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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:43

 Moi je vais aller en Algérie à ma retraite comme ça ma fille et mes petits enfants en profiteront..............de ma retraite

  
  

 
 
 Savez-vous que l’on vit plus vieux en Algérie que partout ailleurs dans le monde ?


 C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens (plus de 50.000) était particulièrement important.
 
Ce nombre est même très très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie.
 

Rolande Ruellan, présidente de la 6ème chambre de la Cour des comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnait le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) :
    
 

« Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.
 

Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission.
 « Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant-droit » précise la magistrate.
 
 « Mais il n’y a pas de contrôle ? » s’étonne un membre de la commission.
 
 « En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays. Ce n’est pas évident ! » , souligne-t-elle.
 En résumé clair : les algériens binationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite.
 
 Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès. Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs.


 On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dont plus d'1 milliard pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications :


  - soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence - comme cela se fait en France pour les professions libérales, notamment.

 - soit, en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions (plus compliqué peut-être… Mais après tout pour percevoir la pension rien n'est impossible... surtout pour leurs enfants qui ne manquerons pas d'accompagner leurs vieux... pour récupérer une partie de la pension due et perçue....normalement).
 
 Alors que le dossier des retraites est au cœur des préoccupations des Français, il serait bon que nos gouvernants se penchent aussi sur cette question... ne pensez-vous pas...
Et qu'en pensent les "braves" syndicats... Là, ils n'ont pas réagi... on ne les a pas entendus...
 Quand on vous dit que les syndicats... ou les élus responsables nous prennent pour des IMBÉCILES !
 En attendant une réaction qui ne viendra peut être jamais.
 
PENSEZ A DIFFUSER LARGEMENT CETTE INFO (vérifiable sur document officiel) SUR LES CENTENAIRES ALGÉRIENS, C'EST UNE PERFORMANCE A SALUER...

 
 Qui sait peut être qu'un jour un politique couillu politiquement incorrect révisera la distribution de notre pognon..

  
  
  
  
  
  



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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:34

Les élus du Groupe Démocratie 44, groupe rassemblant les élus de la droite républicaine, du centre et des sans étiquettes, s’inquiètent de l’évolution donnée à la politique tarifaire des transports Lila mise en œuvre par la majorité départementale.

 

En effet, la majorité du Conseil général a décidé d’augmenter les abonnements mensuel et annuel des transports Lila.

 

Ainsi, à compter du 1er septembre 2012, l’abonnement annuel passe de 510 € à 612 € par an, soit une augmentation de 20%.

L’abonnement mensuel passe lui de 55 € à 66 € chaque mois soit là encore une hausse de 20%.

Le ticket à l’unité augmente de 15% passant de 2 € à 2,30 € par trajet.

 

Rappelons que cette hausse fait suite à une augmentation en 2010. À l’époque, l’abonnement mensuel était passé de 50 à 55 € et l’abonnement annuel de 485 à 510 €. Ainsi en 2 ans, l’abonnement annuel aura augmenté de près de 30%.

 

À l’heure du développement durable alors qu’il faudrait promouvoir les transports collectifs, il est contre-productif d’augmenter aussi fortement les tarifs des transports en commun.

 

Pour les élus Démocratie 44, une politique moderne des transports en commun repose sur l’incitation à l’utilisation des transports propres notamment pour les usagers quotidiens que sont les salariés et les étudiants.

Il va de soi qu’un tarif trop élevé sur ces publics n’est pas la meilleure façon de réduire la place de la voiture particulière dans les déplacements journaliers et rend illisible une politique de transports en commun.

 

Les classes moyennes et les personnes en difficulté sont les victimes d’une telle politique. Cette augmentation n’est ni juste, ni équitable.

 

L’argument développé par l’exécutif du Conseil général reposant sur une augmentation liée aux évolutions tarifaires des réseaux urbains, n’est pas recevable.

Le Conseil général explique donc que la hausse est indispensable pour suivre la politique menée par Nantes Métropole qui n’a cessé d’augmenter les tarifs de la TAN depuis 2008 (+24%).

 

Ceci n’est pas acceptable, car chacun sait que si le réseau Lila s’est développé, augmentant très fortement sa fréquentation ces dernières années, c’est grâce à une politique tarifaire raisonnable. Suivre le mauvais exemple de la Communauté urbaine de Nantes n’amènera rien de positif.

 

Les élus Démocratie 44 demandent donc un retour à la raison et une stabilisation dans le temps des tarifs des cars Lila. C’est le seul moyen de promouvoir les transports en commun et de permettre une offre alternative intéressante face à la voiture.

 

Communiqué diffusé le 30 août 2012

Par André TRILLARD Publié dans : Communiqué de Presse

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 08:29

A quelques jours d’une rentrée politique qui s’annonce riche et passionnante, et à quelques semaines du Congrès national de l’UMP, j’apporte mon soutien à la candidature de Jean-François COPé à la présidence de l’UMP.

 

Militant de l’UMP depuis sa création, élu depuis 2008, j’attends des prochaines semaines qu’elles permettent à notre famille politique de démontrer sa force, de rappeler ses valeurs, de prouver sa diversité et son ouverture.

 

Ce Congrès est extrêmement important car :

il intervient après la défaite aux élections présidentielle et législatives ;

pour la première fois de son histoire, l’UMP devient un parti d’opposition ;

les défis que notre pays à relever sont considérables ;

nous devons préparer, pour les gagner, les prochaines échéances électorales : municipales en 2014, cantonales et régionales en 2015 ou 2016.

 

Ce Congrès doit donc être l’occasion de rappeler nos valeurs : la liberté, la responsabilité, la solidarité, notre Nation, l'Europe ; nos principes pour restaurer la confiance des Français dans l'action publique : écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ; et nos priorités : la lutte contre la dette, la limitation de la dépense publique, l’attachement à l’emploi privé, industriel, agricole, la protection de l’environnement, la lutte contre l’insécurité, la précarité, l’exclusion, l’attachement à une Europe politique forte et indépendante…

 

Bien sur, il nous faudra rappeler à ceux qui l’auraient (délibérément ?) oublié que jamais l’UMP ne passera d’alliance, de marché… avec l’extrême droite. Car tout nous sépare du Front National sur l’emploi, l’Europe, l’Euro, la sécurité, les questions sociales…

 

Ce Congrès sera aussi et avant tout un moment où l’UMP devra se choisir un Président pour les 3 prochaines années.

Ce Président devra être l’opposant numéro 1 à la politique irréaliste et inconséquente du Président Hollande et du Gouvernement Ayrault.

Ce Président devra transformer un parti de tout temps majoritaire en un parti d’opposition.

Ce Président devra renouveler les pratiques et les générations.

Ce Président devra créer les conditions de la reconquête aux prochaines élections locales.

Ce Président devra préparer l’avenir de notre mouvement et de ses idées.

 

Pour moi, Jean-François COPé est le plus à même d’être ce Président.

C’est un chef de parti qui a fait ses preuves. Il sera donc le plus en capacité de nous conduire dans cette nouvelle culture d’opposition.

 

Jeune, courageux et pugnace, l’actuel secrétaire général de l'UMP saura faire vivre l'ensemble des familles de pensées qui composent l'UMP par la création de mouvements.

 

Que les choses soient claires. Le Congrès de novembre prochain n’a pas pour but de désigner le prochain candidat à l’élection présidentielle de 2017.

Il y a bien d’autres étapes à franchir avant celle-ci.

Je souhaite d’ailleurs que la question du candidat à la présidentielle soit réglée par une primaire ouverte à l’ensemble des Français.

 

Aujourd’hui, il nous faut revoir notre stratégie et notre manière de faire campagne. Il nous faut renouveler notre personnel politique pour offrir une meilleure représentativité et une plus grande diversité de nos élus. Il nous faut parler à toutes les catégories de Françaises et de Français, sans exception.

 

Dans notre département, dans notre région et d’une manière plus générale dans le Grand Ouest de la France, l’UMP doit faire entendre sa diversité, son ouverture d’esprit, son respect des uns et des autres. Elle doit être en mesure de démontrer que les problématiques de l’Ouest sont différentes de celles de l’Est de la France mais que l’UMP, en grand parti républicain, peut tout autant y répondre efficacement et durablement.

 

Enfin, notre famille politique ne doit s’interdire aucun sujet, aucune thématique. Rien, pas un thème n’appartient à la Gauche. Sur tous les sujets, nous avons des solutions, des propositions, des projets à faire valoir.

 

Pour toutes ces raisons, je soutiens la candidature de Jean-François COPé.

J’appelle les élus et militants UMP qui se reconnaissent dans cette vision de notre famille politique et dans ces objectifs à apporter leur parrainage à Jean-François COPé.

 

Par Julien BAINVEL

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 16:24

Utilisateur quotidien des transports publics, abonné à la TAN, j’entends régulièrement les Nantais se plaindre du coût du ticket ou de l’abonnement mensuel ou annuel des transports métropolitains.

Ils se plaignent également régulièrement des augmentations incessantes, chaque année (et même deux fois déjà cette année) des tarifs.

 

J’entends également le Maire de Nantes et ses adjoints expliquer que le réseau nantais est formidable, qu’il est exemplaire et que ses tarifs sont raisonnables.

 

Pourtant la réalité semble (une fois de plus ?) bien différente.

 

Le GART du (groupement des autorités responsables de transport, auquel Nantes Métropole adhère) et de l'UTP (union des transports publics) vient de publier une étude sur les prix pratiqués dans les 122 réseaux de transports de province.

 

Voici les résultats :

 

Prix moyen du ticket unitaire : 1,17 €.

A Nantes, le ticket unitaire est vendu 1,50 €, soit 28% plus cher que la moyenne.

 

Prix moyen du ticket issu du carnet : 0,92 €.

A Nantes, il faut débourser 13,30 € pour un carnet de 10 tickets, soit 1,33 € le ticket. C’est-à-dire 45% de plus que la moyenne.

 

Prix moyen de l'abonnement mensuel : 32,17 €.

A Nantes, il en coûte 54,50 € chaque mois, soit 70% de plus que la moyenne.

 

Les chiffres parlent d'eux mêmes. Et ils démontrent une fois de plus que les discours ne tiennent pas face à la réalité des chiffres.

Ils démontrent également la manière dont le Premier ministre a fixé la politique tarifaire dans sa ville.

Sans aucun doute instructif pour comprendre plusieurs petites choses dans l’avenir !

Par Julien BAINVEL Publié dans : Ouvrez la à Nantes !
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Présentation

  Photo JB 3

Conseiller Municipal de Nantes
Elu du quartier Breil Barberie
Chargé des questions environnementales

Pour me contacter

Mairie de Nantes
2, rue de l'Hôtel de Ville
44094 Nantes Cedex 1
02.40.41.92.07
julien.bainvel@mairie-nantes.fr
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 16:53
Mardi 21 août 2012

 

Mon intervention lors de la conférence de presse de présentation du rapport d’information portant sur « La maritimisation : La France face à la nouvelle géopolitique des océans », le 17 juillet dernier.

 

Où se situe la France dans cette nouvelle géopolitique des océans ?

 

Premier constat : La France a des atouts.

1) Comme vous le savez, nous disposons du deuxième domaine maritime mondial, avec 11 millions de km2, grâce à nos territoires d’outre mer. Ce domaine regorge de ressources naturelles, il est encore peu exploré, peu exploité, ni valorisé, et parfois mal délimité. Mais nous savons d’ores et déjà qu’à partir de 2019, la Guyane devrait produire du pétrole peut être à hauteur de 200.000 barils par jour. Les premières explorations à Wallis et Futuna semblent indiquer la présence de terres rares, ces métaux stratégiques essentiels aux nouvelles technologies. Nos zones économiques exclusives dans les zones tropicales apparaissent par ailleurs comme des champs d’expérimentation particulièrement adaptés pour les énergies marines renouvelables qui sont une filière industrielle d’avenir pour laquelle nous avons des champions nationaux.

La Francea, dans cette compétition internationale, une carte à jouer, une carte à défendre et pas seulement en raison de ce territoire maritime qui pourrait, par ailleurs, bientôt s’accroître d’un million de km2.

 

2) Ce contexte est également favorable parce que la France dispose d’une tradition maritime ancienne et d’une industrie civile et militaire navale particulièrement compétitive. Nous avons dans le domaine de la construction navale, du transport, de l’exploration maritime, des services, des entreprises qui sont parmi les leaders mondiaux.

La multiplication des activités en mer, des plateformes off-shore, pétrolières ou minières, la montée en puissance des marines des pays émergents sont autant de nouveaux marchés pour nos industries et donc pour la croissance dont nous avons tant besoin pour redresser le pays.

Avec ses territoires d’outre-mer, la France dispose enfin d’un atout stratégique important qui lui assure une présence sur les trois océans. Grâce à ses appuis, et à une marine océanique de premier plan, la France est une puissance maritime reconnue.

 

3) La France a des atouts, mais aussi des handicaps, des voies d’approvisionnements vulnérables qui traversent un arc de crise, des infrastructures portuaires inadaptées, qui empêchent la France de devenir la porte d’entrée maritime de l’Europe que la géographie lui permettrait d’être. Comme chacun sait, le premier port de France est Anvers.

4) Dernières caractéristiques : la France dispose d’un espace maritime qui avant tout est celui des territoires d’outre-mer. Autrement dit l’avenir de ce domaine maritime dépendra de la qualité des relations entre la métropole et ces territoires pour lesquels la valorisation et la sécurisation des activités maritimes sont des défis majeurs.

 

Deuxième constat : Pour sécuriser ces activités et peser sur les équilibres internationaux, la France dispose d’une marine, dont le format étriqué lui permet de plus en plus difficilement de concilier l’ensemble de ses missions.

 

1) Il est vrai que la France possède une marine de haute mer à large spectre et une organisation de l’action de l’état en mer efficace. L’année 2011 pendant laquelle elle a multiplié les missions, dont la Libye et la côte d’Ivoire, a illustré ses performances.

Avec un porte-avions et son groupe aérien embarqué, quatre bâtiments amphibies dont trois BPC, 18 frégates dont six de surveillance, 18 patrouilleurs, une force de guerre des mines, des sous-marins nucléaires d’attaque ou lanceur d’engins et une aéronautique navale complète, la Marine française a jusqu’à présent porté haut la voix de la France. Elle a défendu ses intérêts et son influence grâce à une grande maîtrise de ses outils et un niveau opérationnel très élevé. Et, je veux ici saluer le dévouement et la qualité de nos marins.

 

2) Mais, avec un format en nette diminution depuis 2000, des renouvellements repoussés d’année en année, la marine fait aujourd’hui le grand écart.

La Francesouhaite tout à la fois, disposer d’une marine de guerre porteuse de la dissuasion nucléaire et capable d’entrer en premier sur un théâtre d’opérations avec un groupement aéronaval et d’une marine capable de sécuriser l’ensemble de ces zones économiques exclusives, et de pouvoir comprendre, prévenir, protéger, projeter, voire intervenir sur l’ensemble des océans de la planète.

 

Dans la réalité, force est de reconnaître qu’elle n’y arrive plus tout à fait et qu’elle y arrivera de moins en moins.

Car si la guerre en Libye a démontré la cohérence des choix capacitaires, les performances de nos armées, elle a aussi révélé nos limites. Nous avions à affronter un ennemi dont la capacité de nuisance était somme toute limitée. Cela serait très différent si, par malheur, il nous fallait intervenir en Syrie ou en Iran. Et pourtant nous n’avons pu mener nos missions au sein de la coalition en Libye qu’en passant à la trappe certaines missions permanentes, en détournant un SNA ou en annulant des opérations contre les narcotrafiquants.

Nous avons regardé de près les chiffres, l’âge des bâtiments, les taux de disponibilité, vous trouverez tout cela dans le rapport, je ne vais pas ici vous assommer de chiffres.

J’en prends un seul, si l'on considère les retraits temporaires de capacités, sur la période 2000-2012, le nombre de frégates a été diminué de 43 %. C’est d’autant plus important que les frégates sont la colonne vertébrale de notre marine.

Prenons un deuxième exemple, le renoncement à un deuxième porte-avions. Il conduit à de nécessaires périodes d’entretien du porte-avions Charles de Gaulle. Résultat : le groupe aéronaval n’est disponible que 65% du temps.

Troisième exemple : les capacités en patrouilleurs hauturiers qui assurent la surveillance des ZEE des territoires d’outre-mer : elles  baisseront de 70 % à l’été 2016, si l’on ne trouve pas de solution d’ici là.

 

Globalement, sans renouvellement, le vieillissement de la flotte conduira dans les prochaines années à des impasses capacitaires majeures.

En effet, entre 75 et 100 % des équipements doivent être modernisés ou remplacés dans les 10 prochaines années.

 

Alors que les missions augmentent du fait de la maritimisation du monde, les moyens de la Marine sont, non seulement sous le seuil de suffisance, mais risque à budget constant de diminuer encore pour plusieurs raisons :

- 1) la flotte vieillit.

- 2) nous avons décroché de la trajectoire fixée par le format 2008

- 3) ce format avait lui-même, en 2008, sous estimé les besoins liés à cette nouvelle donne stratégique.

- 4) la maritimisation des enjeux s’accentue.

 

Quelles conséquences tirer de ces observations sur le format de la marine ?

En résumé, les missions augmentent, et les moyens de la marine diminuent. Dans ces conditions, si le budget de la défense doit naturellement apporter sa contribution à la réduction du déficit des comptes publics, une contribution homothétique de la marine conduirait à accroître encore le décalage entre les enjeux et les moyens. Vous l’aurez compris, notre conviction est que la Marine ne doit pas être la variable d’ajustement du ministère de la Défense parce le contexte naval a changé.

Plutôt que de dresser une liste des équipements à renouveler par ordre de préférence, le groupe de travail a développé dans son rapport écrit les principes directeurs qui devraient caractériser la marine de demain. Je pense notamment à la permanence, au prépositionnement en mer, à la polyvalence, à la précision, à la complémentarité et l’interopérabilité.

 

Je n’ai pas le temps de développer, ce qu’il faut préserver, c’est la cohérence de notre outil. Le président de la République l’a souligné dans sa lettre de mission à M. GUEHENNO : il y a une « cohérence à rétablir entre les missions, le format et les équipements des armées », cohérence par rapport aux principes que je viens de citer, cohérence par rapport aux menaces. On ne peut, par exemple, qu’être frappé par la dissémination des sous-marins. Aujourd’hui 40 états en possèdent, 270 sous-marins d’attaque sillonnent les profondeurs, qui sont de plus en plus peuplées et de moins en moins le monde du silence. Leur nombre ne cesse de croître. De ce fait, la modernisation de frégates de lutte anti-sous-marines est aujourd’hui une nécessité. Cohérence avec nos zones d’intérêt et nos approches maritimes, je pense à la Méditerranée qui est devenue une zone d’incertitude avec les recompositions politique qui ont suivi les printemps arabes, mais aussi à nos ZEE et à nos routes d’approvisionnements qui passe par l’océan Indien ou Ormuz.

 

J’entends déjà certains dire qu’il faut réviser nos ambitions pour les ajuster à nos moyens. Le problème, c’est que ne choisissons pas le niveau de risque et de menace auquel nous sommes confrontés. Il n’y a pas si longtemps, on évoquait volontiers, à la fin de la guerre froide, les dividendes de la paix. Le monde multipolaire se révèle beaucoup plus instable que celui de la guerre froide. La communauté nationale doit réaliser que sa sécurité et sa défense ont un coût.

Mais, ne nous voilons pas la face, nous sentons poindre un risque de déclassement de la France. Pour conjurer cette tendance, il n’y a pas trente-six voies, il nous faut créer de la richesse, retrouver de la croissance. L’économie maritime peut y contribuer. Il y a là de nouvelles filières industrielles qui peuvent être les emplois de demain. L’État peut accompagner ces filières d’avenir, mais il faut trouver la juste mesure.

 

C’est pourquoi nous estimons que cette stratégie militaire doit être accompagnée d’une stratégie industrielle de valorisation du secteur maritime et d’une stratégie diplomatique européenne en faveur d’un modèle maritime international responsable.

Soutenir l’économie maritime française, c’est

- soutenir la filière industrielle des chantiers navals dans la compétition internationale.

- développer les ressources énergétiques et minérales marines.

- définir une véritable stratégie portuaire pour favoriser l’intermodalité et la compétitivité ;

- développer une pêche et une aquaculture durables ;

- suivre et évaluer notre politique maritime ;

Vous trouverez dans le rapport le détail de ces mesures. Chacun de ces thèmes mériterait un rapport. Je voudrais vous exposer deux pistes :

- la première est de créer un commissariat aux énergies marines renouvelables qui puissent fédérer les acteurs publics et privés de ce secteur afin d’accélérer la mise en place de ces nouvelles technologies ;

- la deuxième est de renforcer les moyens en expertise du Secrétariat général à la mer et son rôle notamment dans la déclinaison du format de la fonction Garde-côtes.

De même, il nous paraît impératif de développer des coopérations internationales en faveur d’un modèle maritime international responsable.

Il nous faut approfondir la construction d’une Europe de la mer. L’Union européenne doit jouer à l'avenir un rôle croissant au sein des enceintes internationales du domaine maritime (OMI, OMC, ONU) dans le cadre d’une véritable politique maritime.

La Francedoit avoir une démarche active dans la définition de cette politique maritime européenne.

 

Une attention particulière doit être accordée à la Méditerranée qui se caractérise par une forte dépendance écologique réciproque entre les pays riverains.

Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée ou de nouvelles structures adaptées, la France doit encourager les membres de l’Union ainsi que les institutions multilatérales concernés, à développer une stratégie marine intégrée méditerranéenne afin de faire de la Méditerranée une mer plus propre et plus sûre.

 

La Francedoit également accentuer son action dans les travaux des instances internationales ou régionales dont elle est membre au titre d’Etat riverain ou associé en tant qu’observateur et entretenir sa présence navale sur tous les océans, en appui direct de sa diplomatie. Nous avons tout à gagner à développer des coopérations régionales pour les îles éparses ou pour Clipperton.

 

Voilà, j’ai été trop long, il faudrait thème par thème décliner les problématiques zone par zone. Mais le temps qui nous est imparti est court et je voudrais laisser le temps aux questions.

 

Vous l’aurez compris la maritimisation est un enjeu majeur de l’évolution du contexte stratégique. Dans la situation budgétaire actuelle, le défi auquel sont confrontés les pouvoirs publics est de réduire les dépenses sans injurier l’avenir. C’est pourquoi, il faut bien réfléchir à la pertinence des choix que nous serons amenés à prendre dans les prochains mois en matière d’investissement et de défense, et garder à l’esprit le grand large et le « temps long ».

 



Par André TRILLARD
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:25
  Les Roms
Société | Ajouté le 20.08.2012 à 14H08
Qui peut nier que certains Roms se sont regroupés en bandes mafieuses ? Qui peut nier que certains Roms sont à l’origine de vols et d’agressions ? Sans incriminer « les » Roms, regardons la vérité en face !

Beaucoup sont entrés illégalement en France, exigeant d’y être reçus, logés, sans accepter ses lois. Beaucoup vivent dans des taudis, des bidonvilles, zones de non droit, insalubres et dangereuses. Il faut démanteler les bidonvilles, combattre les mafias, expulser celles et ceux qui sont restés en France sans autorisation et sans travail.

Faire respecter la loi est le premier devoir des hommes politiques qui l’ont eux-mêmes votée !!!

J’ai lu avec intérêt, dans un hebdomadaire, les outrances d’un journaliste. Il dénie, à juste titre, aux Roms illégaux une priorité dans l’attribution d’un logement social. Les prioritaires sont, dit-il, les étrangers en situation régulière. Certes, mais pourquoi ces derniers seraient-ils plus prioritaires que les Français en situation difficile ? Le racisme à l’envers est insupportable et fait le lit du Front national, tant il est stupide.

Manuel Valls a raison d’agir comme il agit vis-à-vis des camps illégaux de Roms. Il avalise donc la politique menée par François Fillon, ces dernières années, politique tant vilipendée par les socialistes.

En réalité, c’est toute la politique sécuritaire détricotée ces derniers mois qu’il faut réinstaller en France. Valls comme Hollande vont-ils commencer à devenir réalistes ? Il serait temps.

Mais les forces obscures de la gauche n’accepteront pas de reconnaître la réalité. Le tiers-mondisme des écologistes et du Front de Gauche gardera la haute main sur les esprits faibles de nos caciques socialistes. Il n’y a pas de socialistes modernes !


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 01:01


Monsieur le Ministre de l’Intrieur
Minist‚ère de l’Intrieur
Place Beauvau
75008 Paris
Monsieur le Ministre,
J’ai  pris  connaissance  de  votre  discours  lors  de  l’inauguration  de  la mosque de Cergy  le  6  juillet
dernier et j’en ai t profondment bouleverse et choque.
Vous  donnez  immdiatement  le  ton  en  voquant  un  acte  qui  n’est  pas  anodin.  En  effet,
qu’un  reprsentant  de  la  Rpublique  en  principe  garant  de  la  Loi  de  1905  interdisant  la
reconnaissance d’un culte inaugure un centre religieux ne peut en aucun cas ƒtre anodin. Par cette
allgeance „ une idologie religieuse vous commettez donc un acte hors-la-loi, bel exemple venant
d’en haut ! Si nos dirigeants eux-mƒmes ne respectent pas les lois, comment demander au peuple
de les respecter ?
L’allusion  „  …  la  formation  de  NOS  imams  †  enfonce  le  clou.  Depuis  quand  la  France  est
propritaire des prƒcheurs islamiques ?
Vous  voquez  ensuite  un  …  dessein  collectif  †  ayant  impliqu  dix  associations
reprsentatives de … la diversit de Cergy †. Qu’est-ce que la diversit M. Valls ? Ce sont des gens
qui  se  distinguent  de  la  population  lambda,  qui  en  refusent  les  codes,  les  r‚gles,  la  culture,  qui
refusent de s’assimiler au peuple fran‡ais comme vous-mƒme vous ƒtes assimil, et prf‚rent s’en
dmarquer,  s’en  diversifier  pour  ne  surtout  pas  …  vivre  ensemble  †.  En  acceptant  ce  syst‚me  de
sgrgation diversitaire vous participez vous-mƒme „ une trange forme d’apartheid qui ne dit pas
son nom, comme si ces personnes issues de la diversit n’taient moralement pas assimilables par
nature.  Cette  sgrgation  condescendante  flirte  trangement  avec  un  racisme  diffus  prsent
comme une  bienveillante  …  discrimination  positive  †  (sic)  alors  qu’il  n’est  que  le  reflet  du  mpris
accord „ des ƒtres jugs infrieurs.
Pourquoi  ces  personnes  ont-elles  besoin  de  se  runir  en  associations  de  la  diversit  si  ce
n’est pour s’opposer aux citoyens fran‡ais ? La Nation une et indivisible est-elle cense reconnaˆtre
et aider ces associations sparatistes ? Tout cela semble bien loin d’un dessein collectif.
Je  note  au  passage  que  vous  n’voquez  pas  une  consultation  des  habitants  de  Cergy eux-
mƒmes mis certainement devant le fait accompli.
… L’islam d’aujourd’hui est l’hritier de celui qui, pendant plusieurs si‚cles, „ Cordoue, fut un
acclrateur de connaissances, de culture et d’acceptation mutuelle †. Vous plaisantez sans doute.
L’islam s’est impos partout par la force, par les razzias, par le sang, par les conversions forces, par
l’gorgement. L’esclavagisme arabo-musulman sur  les  blancs  chrtiens  a perdur durant plus de 1
000  ans.  Plus  de  1  000  ans  Monsieur  Valls…  !!  Vous  rendez-vous  compte  ?  Affirmer  qu’il  y  a  eu
acceptation mutuelle et apport culturel est soit un pur mensonge, soit une grave ignorance de votre
part.
C’est pourquoi affirmer que … l’Islam a toute sa place en France † rel‚ve de l’inconscience.
Non Monsieur, l’islam n’a certainement pas sa place en France puisqu’il est contraire „ la laŠcit et „
la dmocratie. Hassan II n’a-t-il pas avou que … Un musulman ne peut pas ƒtre laŠque † ?
De  mƒme,  Amil  Imani,  essayiste  d’origine  iranienne  en  dit  ceci  „  La  dƒmocratie,  c’est  le
pouvoir  du  peuple,  par  le  peuple,  pour  le  peuple,  tandis  que  l’islam,  c’est  le  rgne  d’Allah,  par
Allah  et  ses  ƒmissaires, pour le  plaisir  d’Allah..  […]  L’islam  est  une  forme  d’esclavage  totalitaire
globale.  C’est  l’inverse  de  la  libert.  Son  nom  lui-mƒme,  islam,  signifie  soumission  ou  reddition.
Fid‚le  „ son nom, l’islam s’vertue „  rduire le  corps de l’humanit en esclavage et  „  asservir son
esprit,  rien de moins. Cette reddition non ngociable „  l’islam  exige que les individus  et la socit
renoncent „ la plupart des liberts fondamentales auxquelles ils sont profondment attachs. […] La
pratique  de  l’islam  revient  „  perptuer l’esclavage  et  „  le  pratiquer.  L’esclavage  asservit  le  corps,
tandis que l’islam emprisonne l’esprit. Ces ides et ces pratiques sont odieuses et prjudiciables „ la
ralisation de nos plus hautes aspirations en tant qu’ƒtres humains †.
Par  consquent,  comment  prtendre  avoir  avec  ce  dogme  mortif‚re  une  quelconque  …
culture commune † ? Quelle mconnaissance inexcusable ! Que faites-vous des Mohammed Merah,
des  assassins  de  Ghofrane,  de  Sohane,  des  deux  polici‚res,  des  violeurs  de  la  place  Tahrir,  des
lapideurs, des polygames, des exciseuses, des vieillards qui pousent les petites filles, des femmes
qu’on oblige „ se cacher sous leur voile noir pour montrer leur infriorit, des meurtriers de crimes
d’honneur  ?  Ce  mƒme  honneur  en  …  ce  vendredi  de  pri‚res  † auquel  vous  faites  allusion  pour
justifier votre prsence „ Cergy. Oseriez-vous prtendre que cette multitude d’actes abominables et
quotidiens n’ont rien „ voir avec l’islam ?
Quand on pense qu’en 35 ans le nombre de mosques a augment de 1 500%… car on en
dnombrait 150 en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. Et en ao‹t 2011 les mosques taient au
nombre de… 2  368. Une telle expansion d’un dogme sectaire  si  inamical, homophobe,  antismite,
antidmocratique et sexiste est proprement effrayante.
Pour  complaire  „  votre  public  vous  voquez  une  islamophobie  condamnable  ainsi  que  la
ncessaire  protection  des  lieux  de  culte  musulmans  et  juifs.  Naturellement  vous  omettez  de
mentionner  les  lieux  chrtiens,  comme  si  ces  profanations-l„  n’avaient  pas  lieu  d’ƒtre  releves.
Alors  sachez  que  les  profanations  des  lieux  chrƒtiens – tombes  et  ƒglises – ont  lieu… TOUS LES
DEUX  JOURS  !!!  Contre  seulement  4  €  5  par  an  pour  les  deux  autres  !  Que  dites-vous  de  cela
Monsieur  Valls  ?  Ainsi  vous  avez  raison,  tous  les  deux  jours  des  individus  portent  …  une  attaque
dlibre  contre  la Rpublique  et  ses  valeurs  †,  vous  ne  croyez  donc  pas  si  bien  dire.  Vous  faites
juste  une  lg‚re  erreur  d’apprciation  quant aux  profanateurs  dont  vous  semblez  sous-entendre
qu’ils  seraient  peut-ƒtre  chrtiens,  bouddhistes  ou  athes  puisque  non  musulmans  ou  non  juifs.
Mauvaise  pioche.  Il  s’agit  majoritairement  d’individus  appliquant  „  la  lettre  les  beaux
commandements islamiques
Ce  ne  sont  donc  pas  les  vilaines  phrases  islamophobes  qui  visent  les musulmans  mais  au
contraire certains musulmans qui visent physiquement les mcrants dont certains ont pay de leur
vie.
Votre discours tente de rappeler les devoirs de l’islam et la neutralit de l’Œtat vis-„-vis de la
religion  et  de  la  laŠcit  qui  prserverait  l’cole  mais  qu’en  est-il  dans  les  faits  quand  les
accommodements draisonnables  sont  de  plus  en  plus  frquents  ?  Et  concernant  l’obligation  des
agents  publics  de  taire  leurs  croyances  dans  l’exercice  de  leur  fonction,  comment  expliquez-vous
que l’on  tol‚re des salles de pri‚res dans les  facults  ? Des tapis de pri‚res  sur  le  lieu de travail y
compris  dans  l’administration  publique  ?  Que  de  plus  en  plus  de  chauffeurs  de  bus  portent  de
d’ƒtranges barbes salafistes  ? Que le  halal  et le  sans porc se  soient imposs dans les coles de la
Rpublique ? Que des bureaux de poste affichent des panneaux d’information en arabe ? Que des
lieux  publics  renoncent  „  la  mixit  pour  accorder  des  horaires  spciaux  aux  femmes  ?  Et  quels
devoirs ont VOS imams quand leur dieu leur ont donn le droit de vie et de mort sur quiconque ne
se soumet pas au dogme islamiste ?
…  Les  incroyants,  qu’ils  aient  le  livre  ou  qu’ils  ajoutent  des  dieux,  iront  dans  le  feu  de  la
ghenne et y seront pour toujours. Ce sont les pires des humains † (98:6). Une religion d’amour, de
paix, de tolrance… ou comme vous le dites … de tolrance, d’altrit et de solidarit †. Permettez-
moi un grand clat de rire !!!
Je  ris  d’autant  plus  volontiers,  Monsieur  Valls,  que  j’tais  assise  en  face  de  vous  dans  le
prau de l’cole o s’tait tenu il y a deux ans le fameux dbat sur la burqa organis par Ni Putes Ni
Soumises o vous tiez assis „ cŽt de M. Brard. Nous savons tous les deux ce qui s’est pass ce soir-
l„, les propos haineux et violents de ceux qui nous entouraient debout alors que nous tions assis
pour mieux nous intimider, les insultes, les prƒches, les menaces, la mauvaise foi, le refus de laisser
parler  Sihem Habchi,  les  coups  et  les  bancs  enfin  qui  ont  vol  mettant  fin  „  cette  calamiteuse  et
difiante  soire  avec  la  ncessaire  intervention  de  la  police.  Alors  prtendre  que  vous  croyez
sinc‚rement  aux  bienfaits  de  l’islam  et  „  la  bonhommie  de  ses  fid‚les…  de  grce,  pas  „  moi
Monsieur Valls !
Je  suis  d’autant  plus  peine  et  d‡ue  par  votre  attitude  depuis  un  certain  temps  qu’elle
s’loigne de l’homme respectueux de nos valeurs que vous sembliez ƒtre.
Vous  dites  ensuite  craindre  l’inscurit  des  fid‚les  durant  le  mois  du ramadan,  redoutant
sans  doute  des  agressions  islamophobes,  pour  ne  pas  dire  racistes  puisque  c’est  l’expression  „  la
mode, et promettez de veiller  „ leur  scurit. Dois-je vous rappeler que ce  sont gnralement les
musulmans qui ont coutume d’agresser les infid‚les durant cette priode et non le contraire ? C’est
bien pour cela que dans certains pays musulmans comme l’Algrie ou le Maroc, les je‹neurs sont
invits  „  rfrner  leur  agressivit.  Donc  si  vous  devez  prendre  des  mesures  scuritaires  je  vous
sugg‚rerais  de  veiller  plutŽt  „  ce  que  les  enfants  musulmans  ne  tabassent  pas  leurs  petits
camarades  mcrants  au  centre  de  loisirs,  „  ce  que  les  animateurs  de  ces  centres  veillent  „  se
nourrir afin d’assurer en toute scurit la prise en charge des enfants, de mƒme pour les chauffeurs
de bus cits plus haut avec lesquels il conviendrait d’viter les risques d’accidents. J’en profite pour
faire allusion „ ceux qui sous prtexte de je‹ner en profitent pour travailler moins, obligeant leurs
coll‚gues  non  musulmans  „  travailler  „  leur  place  pour  compenser,  sans  pour  autant  que  leurs
rtributions respectives n’en soient modifies. Mais je prsume que ceci ne vous concerne pas…
Pour ma part,  en  tant  qu’agnostique  mais  ayant  nanmoins  droit  „  autant  d’attention  de
votre  part  que  les  croyants  (mƒme  si  selon  vous  je  serais  moins  leve  spirituellement…),
j’apprcierais que vous veilliez autant sur ma scurit que sur celle de vos nouveaux amis islamistes.
Car moi aussi je suis fran‡aise, rpublicaine et j’ai des droits.
Et pendant  que  j’y  suis,  je  me  permets  une  parenth‚se  pour  vous  faire  savoir  que  mon
supermarch  est  actuellement  en  plein  ramadan  et  que  par  consquent,  en  tant  que  non
musulmane me nourrir commence „ devenir srieusement problmatique. Donc si le gouvernement
pouvait plancher sur l’ouverture de magasins spciaux pour que les mcrants puissent continuer „
s’alimenter sans avoir „ payer un impŽt „ VOTRE imam, vous seriez bien aimable.
Je terminerai par  votre phrase la  plus grave et  la  plus dangereuse pour notre dmocratie,
pour la libert d’expression et pour le droit acquis de haute lutte de critiquer les religions, quelles
qu’elles soient : „ Toute attaque contre une religion, contre un de ses fidles ou un de ses lieux de
culte est une attaque dƒlibƒrƒe contre la Rƒpublique et ses valeurs ‡. Vous venez par cette phrase
malheureuse d’instaurer ni plus ni moins que le dlit de blasph‚me, sapant encore un peu plus nos
valeurs dmocratiques et  rpublicaines. Vous venez galement d’avouer que la  religion  s’inscrirait
dornavant dans la Rpublique, contredisant votre remarque sur l’importance de prserver la laŠcit
tout en rduisant „ nant tout un pan de l’Histoire de France.
La France f‹t  jadis  la  fille aˆne de l’Œglise, grce „ vous et aux autres dhimmis dans votre
genre elle est dsormais devenue la putain de l’islam. Comme remerciement „ un pays sans lequel
vous ne seriez jamais devenu Ministre, on aurait pu esprer mieux. La France, Monsieur Valls, aurait
mrit un peu plus de gratitude de votre part.
J’esp‚re que vous prendrez acte de mes remarques et y rpondrez de la mani‚re qui convient.
Veuillez agrer, Monsieur le Ministre, mes rpublicaines salutations.
Caroline Alamach‚re

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 20:18

 

Je vous invite à lire ma tribune sur la politique étrangère que je publie demain dans les colonnes du Figaro :

 

La politique étrangère de la France offre une nouvelle illustration de la méprise qu'a constitué la campagne de François Hollande.

Le candidat n'avait pas de mot assez durs pour qualifier l'effacement de l'hexagone de la scène internationale et les erreurs à répétition de Nicolas Sarkozy:

L'intervention auprès du gouvernement russe pour stopper la guerre contre la Géorgie fut approuvé du bout des lèvres après qu'elle ait réussi. La finalisation de notre retour complet dans l'Otan fut condamné avec une violence qui rend grotesques les tortillements du nouveau président de la république pour justifier son renoncement à tout retour en arrière. La dénonciation du renforcement de nos moyens en Afghanistan au moment ou nos alliés nous le demandaient parce que l'avenir de la fragile reconstruction d'un état afghan en dépendait témoignait d'une politique de l'émotion, pas d'une stratégie responsable appuyée sur une vision de long terme. Les longs mois de silence devant le coup d'état de Laurent Bagbo en Côté d'Ivoire resteront une tâche indélébile dans l'histoire du parti socialiste français. La condamnation de l'inaction supposée de la France dans les les révolutions arabes fut immédiatement suivi de commentaires inutiles et suffisants sur l'inspiration de l'intervention militaire en Libye qui a été la décision de Nicolas Sarkozy presque seul contre tous avant d'être rejoint par les innombrables supporters de la victoire. Quand aux efforts incessants de la France pour obtenir une décision du conseil de sécurité des nations unies pour mettre fin aux massacres en Syrie, ils ont été salué par des commentaires irréfléchis sur la présence de Bachar El Assad au lancement de l'union pour la Méditerranée à Paris.

Après ce festival de condamnations, de critiques condescendantes et de postures "droit de l'hommistes" on s'attendait à un festival d'initiatives françaises sur la scène internationale, à une omniprésence de François Hollande et de Laurent Fabius, en un mot à de l'action et à des résultats. La déception est à la hauteur des excès de critiques dont les socialistes nous ont accablé durant 5 ans. Oui il y a une grande différence entre la politique de Sarkozy et celle de Hollande: le premier prenait des risques, cherchait à renouveler une politique étrangère trop souvent synonyme d'immobilisme et de faux semblants, le second ne se préoccupe que de sa «normalitude et préfère de beaucoup son image à la recherche de résultat!

En Afghanistan la page française ouverte par Chirac et Jospin est refermée sans aucune perspective.

En Libye, le courageux peuple libyen se dit abandonné par la France et par l'Europe.

On attend toujours un discours de la France sur les événements qui disloquent peu à peu le plus grand pays du moyen orient, l'Egypte. Le silence,français sur l'Iran est assourdissant.

Mais le comble est atteint avec la Syrie ou le gouvernement français fait le service minimum. Pendant la campagne électorale, François Hollande avait indiqué qu'il était favorable à une intervention militaire de la France dans ce conflit pour peu que le conseil de sécurité l'autorise. J'ai toujours pensé qu'une telle intervention militaire serait une très grave erreur stratégique. Faire de la Syrie un nouvel Irak, théâtre des pires affrontements entre chiites et sunnites manipulés en sous main par un Iran qui reste la menace numéro un pour la paix dans le monde n'est pas une option. Sans compter que la Russie n'apportera jamais son soutien à une telle initiative, pire elle la combattra sur le plan diplomatique mais aussi avec d'autres moyens dont elle a gardé la maîtrise. Si l'on veut vraiment allumer la mèche d'un conflit généralisé au proche et au moyen orient et recréer les conditions d'une nouvelle guerre froide il ne faudrait pas s'y prendre autrement. Alors plutôt que de s'invectiver lamentablement quand des hommes et des femmes meurent sous les bombes et les tortures il vaudrait mieux chercher à débloquer le véritable verrou de ce conflit: la position de Moscou!

J'ai beaucoup parlé de cette crise avec Vladimir Poutine. Ses arguments que je réfute ne sont pas méprisables! Il redoute une contagion fondamentaliste à l'ensemble de la région dont la Russie est plus proche et plus dépendante que l'Europe et l'Amérique. Il sait que les américains auront bientôt quitté l'Afghanistan qui risque de redevenir un foyer terroriste aux portes de la Russie. Il constate que l'intervention américaine en Irak a conduit au chaos pour longtemps, il redoute le retour en arrière de l'Egypte aux mains des fondamentalistes. Il ne veut pas ajouter la Syrie à la liste des foyers de déstabilisation de ses frontières sud. Nous ne pouvons pas accepter cette position et nous ne l'avons jamais accepté, mais nous ne pouvons pas non plus rester les bras croisés face à ce blocage diplomatique. L’incompréhension est telle entre la Russie et les Etats-Unis que seuls les européens peuvent engager avec la Russie le dialogue qui peut résoudre la crise.  C'est pourquoi la France peut jouer un rôle clé avec l'Allemagne pour faire bouger Poutine. Le sujet n'est plus du niveau des ministres des affaires étrangères, il est maintenant du seul ressort des chefs d'Etat.

Au lieu de recevoir Poutine avec des pincettes, au lieu de l'humilier en bloquant la construction du centre orthodoxe du quai Branly et de bouder l'inauguration du monument à la mémoire des soldats russes morts pour la France durant la grande guerre, le gouvernement français devraient faire preuve de réalisme et d’un peu de courage pour construire une relation de confiance avec la Russie! Ce n'est pas à New York que la crise Syrienne se dénouera, c'est à Moscou. Que Poutine lâche le régime Syrien et il tombera comme le fruit pourri qu'il est.

Si j'étais François Hollande je prendrai l'avion maintenant pour Moscou, si possible avec Angela Merkel et je chercherai à offrir à la Russie de véritable garantie sur sa sécurité et sur une relation de confiance avec l’OTAN qui doit inclure la question de la défense anti missile à laquelle les russes doivent être réellement associés. L'ours russe n'est dangereux que quand il a peur. Offrons lui sans détour la perspective d'un accord historique d'association avec l'Europe. Ce que François Hollande ne comprend pas c’est qu’il faut ancrer la Russie à l’espace européen .

Je sais bien que les diplomates trouveront dix mille raisons qui empêchent cette avancée historique, l'insuffisance de l'état de droit en Russie, l'instabilité des règles juridiques et commerciales, la corruption... Tout cela est vrai mais tout cela ne peux justifier que nous restions inactifs face au piège infernale qui est entrain de s'armer au confins de la Perse, de la Mésopotamie et l'assyrie.

Que notre Président normal comprenne qu'il n'y a rien de normal dans le monde dont il est désormais l'un des principaux responsables. Qu'il prenne des risques, qu'il abandonne ses postures bourgeoises et atlantistes version guerre froide. Qu'il parle avec la Russie.

Pour ma part je le soutiendrai  même s'il devait échouer dans cette tentative de la dernière chance.

 

François Fillon

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:12

ceux qui croient aux miracles….

Les avez-vous vu les macarons et autres langoustines….

Mais si, nous les verrons tous, un jour ou l’autre sur notre feuille d’impôts !

 

UNE INVESTITURE SOBRE ET PEU COUTEUSE...

 Ça ne vaut pas le Fouquet's, la preuve aucun media n'en a parlé. A moins qu'ils n'aient eu les fonds de bouteilles pour prix de leur silence !

Le repas des "vieilles tiges" socialistes le jour de l'investiture de François Hollande

Autour de la table dressée dans le Salon des Portraits, au rez-de-chaussée de la présidence,

ont pris place, avec M. Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler, Pierre Mauroy,

Laurent Fabius, Edith Cresson, Lionel Jospin et son épouse Sylviane Agacinski, ainsi que

le président du Sénat Jean-Pierre Bel et Yvette Roudy, qui fut ministre des Droits de la

Femme sous François Mitterrand.

Le menu du déjeuner était composé d'une pressée de langoustines aux agrumes, d'une côte

de bœuf grillée vigneronne, de carottes nouvelles au jus, suivies de fromages et de macarons

à la fraise avec des glaces au mascarpone.

Absent en matinée de la cérémonie de passation de pouvoir, l'ex-Premier ministre socialiste

Michel Rocard, de retour d'une "destination lointaine" (en Iran) selon l'entourage du chef

de l'Etat, a rejoint les convives avec son épouse pour le café.

Pour dix convives, on nous annonce 97 215 euros.....une paille... ça fait cher la côte

de bœuf et la langoustine !!!

J'ose espérer que ce très cher député René DOSIERE (P.S.) qui était si regardant

pour les comptes du Président Sarkozy va nous faire une enquête détaillée...

Car il ne faut pas que la main gauche ignore ce que la main droite dissimule !

Je suis assez curieux de savoir comment il va justifier l'augmentation

par rapport à l'investiture de Nicolas Sarkozy

2 435 817 euros de plus : faut quand même le faire !!!

Poker Menteur : autres manières de faire .. et autres prix,

mais toujours les mêmes dindons !!!

Sarkozy avait supprimé les fonds secrets et rendues

Publiques les dépenses de l’Elysée.

(commencerait-on à le regretter ?)

Coût de la journée d’investiture de François Hollande à l’Elysée

le 15 mai, voici les chiffres :

Réception Élysée + réception Hôtel de Ville de Paris :
· 17 000 bouteilles de Champagne ont été bues soit un total de
· 612 000,00 € (bagatelle...) (1 bouteille de champagne = 8 coupes)
· Petits Fours, Amuses Gueules : 423 657
· Jus de fruits, Soda : 147 231
· Repas des Anciens Ministres Socialistes : 97 215 €
· Grands Crus : 82 012 €
· Bière, Whisky et alcool divers : 347 523 €
· Services, Extras : 94 212 €
· Décors et Aménagements : 510 031 €
· Défraiement des personnalités, Transports : 1 245 234 €
· Total (hors primes sécurité estimé à 943 000 €) :
3 559 115 € sous réserves et omissions
A savoir que l'investiture de Nicolas Sarkozy
avait coûté 1 123 298 €.
Le FOUQUET’S à côté, c’est du fifrelin.
Et dire que pendant cinq ans, « ils « l’ont fait « ch… » avec ça !

 Le contribuable français payera donc après facturation définitive

 entre 5 et 6 000 000 € de frais d'investiture de François Hollande
> > >
 Ces chiffres ont été vérifiés et sont vérifiables. De plus, ils seront disponibles en Février 2013 après vérification de la cour des comptes.
> > >  
> > > François Hollande avait promis une investiture «sobre et peu coûteuse»
la preuve… !

 Moi !!! j'ai rien vu il pleuvait.....

Et les pauvres dans tout ça ?????

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:24

Monsieur le Président,

Amiral,

Monsieur le Président directeur général,

Mes Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

L’heure tourne et malheureusement nous allons devoir interrompre nos débats. Leur qualité, l’engagement de chacun, l’importance de ces thèmes pour l’avenir de notre pays pourraient nous conduire à en discuter toute une journée. Et je ne suis pas sûr qu’une journée y suffirait.

Je retire de ces échanges la conviction que nous avons, dans ces domaines, des atouts considérables. Il y a une réelle identité maritime française acquise au cours de décennies. Nous avons des capacités commerciales, militaires, industrielles de premier plan qu’il nous faut défendre dans un monde où le centre de gravité est en train de se déplacer vers l’Asie. J’ai la conviction que, dans ce contexte, la France doit conserver sa maîtrise des technologies de la mer et sa présence sur tous les océans du globe où nous avons des territoires et des intérêts à défendre.

Comme l’a dit un des intervenants, le monde maritime et naval est celui des temps longs. Construire une marine océanique suppose une vision et un investissement de long terme. C’est ce que la France a su jusqu’à présent préserver. Ce savoir-faire peut disparaître très rapidement, comme l’ont expérimenté les Britanniques en matière de groupement aéroporté. Il nous faudra donc, dans les prochains mois, faire des bons choix, mesurer les enjeux stratégiques, économiques et industriels qui se cachent derrière le choix capacitaire.

Les dernières opérations extérieures, notamment la Libye, ont montré la maturité, la polyvalence et l’interopérabilité de notre marine. Elles confirment la pertinence des choix effectués ces dernières années. Le groupement aéronaval a accédé avec le Rafale à un niveau de performance encore jamais atteint. Pour autant, il ne faut pas se leurrer. Notre capacité à sécuriser nos voies maritimes d’approvisionnement, à assurer notre souveraineté sur nos territoires d’outre-mer dispersés sur les trois océans dépendra de notre capacité financière à renouveler notre flotte.

La France maritime est un atout pour notre pays dans cette période où notre tissu industriel subit chaque jour des délocalisations. Ce que j’ai entendu ce matin, je pense à Patrick Boissier bien sûr, mais également aux autres intervenants dans la salle, c’est le constat des forces et des atouts d'un secteur trop souvent ignoré des Français, mais dont le rôle peut être crucial pour la croissance de demain.

C’est une carte à jouer, c’est une carte à défendre. Car la multiplication des activités économiques marines suppose une intervention croissante des Etats. Non seulement parce que nous assistons à une augmentation de la criminalité et de la violence en mer –l’Amiral s’en est fait l’écho– mais aussi parce que les ressources de notre espace maritime, comme de notre savoir-faire industriel sont l’objet d’une convoitise croissante des Etats.

Vous avez, Amiral, parfaitement illustré le rôle de la marine dans la défense de nos intérêts économiques et stratégiques. Plus que de long discours, vos exemples concrets ont montré combien la maritimisation était le lieu d’une imbrication entre civil et militaire.

Le développement rapide du transport maritime nous a imposé un effort de sécurisation des voies d’approvisionnement. Le développement du offshore comme des énergies renouvelables marines demandera un effort accru de sécurisation des activités sédentaires en mer.

Comme le disait le général de Gaulle en 1969 à Brest : « L’activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l’exploitation de la mer. Et, naturellement, les ambitions des Etats chercheront à la dominer pour en contrôler les ressources… »

Mais il faut pousser le raisonnement plus loin encore. La montée en puissance des marines des BRIC et les velléités d’appropriation des espaces maritimes constituent un nouveau défi pour la France et pour l’Europe. Si nous voulons préserver la liberté de navigation en mer et notre propre liberté d’action, il ne faut pas baisser la garde.

Entre 2011 et 2016, le budget « naval » de la Russie devrait augmenter de 35 %, celui de la Chine de 57 %, du Brésil de 65 %, celui de l’Inde de 69 %. On nous dit : « ils partent de si loin. » C’est vrai, mais ils nous ont aujourd’hui dépassés en termes de tonnage. Celui des BRIC est supérieur à celui cumulé des marines française et britannique. Le tonnage ne fait pas tout, il y a le savoir-faire, la capacité à manier des systèmes d’armes complexes, polyvalents et interopérables. Méfions-nous, ils apprennent vite. Et, pendant ce temps là, nos marines vieillissent à force de repousser dans le temps le renouvellement des bâtiments.

Ne nous cachons pas la face, nous sentons poindre un risque de déclassement de la France, au moment où, faute de moyens, il faudra réviser nos ambitions.

Pour conjurer cette évolution, il n’y a pas trente-six voies, il nous faut créer de la richesse, retrouver de la croissance. L’économie maritime peut y contribuer. Il y a là, comme vous l’avez souligné, de nouvelles filières industrielles qui peuvent être les emplois de demain. L’État peut accompagner ces filières d’avenir, mais il faut trouver la juste mesure.

C’est tout le défi auquel sont confrontés les pouvoirs publics aujourd’hui : réduire les dépenses sans injurier l’avenir. C’est pourquoi, il faut bien réfléchir à la pertinence des choix que nous serons amenés à prendre dans les prochains mois en matière d’investissement et de défense, et garder à l’esprit le « temps long ». J’espère que l’université d’été y contribuera.

 

Par André TRILLARD Publié dans : Au Sénat

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