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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 18:10

Selon un article publié sur le site le Monde.fr  …. «  La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui devait se tenir à Berlin, lundi 7 juin en début de soirée, a été annulée en dernière minute vers 15 h 30, après un appel téléphonique de la chancelière allemande. M. Sarkozy n'avait pas encore quitté l'Élysée. Cette décision a été prise par Mme Merkel pour des raisons d'emploi du temps.

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:36

Click here to find out more!Nicolas SARKOSY Président adulé, contesté, critiqué, mais toujours déterminé et heureusement pour faire avancer la machine Européenne qui à bien besoin de lui. Face à lui l' Allemagne d'Angela Merkel, un modèle de discipline, solide comme un rock au milieu de la crise, elle métrise pas trop mal ces déficits, se ballade avec un excédent commercial insupportable pour ses voisins, il faut dire que l'Allemagne s'applique une régueur économique depuis plus de 10 ans, qu'aucun autre pays n'a pu s'appliquer,et surtout pas nous,ayant inscrit dans ces constitutions l'obligation pour son Chancelier de réduire les déficits de l'Etat, bref le pays fort de notre zone Euro.

L' enjeu pour la France et les autres pays de l'Euro est de créer un gouvernement économique Européen, l'Allemagne y est réticente, mais devant la pugnacité de Nicolas Sarkosy, Angela Merkel commence a accepter l'idée bien sur c'est loin d'etre décidé mais en meme temps urgent pour la France, comment établir la gouvernance? Je pense qu'elle devrait etre sous la gouvernance de l'Allemagne et de la France conjointement.     

vers un gouvernement économique de la zone Euro, c'est etre mieux armé devant la crise mondiale, la possibilité de prendre des décisions rapides, d'avoir une banque Européenne qui soit vraiment une banque, pas juste une machine à lutter contre l'inflation, c'est le retour à la confiance,  donc à la croissance, c'est enfin la naissance de l'Europe.

                                                                                                                                                            Alain GOUHIER

 12:56 Le Point.fr

RENCONTRE PARIS-BERLIN

Copieux dîner pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur fond de crise européenne

Nicolas Sarkozy dine lundi soir à Berlin avec la chancelière allemande pour évoquer la crise de l'euro et la gouvernance européenne

À l'approche d'un sommet européen, puis des réunions des G8 et G20 au Canada, Angela Merkel recevait, lundi, à Berlin Nicolas Sarkozy pour remettre de l'huile dans les rouages du couple franco-allemand, sérieusement grippés par la crise grecque et celle de l'euro.

C'est devenu un classique de la diplomatie franco-allemande. Avant chaque grand rendez-vous international, la chancelière et le président se retrouvent pour "caler" leurs positions. À dix jours du Conseil européen de Bruxelles, leur dîner berlinois s'annonce copieux, lourd même. Depuis trois mois, les accrochages se sont multipliés de part et d'autre du Rhin autour de la gouvernance économique de l'Europe et des réticences de Berlin à voler au secours de la Grèce.

La ministre française de l'Économie Christine Lagarde a multiplié les coups de griffe publics contre l'Allemagne, dénonçant pêle-mêle son excédent commercial insupportable pour ses voisins de la zone euro ou sa décision d'interdire certaines ventes à découvert d'obligations d'État. À demi-mot, la France reproche aussi à sa voisine d'avoir retardé le plan de sauvetage de la zone euro. "En janvier, ça nous aurait coûté 15 milliards, aujourd'hui, 750 milliards", s'est-on agacé à Paris. C'est dans ce climat houleux qu'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy vont tenter d'accorder leurs violons sur la coordination des politiques économiques européennes, alors que le président de l'Union européenne (UE) Herman Van Rompuy doit présenter le même jour ses premières propositions sur ce thème.

La culture de la stabilité à l'allemande

Ce dossier a longtemps empoisonné les relations entre les deux pays, Berlin refusant de sacrifier son orthodoxie budgétaire sur l'autel de l'Europe. Le mois dernier, la chancelière allemande, qui conclut un séminaire de deux jours de son gouvernement sur les coupes budgétaires à venir pour réduire les déficits , appelait encore l'Europe à adopter "une nouvelle culture de la stabilité" sur le modèle allemand qui a, selon elle, "plus que fait ses preuves".

Partisan ardent et de longue date d'un "gouvernement économique de l'Europe", le président français est déterminé à avancer. Mais, contrairement au passé, sans heurter de front sa partenaire. Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy s'est abstenu d'étaler au grand jour ses divergences avec Angela Merkel, pour ne pas la gêner sur son front politique intérieur ou alimenter la spéculation contre l'euro. "Il ne peut pas y avoir de désaccords entre l'Allemagne et la France sur des sujets de cette importance", a-t-il argumenté en mai.

L'Euro à 27

Sur un mode très optimiste, Paris assure que Berlin, qui insistait jusque-là plutôt sur une coordination au niveau de l'UE, n'est plus hostile à un gouvernement économique de la zone euro. "Tout le monde est d'accord sur la nécessité de la coordination et personne ne conteste plus que ce pilotage doive se faire au niveau des chefs d'État et de gouvernement", estime-t-on à la présidence française. "Ce n'est pas soit les 27, soit les 16, le renforcement de la gouvernance passe par les deux. Tout l'enjeu est de trouver le juste équilibre". La France défend l'idée de réunions régulières des chefs d'État et de gouvernement de l'Eurogroupe et même de créer un "secrétariat" des seize. "Mais le débat reste ouvert à ce stade", assure l'Élysée.

Même si le dîner de lundi soir ne devrait pas accoucher "à ce stade" de propositions franco-allemandes sur la gouvernance, dit-on à Paris et Berlin, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy devraient en profiter pour afficher leurs convergences à la veille du sommet de Bruxelles. "Le moteur franco-allemand fonctionne", veut croire l'Élysée, "depuis trois ans, il a été présent à tous les rendez-vous".

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:30

Publié le 07/06/2010 à 07:50 Le Point.fr

ALLEMAGNE

Angela Merkel s'attelle à la réduction des dépenses publiques

AFP

Angela Merkel s'attelle à la réduction des dépenses publiques

©MICHAEL KAPPELER / AFP

La chancelière allemande Angela Merkel a mis l'accent dimanche sur la réduction des dépenses publiques pour assainir les finances de la première économie européenne affectées par la crise mondiale.

"Il est question de mettre l'accent sur le front des dépenses", a prévenu la responsable conservatrice avant de réunir son gouvernement pour décider des mesures concrètes à prendre pour assainir les finances publiques allemandes. Angela Merkel, à la tête d'une coalition de centre-droit, a laissé entendre que les domaines de la formation et de la recherche, considérés comme des "points capitaux" qu'il faut "bien développer", seraient exemptés de coupes budgétaires. "Il est indispensable que les investissements dirigés vers l'avenir gagnent en importance et que les instruments de politique sociale soient organisés plus efficacement", a-t-elle souligné face au défi du vieillissement de la population.

La chancelière a éludé la question d'éventuelles hausses d'impôts réclamées dans son propre camp chrétien-démocrate et rejetées par le parti libéral, partenaire des conservateurs dans le gouvernement. "Le temps est à l'économie" pour "discipliner les dépenses de l'Etat", a confirmé le ministre libéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle. "On ne peut pas consolider un budget toujours par de nouvelles entrées d'argent mais à travers des réductions de dépenses", a-t-il dit. "Nous rectifions à temps le cours des évolutions néfastes" pour "donner de bonnes impulsions à notre pays", a résumé de son côté le ministre conservateur des Finances Wolfgang Schäuble. Selon le magazine Der Spiegel , le gouvernement veut supprimer 15.000 postes dans l'administration fédérale d'ici à 2014 pour économiser "à partir de l'an prochain 800 millions d'euros" dans les dépenses administratives.

Au menu, rigueur et gouvernance européenne

Le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle voyait de son côté dans la presse allemande des "marges de manoeuvre" pour réduire les aides financières à l'agence fédérale pour l'emploi et réaliser des coupes dans le budget de son propre ministère. Il propose de diminuer notamment les subventions à l'industrie houillère et au secteur économique régional. Le gouvernement allemand se réunissait dimanche après-midi pour préparer ce qui s'annonce comme le plus rigoureux budget de l'après-guerre. Au menu : le budget 2011 et le cadre des finances publiques jusqu'en 2014.

Angela Merkel, qui se trouve dans une position inconfortable après la récente démission surprise du président Horst Köhler et un camouflet électoral régional en mai, a indiqué que "le concept" serait présenté à la fin de la réunion qui s'achève lundi. L'Allemagne, qui prône l'orthodoxie budgétaire, s'est contrainte à réduire dès 2011 son déficit structurel de 10 milliards d'euros par an, et ce, jusqu'en 2016. Les déficits nationaux pourraient bien être au menu lundi entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. En visite à Berlin, Nicolas Sarkozy s'efforcera aussi d'approfondir avec la chancelière allemande les modalités d'une double gouvernance économique, au niveau à la fois de l'Union européenne et de la zone euro.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 22:46

 

L’Euro 2016 en France, mais pas à Nantes

 

                                                       par Alain GOUHIER

Féliicitons-nous de la désignation par l’UEFA dFrance comme pays organisateur de l’Euro 2016. Après les Coupes du monde 1938 et 1998 et les Championnats d'Europe 1960 et 1984, la France organisera une cinquième grande compétition de football.
Je regrette en revanche, suite à la décision du maire de Nantes de renoncer à porter la candidature de la ville, que notre région soit la grande oubliée de cet EURO.

Dans cette période de crise internationale, toutes les régions se sont mobilisées, pour bénéficier de l’engouement que peut créer un événement comme l’EURO, et les retombées (investissements, infrastructures, enjeux économiques, notoriété, ouverture sur l’Europe), c’est important en ces temps difficile! D’ailleurs les grandes villes de France ne s’y sont pas trompées,  Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Strasbourg,  Bordeaux, Lille, St Etienne, Nancy, Lens. Et oui sauf  Nantes, avec toutes les conséquences qui en découleront.

A l’avenir, Nantes sera privée de toute compétition internationale, ayant pris un retard irrémédiable face aux autres villes de France dont les stades seront refaits à neuf.

La politique, n’en déplaise au maire de Nantes, c’est effectivement faire des choix, mais c’est aussi avoir une vision de l’avenir.
Une fois encore, cette situation prouve que la dimension européenne que l’on veut prêter à la ville de Nantes n’est que communication.
C’est un dur retour à la réalité. Mais le maire de Nantes n’a fait part d’aucune détermination dans la défense des intérêts de la ville, à l’instar de l’absence de candidature lors de la désignation de la capitale européenne de la culture 2013.

L’euro 2016 aura lieu en France, nous savons tous ce que NANTES représente dans le Football Français ! Il est tout de même incroyable que la 6ème ville de France n’accueille pas cette compétition! Grâce à son maire, c’est chose faite. A vous de juger!

Pour autant, M. le Maire dans une interview, se félicitait de la réussite du sport Nantais en général, et de déclarer, devant le montant global important des subventions accordées aux associations sportives Nantaise, qu’il envisageait de solliciter Nantes Métropole pour subventionner ces dernières.

Vous n’aurez donc pas l’EURO en 2016 mais fort probablement une participation aux subventions sportives Nantaise dans vos Impôts Fonciers bien avant, merci M. le Maire socialiste de Nantes.

 

 

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:14

 

Sophie Jozan et les élus du groupe Ensemble pour Nantes dénoncent fermement la nouvelle campagne de communication menée par la région des Pays de la Loire.



Les poubelles symboles d’une campagne de caniveau (Sophie Jozan interrgoée sur France 3)
Retrouvez l'interview de Sophie Jozan sur France 3 en cliquant sur reportage (début du reportage à 2 min 27 et de l'interview de Sophie Jozan à 3 min 40).

54.000 euros pour une campagne qui sort du champ républicain. On a vu récemment à Nantes, le Maire, Jean-Marc Ayrault se conduire comme un cowboy dans le domaine de la politique culturelle (verrouillage scandaleux autour de Jean Blaise). Aujourd’hui, le Président de région se conduit comme un voyou : il considère que les projets de la région sont mis à la poubelle par le Gouvernement. Les élus du groupe de Sophie Jozan lui répondent qu’il s’agit là d’une campagne de caniveau

Quant aux dépenses publiques, la Région n’a pas à donner de leçons.
Aujourd’hui, les excès de la majorité locale trahissent la mégalomanie des potentats locaux qui emportés par leur folie des grandeurs perdent la raison.

Tous ces agissements augurent d’un climat détestable en prévision des élections présidentielles.

Ceux qui se disaient l’esprit grand ouvert se montrent plus que jamais fermés et violement sectaires. L’opposition saura répondre à ces agissements en dénonçant le clientélisme, les emplois protégés pour les adhérents, les faveurs attribués aux militants dans les quartiers, les dépenses inconsidérées. Elle considère que le Président de la région a commis une grave faute politique et qu’il est sorti en dehors du champ du débat démocratique.


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:47

  • par Guillaume Guichard
    01/06/2010 | Mise à jour : 09:25
    Le ministère des Finances.
    Le ministère des Finances. Crédits photo : Le Figaro

    Certes, la France a mieux résisté à la crise que ses partenaires de la zone euro. Mais elle n'a jamais su redresser ses finances publiques jusqu'à aujourd'hui, regrettent les agences.

    Les agences de notation exercent une très grande influence sur la politique économique de Bercy. François Baroin, le ministre du Budget, l'a reconnu lui-même dimanche. Mais que pensent Standard & Poor's, Moody's et Fitch de la situation de la France? Seront-elles enclines à lui laisser, ces prochains mois, le privilège de son «triple A», la meilleure note possible, attribuée à bien peu de pays?

    Tout dépend, justement, des futures décisions du gouvernement. La France a moins souffert de la crise que les autres pays de la zone euro, saluent les agences. L'Etat a amorti la crise avec plan de relance et aides sociales. Le prix à payer: un déficit public élevé (7,5%), qu'il faut maintenant réduire, au risque de faire exploser le niveau déjà élevé de la dette publique.

    «De tels déséquilibres nécessitent un redressement conséquent des finances publiques, surtout du côté des dépenses», préconisent les analystes de l'agence Standard & Poor's dans leur dernier rapport sur la France datant de juillet 2009. Selon eux, la dette publique devrait représenter 90% du produit intérieur brut en 2011, contre 78% aujourd'hui.

    Le gouvernement a déjà annoncé un gel des finances publiques fin mai, alors que les dépenses de la sécurité sociale devraient continuer à augmenter, écrit en substance Moody's dans son rapport de mars, «ce qui devrait entraîner une hausse de 1% par an des dépenses totales». Un objectif «pas particulièrement ambitieux», estime l'agence, mais qui toutefois «devrait se révéler difficile à tenir, vu les efforts infructueux de maîtrise des dépenses par le passé».

     

    «Haut niveau de taxation»

     

    Les agences de notation ne semblent pas porter la plus grande confiance en la France, ce pays doté de deux faiblesses, «le haut niveau de taxation, qui rend difficile de futures hausses d'impôts [en vue de réduire le déficit, NDLR] et la rigidité des dépenses», relève toujours Moody's. Une méfiance renforcée par l'échéance présidentielle de 2012, qui pourrait entraîner «des dépenses potentielles», estime Standard & Poor's.

    L'agence Fitch salue toutefois «l'intensification du dialogue social sur les finances publiques comme un pas important vers la résorption du large déficit public», dans un commentaire publié le 28 mai. Elle applaudit également «le changement d'attitude du gouvernement qui a compris l'importance et l'urgence du redressement budgétaire».

    Le temps presse-t-il? A court terme, «le triple A de la France n'est pas en danger», écrit Moody's, souvent la dernière des trois agences à revoir à la baisse sa notation. Reste que la distance séparant le pays d'une dégradation de la note se réduit «inexorablement», prévient-elle. Au rythme du creusement de la dette.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 20:03

François Fillon rappelle la détermination du gouvernement à conduire la réforme des retraites lors d'un échange avec la presse le vendredi 28 mai 2010.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 10:11
La SNCF affirme aux cheminots qu'ils ne seront pas concernés avant longtemps
Dans un document interne, la direction fait valoir que la réforme de 2007 doit d'abord être menée complètement à son terme.

Le sujet est ultrasensible. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement avance à pas comptés sur le sort des régimes spéciaux (RATP, SNCF, EDF, GDF, etc.) dans la réforme. Le document d'orientation dévoilé mi-mai indique qu'en ce qui les concerne, les « évolutions s'appliqueront dans le respect du calendrier de mise en oeuvre de la réforme de 2007 ». Les mots ont été pesés au trébuchet, après de longues discussions au sein du gouvernement et avec les entreprises concernées.

En clair, les salariés de la RATP et de la SNCF ne doivent pas s'attendre à être en première ligne dans la réforme à venir. C'est d'ailleurs le message que fait passer la direction de la SNCF à ses agents, afin de prévenir tout risque d'incendie (une simple phrase dans un discours d'Alain Juppé avait suffi à embraser la situation en 1995). Dans un message interne diffusé à tous les salariés la semaine dernière, dont « Les Echos » ont obtenu copie, il est indiqué que la réforme « n'affectera pas, dans l'immédiat, les régimes spéciaux ». Ces derniers doivent d'abord aller au bout des mesures décidées en 2007, qui prévoient notamment le passage progressif d'une durée de cotisation de 37,5 à 41 ans et l'instauration d'un système de décote. Tout ceci ne devrait être achevé qu'à l'horizon 2018, souligne la SNCF.

« Technique d'enfumage »

D'ici là, « il n'y aura ni modification de la réforme en cours du régime spécial, ni accélération de son calendrier. La réforme actuelle suivra donc son cours jusqu'à son terme », insiste le document. Une façon de dire que les cheminots devraient être tranquilles pour de nombreuses années en cas de relèvement de l'âge légal pour les autres salariés, même si, sur le principe, l'exécutif estime qu'ils devront être concernés à terme.

Cette volonté d'apaisement - alors que la réforme de 2007 n'a toujours pas été digérée par les syndicats -semble produire ses effets. La mobilisation s'annonce mesurée chez les cheminots (lire ci-dessus). « La grève d'avril a laissé des traces », estime un syndicaliste. Le mouvement lancé par la CGT avait mobilisé pendant quinze jours environ 25 % des conducteurs, généralement en première ligne en cas de grève. « Pour eux, cela signifie 1.200 à 1.500 euros en moins sur la fiche de paye, alors que ça n'a débouché sur rien de concret », regrette un responsable qui n'a pas pris part au mouvement. Difficile d'embrayer sur un autre mouvement, d'autant que les cheminots ne sont pas les premiers visés. Ce constat est réfuté par Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminot : « Tout ça, ce sont des techniques d'enfumage. La réforme de 2003 a été la base de celle de 2007, celle à venir nous concernera donc forcément d'une façon ou d'une autre. »

Sur le même sujet
Faible mobilisation à la RATP

A la RATP, la prudence gouvernementale a également apaisé les esprits. Seule la CGT a appelé à la mobilisation, les autres syndicats attendant le détail des mesures de l'exécutif. Les perturbations seront du coup circonscrites au seul RER B à Paris (un sur deux), avec un trafic normal ou quasi normal sur le reste du réseau.

Cette faible mobilisation pourrait se retourner contre l'Elysée : les militants et l'électorat UMP ne comprendraient pas que les conducteurs de TGV puissent continuer de partir à 50 ans dans les années qui viennent. D'autant que des rapports parlementaires ont mis en avant le faible impact financier de la réforme de 2007. La Cour des comptes planche actuellement sur le sujet.

RENAUD HONORE, Les Echos

Pour moi la réforme des retraites doit aussi concerner les bénéficiaires des régimes spéciaux, il y a qu'une seule France!

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:06

 

François Fillon répond au groupe socialiste sur l'âge légal de la retraite à l'Assemblée nationale le mercredi 26 mai 2010.

 

 

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les députés,

Monsieur le président AYRAULT,

 

Depuis à peu près un quart de siècle dans tous les pays européens sans exception, il a été choisi de répondre à l'allongement de la durée de la vie, par l'augmentation de la durée d'activité. Dans tous les pays européens - ou presque tous les pays européens -, cette décision a été le plus souvent prise dans le cadre d'un accord consensuel entre la Gauche et la Droite, voire parfois entre les partenaires sociaux et les gouvernements. Et quand, dans certains cas, cet accord consensuel n'a pas pu être trouvé, aucune majorité n'a jamais remis en cause les décisions qui avaient été prises sur la retraite par les précédents.

 

Le seul pays où la Gauche refuse de regarder la réalité, c'est la France, et ce n'est pas nouveau. Vous avez bien voulu rappeler la décision qui avait été prise en 1983 par le Parti socialiste, de ramener à 60 ans l'âge légal de la retraite qui était à 65 ans depuis les décisions du Général de Gaulle et du Conseil National de la Résistance. Puis-je simplement citer sur ce sujet Michel ROCARD, lorsqu'il disait : "tous les ministres compétents en économie, Jacques DELORS, moi, et quelques-uns, nous étions catastrophés ! Nous savions très bien que cette mesure n'était pas compatible avec l'évolution de la démographie française". Et puis, par la suite, vous avez multiplié les conseils, les critiques, les rapports, vous avez juré que vous abrogeriez toutes les décisions qui ont été prises.

 

Mais quelle est la vérité ? La vérité, c'est qu'en 1993, c'est le Gouvernement d'Edouard BALLADUR qui a allongé à 40 annuités la durée de cotisations dans le régime général. Vous vous étiez engagés à l'abroger ; de 1997 à 2002 vous n'avez pas trouvé le temps de le faire. En 2003, lorsque le Gouvernement décide d'harmoniser la durée de cotisations entre le public et le privé, et d'engager l'augmentation progressive de la durée de cotisations, vous avez répété maintes fois ici dans cet Hémicycle : "lorsque nous serons au pouvoir, nous abrogerons cette décision".

 

Mais voilà que dans le projet que vous nous avez présenté la semaine dernière, vous consacrez l'allongement de la durée de cotisations, et naturellement vous ne parlez plus de revenir sur l'harmonisation du secteur public et du secteur privé.

 

En 2007, lorsque cette majorité vous propose de voter la réforme des régimes spéciaux, vous votez contre. Mais je note que, dans aucune de vos propositions, vous ne voulez aujourd'hui revenir sur la réforme des régimes spéciaux.

 

La vérité, mesdames et messieurs les députés, c'est que le Parti socialiste s'est constamment trompé sur cette question des retraites. Mais il n'est pas trop tard. Vous pouvez encore participer activement, concrètement, à la consolidation des régimes de retraites de nos concitoyens. Et en le faisant, je veux vous dire que vous ne vous trahiriez pas Laurent FABIUS, ministre de l'Economie, qui déclarait le 20 mars 2002 : "puisque l'espérance de vie augmente de trois mois, cela veut dire que les actifs doivent financer chaque année des retraités qui vivront trois mois de plus. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas un ajustement ! Bien sûr qu'il y aura un ajustement".

 

En faisant cela, vous seriez fidèles à Dominique STRAUSS-KAHN, qui déclarait il y a quelques jours, fort opportunément, que "lorsque l'on vivra jusqu'à 100 ans, il n'y a pas de raisons de maintenir la retraite à 60 ans". Mais surtout, en faisant cela, vous seriez fidèles à Martine AUBRY, qui déclarait le 17 janvier dernier : « on va aller, on doit aller à 61 ou à 62 ans ».

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 14:45

Par: Jean Marie Colombani
Jean-Marie Colombani est un des fondateurs de Slate.fr. Journaliste et essayiste, il a été directeur du journal Le Monde de 1994 à 2007. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment Un américain à Paris.

Faire bouger l'Allemagne

Chaque jour suffit sa peine: c'est un peu ce que l'on peut se dire, au fur et à mesure du déroulement de la crise qui secoue toujours l'euro, la zone euro et l'Europe. A ce stade, l'Europe est à la recherche d'un compromis, après la publication d'un document émanant de l'Allemagne, prévoyant tout un dispositif de sanctions contre les Etats qui seraient incapables de respecter les disciplines collectives budgétaires et financières.
A la veille de la réunion des ministres concernés, Nicolas Sarkozy, recevant le nouveau ministre britannique David Cameron, avait fait un pas significatif en faveur de d'Angela Merkel — un de plus — en acceptant le principe même de sanctions contre les Etats qui ne tiendraient pas leurs engagements; plutôt que des sanctions financières, le président français mettait en avant l'idée d'une suspension du droit de vote. Mais le mouvement le plus important était intervenu la veille, lorsque le président de la république française avait formé le projet d'inscrire dans la constitution la nécessité, pour tout gouvernement, de programmer, à l'entrée d'une législature, une politique de réduction des déficits. C'est une annonce forte, en effet, qui venait au lendemain de l'adoption par le parlement espagnol du programme d'austérité décidé par le gouvernement Zapatero.
On le sait, la question posée par l'Allemagne, de façon insistante et parfois brutale, est celle de la rigueur budgétaire. Berlin souhaiterait en effet qu'à l'intérieur de la zone euro, et au-delà à l'intérieur même de l'Union, chacun se conforme à des disciplines dont les Allemands sont familiers et qui ne sont guère pratiquées ailleurs. Le contexte est celui d'une opinion qui avait été hostile au plan de sauvetage de la Grèce, auquel l'Allemagne avait finalement souscrit.
Encore que l'on peut faire observer que, à l'égard de la Grèce, la solidarité est toute relative, puisqu'il s'agit de prêts et non pas d'aides d'urgence, comme celles qui avaient bénéficié par exemple à la Hongrie à travers le FMI. La suite de la crise grecque s'est ensuite étendue à la zone euro. Les dirigeants européens en ont sagement conclu qu'en l'état l'union monétaire n'était pas complète car il lui manquait une union économique. Face à ce qui est donc la grande question européenne, celle de la gouvernance de l'Europe, tout le monde s'accorde pour affirmer une volonté d'avancer vers davantage d'intégration.
Mais, bien évidemment, les philosophies divergent aussi bien sur le rôle de la banque centrale, que les Allemands voudraient voir limiter à la lutte contre l'inflation, que sur la nature des engagements que peuvent prendre, ou devraient prendre, les différents états pour coordonner leurs approches budgétaires, économiques et financières.
Tout au long de ces discussions, de fortes tensions sont apparues entre Paris et Berlin. Selon certains, Nicolas Sarkozy aurait même un moment perdu patience et menacé Angela Merkel de sortir de la zone euro, si elle n'acceptait pas le plan d'aide à la Grèce. Il faut, en tous cas, noter qu'à chaque fois le président français a fait les concessions nécessaires pour sauvegarder les apparences en prenant soin de dire et de répéter que, tout au long de cette crise, Paris et Berlin harmonisent leurs positions et tiennent le même langage. La suite dira si Nicolas Sarkozy sera ou non payé de retour. Et notamment si l'Allemagne, à son tour, acceptera de considérer qu'elle doit aussi bouger.
Ainsi, s'il est vrai que le problème français, par exemple, est celui de son déficit extérieur et de sa panne d'investissements, celui de l'Allemagne est rigoureusement inverse, avec une consommation trop faible qui pénalise, par défaut d'importations, le reste de la zone euro. De la même façon, en France, on est enclin à considérer que la baisse actuelle de l'euro est de nature à faire l'effet d'une dévaluation et constitue ainsi un élément de soutien de l'économie; tandis que l'Allemagne, bien qu'elle profite largement de l'avantage comparatif ainsi créé, reste fidèle aux dogmes d'un euro fort.
Enfin, la question, qui est posée par les marchés aujourd'hui, est de savoir si les plans d'austérité, qui se mettent en place un peu partout et qui sont de nature à satisfaire les demandes de l'Allemagne, ne vont pas trop vite et, d'une façon qui serait alors très dommageable ne vont pas bloquer la sortie de la crise et le retour à une croissance qui reste, quoiqu'on en dise, le meilleure moyen de réduire les déficits.

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