Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 15:12
Reuters/Benoit Tessier
Beaucoup de Français se posent la question : pourquoi avez-vous déposé une motion de censure en sachant qu’elle n’avait aucune chance d’être adoptée ?

La réponse est relativement simple. Il s’agit d’un moment démocratique particulier de la Vème République qui permet à l’Opposition de s’exprimer de façon solennelle sur la politique du gouvernement et à ce dernier de répondre. Accessoirement, chaque président de groupe peut dire ce qu’il pense et de la motion de censure et du gouvernement.

C’est ce qui s’est passé, mercredi 20 mars, avec comme d’habitude de très bons discours de la part de Jean-François Copé, mais aussi et surtout de Jean-Louis Borloo, qui a enthousiasmé l’Opposition et qui a été remarqué également par la Majorité.

Par contre, le discours du Premier ministre a été d’une platitude incroyable, rempli de lieux communs, mal prononcé et avec une mimique agressive. Quand il dit en terminant qu’il sait où il va, il est bien le seul à le savoir.

Cette motion de censure a été utile en ce qu’elle a démontré que la Majorité n’avait plus aucune boussole - si tant est qu’elle en ait une un jour -, mais qu’elle restait particulièrement agressive.


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 15:10

 

Pierre Andrieu/AFP
Le gouvernement avait tenté de minimiser l’importance de la manifestation bien avant qu’elle n’ait lieu. Souvenez-vous, quelques jours auparavant, les services du ministère de l’Intérieur avaient annoncé qu’il n’y aurait pas plus de 100 000 personnes. Le matin même, avant que la manif ne commence, les services de police ont annoncé qu’il n’y en aurait que 280 000.

La manif a eu lieu. Elle était gigantesque, allant de La Défense à l’Etoile, ce qui, à l’évidence, contredit les chiffres de la Préfecture de Police. Ce ne sont pas 300 000 personnes qui étaient mobilisées, mais bien plus d’un million. L’avenue de Neuilly, l’avenue de la Grande Armée, mais aussi l’avenue Foch, étaient noires de monde. Si le chiffre de 300 000 a été annoncé par la Préfecture de Police, c’était sur ordre du ministère de l’Intérieur pour montrer qu’il y avait moins de manifestants que le 13 janvier.

Cette manipulation est assez caractéristique de l’attitude actuelle du Parti socialiste, parfaitement antidémocratique. Quand on a entendu le soir même Arnaud Montebourg annoncer à la télévision qu’il y avait une poignée de manifestants, quand on entend des sénateurs socialistes nous dire que, quoi qu’il arrive, cette loi va passer et que l’on ne tiendrait pas compte des manifestants dans la rue, on peut vraiment se poser la question de la vitalité de la démocratie en France.

Quoiqu’il en soit, cette manifestation gigantesque montre bien le malaise qui existe en France et la césure qui existe entre certains Français, césure voulue, entretenue par le gouvernement socialiste qui monte maintenant les Français les uns contre les autres. Quand est-ce que le gouvernement tiendra compte de la volonté des Français ? D’ailleurs, François Hollande voit ses sondages s’effondrer comme le Premier ministre et les socialistes. Il serait temps qu’ils reviennent à la raison, mais raison et socialisme riment-ils encore ?


Pr. Bernard DEBRE

Ancien Ministre
Député de Paris
Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:57
UMP 44
Communiqué de François PINTE

 

Impôts : pour une révolution des territoires

Les médias s’emparent de plus en plus du thème du gaspillage de l’argent public, particulièrement dans les collectivités locales. Nos compatriotes sont désormais familiers de termes tels que le mille-feuille administratif, les doublons ou l’excès des dépenses de communication et des frais de représentation.

A ce titre, on note le succès, dimanche, de l’émission Capital sur M6 sur le thème « Impôts, gaspille-t-on votre argent ? » 4 Millions de téléspectateurs ont visionné cette enquête, ce qui est une forme de record.

Les éléments rappelés dans cette émission méritent d’être retenus : les impôts locaux représentent 48 Milliards € et leur augmentation est constante d’année en année. Quelques exemples illustrent les dépenses abusives : les 3,5 Millions d’Euros pour changer de logo en région Rhône-Alpes, la location d’une plage de Cannes par la région Ile-de-France pour 130.000 Euros…

Mais surtout, le reportage sur le mille-feuille administratif démontre l’existence inutile et coûteuse de doublons. Mairies, communautés de communes, syndicats mixtes, départements, régions se chevauchent, gèrent souvent les mêmes dossiers et génèrent une paperasserie étouffante pour les porteurs de projets, qu’ils soient Chefs d’entreprise ou Présidents d’association. Capital a montré et démontré au travers de l’exemple de l’Auvergne que 20 Millions d’Euros d’aides versées aux entreprises locales coûtaient 52 Millions de frais de structure administrative !

Devant la crise actuelle et les bouleversements à venir pour notre société, il ne faut pas se limiter à une évolution ; une révolution des territoires est nécessaire. Chaque collectivité, recentrée, allégée se devra de conduire des politiques fortes dans leurs conséquences et modestes dans leur gloire propre. Et la Cour des comptes s’interroge sur le rôle des 238 sous-préfectures qui coûtent 220 Millions d’Euros.

Ici, dans les Pays de la Loire, l’opposition régionale appelle continuellement à cette vigilance de gestion. Lors du dernier débat budgétaire 52 amendements de bon sens ont été proposés permettant une économie indolore pour les Ligériens de 91,7 Millions d’Euros. Qui aurait été gêné par la baisse de 50% des frais de communication entrainant immédiatement 2,7 Millions d’Euros d’économies ?

Pas un seul des amendements de l’opposition n’a été adopté et la folle dépense continue :
-  la région va financer une résidence hôtelière à Fontevraud pour 15 Millions d’Euros. 300.000 Euros la chambre ! L’hôtellerie n’est pas le métier du conseil régional d’autant que les grands opérateurs hôteliers n’ont pas été consultés sur ce dossier.
-  Toutes les personnes qui possèdent une télévision payent une taxe audiovisuelle qui a augmenté de 6 Euros cette année. La Région a cependant décidé, dans le but officiel de « valoriser le fait régional », de conclure une convention de partenariat avec France Télévisions, pour un total de 900 000 Euros, alors même que le gouvernement a demandé à France Télévision de réduire ses dépenses. Les contribuables sont donc imposés deux fois. C’est bien de responsabilité et de courage politique dont nos collectivités ont besoin. La clause de générale compétence doit être réservée aux seules communes. Les départements et les régions doivent progressivement fusionner. Au lieu de cela, la gauche avec sa réforme des conseils généraux va augmenter de 3000 le nombre des élus ; alors que nous proposions qu’un seul élu siège à la région et au département.

Le combat contre tous ces gaspillages continue et le mérite des émissions comme Capital est d’aider les élus qui le mène à le poursuivre contre toutes ces baronnies, contre le poids du clientélisme, les manœuvres de notoriété et de popularité à court terme auxquelles se livrent certains élus.

François PINTE, Conseiller Régional Président du groupe UMP,

Président de l’UMP 44.

UMP 44
Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 18:02

Texte de mon itervervention ce jeudi à Moscou dans le cadre de la conférence internationale  "Russie – Union européenne : potentiel pour un partenariat"


 

 

Mesdames et messieurs,

 

Depuis longtemps, je suis convaincu que les destins de l’Europe et de la Russie sont liés.

D’immenses progrès ont été réalisés depuis une vingtaine d’années.

Mais disons la vérité : notre partenariat est essoufflé et chaotique !

Les tentations de se détourner l’un de l’autre existent.

Du côté européen, les esprits ne sont guère disponibles pour s’investir et prendre des risques sur la scène internationale.

L’énergie consacrée à la survie de la zone euro puis à la gestion de la crise économique a accentué le «nombrilisme» européen.

La défiance des citoyens envers l’Europe et ses institutions, alimente les populismes et les replis identitaires.

Elle aggrave les divisions au sein de l’Union européenne entre Nord et Sud, entre Est et Ouest et limite d’autant la capacité de projection externe de l’Union européenne.

Du côté russe, le débat entre « européens » et « eurasiens » prend un nouveau tour.

Tirant ses racines dans une histoire ancienne, le rêve de reconstitution de la puissance russe peut trouver de nouveaux arguments dans la faiblesse actuelle de l’Europe dont la « soft power » paraît moins convaincante en comparaison du dynamisme économique de l’Asie et des grands émergeants.

Le discours soupçonneux face aux risques de déstabilisation externe peut donner l’impression qu’une « autre voie » que celle de la coopération européenne est possible.

 

Bref, les tentations de frictions existent. Elles sont dangereuses et négligent les réalités.

L’UE ne peut se passer d’une relation étroite avec la Russie comme la Russie ne peut faire l’économie d’un ancrage européen fort.

Ni l’une, ni l’autre ne peuvent se refugier dans une posture de donneuse de leçons.

A défaut de pouvoir s’adapter ensemble au nouveau contexte international, l’Europe et la Russie seront inexorablement condamnées au déclin et à la marginalisation.

Rien ne justifie en effet que l’une ou l’autre bombe le torse :

-       l’UE traverse la période économique la plus difficile depuis la crise de 1929 et décroche pour la première fois de son histoire ;

-       la Russie a été au sein des BRIC le pays le plus durement touché par la crise (chute du PIB de 9% en 2009, reprise très timorée en 2010-2012…) et souffre d’incontestables faiblesses structurelles (langueur démographique, régulation institutionnelle défaillante, investissement en berne…).

Bref, les deux acteurs, confrontés à des problèmes très sérieux n’ont d’autre choix à moyen terme que de considérer leur relation comme incontournable.

 

Notre interdépendance économique est évidente

Pour l’Union européenne, la Russie constitue un partenaire clé en matière de sécurité énergétique, un fournisseur important pour d’autres ressources naturelles et un marché prometteur pour ses entreprises.

Il s’agit de notre plus grand voisin, de notre premier fournisseur d’énergie, de notre troisième partenaire commercial.

Au moment où l’Europe est en recherche de croissance, l’espace russe peut être un tremplin.

Pour la Russie, l’Union européenne constitue le premier partenaire commercial et représente trois quart des investissements directs étrangers sur son territoire.

Nous sommes de loin son premier client en matière énergétique.

Une aggravation de la crise de la zone euro aurait un effet de contagion sur des actifs comme relativement risqués et affecterait directement la situation du secteur bancaire et financier russe.

 

Au-delà, l’Union européenne et la Russie ont un intérêt objectif à gérer ensemble les défis continentaux : conflits armés, lutte contre les criminalités et le terrorisme, gestion des migrations, changement climatique…

Ces deux partenaires partagent des perceptions assez proches de la scène internationale : ils voient dans le monde multipolaire une évolution positive, sont attachés au multilatéralisme, et notamment à la préservation du rôle centrale des Nations Unis.

Cette proximité relative est d’autant plus nette dans le contexte de désengagement progressif des Etats-Unis de la relation avec la Russie.

Face à cela, la France et l’UE doivent rappeler que la stabilité et la sécurité du continent passe par un ancrage solide de la Russie à l’Europe.

Elles doivent rappeler qu’une Russie qui participe à la sécurité internationale est une Russie qui n’a pas le sentiment d’être encerclée et dont les préoccupations sont prises en compte au sein de la stratégie déployée par l’Alliance atlantique 

Au total, tout plaide pour que Russie et Union européenne développent une véritable ambition pour leur partenariat.

 

Comment aller plus loin que la situation actuelle ?

Nous devons explorer plusieurs pistes d’intérêt commun dans un esprit pragmatique.

 

Le développement d’une coopération accrue en matière de sécurité est prioritaire.

Elle suppose que les pays européens comprennent que l’enjeu sécuritaire est pour la Russie est vraie préoccupation et que par exemple la mise en place d’un système de défense anti-missiles doit prendre en compte la sensibilité de ce partenaire.

Ce n’est qu’en répondant rapidement à la demande russe d’une architecture de sécurité européenne renouvelée que pourra être recréé un socle de confiance permettant de travailler et d’approfondir nos convergences sur les grands sujets internationaux (Processus de pays au Proche-Orient, lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues, dossiers nucléaires iranien et nord-coréen), tout en poursuivant un dialogue régulier et beaucoup plus substantiel sur les dossiers les plus difficiles, comme la Syrie.

 

La négociation d’un accord économique et commercial UE-Russie doit progresser.

Le mouvement de rapprochement de nos économies, amorcé avec l’accession à l’OMC doit pouvoir être amplifié sur d’une ouverture du marché intérieur européen mais également par le respect des engagements contractés par la Russie et le démantèlement de certaines mesures discriminatoires. 

Au-delà, l’intégration économique passe une intensification des échanges sur des scénarios énergétiques communs qui permettent à la Russie de programmer les investissements indispensables à une fourniture fiable sur le long terme d’hydrocarbures aux pays européens.

Dans ce cadre, la coopération technologique pourrait être largement développée. 


Nous devons continuer à développer les contacts entre citoyens russes et européens.

Les travaux initiés notamment sous impulsion française doivent se poursuivre pour trouver les garanties nécessaires permettant de signer un nouvel accord de facilitation de la délivrance des visas, en commençant par mettre en place des programmes sectoriels d’échange et de mobilité pour les étudiants, pour les chercheurs, pour les fonctionnaires...

A plus long terme, le processus devrait mener à la libéralisation des visas de court-séjour en cours entre l’UE et la Russie.

 

Porter cette nouvelle ambition commune suppose de repenser la grande Europe.

 J’ai proposé la création d’une confédération qui unisse la France et Allemagne.

Dans le monde en profonde transformation, il faut que nous deux nations réalisent un saut politique dans l’intégration de leurs politiques économiques.

Avec ce couple franco-allemand resserré, je milite pour une zone euro renforcée autour d’un gouvernement économique digne de ce nom.

Quant à l’Europe à 27, elle doit aller plus loin dans l’organisation de son marché et la structuration de politiques à géométrie variables.

 D’un côté, l’Union européenne doit se souder, de l’autre côté elle doit trouver une nouvelle respiration continentale.

 

Il faut imaginer un statut européen à la Russie.

Pour cela, il faut retrouver la dynamique apaisée et positive que nous avons essayé de nourrir au cours des dernières années, notamment après 2008.

Ceci passe par une « patience stratégique » des deux côtés, de l’écoute et une véritable compréhension de l’autre.

Du côté russe, il faut passer par-dessus certains préjugés et craintes vis-à-vis de l’Europe.

Du côté européen, rien ne sert de fustiger une supposée paranoïa obsidionale russe sans y apporter des éléments de réponse.

C’est justement pour cette raison que j’ai indiqué l’été dernier que pour lever les blocages sur le dossier syrien, il était essentiel de parler avec nos amis russes.

Quant à la visite actuelle du Collège des commissaires européens à Moscou, c’est une première étape intéressante.

 

La Russie doit trouver sa place en Europe, pas celle d’un pays membre de l’Union; mais un pays qui se voit reconnaître un statut à la hauteur de la sa proximité historique, géographique, culturelle et économique.

 

La France a une responsabilité historique pour entraîner l’Europe dans cette aventure continentale

Certains estiment que cette aventure est impossible au regard des faiblesses de l’Union européenne.

Mais n’est-ce pas au contraire parce que nous étouffons dans nos faiblesses qu’il faut élargir nos ambitions et nos horizons !

 

Voilà, mesdames et messieurs, les quelques réflexions que je voulais partager avec vous.

Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:05
UMP 44

Chers Amis,

Je me permets de vous transmettre le communiqué de presse de Sophie JOZAN et du Groupe Ensemble pour Nantes sur la réforme des rythmes scolaires. Bonne lecture.

Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental par intérim

Rythmes scolaires : ajourner la réforme à 2014

Alors que les syndicats de l’ACCOORD, association qui gère les centres de loisirs ont appelé à la grève mercredi dernier, en raison de la réforme des rythmes scolaires qui devrait faire évoluer l’organisation des accueils de loisirs, Sophie Jozan et les élus du groupe Ensemble pour Nantes rappellent leur proposition de repousser sa mise en place à la rentrée 2014.

En effet, aujourd’hui parmi les 5 grandes villes françaises, seule Toulouse a choisi de basculer dès septembre 2013. Lyon, Marseille et Nice ont préféré attendre 2014. Récemment Roland Ries, le Maire de Strasbourg, a indiqué qu’il allait repousser à l’année prochaine l’instauration de la semaine de 4 jours et demi, jugeant sa mise en œuvre précipitée. Et, la maire de Lille, Martine Aubry, a annoncé souhaiter « prendre le temps de la concertation ». Cette décision est d’autant plus capitale qu’il s’agit de l’ancienne Première Secrétaire du PS et que Vincent Peillon avait indiqué en février qu’il fallait attendre de voir ce qu’allait faire Lille face à l’hésitation de plusieurs agglomérations.

C’est un véritable désaveu pour le Ministre de l’Education Nationale, alors que la liste des agglomérations appliquant la réforme en 2014 s’allonge : Lyon, Marseille, Nice, Strasbourg et à présent Lille, mais aussi Montpellier, Bordeaux, Metz, Le Havre, Toulon…

Pour les élus du groupe Ensemble pour Nantes la question des rythmes est une problématique très importante. En effet si cette réforme est faite dans l’intérêt des enfants, elle impacte l’ensemble de la société : les enseignants, les parents, les clubs sportifs, les associations culturelles, les collectivités, les entreprises…

Cette réforme doit donc se faire dans la discussion, le débat et la négociation avec l’ensemble des partenaires. Mais elle suscite beaucoup d’inquiétudes et de mécontentements. Michel Destot, président de l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et maire (PS) de Grenoble, expliquait récemment les réticences de nombreuses villes à appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Car pour être prêtes à la rentrée, les communes vont devoir travailler d’arrache-pied et elles craignent en effet toujours de ne pas recevoir de l’Etat les moyens indispensables.

Les élus du groupe Ensemble pour Nantes rappellent également que cette réforme aura un impact considérable sur les finances de la ville. Celui-ci est évalué à 2,5 millions d’euros par an pour les 17.000 enfants inscrits dans les écoles publiques de la ville de Nantes. Mais aujourd’hui, rien n’est prévu dans le budget de la ville de Nantes.

L’AMGVF évalue le coût de la réforme à 150 euros par an et par enfant, soit un total de 600 millions d’euros pour l’ensemble des communes. Or l’Etat n’a prévu que 250 millions d’euros dans le fonds d’amorçage de la réforme, auxquels il faut ajouter des dotations supplémentaires pour les communes les plus en difficulté. On est donc très loin du compte, d’autant que l’Etat vient d’annoncer que les dotations globales aux collectivités locales vont baisser de 3 milliards d’euros pour 2014 et 2015.

A Nantes aujourd’hui, les enseignants, les parents d’élèves et l’ACCOORD demandent le report de cette réforme à 2014. Pour les élus du groupe Ensemble pour Nantes, il est donc primordial d’attendre 2014 pour appliquer cette réforme et laisser le temps nécessaire à sa bonne application.

Sophie JOZAN et le Groupe Ensemble Pour Nantes

UMP 44
Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 15:56

Les médias s’emparent de plus en plus du thème du gaspillage de l’argent public, particulièrement dans les collectivités locales. Nos compatriotes sont désormais familiers de termes tels que le mille-feuille administratif, les doublons ou l’excès des dépenses de communication et des frais de représentation.

 A ce titre, on note le succès, dimanche dernier, de l’émission Capital sur M6 sur le thème « Impôts, gaspille-t-on votre argent ? » 4 Millions de téléspectateurs ont visionné cette enquête, ce qui est une forme de record.

 Les éléments rappelés dans cette émission méritent d’être retenus : les impôts locaux représentent 48 Milliards € et leur augmentation est constante d’année en année. Quelques exemples illustrent les dépenses abusives: les 3,5 Millions d'Euros pour changer de logo en région Rhône-Alpes, la location d'une plage de Cannes par la région Ile-de-France pour 130.000 Euros…

 Mais surtout, le reportage sur le mille-feuille administratif démontre l'existence inutile et coûteuse de doublons. Mairies, communautés de communes, syndicats mixtes, départements, régions se chevauchent, gèrent souvent les mêmes dossiers et génèrent une paperasserie étouffante pour les porteurs de projets, qu’ils soient Chefs d’entreprise ou Présidents d’association. Capital a montré et démontré au travers de l’exemple de l'Auvergne que 20 Millions d'Euros d’aides versées aux entreprises locales coûtaient 52 Millions de frais de structure administrative !

 Devant la crise actuelle et les bouleversements à venir pour notre société, il ne faut pas se limiter à une évolution ; une révolution des territoires est nécessaire. Chaque collectivité, recentrée, allégée se devra de conduire des politiques fortes dans leurs conséquences et modestes dans leur gloire propre. Et la Cour des comptes s'interroge sur le rôle des 238 sous-préfectures qui coûtent 220 Millions d'Euros.

 Ici, dans les Pays de la Loire, l’opposition régionale appelle continuellement à cette vigilance de gestion. Lors du dernier débat budgétaire 52 amendements de bon sens ont été proposés permettant une économie indolore pour les Ligériens de 91,7 Millions d’Euros. Qui aurait été gêné par la baisse de 50% des frais de communication entrainant immédiatement 2,7 Millions d'Euros d’économies ?

 Pas un seul des amendements de l’opposition n’a été adopté et la folle dépense continue:

- la région va financer une résidence hôtelière à Fontevraud pour 15 Millions d’Euros. 300.000 Euros la chambre! L’hôtellerie n’est pas le métier du conseil régional d'autant que les grands opérateurs hôteliers n’ont pas été consultés sur ce dossier.

-  toutes les personnes qui possèdent une télévision payent une taxe audiovisuelle qui a augmenté de 6 Euros cette année. La Région a cependant décidé, dans le but officiel de « valoriser le fait régional », de conclure une convention de partenariat avec France Télévisions, pour un total de 900 000 Euros, alors même que le gouvernement a demandé à France Télévision de réduire ses dépenses. Les contribuables sont donc imposés deux fois.

C'est bien de responsabilité et de courage politique dont nos collectivités ont besoin. La clause de générale compétence doit être réservée aux seules communes. Les départements et les régions doivent progressivement fusionner. Au lieu de cela, la gauche avec sa réforme des conseils généraux va augmenter de 3000 le nombre des élus; alors que nous proposions qu'un seul élu siège à la région et au département.

 

Le combat contre tous ces gaspillages continue et le mérite des émissions comme Capital est d'aider les élus qui le mène à le poursuivre contre toutes ces baronnies, contre le poids du clientélisme, les manœuvres de notoriété et de popularité à court terme auxquelles se livrent certains élus.

 

François PINTE

Conseiller régional Président du groupe UMP,

Président de l'UMP 44.


 
Par Francois PINTE
 
Partager cet article
Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:15

QUELLE HONTE !

peillon-photo-groupe

Il y a deux jours, M. Pietrasanta se réjouissait du vote de la loi de refondation pour l’école qu’il n’hésitait pas à qualifier de « belle loi pour favoriser l’égalité des chances ». On se demande s’il l’a bien lue en entier…

Dans son appréciation, on est curieux de savoir s’il comptait l’amendement scélérat voté par les députés PS, portant gravement atteinte à l’égalité des chances en ce qui concerne  la scolarisation des enfants porteurs de handicap.

L’amendement 274 prévoit en effet de permettre à la communauté éducative de saisir la Maison Départementale des Personnes Handicapées pour toute décision d’aménagement du temps de scolarisation (comprendre la diminution du nombre d’heures d’accompagnement scolaire) et/ou d’orientation (entendre du milieu ordinaire vers le milieu spécialisé).

Disons-le, il permettrait d’exclure l’enfant handicapé du milieu scolaire ordinaire…

Et puisque les députés socialistes l’ont ainsi souhaité, on imagine que ce sera possible à l’égard des enfants handicapés scolarisés à Asnieres-sur-Seine

Un recul par rapport à la loi du 11 fevrier 2005 sur l’égalité des chances
Cet amendement a été voté avec l’accord du gouvernement et du ministre, Vincent Peillon.

Quand on sait l’épreuve supportée par les parents des enfants handicapés, dans le parcours pour la scolarisation et l’autonomisation de leur enfant, l’accès à une structure adaptée, l’accompagnement par des auxiliaires spécialisés, l’accès à une formation, l’accès aux loisirs et  de façon générale la prise en charge du handicap, on est stupéfait.

Voilà tout un pan de l’histoire de la politique du handicap dans notre pays qui s’effondre, avec cet amendement de la honte qui fait partie de la bonne loi de Sébastien Pietrasanta.

Députés godillots, députés manchots?

Comment le dire autrement quand on réalise que les députés ont laissé passer un amendement aussi injuste, pire qu’ils l’ont voté.

Où est l’égalité des chances?

Où sont les principes et objectifs de la loi de 2005 qu’il ne s’agit pas seulement de connaître mais d’appliquer, et dans les délais impartis?

Que dire aux associations de familles d’handicapés justement scandalisées par ce déni de droit?

Vincent Peillon bat en retraite devant la fronde des élus et des familles

Avec d’autres élus UMP, le député UMP Daniel Fasquelle, très actif sur la question du handicap et de l’autisme, a dénoncé cette réalité au cours de la séance de questions d’actualité du 20 mars. Il a obtenu que cette faute soit réparée dans le cadre de l’examen du texte au Sénat.

Honte aux députés PS qui ont laissé passer ce texte scélérat. Stop au double langage et aux promesses non tenues.

 

Pour en savoir plus :

L’intervention de Bernard Fasquelle (UMP) à l’Assemblée nationale:

Scolarisation des enfants handicapés

M. le président. La parole est à M. Daniel Fasquelle, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

M. Daniel Fasquelle. Avant de poser ma question, je voudrais dire à M. Cazeneuve qu’il ne manque pas de culot car c’est tout de même avec la complicité du Gouvernement socialiste que l’Europe a mis en place un système de taxation invraisemblable des épargnants chypriotes, de tous les épargnants. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP – exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Après tout, ce n’est pas étonnant de votre part puisque vous ne cessez de taxer les Français, tous les Français, depuis que vous êtes au pouvoir.

Par ailleurs, nous avons bien compris votre objectif, madame Fioraso. L’autonomie des universités est l’une des rares réformes que le gouvernement socialiste n’a pas encore remise en cause mais la démarche est malheureusement lancée. Nous avons bien compris votre objectif depuis ce matin. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

J’en viens à ma question qui s’adresse à M. le Premier ministre. Grâce à l’action des gouvernements successifs sous l’impulsion du président Jacques Chirac, de nombreuses initiatives ont été prises pour faciliter l’accueil en milieu scolaire des enfants handicapés.

La France a néanmoins un retard encore important à rattraper, en particulier sur la scolarisation des enfants autistes.

Comment expliquer, dans ces conditions, que dans le cadre de la loi de refondation de l’école, un amendement donne désormais à l’éducation nationale la possibilité de demander le retrait de l’école des enfants et adolescents handicapés ?

M. Bernard Accoyer. Scandaleux !

M. Daniel Fasquelle. Cet amendement, proposé par les députés socialistes et adopté avec le soutien du ministre Vincent Peillon, représente une incroyable régression.

Est-ce là votre idée de la justice ? Est-ce là l’école de la République que vous nous préparez ? Une école où l’on n’accepterait que les enfants qui sont dans la norme ?

Monsieur le Premier ministre, les enfants handicapés ont besoin d’être au contact des autres pour progresser, mais c’est aussi grâce à eux que les jeunes Français pourront s’ouvrir au monde et devenir des citoyens responsables.

Monsieur le Premier ministre, allez-vous entendre la voix des familles qui sont profondément choquées et qui vivent douloureusement cette nouvelle stigmatisation ?

M. Dominique Baert. Vos propos sont honteux !

M. Daniel Fasquelle. Monsieur le Premier ministre, ma question est simple et je la pose au nom des familles. Allez-vous, oui ou non, renoncer à cette mesure qui opère un incroyable retour en arrière et représente une régression inacceptable ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur quelques bancs du groupe UDI.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.

Plusieurs députés UMP. Et des rythmes scolaires ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale. Monsieur le député Daniel Fasquelle, je suis très étonné du ton que vous avez adopté pour poser cette question. Le projet de loi qui a été voté hier par l’Assemblée nationale, dans la continuité de la loi de 2005, reconnaît l’école inclusive pour la première fois, à la fois dans le rapport annexé et dans le code de l’éducation.

Ce Gouvernement, dès son entrée en fonction, a pris comme première mesure de recruter 1500 auxiliaires de vie scolaire individualisés pour accompagner les enfants en situation de handicap. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste et RRDP.)

Lors du débat parlementaire, la commission a proposé un amendement dont l’état d’esprit n’est pas du tout celui que vous dites, …

M. Christian Jacob. Si !

M. Vincent Peillon, ministre. …voulant jouer sur la souffrance des gens. Il s’agit au contraire d’améliorer les liens entre les maisons départementales des personnes handicapées et l’État.

Dès ce matin, ma collègue Marie-Arlette Carlotti, au nom du Gouvernement, a fait savoir qu’en deuxième lecture au Sénat, du fait de l’émotion provoquée, nous allions reformuler (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.) l’amendement d’origine parlementaire. Vous le saviez. Le droit à l’éducation des enfants en situation de handicap comme de tous les enfants a été réaffirmé par cette loi. Nous y mettons les moyens…

M. Bernard Accoyer. Non !

M. Vincent Peillon, ministre. …dans un esprit d’union et de continuité par rapport à la loi de 2005. Je considère que le ton que vous avez employé, alors que vous vous êtes informés, vous déshonore ! (Vives exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

M. Bernard Accoyer. Ce n’est pas acceptable ! (Clameurs sur les bancs du groupe UMP.)

M. le président. S’il vous plaît, mes chers collègues, je voudrais donner la parole à M. Marie-Jeanne. (Le tumulte se poursuit)

Nous avons bien compris que vous n’étiez pas d’accord avec le ministre de l’éducation mais je vous rappelle que, dans le cadre des questions d’actualité, il est le seul à pouvoir formuler une réponse et qu’il est maître de sa réponse. (Même mouvement et claquements de pupitre sur quelques bancs du groupe UMP.)

Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:09

 

Tous à la manifestation du 24 mars contre le prétendu mariage homosexuel !
Le gouvernement peut encore reculer, ne baissons pas les bras, venez nombreux sur les Champs Elysées, tous les détails pratiques pour le rassemblement à lire sur www.lamanifpourtous.fr                                                             Blog de La Droite Libre    www.ladroitrlibre.fr

Ne laissons pas la gauche détruire notre pays qui est déjà exangue! La Droite Libre a décidé de rassembler tous ceux qui ont compris que le désespoir et le renoncement ne nous conduiront à rien. Jour après jour, quel que soit le problème évoqué dans la presse ou les difficultés diverses que vous vivez au quotidien, le bon sens nous conforte dans nos analyses et dans les réformes que nous préconisons pour sortir de la voie du désastre dans laquelle vous a entrainé cette gauche irresponsable....

Cliquez pour continuez à lire: http://www.ladroitelibre.fr/archives/1547-Non-au-mariage-homosexuel,-non-a-la-gauche-qui-detruit-la-France.html

 

Les mauvaises habitudes françaises ont la vie dure…

Cliquez pour continuer à lire:  http://www.ladroitelibre.fr/archives/1546-Les-mauvaises-habitudes-francaises-ont-la-vie-dure.html

Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 14:55

 


  En s’emparant du sanctuaire des islamistes, les Français ont mis la main sur leur arsenal… et même leur potager dans la vallée de l’Ametettai.

Au premier plan, le poste de commandement français, surmonté d’une parabole satellite.
> > Derrière, le potager planté par les hommes d’Aqmi.
  A l’arrière-plan, un hélicoptère Puma (à g.) et deux Tigre. Photo Alvaro Canovas.


« Le caporal a été tué près de cette dune de sable. » Il est 10 heures du matin, le jeudi 7 mars, au cœur du massif des Iforas, dans le nord-est du Mali. Le soleil tape déjà si fort que Jean- Yves Le Drian doit placer la main en visière pour observer le point que désigne le colonel Desmeulles, commandant des légionnaires du 2e Rep. Il s’agit du piton de roche noire où le caporal-chef Cédric Charenton est mort, cinq jours plus tôt, au cours d’un des combats les plus violents auxquels l’armée française ait été confrontée ces dernières années.

Le vent brûlant fait voler une poussière ocre et collante ; quand il accorde un répit, des nuées de mouches entrent en action. La température frôle déjà les 40 °C. « Vous considérez que la zone est sécurisée ? » demande le ministre de la Défense, qui a tombé la veste dès sa descente d’avion pour effectuer sa première visite sur le front. « Le génie est passé, tout est nettoyé », lui répond le colonel.

Ils étaient 300 djihadistes à défendre cette vallée d’Ametettai. En quelques années, ils l’avaient méthodiquement transformée en forteresse. Les soldats français l’ont baptisée le « donjon ».

En effet, depuis le début de leur intervention au Mali, à Tombouctou, à Gao ou à Kidal, c’était chaque fois le même scénario. L’ennemi quittait les lieux avant l’arrivée des soldats. Et, malgré les performances des systèmes de détection et d’écoute, ceux-ci finissaient par se demander où il pouvait bien se terrer. Le 19 février, des éléments de la brigade Serval sont accrochés lors d’une mission de reconnaissance à l’ouest de la vallée. Au bout de cinq heures et demie de combats intenses et malgré l’intervention en renfort des Forces spéciales, l’ennemi ne cède pas un pouce de terrain. Un soldat français et quelques dizaines de djihadistes perdent la vie au cours de l’assaut.

Curieux ! Pourquoi vouloir se cramponner à un chaos de roches volcaniques de 60 kilomètres sur 90 au milieu du désert ? Les éclaireurs décrochent. Ils ont noté que cette zone, silencieuse jusqu’à présent, bruissait d’ondes électromagnétiques lors de l’accrochage. On a compté jusqu’à 40 téléphones portables activés d’un coup. Certaines communications remontent jusqu’à l’Europe. Après analyse des conversations, le général Barrera, qui commande la brigade Serval, acquiert la conviction que l’Ametettai est bien le sanctuaire des combattants d’Aqmi. En quelques jours, il met au point son plan de bataille. Le 26 février, les Français passent à l’attaque à l’ouest.

Au même moment, 1 000 soldats tchadiens lancent l’assaut à l’est. L’ennemi est pris en tenaille mais ne recule pas. Un véhicule de l’avant blindé (VAB) saute sur une mine, son chauffeur est blessé. Les tirs fusent de toutes parts. Une balle vient se loger dans le casque d’un para qui en réchappe miraculeusement. En face, les djihadistes subissent des pertes mais résistent. Une heure après le commencement de l’assaut, le verrou qui protège l’entrée de la vallée n’a toujours pas cédé. Ils disposent de solides défenses, notamment des canons de 14.7 camouflés en haut des crêtes, des sortes de mini-bunkers avec vivres, eau et munitions, à la manière des Viêt-cong. A l’est, les Tchadiens piétinent aussi. Ils ont d’abord foncé bille en tête, mais les snipers d’Aqmi les ont cueillis avant qu’ils ne pénètrent dans la vallée : balles dans la tête à des distances de plus de 800 mètres !

« On est allé chercher l’ennemi à la fourchette à escargot. On a même manqué de grenades »

Vers 19 h 30, la situation s’aggrave, lorsque, par une manœuvre habile, les Groupements armés djihadistes (Gad) parviennent à couper en deux la colonne tchadienne et à en isoler une partie au fond d’un corridor. Du haut des crêtes, la partie de ball-trap commence. Le bilan est lourd : 26 soldats tchadiens tués, plus de 60 blessés. C’est alors que les paras et la Légion entrent en action. Par une manœuvre audacieuse, ils investissent à pied la vallée par le nord : 9 kilomètres de crapahute, avec 40 kilos sur le dos, pour parvenir en haut des crêtes. « Ils pensaient que l’Occidental allait se fatiguer, mais nous sommes arrivés à pied et ils ont craqué », explique le colonel Bertier, un des stratèges de l’opération.

« On est allé les chercher à la fourchette à escargot », ajoute-t-il avec délice. On croirait entendre Bigeard. Comment ne pas penser ici au héros de Diên Biên Phu ? Le relief, semblable à l’Algérie dont la frontière n’est qu’à 50 kilomètres, la manœuvre des paras, la marche forcée, l’attaque par les hauteurs, l’ennemi qu’on surprend et le langage du colonel, c’est du pur Bigeard. Derrière ses petits yeux plissés, Bertier jubile de la comparaison. « Les tirs avaient lieu à 10 mètres, 3 mètres certaines fois, reprend-il. C’était presque du corps-à-corps. » La première crête conquise, on passe à la suivante. Chaque fois qu’un Groupement tactique interarmes (GTIA) est bloqué, dans les airs les hélicoptères Tigre se chargent de neutraliser la position ennemie. Sapeurs, chars, artillerie, transport, jusqu’à l’aviation de chasse puis le génie, toute la panoplie des armes françaises est utilisée dans l’opération. Mais, au final, c’est l’infanterie qui fait la différence, des hommes à pied, méthodiques, courageux, déterminés. L’ennemi profite de la moindre crevasse pour se planquer. A la fin, les soldats français manqueront même de grenades…

Par 40 °C à l’ombre avec 40 kilos sur le dos, les combats ont été harassants A 10 heures du matin, sous une chaleur à peine supportable, les hommes du PC transmission se tiennent informés des opérations en cours dans les vallées voisines. (Photo Alvaro Canovas)


En progressant, ils vont de découverte en découverte : caches d’armes, garages camouflés pour réparer les pick-up, jusqu’à des postes de soins enterrés où gisent des cadavres dont certains ont été perfusés, avant que leurs camarades ne les abandonnent dans leur fuite. Côté tchadien, on a repris le dessus. Les hommes délogent un à un les djihadistes. Coriace, cet ennemi n’a pas peur de mourir et il a bien l’intention d’emporter un maximum de soldats avec lui. Acculé, un djihadiste déclenche sa ceinture d’explosifs sur des caisses à munitions. Pour leur dernier baroud, les combattants d’Aqmi avaient tout prévu, un solide système de défense mais aussi une logistique impressionnante pour assurer leur survie. S’ils ont choisi l’Ametettai, c’est que la vallée dispose d’eau toute l’année. Ici, l’expression « or bleu » prend tout son sens. Au bas du promontoire rocheux duquel le ministre de la Défense redescend pour s’adresser aux soldats et les féliciter, on trouve même un potager. Le jardinier d’Aqmi est un bien piètre cultivateur. Les rangs d’oignons ne sont pas droits. Certains plants de tomates poussent au milieu des allées.

“Ils pensaient que l’Occidental se fatiguerait, mais nous sommes arrivés à pied, ils ont craqué”

Le puits, en revanche, est assez sophistiqué. Dans cet univers de guerre, l’endroit bucolique redonne à l’ennemi un peu d’humanité. On l’imagine déambulant au milieu des oignons, arrosoir à la main, comme n’importe quel paysan de n’importe quel pays. « La Marseillaise » retentit. C’est Le Drian qui l’entonne, selon son habitude dès qu’il a fini de parler aux soldats. L’hymne est repris par la troupe, saccadé, façon Légion, une puissante respiration collective, à l’image du combat que les hommes viennent de mener, où l’individu ne tient que par et pour le groupe. Les visages sont maigres, creusés par la fatigue, les lèvres fendues, brûlées par le soleil, mais au fond des yeux brille une étincelle de fierté. « Je vous ai promis de la bière. Il y aura de la bière ! » lance le général Barrera à la fin de la cérémonie. « Est-ce qu’elle est fraîche ? » demande un légionnaire avec un roulement de « r » qui traduit une origine des pays de l’Est. Le drapeau tricolore claque au vent.

Les oignons d’Aqmi frissonnent. Les armes des terroristes gisent dans la cour derrière le ministre. Les légionnaires défilent devant ces trophées en leur jetant un regard de mépris. On en a trouvé 16 tonnes dans le massif, dont trois canons russes de 122 millimètres, des mitrailleuses en pagaille, plus de 1 000 roquettes et grenades, 60 000 munitions, 1 500 obus, sans oublier des quantités de fils électriques et de détonateurs pour fabriquer des IED. Mais il n’y a pas que des armes parmi le butin récupéré dans l’Adrar. On trouve aussi des sacs de riz, des paquets de sucre, des bidons d’huile, des conserves, du lait en poudre et du thé vert de Chine.

Pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers.

Et aussi une vieille malle noire en fer qui semble avoir voyagé longtemps. Sur son côté, peinte en blanc, Masjid al-Haram, la grande mosquée de La Mecque, surmontée d’un croissant de lune. Il y a deux mois à peine, les combattants d’Aqmi ambitionnaient, avec cet arsenal, de descendre sur Bamako et de soumettre l’intégralité du Mali à leur rêve de djihad. Dans le ciel, deux hélicoptères Tigre tournent en rond. La colonne vertébrale de l’ennemi a peut-être été brisée, mais celui-ci demeure, en petits groupes éparpillés dans le massif. Ces jours derniers, pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers, une poignée pour l’instant, dont un Franco-Algérien de 38 ans, originaire de Grenoble, arrêté les armes à la main. La consigne n’est pas d’en ramener à tout prix. Au sud du massif, les Français et leurs alliés tchadiens ont repéré un groupe de combattants qui tentait de fuir à pied. Il a été « neutralisé » par les Tigre.

« Ils ne peuvent pas aller loin ni tenir longtemps, reprend le colonel Bertier, car ils n’ont plus accès aux puits. Il faut terminer le boulot. Comme je vous disais, les chercher à la fourchette à escargot ! répète-t-il, fier de son expression. Ce sont mes origines bourguignonnes qui parlent ! » Ce travail ingrat, les Français vont le faire dans les semaines qui viennent. Nettoyer la zone pour ensuite la laisser à des soldats d’autres nations d’Afrique qui, comme prévu depuis le début de l’opération, doivent les remplacer.
François Hollande a annoncé que les forces françaises commenceraient à se retirer au début du mois d’avril. Mais beaucoup reste à faire. Notamment du côté de l’armée malienne, qui est loin de pouvoir prendre la place des Français. Peu formée, incapable de planifier ou d’instruire ses cadres, elle manque de presque tout, faisant ce qu’elle peut avec des armes dont certaines remontent à la colonisation. Cette armée sait qu’elle est passée près du désastre lors de l’offensive des djihadistes. Elle accepte donc, de bon gré, la formation que vont lui apporter 196 instructeurs venus de 13 pays de la Communauté européenne. C’est peu, et cette formation sera longue. La mission européenne n’entrevoit une reconquête par l’armée malienne du Nord-Mali qu’en mai 2014…

 

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:04
UMP 44

Chers Amis,

Je me permets de vous transmettre le communiqué de presse de Laurence GARNIER, conseillère municipale d’opposition à Nantes concernant le transfert du CHU sur l’Ile de Nantes. Bonne lecture.

Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental par intérim

Transfert du CHU sur l’Ile de Nantes

Suite au débat organisé par l’association Enviro’Nantes à la Maison des Syndicats le 14 mars dernier, Laurence Garnier, conseillère municipale d’opposition à Nantes, tient à souligner plusieurs difficultés relatives à ce projet de transfert.

En tant qu’intervenante à ce débat, aux côtés des représentants d’autres partis politiques, Laurence Garnier s’étonne tout d’abord de l’absence d’un membre du Parti Socialiste, pourtant invité par l’association au même titre que les autres mouvements politiques. Cette absence remarquée est sans nul doute le signe d’un malaise croissant de la majorité municipale, qui refuse désormais de s’exprimer publiquement sur cette question du transfert de l’hôpital sur l’île de Nantes. Au sommet de l’Etat, le Premier Ministre lui-même est silencieux depuis plusieurs mois sur ce dossier, qu’il considérait pourtant comme de toute première urgence l’année dernière lorsqu’il était à la tête de la Ville et de la Communauté urbaine. A la tête de la Ville comme à celle de l’Etat, la majorité socialiste est en train de découvrir que ce transfert pose un certain nombre de difficultés que nous soulig nons depuis plusieurs années.

Laurence Garnier pose à nouveau la question des études alternatives à une potentielle implantation sur l’île de Nantes. La direction du CHU, qui s’était engagée il y a deux ans à nous fournir ces études, ne nous a communiqué à ce jour aucun document et a évoqué hier, en dernier recours, la confidentialité desdites études.

L’opacité qui règne autour de ce dossier soulève ainsi auprès d’un nombre croissant de Nantais des interrogations de plus en plus fortes quant à la légitimité d’un éventuel transfert sur l’île de Nantes.

Laurence Garnier demande donc que toute la transparence soit faite sur ce dossier et que des preuves réelles de l’existence de ces études alternatives soient apportées aux Nantais, en même temps que l’argumentaire précis ayant conduit les décideurs politiques et hospitaliers à retenir le site de l’île de Nantes, qui pose d’importants problèmes d’aménagement, tant en termes d’accessibilité que d’espace disponible et d’aménagement urbain.

Laurence GARNIER, Conseillère Municipale d’Opposition à Nantes

UMP 44
Partager cet article
Repost0