Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:29
Lundi 2 juillet 2012

 

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues,

 

 

Il est toujours désagréable d’apprendre par la presse que des décisions soumises au vote sont présentées comme acquises.

 

Bien sur, les probabilités que tel adjoint ne soit pas élu sont infimes. Il n’en reste pas moins que dans notre société, les responsables municipaux sont élus.

 

Comme l’a expliqué Sophie Jozan il y a quelques instants, nous formons le vœu que la nouvelle municipalité reconnaisse l’existence des élus de l’opposition, les respecte, les écoute et pourquoi pas parfois les entende.

 

Je ne pense pas, c’est ma conception, que le conseil municipal n’est qu’une simple chambre d’enregistrement.

 

Le Conseil municipal est une instance démocratique, dans laquelle le débat doit être permis, ouvert, une instance transparente, qui respecte les uns et les autres.

 

C’est pourquoi nous n’avons pas apprécié de découvrir dans la presse la liste des nouveaux adjoints, comme si ces derniers étaient déjà élus.

 

Nous resterons donc étrangers à ce jeu de chaises musicales qui a fait l’objet de tant de négociations, de tractations et finalement de compensations pour essayer de ne décevoir aucune ambition. Même si certains n’en sortent ni confortés, ni rassurés sur leur avenir.

 

Nous ne participerons donc pas au vote sur cette délibération.

 

Je vous remercie.

 

Par Julien BAINVEL

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:58

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues

 

L’examen du Compte Administratif 2011 est pour nous l’occasion de rappeler notre opposition à votre politique financière.

 

Sur le ton, d’abord, Monsieur Bolo nous montre une fois de plus ses qualités d’acteurs.

Depuis 2008, il nous l’a jouait offusqué. Il criait à qui voulait l’entendre au désengagement, à l’asphyxie. Rien n’allait, tout était de la faute de l’État. La Ville de Nantes n’avait plus d’argent. L’avenir était en péril.

 

Aujourd’hui, il nous l’a joué joyeux, rasséréné.

Depuis le 6 mai, 20 heures, Monsieur Bolo revit. La situation nantaise a basculé. Non l’État n’a plus de dette. Non il n’y a pas de désengagement. Tout va bien grâce au Président et au 1er ministre.

 

Bel effort de souplesse et de communication politique.

Mais, Monsieur Bolo, nous connaissions ces qualités depuis longtemps déjà.

 

Retour sur l’année 2011 :

 

1 - Suite aux augmentations successives d’impôts (+ 9,5 % depuis 2008), le bilan de votre politique fiscale est clair : 19,6 millions d’euros de perte de pouvoir d’achat pour les Nantais.

Votre politique fiscale fait reposer l’effort sur une minorité de Nantais. Seulement 48 % des Nantais paient la totalité de leur taxe d’habitation.

On comprend bien votre souci de justice, mais ceux qui paient sont à la peine. C’est le cas des propriétaires modestes et des personnes âgées qui ont acquis leur logement avant la hausse de l’immobilier. La taxe foncière est devenue la première ressource fiscale de la ville, alors même qu’il n’y a que 37 % des habitants propriétaires de leur logement. Votre politique fiscale est donc injuste.

 

2 - Le pouvoir d’achat des Nantais est également mis à mal par vos choix politiques : suppression du Prêt à Taux Zéro, augmentation concomitante des tarifs de transport (+ 20% depuis le début du mandat), et des tarifs de stationnement (+ 30 % en moyenne depuis le début du mandat avec un élargissement du périmètre).

Encore une fois, derrière le discours responsable et solidaire se cache une baisse du pouvoir d’achat. Le nouveau Gouvernement s’abrite derrière le même type de déclarations pour marquer une différence entre la rigueur de droite, incarnation du mal, et la rigueur de gauche faite au nom de la justice et de l’équité.

 

3 - Car la vérité, c’est qu’après avoir tapé sur l’État pendant des années en le désignant comme responsable de tous les maux, parce qu’il mettait en œuvre la RGPP, le nouveau 1er Ministre va faire la même chose, et même pire. Car toutes les rares mesures déjà annoncées, retour à la retraite à 60 ans, promesses de Vincent Peillon, faux coup de pouce au SMIC, ont un coût.

Pour y répondre, il faudra passer par des hausses d’impôts et des coupes drastiques dans les dépenses de l'État, qui vont se traduire par le non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 dans les ministères « non prioritaires » : la Santé, le Travail ou la Défense. C’est l’accélération de la RGPP, pourtant tant critiquée par vos soins.

 

Et les 20 millions que l’État vous doit, Monsieur Bolo, quand allez-vous les réclamer ? Quand le 1er ministre va-t-il les verser ? Un changement de ton, un changement de discours, un changement d’attitude démontrerait clairement que vos discours n’étaient que de la propagande.

Pendant 4 ans, j’ai soutenu la RGPP engagée par le précédent Gouvernement. Le dernier rapport d’étape témoigne des résultats concrets obtenus pour offrir un service public moderne plus réactif et plus efficace à un meilleur coût.

La situation des finances publiques implique à tous les niveaux une politique de maîtrise beaucoup plus ambitieuse que celle pratiquée aujourd’hui. La Cour des Comptes préconise une évaluation systématique du bien fondé des dépenses publiques et de leur efficacité. Partout des marges de manœuvres existent et nous aimerions que vous les mettiez en œuvre.

La Cour soulignait trois points importants : tout d’abord que le redressement des comptes publics avait commencé à porter ses fruits, mais qu’il ne fallait sous aucun prétexte relâcher les efforts ; ensuite, que la France ne pouvait se passer des réformes structurelles afin de diminuer ses dépenses publiques et donc son déficit ; enfin que les pistes d’économies à réaliser, résidaient notamment dans la poursuite de la réduction du nombre de fonctionnaires.

 

Le Président de la Cour des Comptes a émis un sérieux avertissement aux collectivités locales, en les appelant à faire davantage d’efforts pour contenir l’endettement de notre pays car « leur part dans la dépense publique est de 21 % ».

 

Ces dépenses ont connu une forte croissance, imputable en partie seulement à la décentralisation. Selon Didier MIGAUD « l’équilibre de leurs comptes n’est atteint qu’au prix d’un ajustement de leurs recettes au niveau des dépenses, et donc par un alourdissement de la fiscalité locale ».

 

Il ajoutait qu’« une réelle maîtrise de la dépense locale passe sûrement par une gestion plus rigoureuse des effectifs de la fonction publique ».

Quelles économies ont été engagées au niveau de la ville ?

Aucune, à Nantes, le fonctionnement reste dispendieux.

 

4 – Ainsi, en ce qui concerne le fonctionnement, les dépenses poursuivent leur hausse.

- + 38 % de dépenses de personnel depuis 2001, Communauté Urbaine et ville de Nantes confondues,

- + 100 agents environ recrutés chaque année en moyenne depuis 2001,

- Nantes dépense 306 euros/habitant en subventions (moyenne des grandes villes : 160 euros),

Et encore, à périmètres inconstants ! C’est pratique, cela limite l’augmentation du personnel, cela rend les contraintes budgétaires moins visibles, cela permet de recaser ses proches collaborateurs, les membres de la Firme et cela permet d’utiliser le droit privé.

Mais l’ancien Maire nous a heureusement précisé le nombre d’employés publics et parapublics en annonçant en début d’année le chiffre de 10.000 personnes !

Quant à la mutualisation, censée permettre des économies, elle donne plutôt l’impression d’augmenter la masse salariale, par la création de postes de supers directeurs et de créer du flou dans les organigrammes. Les gains financiers sont quasi inexistants, vous le reconnaissez vous-même et les agents le vivent de moins en moins bien.

 

5 – Enfin, Nantes investit, on nous répète chaque année qu’il s’agit d’une année exceptionnelle. 2011 a été sans aucun doute exceptionnelle puisque on a moins investit qu’en 2010 : - 8 %. Seulement les 3/4 des investissements prévus ont été réalisés.

 

Nous attendions un message qui rendrait crédible votre engagement dans un effort collectif partagé et équitable pour la maîtrise des dépenses publiques. Cela est d’autant plus important que la situation de la ville de Nantes empire. Ainsi, l’épargne nette diminue de plus de 8 % et ce pour la première fois depuis 2008.

 

Ce compte administratif est donc très clair : investissement en baisse, fonctionnement en hausse, recettes fiscales en augmentation.

 

 

Depuis 2008, vous avez utilisé de nombreux arguments erronés voire mensongers pour justifier vos mesures fiscales et créer une ambiance pour les élections.

 

Aujourd’hui, une nouvelle ère s’ouvre. Le PS détenant tous les pouvoirs vous n’aurez plus d’excuses.

Ce que François Hollande appelle le pacte de confiance avec les collectivités se traduira ni plus ni moins par un gel des dotations de l’État.

Vous n’aviez pas de mots assez durs pour condamner ces choix. J’attends que vous adoptiez une attitude objective et que vous ne sombriez pas dans l’angélisme.

 

Ce matin, j’ai écouté attentivement le discours du 1er Ministre. Pour la première fois depuis 2008, je l’ai entendu dire ce que nous disons depuis longtemps. « Nos moyens d’agir ne sont plus les mêmes qu’avant la crise. Nous devons faire mieux avec moins ».

Le discours change. Espérons à présent que les actes suivent.

C’est tout l’enjeu de cette fin de mandat !  S 


Partager cet article
Repost0
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:13

Dimanche prochain, une majorité législative se mettra au travail et appliquera son programme.

 

L’heure est donc, en France comme en Loire Atlantique, au choix.

Il s’agit de décider quelles politiques seront appliquées, quelles valeurs seront défendues, quelles priorités seront dégagées.

 

En Loire Atlantique, deux modèles de société s’affrontent.

 

Les candidats de la Droite républicaine et du centre travaillent pour la réduction de la dette, la limitation de la dépense publique, la diminution du nombre d’emplois publics.

 

Nous portons un discours de vérité.

Oui, la France est dans une situation difficile.

Oui, nous pouvons rapidement sombrer comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie.

Oui, si aucune réforme n’est engagée, nous connaitrons les mêmes coupes sombres : réduction des pensions de retraites, diminution du traitement des fonctionnaires, diminution des prestations sociales, des allocations chômage…

 

Mais oui, en votant pour les candidats de la Droite républicaine et du centre, nous pouvons éviter le pire. Car les questions budgétaires, de déficit sont au cœur de nos propositions, avec comme première mesure la mise en place de la règle d’or : l’impossibilité de voter un budget en déséquilibre.

 

A l’inverse, le Parti Socialiste et ses alliés, fidèles à leur manière de gérer les collectivités locales, ont multiplié les promesses coûteuses : augmentation de l’Allocation de rentrée scolaire, du SMIC, retraite à 60 ans, embauche de 60 000 enseignants, de 5 000 fonctionnaires dans la police, la gendarmerie, la justice…

 

Bien sur, il est plus facile de promettre des augmentations de salaires, d’allocations, de créations d’emplois publics… Mais nous ne sommes plus dans les années 1970. La France ne peut se permettre de telles promesses.

Elle doit avant tout faire des efforts, se réformer en profondeur, comprendre qu’elle n’est pas seule au monde et qu’elle ne peut donc pas faire tout l’inverse de ce que font les autres États européens. Nous ne pouvons plus travailler moins longtemps que les autres. Nous ne pouvons plus avoir un système social plus avantageux que les autres. Nous ne pouvons plus détenir le record du monde du nombre de fonctionnaires. Nous ne pouvons plus dépenser plus que les autres, et nous en sortir.

 

Au contraire, il faut travailler plus longtemps en repoussant l’âge de départ à la retraite. Poursuivre le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et l’appliquer aux collectivités locales. Il faut réformer notre modèle social pour favoriser le retour à l’emploi plus que le maintien dans l’allocation. Il faut revoir la fiscalité pour lutter contre les délocalisations et donc maintenir la TVA anti-délocalisation…

 

La Cour des Comptes et l’Inspection générale des Finances en France, la Commission Européenne à Bruxelles, conjurent le futur gouvernement d’aller dans ce sens.

 

Il faut en réalité comprendre que la France fait partie du monde. Que les collectivités locales font partie de la France.

Il faut que chacun connaisse les enjeux au moment de voter dimanche prochain.

 

Soit nous lançons des réformes courageuses, nous faisons des efforts importants et comme l’Allemagne et les pays scandinaves nous en sortons rassemblés, renforcés et compétitifs.

Soit nous rejoignons les pays du sud de la zone euro et alors le pire sera certain.

 

Le vote du 17 juin est donc capital pour notre avenir commun.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 11:01

M. Ayrault et les Socialistes, n'ont rien contre le fait que les Electeurs du FN votent pour eux, c'est normal!
Mais que les Electeurs du FN votent pour l'UMP alors cela devient intolérable, c'est une atteinte à la Démocratie, la France subitement est en danger, il y en a même qui n'hésitent pas a parler du Général De Gaulle, eux qui l'ont toujours combattu!
En vérité, les électeurs quel-qu’ils soient sont propriétaires de leur vote, et du choix qu'ils font pour l'avenir de la France, et de nos enfants, un choix important quand on regarde les enjeux économiques dans ce nouveau monde ou il nous faut plus que jamais nous imposer pour avoir notre place.
Dans ce contexte économique difficile, il y a des acteurs qui travaillent plus que la moyenne, a qui aucune concession n'ai faite, a qui malgré 12 à 15h de travail par jour, il ne reste pas grand chose à l'heure du bilan.
Ces gens là, et je les connais, je parle et travaille avec eux, et ils se sentent laissé pour compte, ils trouvent que les gouvernements successifs ne se sont pas intéressé a eux, donc ils ont émis un vote de protestation en votant FN.
Ces gens là, sont pas des extrémistes, ils représentent une force économique, ils créent des emplois, ils bossent, ils sont artisans commerçants patron de petite PME, qui aimeraient bien que le travail soit récompensé et reconnu.
Alors je considère ne pas mettre la France en péril, en demandant à ces gens, qui ont voté FN, de voter pour nous UMP, et plus j'en suis fier de leur demander de revenir avec nous, je ferais tout pour qu'ils soient mieux considéré, ils le méritent, il font parti a part entière de notre société, nous avons tous besoin de ces gens là.
Voila ce que je pense sincèrement, nous devons nous interroger sur ces votes protestataires, et surtout y apporter les solutions attendues et légitimes, plutôt que de les oublier dès le lendemain du vote, je m'engage pour ma part à être leur ambassadeur au sein de l'UMP.


Alain GOUHIER

Partager cet article
Repost0
4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:13

Mots clés : , , , ,

Par Marie Visot Mis à jour le 04/06/2012 à 19:11 | publié le 04/06/2012 à 18:41 Réactions (79)
Pierre Moscovici, ministre de l'Économie.
Pierre Moscovici, ministre de l'Économie. Crédits photo : FREDERICK FLORIN/AFP

Les rapports prônant une réduction des dépenses se multiplient, alors que Bercy est toujours silencieux sur ce front. Moscovici assure que la France réussira à ramener son déficit à 3% en 2013 «sans mesure d'austérité».

La stratégie est limpide: le nouveau gouvernement compte beaucoup plus sur des hausses d'impôts que sur des baisses de dépenses pour financer son programme et tenir ses engagements en matière de finances publiques. Pendant la campagne, il n'a pas caché son intention de faire payer les «ménages les plus aisés» et les grandes entreprises. Si ces deux catégories de contribuables ne seront pas les seules à régler la facture, le gros de l'effort reposera sur leurs épaules. Quelque 49 milliards de recettes supplémentaires sont prévues d'ici à la fin de l'année prochaine.

Ce lundi, Martine Aubry a laissé entendre que les locataires de Bercy, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, n'auraient pas d'état d'âme à augmenter les prélèvements obligatoires. «Nous pensons qu'il y a d'énormes marges de manœuvre en faisant rentrer des impôts complémentaires», a déclaré la première secrétaire du PS sur France 2

Un moyen tout trouvé d'assainir la situation des finances publiques, alors que Paris s'est engagé à ramener son déficit à 3% du PIB l'an prochain et à être à l'équilibre en 2017. La France tiendra les engagements qu'elle a pris auprès de la Commission européenne «sans mesure d'austérité», a redit lundi Pierre Moscovici après une rencontre à Bruxelles avec le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

Le seul problème du bouclage de cette équation, c'est que le gouvernement ne dit toujours pas un mot sur la maîtrise des dépenses… Avant d'envisager la moindre piste, Bercy renvoie à la publication de l'audit que la Cour des comptes rendra à la fin du mois de juin.«Nous voulons travailler sur des bases incontestables», a de nouveau insisté le ministre de l'Économie lors du «Grand Jury» LCI-RTL-Le Figaro dimanche. Surtout, il ne tient pas à annoncer les mauvaises nouvelles à la veille des élections législatives…

Des premières décisions coûteuses

Pourtant, le nouvel exécutif est pressé de toutes parts de se dévoiler sur le volet de la dépense. Après la Commission européenne et la Cour des comptes, c'est un rapport de l'Inspection générale des finances commandé par François Fillon avant de quitter Matignon qui tire la sonnette d'alarme. Ce document chiffre à plus de 3,9 milliards d'euros par an les économies que l'État devrait réaliser afin de ramener le déficit public à zéro en 2017. Le retour à l'équilibre dès 2016, comme le prévoyait Nicolas Sarkozy, impliquait, lui, 5 milliards d'économies par an.

Ce document donne des pistes que le nouveau gouvernement ne manquera pas de trouver sensibles: il préconise la baisse des effectifs de l'État et de ses opérateurs, ainsi que la modération, si ce n'est le gel, des rémunérations des agents, la maîtrise de la masse salariale de l'État étant «incontournable». S'y ajouterait le gel des retraites des fonctionnaires. Autres pistes: le réexamen des dépenses sociales assumées par l'État (contrats aidés, aides au logement…) et la stabilisation des dépenses militaires.

La maîtrise des dépenses est d'autant plus inévitable que les premières décisions du gouvernement risquent d'être très coûteuses. Quatre responsables UMP à l'Assemblée, Gilles Carrez, Pierre Méhaignerie, Bernard Accoyer et Christian Jacob, présentent mardi matin une étude d'impact sur les finances publiques de la hausse du smic, de la mesure sur les retraites, de la fin du «un sur deux» dans la fonction publique et de l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire. Verdict: 20 milliards de dépenses supplémentaires d'ici à 2017 selon leurs calculs.

La plupart de ces mesures ne sont pas financées. Le programme PS n'avait pas prévu, par exemple, que le coup de pouce au smic puisse avoir des effets sur les comptes publics… Pourtant, une hausse de 1% du salaire minimum accroît mécaniquement les allégements de charges sociales sur les bas salaires de 700 millions par an et augmente la masse salariale de l'État de 300 millions par an. Quant à la mesure sur les retraites, son effet sur les régimes complémentaires n'a pas été pris en compte par les socialistes. D'où une impasse de financement de 6 milliards d'ici à 2017. Tout ceci annonce des lendemains qui déchantent après les législatives.

 

Partager cet article
Repost0
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 10:56

 

Depuis des années, nous n’avons pas accompli notre devoir de faire un effort sur les élections intermédiaires, en particulier les élections régionales, cantonales et municipales. Ces échelons sont maintenant totalement à gauche.

Récemment, le Sénat, par notre faute, a basculé à gauche. Si l’Assemblée nationale, dans quelques semaines, devenait socialiste, la France le serait totalement. Ce serait une première dans l’histoire des Républiques, en particulier celle de la Vème.

Lorsque l'on connaît les programmes, les tiraillements, les excès des Verts, de l’ultra gauche et de certains autres associés, même s’ils ont fait des petits scores, on a de quoi s’inquiéter. Ces élections revêtent donc une importance capitale.

Elles ne sont pas perdues, tant s’en faut, et ceci pour plusieurs raisons. D’abord, parce que le vote de la présidentielle a été extrêmement orienté contre Nicolas Sarkozy (à tort). Ensuite car dans plus de 240 circonscriptions, la droite reste majoritaire. Il nous faut conquérir une cinquantaine de circonscriptions.

Le mois à venir, et je ne le souhaite pas, sera extrêmement difficile au niveau intérieur car les promesses annoncées ne peuvent pas être tenues à l’exception peut-être de celles qui n’ont aucune importance si ce n’est démagogique comme, par exemple, celle de diminuer de 30 % le salaire des ministres et du président de la République. Ce n’est pas cette décision qui va sauver la France !

Mais d’autres décisions peuvent être prises qui vont heurter l’équilibre de nos finances ou plutôt qui vont en aggraver le déséquilibre. Nous risquons donc de traverser des crises dures et les Français vont se rendre compte très rapidement que la gauche au pouvoir est synonyme d’augmentation d’impôts, de diminution des revenus et d’un grand laxisme.

Nous verrons aussi arriver le vote des immigrés qui sera, bien sûr, un des thèmes récurrents demandé si ce n’est exigé par une certaine gauche ultra. Faut-il rappeler les drapeaux palestiniens, algériens, marocains, tunisiens, turcs à la Bastille ? Ils étaient plus nombreux que les drapeaux français. Ce sont nos valeurs essentielles qui vont être heurtées.

Il ne s’agit pas ici de faire du conservatisme, mais une nation, en temps de crise, doit savoir resserrer les rangs, rester bien entendu ouverte aux autres, acceptant celles et ceux qui veulent venir ici s’intégrer, mais dans cette guerre économique, toute désunion serait mortelle.

Les élections législatives sont donc fondamentales car elles pourront permettre à la droite d’être majoritaire et de continuer le combat qu’elle mène depuis un certain nombre d’années avec un nouveau Premier ministre et un gouvernement de droite.

Si nous n’arrivons pas à obtenir la majorité, il faut que l’opposition soit la plus nombreuse possible pour éviter que François Hollande ne se serve de tous ses pouvoirs pour changer allégrement la Constitution. Je l’ai déjà dit : c’est, pour la Vème République comme pour l'équilibre des pouvoirs, une question de survie.

Alors, préparez-vous à vous mobiliser pour les élections législatives dans toutes les circonscriptions de France. Je compte sur vous.


Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
Partager cet article
Repost0
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 09:07
Divers | Ajouté le 31.05.2012 à 19H38
Les Français sont fatigués de voter. Chaque année, depuis des années, ils doivent se déplacer pour des élections dont ils ne comprennent pas toujours les enjeux.

Certes, ils ont compris l’élection présidentielle, voulant pour les uns faire battre Sarkozy, pour les autres donner leurs voix à François Hollande. Ont-ils vraiment été informés des programmes de l’un et de l’autre ? Peut-être pas.

Les élections législatives arrivent dans quelques jours maintenant. 577 députés. Beaucoup de Français qui voient « midi à leur porte » (c’est le cas de le dire) demandent aux députés d’augmenter le nombre de crèches, de nettoyer les rues, d'enlever les feuilles qui tomberont à l'automne, de leur trouver à chacun un logement dans leur circonscription. Depuis des années, ce sont les demandes de certains Français lorsqu’ils vont voter pour un député, confondant ainsi complètement les élections municipales (ou même régionales) avec les élections nationales des députés.

En effet, le député est le représentant du peuple français à l’Assemblée nationale. Il doit y faire les lois, en proposer, les amender. Bref, il doit, quand il est dans la majorité, s’associer au gouvernement pour lui apporter aide et conseil ou, lorsqu'il est dans l’opposition, empêcher le gouvernement de transformer notre pays dans un sens ne lui convenant pas.

Le député a un rôle fondamental en ce qu’il représente la vraie démocratie. Nous avons certes, par la Vème République, un mode de gouvernement « bicéphale » puisque le président de la République est élu par les Français comme le sont chacun des députés. Ils ont l’un et l’autre la légitimité démocratique. C’est ce qui peut entraîner l’ambiguïté.

En effet, les Français pensent, après avoir élu le président de la République, que les députés sont une partie négligeable dans cette démocratie. Or c’est tout le contraire. Ce sont eux qui ont le pouvoir absolu. Ce sont eux qui décident, votent, amendent, refusent, transforment les lois. C’est de la majorité des députés que sont issus les membres du gouvernement. Le Premier ministre est nommé par le président de la République, mais il est issu lui aussi des rangs de la majorité parlementaire.

Autrement dit, le scrutin des 10 et 17 juin prochains est un vote particulièrement important pour notre pays. Celles et ceux qui ont voté contre Nicolas Sarkozy parce qu’ils ne le supportaient pas, et je le regrette, peuvent se dire aujourd’hui qu’ils ont dans leurs mains l’avenir de la France tel qu’ils le voient et le souhaitent. Les Français ont ce pouvoir extrême de donner à la France la majorité et l’orientation qu’ils désirent.

Beaucoup disent que le Parlement doit avoir la couleur politique du chef de l’État. Certes, c’est une possibilité, mais que l'on ne demande pas à l’UMP et à la droite de se faire « hara kiri » simplement pour qu’elles n’aient pas la majorité. Non, au contraire, dans chaque circonscription, les citoyens qui se sentent porteurs des valeurs de droite, des valeurs humanistes, des valeurs de réalité, doivent se mobiliser pour voter pour eux, leurs candidats UMP, Nouveau Centre, pour que la France n’aille pas en chantant tomber dans un précipice. C’est pourquoi les élections législatives sont d’une importance absolue.


Pr. Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
 
Partager cet article
Repost0
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 11:06
jeudi 31 mai 2012

- Nantes

Christian Galliard de Lavernée vient d’être nommé préfet de la région des Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique. Depuis le 24 novembre 2010, il occupait la fonction de préfet de la région Lorraine, préfet de la zone de sécurité et de défense Est et préfet de Moselle.

Énarque, promotion André Malraux, ce Lyonnnais d’origine vient de fête ses 62 ans. Il succède à Jean Daubigny, nouveau directeur de cabinet du ministre de l’Intéreiur Manuel Valls.

Lire Presse Océan aujourd’hui

 
 
 
Partager cet article
Repost0
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 09:46



<http://www.oppositionrepublicaine.com/wp-content/uploads/2012/05/obtenir-carte-presse.jpg> En effet 85% des journalistes sont de gauche et ils ont fait une propagande pro-Hollande et une propagande Anti –Sarkozyste. Les différents débats nous ont démontré avec une grande évidence qu’ils souhaitaient l’élection de Hollande. En voici la raison :

L’avantage fiscal créée en 1934, pour les journalistes, supprimé par Juppé et rétabli par Jospin, pose question à l’heure où les niches fiscales ont mauvaise presse.

La chasse aux niches fiscales est à la mode. Le projet socialiste pour 2012 propose d’annuler 50 milliards sur les 70 milliards de «dépenses fiscales inutiles» créées depuis 2002. Au chapitre des «dépenses fiscales inutiles» ou au moins injustes, le PS pourrait également citer une mesure prise par le gouvernement Jospin, l’allocation pour frais d’emploi des journalistes, une niche fiscale qu’avait fait sauter Alain Juppé et que la gauche a rétabli quelques années plus tard sous une forme légèrement allégée.

Depuis 1999, les journalistes sont autorisés à retrancher 7.650 euros de leur salaire imposable, au nom des frais professionnels non remboursés par leurs employeurs. Un avantage fiscal conséquent. Prenons l’exemple d’un journaliste célibataire gagnant 2.500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il payerait 2.534 euros d’impôt sur le revenu. Avec, il ne paye que 1.477 euros. Cette niche fiscale a été créée en 1934. Le journalisme faisait partie d’une liste délicieusement surannée de 110 professions qui étaient supposées avoir des frais professionnels (transport, nourriture, matériel…) plus importants que la moyenne. En France, tous les salariés sont exonérés de 10% de leur revenu au nom de ces frais professionnels. Pour 30.000 euros gagnés, on n’en déclare en fait que 27.000.

Ces 110 professions bénéficiaient d’un coup de pouce supplémentaire, de 5% pour les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua à 40% pour les tisseurs non propriétaires de leur métier de l’Ain, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, de la Haute-Loire, de la Haute-Savoie, de l’Isère, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Saône-et-Loire et du Vaucluse. Au milieu de cet inventaire à la Pernaut, les journalistes bénéficiaient d’une déduction supplémentaire de 30%.

En 1996, au nom d’une vaste réforme sur l’impôt sur le revenu, le gouvernement Juppé tire un trait sur toutes ces niches fiscales, «devenues sans rapport avec la réalité des frais professionnels supportés par les intéressés et qui ont donc perdu toute justification». Une profession va particulièrement se plaindre, les journalistes. Une manifestation réunissant 2.000 personnes parcourt alors les rues de Paris. Une dizaine de titres de la presse quotidienne régionale lancent une opération «homme invisible», un boycott photographique des parlementaires favorables à la suppression de la niche.

On découvre à cette occasion que les journalistes ont nettement plus de moyens de pression que les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua. «Le souvenir que j’en conserve est moins la hargne des journalistes que la trouille des politiques», raconte Alain Lambert, ex-rapporteur du budget au Sénat. Juppé tient bon face à la fronde, mais offre une première concession à la profession, la création d’un fonds budgétaire pour compenser la hausse d’impôts que subiront les journalistes. Parallèlement, des négociations sont engagées avec les syndicats.Elles aboutiront sous Jospin. Il est décidé de rétablir l’avantage fiscal, mais sous une forme un peu plus juste. Au lieu des 30%, les journalistes pourront dorénavant retirer 50.000 F (soit 7.650 €) de leurs revenus, une mesure qui favorise les bas salaires et limite l’avantage pour les plus riches. Il n’empêche que les journalistes sont les seuls à bénéficier de la mesure. Michel Diard, ancien secrétaire général du SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes) qui a participé à la négociation, ne voit qu’une explication: «La profession s’est mobilisée, les autres ne l’ont pas fait suffisamment».

Comment justifier cette différence de traitement face à l’impôt? «On considère que le travail du journaliste ne s’arrête jamais, répond Michel Diard. Même en vacances, le journaliste doit se tenir au courant, acheter les journaux, regarder le JT de 20h, consulter les infos sur Internet, ce qui a des coûts non pris en compte par l’entreprise de presse». Les journalistes seront ravis d’apprendre que leur Macbook est financé par l’Etat. Les polisseurs de pipe de Saint-Claude, qui ont perdu l’avantage fiscal, un peu moins.

Avant les primaires les syndicats de journalistes notamment de l’humanité ont demandé à Mr François Hollande de rétablir l’abattement de 30% pour les journalistes, de plus, chose étrange une certaine Valérie Massonneau (plus connu sous le nom de Valérie Trierweiler, future Madame Hollande) fut la porte-parole des journalistes accompagnée bien sûr d’Audrey Pulvar.

A savoir qu’en 2008 cette demande de rétablir les 30% fut demandée par les journalistes à Nicolas Sarkozy qui refusa, ce qui lui attira les foudres du monde journalistique, depuis ce jour la campagne anti-sarkozy commença.

Donc un journaliste célibataire gagnant 2.500 € par mois pourrait à partir de 2012 déduire 9.000€ au lieu de 7.650€.

Imaginez: Audrey Pulvar et David Pujadas gagnent aux environs de 12.000 € par mois ils peuvent donc déduire 54.000 € ; Laurence Ferrari gagne 400.000 € annuel, cela lui fait une déduction de 120.000 €. Jean-Michel Apathie 40.000 € par mois soit une déduction de 144.000 €. Alain Duhamel 56.000 € par mois déduction de 207.600 €. De plus, les journalistes de l’audiovisuel lui ont demandé un abattement supplémentaire de 10% pour les frais dit : « frais esthétique » du fait qu’ils doivent en permanence faire des soins esthétiques pour être présentables devant les caméras. Soit 40% d’abattement.

Mr Hollande leur a promis qu’il leur rétablirai ce droit, dès septembre 2012, s’il est élu. Et il est certain que Valérie Trierweiler et Audrey Pulvar sauront lui rappeler.

Comme quoi tous ces journalistes qui crachent sur les riches, et qui n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer le Sarko bling bling se gardent bien de parler de leurs avantages fiscaux. A savoir que Valérie Trierweiler est petite-fille et arrière petite fille de Banquier ? Elle n’est pas issue d’un milieu modeste comme elle essaie de le faire croire. Elle a un gros patrimoine immobilier, comme François Hollande avec sa SCI « La Sapinière » et son agence à Londres.

Ils veulent bien taxer les riches mais pas eux, car avec leur salaire de smicard, ils ne pourraient plus vivre, on les comprend d’ailleurs fort bien.

Une grande Injustice

42.500 journalistes bénéficieront de cet avantage, mais on peut aussi se déclarer journaliste fiscalement sans carte de presse. Et des proches de journalistes, qui ne sont pas journalistes se déclarent journalistes sans carte de presse, sport très prisé chez les amis de l’Humanité et du Canard Enchainé.

Il n’empêche que cette niche fiscale laisse un sale goût dans la bouche des journalistes. Tout le monde comprend bien l’injustice de la mesure et le souci éthique qui se pose. Dans ce débat, les journalistes sont juges et parties puisqu’ils ont le pouvoir de mobiliser ou non l’opinion publique. Mais ces derniers ne veulent aucunement que l’on touche à leurs avantages et désirent les accroître. Ce n’est pas plus glorieux que les parlementaires qui votent eux-mêmes leur rémunération.

Une suppression de cet avantage fiscal serait néanmoins compliquée à mettre en œuvre. Les syndicats demanderaient immédiatement une augmentation de salaire correspondant à la perte subie, ce qui au vu de la situation financière des journaux s’annonce bien délicat (à moins que le gouvernement rende l’argent de l’autre côté par des aides à la presse).

N’en doutons pas cette loi sera votée, et vous pouvez être sûr, que cela ne fera pas la une du journal de 20h00 ni la première page du journal l’Humanité, ni du Canard Enchaîné.

Avantages sur les congés maladies

Au-delà de trois mois de présences les journalistes ont le droit à la totalité de sa rémunération mensuelle pendant 3 mois, ils ont demandé à François hollande de porter la durée à 6 mois. Et au-delà au 2/3 de la rémunération mensuelle plus le supplément familial dans son intégralité. Les journalistes ont la prise en charge intégrale de leur cure thermale par la sécurité sociale et ouvrent droit aux mêmes conditions d’indemnisation que celles prévues pour la maladie simple et sont prises en compte dans la durée de celle-ci.

Les journalistes en service, victimes d’accidents du travail ou de trajet, ou atteints de maladie professionnelle contractée à l’occasion de leur travail, conservent, pour tous les arrêts reconnus par la sécurité sociale comme directement liés à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle, l’intégralité de leur rémunération dans la limite de deux ans, Ils ont demandé à François Hollande de passer cette durée à 4 ans.

En cas d’incapacité permanente partielle telle qu’elle est reconnue par la sécurité sociale, le journaliste a droit à une priorité de reclassement dans une fonction compatible avec son état physique, avec maintien de tous ses droits (y compris la déduction fiscale), notamment en matière de salaire.

A compter de la date de leur engagement, les journalistes atteints d’une affection de longue durée reconnue par la sécurité sociale entraînant momentanément une incapacité totale d’exercer leur fonction conservent pendant les trois premières années l’intégralité de leur salaire et les avantages fiscaux. Ils ont demandé à François Hollande que la durée soit portée à 5 ans. Ils ont eu la promesse que cela serait fait en Septembre

Quels avantages pour François Hollande ?

Pour François Hollande, il est important d’avoir la majorité des journalistes à ses côtés afin de nous faire avaler tous les mensonges de sa future politique. Pour un chef d’état il est très important d’avoir le pouvoir médiatique de son côté, même si cela doit passer par l’attribution de niche fiscale, afin d’avoir une emprise sur les médias. Ce qu’avait parfaitement compris François Mitterrand.

De ce fait, il pourra dire et faire croire aux français ce qu’il veut. Après le département le plus endetté de France, la Corrèze, nous aurons le pays le plus endetté d’Europe, la France.

Les Français vont encore jouer les cigales, pendant qu’une minorité de fourmis va devoir travailler comme des dingues pour engraisser tout ce petit monde.

Merci messieurs et mesdames les journalistes …

Sources

http://www.tiresias.info/2012/04/de-la-mauvaise-foi-des-journalistes/

http://www.slate.fr/story/43075/pourquoi-journalistes-payent-moins-impot

Partager cet article
Repost0
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:46
Divers | Ajouté le 10.05.2012 à 10H14
Les chiffres sont terribles. 2,1 millions de votes blancs ont suivi les instructions de Marine Le Pen et, à moindre niveau, celles de François Bayrou.

Marine Le Pen qui, tout au long de la campagne, a été d’une violence inouïe contre Nicolas Sarkozy, a finalement envie de détruire la droite pour pouvoir y régner en maîtresse. Elle a donc fait élire François Hollande en sachant qu’il allait faire voter les ressortissants non communautaires, qu’il allait bouleverser toutes les valeurs que nous voulons, nous, en France préserver. Elle fait la politique du pire pour une petite ambition qu’elle n’arrivera jamais à assouvir. Cette attitude est véritablement inacceptable.

Comme est tout à fait aussi inacceptable la diffusion d’une liste noire de personnes à « abattre ». Il s’agit là d’une attitude révoltante, inacceptable, inimaginable. Je sais bien que les Français se révoltent régulièrement contre les partis traditionnels. Je sais bien qu’il faut vraisemblablement un renouveau idéologique et sémantique dans ces partis de droite et de gauche. Mais ne tombons pas du côté de la Grèce où, mis à part les problèmes financiers, il existe des problèmes idéologiques majeurs. On y voit siéger un parti ouvertement nazi et des partis d’ultra gauche ouvertement communistes. Ce volcan que représente la Grèce risque de contaminer toute l’Europe.

Je sais que François Hollande a passé des « pactes avec le diable », accords avec les Verts qu’il va respecter alors qu’ils ne représentent rien, accords avec d’autres partis qui ne représentent rien non plus. Il faut que François Hollande comprenne qu’il n’y a pas un élan de gauche dans le pays. Il y a eu malheureusement un élan « anti sarkozyste » alors que Nicolas Sarkozy avait fait tant de réformes. Il y a un élan de craintes, mais ce ne sera certainement pas François Hollande et ses alliés qui pourront apaiser ces craintes, lui qui n’a pas l’adhésion populaire qu’il croyait avoir. En effet, si on fait le total des voix de gauche à la présidentielle, il arrive à peine à 44 % des suffrages exprimés.

Alors, il nous faut, comme je le répète sans cesse à travers mes chroniques quotidiennes, rester unis. Il faut que l’UMP fasse preuve de volonté et de détermination, sans états d’âme et sans conflits de personnes. C’est ce qui semble se passer, tant mieux !

Mais n’oublions jamais que Marine Le Pen a fait élire celui qu’elle considère comme son pire ennemi pour pouvoir faire exploser la droite. Ne rentrons pas dans son jeu.


Pr. Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
 
Partager cet article
Repost0