-t-il un changement d’attitude radical des pouvoirs publics dans la gestion quotidienne des 1.750 monuments qui composent le patrimoine monumental de l’Etat, au bénéfice d’une conception qui serait davantage conforme à l’intérêt général du pays ?

Rien n’est moins sûr, à en juger par une proposition de loi, débattue au Sénat depuis le 26 janvier 2011, qui vise à encadrer les modalités de cession de ce patrimoine national, jusqu’à présent inaliénable, au profit des villes et des départements.

S’appuyant en ce domaine sur l’application douteuse du principe de précaution, Françoise Ferat (Marne – UC) et Jacques Legendre (Nord – UMP) assurent que les cessions projetées seraient autorisées à l’avenir, au cas par cas, en considération de la « dimension culturelle » du monument transféré, au seul jugement d’un Haut conseil du patrimoine qui serait chargé, par ailleurs, de dresser l’inventaire des bâtiments qui demeureraient inaliénables : autrement dit, ceux des bâtiments historiques – les plus nombreux – qui ne seraient pas compris dans cette liste seraient susceptibles de sortir à tout moment du périmètre protecteur de la propriété de l’Etat. En cas d’autorisation de cession d’un monument, le nouveau propriétaire se verrait imposer, assure-t-on, un cahier des charges contraignant, garantissant notamment l’accès des lieux au public.

Ces assurances sont loin de régler, tant s’en faut, les très nombreuses appréhensions que cette inquiétante initiative parlementaire ne manque pas de soulever : quelle sera la composition de ce haut conseil qui se voit attribuer des pouvoirs aussi exorbitants ? L’accès du public au monument transféré ne se limitera-t-il pas aux parties les moins prestigieuses du bâtiment ? Quelle sera la force contraignante de ce cahier des charges ? Quelles garanties seront apportées pour éviter une rétrocession à un opérateur privé dans l’hypothèse, en rien improbable, où la collectivité territoriale bénéficiaire ne serait plus en mesure d’entretenir le monument qui lui aurait été témérairement transféré ?

Un précédent devrait pourtant faire réfléchir les pouvoirs publics : chacun se souvient, en ce domaine, qu’une première tentative, directement initiée alors par le gouvernement, avait heureusement avorté grâce à la vigilance du Conseil constitutionnel qui avait ‘‘ retoqué ’’, fin 2010, un article de la loi de finances qui, subrepticement, autorisait l’Etat à transférer une partie de son patrimoine monumental aux collectivités territoriales.

Ces interrogations sont tout sauf illégitimes car, en matière de protection et de valorisation de son patrimoine monumental, la France traverse aujourd’hui une période de régression intense, sous l’effet aussi bien de la diminution avérée des crédits alloués au ministère de la Culture (La Tribune de l’Art, Le budget en trompe l’œil du ministère de la Culture, 2 octobre 2010) que de l’incontestable dérive marchande qui caractérise la politique de rentabilité budgétaire pratiquée aveuglement en matière culturelle sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Comme en écho à ce phénomène malthusien, unanimement dénoncé par l’ensemble des acteurs du monde de la culture, le tout récent Livre blanc sur l’état des musées en France ne dresse-t-il pas un constat accablant des initiatives contestables prises par certains des plus prestigieux musées français, qui se voient pareillement contraints à monnayer à prix fort la location de leurs collections d’œuvres d’art au bénéfice d’institutions étrangères, du musée d’Abou Dhabi à celui d’Atlanta, pour faire face à la diminution constante des dotations de fonctionnement et des crédits d’acquisition qui leur sont chichement alloués par l’Etat ?

Cette terrible emprise de l’argent sur le patrimoine culturel français est visible partout et le sera davantage à l’avenir dans nos musées, lesquels en sont réduits à présent, pour boucler péniblement leurs fins de mois, à farder leurs façades de gigantesques panneaux publicitaires, à l’exemple actuel du musée d’Orsay. Que dire des établissements prestigieux français condamnés à prendre des initiatives invraisemblables pour s’autofinancer, à l’instar de celui de Versailles qui projette d’ouvrir des hôtels dans le domaine du château, en attendant de concéder, « moyennant finances, l’utilisation de son nom pour la diffusion de montres et d’autres articles de luxe » (Le Monde 4 février 2011) ?

L’obsession de rentabilité l’emporte en permanence au point d’obliger nos établissements culturels à donner la priorité à l’«évènementiel », à de lucratives expositions temporaires, au détriment de la valorisation de leurs collections permanentes : comment expliquer la tenue récente dans la noble enceinte du château de Versailles des expositions sacrilèges de Jeff Koons ou de Murakami, autrement que par l’effet de cette pesante contrainte financière ?

Autre information significative : selon Le Canard enchaîné (12 janvier 2011), le ministère de la Culture serait hostile à la publication d’un rapport récent de la Cour des comptes qui stigmatiserait la dérive marchande des grands musées nationaux : insubordination, chiffres de fréquentations truqués, tarifications excessives, absence de politique de démocratisation, mécénats suspects…

Dans une talentueuse tribune (Le Monde, 2 octobre 2010), l’académicien Marc Fumaroli dénonçait récemment, avec force, le « business des biens culturels », cette logique libérale qui, au fond, conduit à assimiler irrésistiblement les collections publiques françaises à de vulgaires marchandises.

Discrètement soutenus par un gouvernement qui s’emploie, sur cette question comme sur beaucoup d’autres, à dissimuler ses intentions véritables, les sénateurs Ferat et Legendre se proposent donc, en cohérence, de donner aux pouvoirs publics ni plus ni moins que les coudées franches réglementaires qui permettront demain à ces derniers de se délester à bon compte des monuments les moins rentables appartenant à l’Etat. Chacun mesure ici les dangers d’une telle initiative législative, en apparence anodine : si elle devait entrer en vigueur, pareille proposition de loi conduirait à coup sûr à dépecer progressivement le patrimoine monumental de la France, patiemment édifié au fil des siècles.

Ce bien commun, propriété indivise de tous les Français, nul ne peut se sentir autoriser à en déposséder la France, pas plus qu’à porter atteinte à son intégrité, fut-ce partiellement. La réussite de la mobilisation des Français pour la sauvegarde de l’hôtel de la Marine est réconfortante et atteste en vérité de la volonté de nos compatriotes de ne pas s’en laisser compter lorsque, fondamentalement, la mémoire de la France est en jeu.

Forts de cet heureux précédent, les Français sont donc appelés, une fois de plus, à faire preuve d’un égal esprit de résistance, en exprimant aussi puissamment leur commune indignation, pour mieux s’opposer à une offensive gouvernementale qui œuvre sournoisement à la neutralisation de la règle intangible de l’inaliénabilité du patrimoine monumental de l’Etat, dans le dessein inavoué de dissoudre en définitive l’identité historique de la France.

 Source : gaullisme.fr

 

Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 09:53
Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
Vacances des ministres: Sarkozy comprend que "cela peut choquer"

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi soir sur TF1 "comprendre" que les vacances de François Fillon en Egypte et de Michèle Alliot-Marie en Tunisie "puissent choquer" même si "pas un centime d'argent public n'a été détourné" à ces deux occasions.

Photographe : Philippe Wojazer :: Capture d'écran de 'Paroles de Français', avec Nicolas Sarkozy, sur TF1 le 10 février 2011 photo : Philippe Wojazer, AFP

S'exprimant dans l'émission "Paroles de Français", il a estimé que "ce n'était pas la meilleure idée d'aller en Tunisie" au sujet des vacances de Noël de Michèle Alliot-Marie, mais qu'il ne "pensait pas" en revanche que le séjour de François Fillon en Egypte fût "une faute".

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour la présence de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels et a annoncé que la réforme initialement prévue pour la fin de l'année serait mise en place "avant l'été".

"Avant l'été, vous les Français vous serez appelés une semaine par an par tirage au sort sur les listes électorales à siéger vous-mêmes pendant une semaine dans le tribunal correctionnel de votre département", a déclaré le chef de l'Etat, qui était interrogé par une pharmacienne victime de quatre cambriolages.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs demandé au garde des Sceaux, Michel Mercier, d'engager dès vendredi une "consultation très ouverte" sur le "malaise" des magistrats qui ont manifesté dans toute la France leur colère après leur mise en cause par le chef de l'Etat dans l'affaire Laetitia.

Le chef de l'Etat a indiqué qu'il y aurait de nouvelles mesures "avant l'été" concernant la délinquance des mineurs, un domaine dans lequel il a admis n'avoir "pas réussi". Il n'a pas précisé la nature de ces mesures.

Le chef de l'Etat a aussi annoncé sa décision "de rajouter au budget du ministre de l'Emploi un demi-milliard d'euros" cette année, notamment pour mieux aider les chômeurs de longue durée.

"Cet argent va nous permettre de faire recevoir (ndlr: par Pôle emploi) dans les trois mois tous les chômeurs de longue durée et de proposer à tous les chômeurs de longue durée soit une formation qualifiante, soit un emploi pour ne pas les laisser chez eux", "s'éloigner du marché" du travail, a expliqué le chef de l'Etat.

Il a précisé que ce demi-milliard pourrait être débloqué grâce des économies réalisées "sur l'ensemble des autres ministères".

Il a annoncé la création "cet été" d'une cinquième branche de la protection sociale sur la dépendance, au côté de la maladie, de la retraite, des accidents du travail et de la famille.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 09:39
Inauguration Ecole Maisdon sur Sèvre 05-02-11

 

Le restaurant scolaire a été inauguré samedi 5 février en présence de nombreux Maisdonnais et d'élus, notamment Serge Poignant, député, André Trillard, sénateur et Bernard Deniaud, conseiller général.

 

Le projet, lancé début 2008, portait sur la rénovation et la mise aux normes de la cuisine existante, ainsi que sur une extension du restaurant scolaire pour un coût de 850 000 €. Après trois mois d'étude et de concertation, changement de cap. La progression des effectifs (350 rationnaires) et le coût engendré pour un résultat mitigé incitent les élus à opter pour la construction d'un nouveau restaurant scolaire. Le projet est confié au cabinet d'architecte Nova-Bat. Le chantier est installé en novembre 2009, pour un restaurant opérationnel depuis le 3 janvier 2011.

 

Le montant des travaux s'élève à 1 416 850 € TTC. Subventions obtenues : 114 360 € du conseil général, et 723 000 € de dotation d'État. Cet investissement, lourd, demande un emprunt de 700 000€.

 

16 personnes participent à la bonne marche du restaurant. La cuisine, autonome et traditionnelle, est gérée par du personnel communal. Les primaires apprécient la formule « self ». « On est passé à une activité de travail beaucoup plus intéressante, ça change du tout au tout », confirme Cédric Menuet, chef cuisinier

 

Par André TRILLARD
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:48

 

Conseil Régional des Pays de la Loire

Session du 27-28 janvier 2011

Débat général du budget 2011

Intervention de François PINTE

 

 

 

Je ne vais pas revenir en détail sur les aspects budgétaires d’usage pour une opposition à l’occasion de l’examen d’un budget, d’autant que tout a été dit avec l’intelligence qui le caractérise par Monsieur Christophe BECHU en terme financier. Il a également parfaitement souligné les inquiétudes légitimes que nous pouvons avoir et qui doivent nous amener à avoir un peu plus de regard critique sur votre gestion.

 

L’autosatisfaction permanente dont vous faite preuve depuis 2004 ne doit pas vous aveugler sur les conséquences de certains de vos choix et ne doit pas vous empêcher de faire preuve parfois, d’un peu d’autocritique et de remise en cause.

 

C’est notre rôle d’opposition constructive que de tenter de vous y conduire :

 

-         Oui, il est possible de taxer moins fortement les Ligériens au travers de la Tipp parce que nous savons que c’est les Ligériens les plus modestes qui en font d’abord les frais.

-         Oui, beaucoup serait à dire sur la qualité de l’investissement. Il ne suffit  pas de faire croire que l’investissement augmente lorsqu’on y intègre toute la communication sur la construction d’un lycée par exemple.

-         Peut-on parler de bonne gestion lorsqu’on constate près de 7 années de crédit de programme en CP (5 seraient bien le maximum pour une gestion sérieuse)

C’est par ailleurs le ratio de réalisation annuel dont nous avons besoin pour analyser votre gestion et non des années passées, afin de pouvoir parler de notion de juste temps pour évaluer le juste coût

-         Enfin, autre piste d’amélioration possible, une étude systématique  et rigoureuse des bilans de tous les organismes qui reçoivent des subventions de la Région des Pays de la Loire… C’est dans cet esprit que je vous propose de créer une commission d’évaluation

Je pense que vous ne vous y opposerez pas puisque c’est le principe que vous appliquez actuellement aux lycées et que je soutiens pour ma part

Je suis certain que ce travail de transparence nous permettra de constater que beaucoup de subventions sont inutiles au regard de la trésorerie de certains bénéficiaires.

Une mission d’information, c’est un droit, dès lors qu’1/6 des membres de l’assemblée le demande. C’est la 1ère proposition de mon intervention

 

Je l’ai dit en introduction, je ne vais pas m’arrêter aux chiffres parce que nous sommes dans une bataille de chiffres, qui si elle n’est pas inutile, elle est en revanche incompréhensible pour nos concitoyens et vous en jouez d’ailleurs, quitte à en abuser régulièrement.

Mais je voudrais encore dire un mot sur la réforme de la taxe professionnelle que vous avez fortement critiqué pour vous rappeler tout de même, que cette réforme respecte les entreprises qui se voyaient systématiquement taxées par le passé, même si leur situation économique était mauvaise.

Ce n’est plus le cas maintenant et ce n’est que bon sens ; bon sens auquel vous devriez souscrire au lieu de toujours vous placer en comptable de ce qui vous serait dû et de penser que des recettes seraient comparables à des avantages acquis…

En effet, derrière ces recettes, il y a des entreprises, des salariés, une vie économique, que vous ne pouvez ignorer. On ne peut pas à la fois souhaiter éviter les délocalisations industrielles pour le maintien de nos emplois et s’opposer à cette mesure qui disons-le, est arrivée au meilleur moment possible.

En somme, une bonne gestion, c’est aussi d’intégrer une part de recette fluctuante en fonction des bonnes ou mauvaises années économiques. Et ce qui est vrai pour la Région, l’est aussi pour le département ou la commune.

Laurent DEJOIE rappelait très justement lors d’une session de la communauté urbaine de NANTES, que l’on peut gager des dépenses par des recettes fluctuantes.

 

Enfin, pour terminer ce propos sur la gestion, je souhaite réaffirmer que l’Etat ne s’est pas désengagé contrairement à ce que vous aviez prédis.

Et c’est une bonne, et non une mauvaise nouvelle que de savoir que l’Etat gèle ses dépenses compte tenu de la situation de ses finances.

 

Placer le débat sur le gel des dotations financières de l’Etat est bien une posture idéologique alors que c’est une mesure de bon sens. Vous agiriez de même si vous étiez aux responsabilités nationales.

 

Je souhaite maintenant donner quelques éléments d’appréciation sur ce budget et y apporter quelques propositions.

 

Le plus gros budget étant celui de l’enseignement, je propose qu’un comité de priorités soit mis en place. L’idéologie ne doit pas primer sur des choix qui ont tant de conséquences financières.

 

Seul l’intérêt du plus grand nombre de lycéens bénéficières devrait prévaloir à nos choix.

Si une telle commission avait été crée le choix de BEAUPREAU n’aurait jamais été prioritaire par rapport à d’autres projets.

 

Vous êtes encore dans l’idéologie avec ce projet et il est encore temps de le suspendre.

Vous nous avez parlé de propositions ; mettons en place cette commission des priorités avec des critères objectifs et discutables, c’est ma deuxième proposition.

 

Concernant la formation, la remise en cause de nos politiques doit être de mise lorsqu’on lit sur le portail Formation Ouest sous la plume de Monsieur Jean-Yves l’ANTON que 60% des gens qui ont participé à des actions de formations conventionnées se retrouvent toujours sans emploi 6 mois après. Or les sommes consacrées à la formation sont importantes, 130 millions d’euros à la formation pour la Région, auxquels il faut ajouter 30 millions d’euros pour Pôle Emploi.

 

Le CESR a également présenté un diagnostic de la formation dans les Pays de la Loire qu’elle a intitulé « Formation dans les Pays de la Loire, de gros progrès à faire » : seulement un salarié sur 4 bénéficie d’une formation d’une durée de 28 heures contre 62 heures en 1974. La formation profite plus aux hommes qu’aux femmes, et elle profite plus aux salariés les plus qualifiés.

 

Dans ce budget primitif, il n’y a qu’une seule réelle nouveauté : le Plan de Continuité Professionnelle Régional. Les autres initiatives sont des ajustements de règlement dans les politiques déjà existantes ou des modifications à la marge… et pour les autres, ce sont des reconductions de politiques publiques dont nous avions déjà la trame dans les budgets précédents.

 

Je soutiens les formations qualifiantes comme axe prioritaire d’une politique de formation régionale mais je crois nécessaire en période de relance de contribuer au financement de toute formation permettant un emploi ou une reprise même si celui-ci est temporaire.

Que constatons nous, que 85% des créations d’emploi l’on été grâce à l’intérim en 2010. Et si j’en parle c’est que nous sommes la 3ème région de France en volume d’intérimaires et que le travail en intérim a augmenté de plus de 37,2 % sur un an dans notre région.

 

Certains peuvent le regretter mais c’est la réalité, et personne ne peut l’ignorer, car l’ignorer c’est être en décalage dans l’efficacité qu’une action d’accompagnement peut apporter.

Le président du secours catholique avait pointé dans une récente interview que les deux handicaps principaux du retour à l’emploi étaient la mobilité et le logement.

 

La Région doit pouvoir donc faire plus en termes d’aide à la mobilité.

L’aide déjà existante de prise en charge d’une partie des dépenses de transport (TER, bus…) ou du permis de conduire, facteurs de mobilité, pourrait être complétée par des systèmes de prise en charge d’une partie d’une location de voiture, ou encore la prise en charge plafonnée d’une partie des frais de garde d’enfants afin de permettre à certains d’accéder à des offres d’emploi dont ils sont exclus.

 

La Région pourrait expérimenter ces approches déjà mises en place par le Fond d’Action Social du Travail Temporaire (FASTT). C’est ma troisième proposition.

 

Voilà pourquoi aussi, des aides au financement de formations courtes me semblent justifiées et nécessaires, particulièrement en cette période de relance économique.

C’est ma quatrième proposition.

 

Il est par ailleurs indispensable de revoir notre convention avec Pôle Emploi pour l’attribution de nos aides et remettre immédiatement en place une commission de rattrapage composée d’élus de tous bords pour redonner du bon sens et de l’humain à ce dispositif.

La formation est indispensable pour le retour à l’emploi, nous en sommes tous conscients, ne bridons pas un moteur indispensable à la baisse du chômage dans notre Région.

C’est ma cinquième proposition.

 

Concernant l’apprentissage : - 8% !

Ce chiffre est incompréhensible dans la situation que nous traversons et Géraldine DELORME vient de développer avec beaucoup de solennité ce point qui nous inquiète.

Vous nous avez parlé de la nécessité d’une rencontre entre un apprenti et un chef d’entreprise. Mais il est évident que vous ne la favorisez pas en retirant la somme de 1000 € accordée jusqu’ici pour aider les chefs d’entreprise qui accueillent ces apprentis.

Revenez sur ce point.

 

Concernant le Plan de Relance Régional :

Vous faites à l’occasion de cette session un bilan que nous réclamions depuis l’automne.

Très bien.

Beaucoup de synergies ont été mises en place à cette occasion entre la Région, l’Etat et le monde économique. Globalement les choses ont bien fonctionné même si nous avions regretté un manque de réactivité à l’allumage.

Dans ce domaine, les entrepreneurs sont ceux qui créent les projets et donc les emplois. Vous avez la volonté de faire plus, nous ne pouvons que vous encourager, mais nous constatons que les effets d’annonces ne se traduisent pas toujours dans les faits.

 

 

Concernant enfin les infrastructures, si je me réjouis que les crédits accordées aux infrastructures ferroviaires soient en forte hausse, je regrette que ceux pour les infrastructures routières disparaissent totalement à l’occasion de ce budget, car c’est ignorer la situation difficile de nombreux ligériens.

Certains grands travaux de liaisons interdépartementales étaient encore nécessaires et la Région pouvait contribuer à cette forme de solidarité ligérienne.

N’oublions pas non plus que l’on consomme moins sur de bonnes routes et qu’elles génèrent moins d’accidents.

 

Face à l’idéologie, à la centralisation des décisions, et à une égalité de façade, le pragmatisme, la réactivité, l’équité sont nos réponses.

 

Alors, face à une opposition constructive, nous espérons que vous vous conduirez à l’occasion de ce nouveau budget en majorité également constructive en acceptant nos propositions.

 

Francois PINTE - Publié dans : conseil régional

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 08:59
André TRILLARD, Sénateur de Loire Atlantique, rappelle son attachement au carnaval de Nantes, véritable manifestation culturelle constitutive du patrimoine Nantais, et plus largement du département de Loire Atlantique. Cette manifestation populaire attire en effet des 4 coins du Département.

 

Pour André TRILLARD, alors que les difficultés financières du Comité des fêtes ne sont pas nouvelles, la Mairie de Nantes s’en inquiétant depuis 2007, il est urgent qu’une solution soit apportée pour sauver le Carnaval 2011 et assurer sa pérennité.

 

Alors que la culture reste un domaine pour lequel chaque collectivité à la possibilité d’intervenir, André TRILLARD rappelle que le « Jeu à la Loire Atlantique » passe par la solidarité et ne doit pas être limité au football.

 

À ce titre, le Département devrait s’unir à la Ville de Nantes pour trouver rapidement une solution dans le respect de tous les bénévoles qui font le carnaval.

 

Par ailleurs, il souhaite que les Carnavaliers soient entendus et que le Maire de Nantes leur permette d’être majoritaires dans la future structure qui verra le jour.

 

Le Carnaval de Nantes est une institution qui ne doit en aucun cas disparaître.

 

Communiqué diffusé le 8 février 2011

 

 

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