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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:54
Santé | Ajouté le 27.01.2012 à 19H44
Les élections présidentielles approchent, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout le monde s’en est aperçu, j’imagine !

Ce temps électoral est propice à toutes les démagogies, de droite, comme de gauche. La démagogie de gauche se mêle à l’idéologie ce qui est encore plus dangereux. La gauche, que ce soit François Hollande essentiellement, mais aussi Jean-Luc Mélenchon voire même Eva Joly, si tant est qu’elle soit présente au premier tour, veut « changer le monde », action louable s'il en est.

Refuser la mondialisation ? Mais pour revenir à quoi ? Eriger des barrières douanières autour de l’Europe ? Est-ce vraiment possible ? Il faudrait l’accord des 27 pays européens et même si nous l'obtenions, comment ferions nous pour vendre nos produits à l’étranger ?

Imposer aux autres pays européens notre vue contre la finance ? Mais que veut dire exactement la finance, cette ennemie personnelle de François Hollande et des autres candidats de gauche ? Est-ce à dire qu’il ne faut plus d’échanges ni de banques, de capitalisation tant étatique que personnelle ? Mais comment faire, dans un monde ouvert, sans qu’il y ait des règles financières simples et strictes ?

Bien entendu, quand on nous parle de la finance comme d’un ennemi, on oublie de dire que la finance « se venge » de notre incurie depuis 30 ans. Imagine-t-on une famille très endettée car elle a bénéficié de prêts sans réfléchir (ce qui est le cas de beaucoup de pays d’Europe et même d’Occident), refuser tout d’un coup de rembourser ses dettes au nom d’un combat contre la finance ? Curieuse attitude politique, idéologique ou même pratique !

Imaginez-vous que l’on pourrait, de façon totalement artificielle, ne pas réduire le nombre de nos fonctionnaires alors que, partout dans le monde, on les diminue ? Nous serions, j’imagine, les seuls à avoir la solution qui consisterait à rembourser nos dettes tout en augmentant nos finances publiques !

Oui, il est temps de dire la vérité aux Françaises et aux Français ! Nous avons contracté des emprunts pour pouvoir faire une politique sociale à crédit. Nous avons contracté des emprunts pour pouvoir augmenter le nombre de fonctionnaires au niveau de l’État, mais surtout au niveau des collectivités territoriales. Qui imagine une seconde que le temps n’est pas venu de les rembourser et que l'on puisse le faire sans diminuer le nombre de nos fonctionnaires ?

Ce n’est pas injurier les fonctionnaires que de le dire. Ce n’est pas dévaloriser la fonction publique que de le faire. Il y a, dans un certain nombre de branches de celle-ci, des économies à effectuer.

Dans le cas des hôpitaux, les « 35 heures » ont coûté horriblement cher et nous sommes maintenant contraints d'en payer la note (plusieurs centaines de millions d’euros), mais lorsque François Hollande, ou d’autres à gauche, nous disent que le temps de transport, d’un endroit quelconque à un hôpital, pour être accueilli par les urgences, ne doit pas dépasser une demi-heure, il s’agit non seulement d’une absurdité, mais aussi d’un mensonge.

Regardez à Paris : il peut très bien se passer plus d’une demi-heure à cause des encombrements. Dans d'autres régions, le problème est lié à l'éloignement. Mais vouloir construire des zones d’urgence pour accueillir les malades sans avoir ni l’argent, ni les technologies, ni les médecins, est une monstruosité ! Il vaut mieux développer les transports et non les bâtiments.

Au contraire, nous avons aujourd’hui à nous préoccuper de l’efficacité des plateaux techniques. Cette efficacité nécessite en premier lieu des hommes formés aux urgences ou aux activités de pointe. Il n’y a pas de petites urgences. Elles peuvent toutes cacher un drame et il est nécessaire que tout le monde soit traité avec les meilleurs médecins, mais aussi la meilleure technologie.

Prenons l’exemple, que j’ai pris à maintes reprises, de l’infarctus du myocarde, cette artère coronaire qui se bouche. Certes, il faut faire vite, mais traiter un infarctus peut se faire de deux manières : la première est médicale ; elle peut donner des résultats, mais pas aussi efficaces que la seconde qui consiste à placer un petit ressort dans l’artère bouchée. Pour placer ce dernier, il faut du matériel et des gens particulièrement compétents. Ainsi, il est préférable de prendre un peu plus de temps de transport plutôt que de multiplier des zones d’urgence qui soient de bas niveau technique.

J’ajouterai que le nombre de médecins hospitaliers baissant de façon dramatique, nous avons été obligés de faire appel à des médecins étrangers, qui, certes, ont des compétences, mais pas les mêmes que des spécialistes français.

Cet exemple montre la démagogie de la gauche, mais résonne tellement bien aux oreilles des citoyens. C’est tout le problème de la gauche : elle devrait dire la vérité, rien que la vérité, mais toute la vérité et surtout ne pas proposer des solutions qui sont à première vue agréables, merveilleuses, consensuelles, mais qui, à la réflexion, sont impossibles.

Il faut donc, pendant cette période, éviter la démagogie. Mais peut-être est-ce un rêve ? Oui, je rêve d’un débat politique où la vérité serait érigée en maître. Ce débat serait certainement intéressant, beaucoup plus d’ailleurs que ne l’est le débat actuel.

Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:52
Divers | Ajouté le 27.01.2012 à 12H28
Hollande contre Juppé ! Ce débat promettait d’être intéressant et explosif ! Il l’a été.

Alain Juppé a mis en difficulté François Hollande sur ses propositions et, finalement, ce n’était pas si difficile. Je ne le dis pas pour minimiser les mérites d’Alain Juppé, tant s’en faut.

Mais reprenons la proposition des 60 000 emplois dans l’Éducation nationale. Si vous avez compris la façon dont François Hollande allait s’y prendre, vous avez beaucoup de chance !

Il semble qu'il ne va finalement pas embaucher de fonctionnaires supplémentaires, mais les redéployer vers trois secteurs prioritaires (et encore, après avoir annoncé trois secteurs, il en a énoncé cinq). En procédant à un calcul simple, on se rend compte que le nombre de fonctionnaires dans les autres branches baissera donc beaucoup plus qu'en ce moment.

Depuis un certain nombre d’années, la majorité a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Là, en suivant le raisonnement de François Hollande, nous aurions deux fonctionnaires sur trois qui ne seraient pas remplacés et, en particulier, dans la fonction publique hospitalière ! Bravo pour les mathématiques selon François Hollande !

Concernant l'impôt sur les sociétés en fonction de leur taille, cette décision sera lourde de conséquences. D’abord, elle part d’un raisonnement stupide. Prenons l'exemple d'Airbus, grande société s'il en est. Pour quelles raisons faudrait-il surtaxer Airbus alors que cette entreprise emploie un grand nombre de personnes, élément très important en ces temps de crise ? Cette société prévoit d'embaucher entre 6000 et 7000 personnes. Ne serait-il pas dommageable de surtaxer de grandes entreprises qui emploient ?

De plus, un nouvel effet de seuil va être créé. Une entreprise de petite taille va peut-être hésiter à embaucher un employé supplémentaire si cela la fait passer dans la zone moyenne et lui double ses impôts. Il aurait été préférable de taxer les entreprises en fonction des bénéfices non investis. Il s’agit donc là d’une mesure extrêmement dangereuse.

Un autre sujet me semble « fumeux » : l’Europe ! Voici Monsieur François Hollande prêt à aller convaincre Angela Merkel sur tout ce qu’elle a refusé jusqu’à présent. N’oublions pas d’ailleurs que 24 pays sont du côté de la chancelière allemande. Je vois mal comment François Hollande peut défaire ce qui a été fait avec difficulté, mais précision par Nicolas Sarkozy, d’autant plus que de nouvelles parties du traité vont être signées prochainement dont un volet sur la gouvernance économique dans les prochains jours puis un troisième volet sur la relance.

Ce genre de débat est extrêmement intéressant car, jusqu’à présent, la presse était tellement laudatrice vis-à-vis de François Hollande, en particulier après son discours du Bourget, que cela en devenait suspect ! Je donne un point particulier à David Pujadas qui a été d’une parfaite honnêteté et un intervieweur sans concession. Vivement les autres débats et en particulier celui entre François Fillon et Martine Aubry !

La campagne a enfin commencé. Ce ne sont plus des petites phrases, des insinuations des uns et des autres, mais des débats sur des propositions. C’est ce qu’attendaient les Français.


Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:50
Société | Ajouté le 26.01.2012 à 18H36
A regarder de près le programme de François Hollande, il n’y aura donc plus de politique familiale. Certains l’avaient laissé entendre, il y a quelques semaines : le quotient familial devrait disparaître tout comme le quotient conjugal.

Sur le plan fiscal, nous reviendrons une nouvelle fois des décennies en arrière. Moteurs de la politique familiale, ces deux quotients sont pourtant dans le viseur de François Hollande. Qu’a-t-il donc contre la famille ?

Car il est paradoxal d’entendre le candidat socialiste nous dire que les enfants sont notre éternité, notre relève, que tout ce que nous devons faire aujourd’hui sera pour nos enfants et, d’un autre côté, casser la politique familiale. C’est le signe de l’incohérence.

Les socialistes n’ont jamais été favorables à la famille. Ils en donnent une nouvelle fois l’exemple alors que, dans ce monde ouvert, ce monde de compétition, la famille est un atout. Je parle de la famille avec des enfants même si je ne critique pas celles et ceux qui ne sont pas mariés, ne veulent pas d’enfant, sont « pacsés » ou vivent toute autre forme de concubinage.

Mais il n’en reste pas moins que nos enfants et leur nombre sont les témoins de la vitalité d’une nation. Regardons certains pays dont la natalité baisse. Je prends l’exemple de la Russie. Certes, il s’agit d’un pays développé, mais c’est un pays qui ne croit plus en lui. L'espérance de vie y est faible (à peine 69 ans contre plus de 81 ans pour la France), la natalité décline et la population russe perdra des millions d’habitants d’ici 10 ou 20 ans. Elle risque d’être rayée de la carte si rien n’est fait auparavant.

Depuis la Libération, la politique familiale a été l'un des joyaux de notre pays. Elle a été confortée, confirmée en 1958, 1959 et jusqu'à aujourd’hui, elle montre son action tout à fait remarquable : nous sommes le seul pays en Europe à avoir une progression de notre population grâce à une forte natalité. En adoptant le projet socialiste, c'est la mort annoncée de notre pays ou, au minimum, la fin de la politique familiale et l'annonce du déclin.


Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:47
Société | Ajouté le 26.01.2012 à 14H10
A écouter les lieutenants du candidat François Hollande, les enseignants ne sont pas attirés par l’argent. Pour Monsieur Peillon, il n’est donc pas nécessaire de les augmenter !
Certes, en créant 60 000 postes et n’ayant pas d’argent pour payer tout ce « beau monde », il est préférable de les prévenir auparavant : « vous avez une vocation, il n’est pas utile d’être augmenté ». Il s’agit là d’une attitude très particulière, mais assez socialiste si l’on y réfléchit bien. Les médecins, les infirmiers et infirmières, les enseignants, peut-être d’autres encore, ne sont là que par vocation et l’attrait de l’argent est un péché incroyable. D’ailleurs, François Hollande a décidé qu’il allait combattre la finance.
Tous ceux et celles qui, jeunes, ont envie de réussir et, par là, gagner de l’argent, deviennent quasiment des délinquants ! Il s’agit d’une sorte d’égalitarisme à la française, à la socialiste, mais mode « Europe de l’Est ».
Attention, cependant, car il existe une autre analyse faite, cette fois-ci, par Bruno Julliard. Cet étudiant permanent, ancien responsable syndical, a prévenu qu’il n’y aurait plus d’internat d’excellence. Il n’est pas bon d’être billant dans l’ère socialiste. Oublions la compétition internationale, les diplômes que l’on peut obtenir et qui font quelquefois la différence pour chercher une meilleure opportunité, travailler mieux et peut-être, aussi, gagner mieux. Terminés ces internats d’excellence ; il faudra les fermer, revenir à l’unité, l’uniformité, oserai-je dire, la médiocrité ?
Il faut regarder les choses en face : depuis des années et des années, notre enseignement n’est pas de qualité. Le taux d’illettrisme est incroyable en 6ème. Le niveau de nos écoles ou de nos universités est mauvais par rapport à celui du monde entier. Nous avions et nous avons commencé petitement, mais sereinement, à accorder l’autonomie aux universités françaises, autonomie qui n’est pas encore complète et qui devra l’être pour entrer en compétition avec les établissements du monde entier. Il faudra aussi, progressivement, donner l’autonomie aux lycées… Plus simplement, il est indispensable de supprimer cette espèce de chape de plomb pesant sur notre enseignement.
Oui, il faudra vraisemblablement se tourner vers des écoles, des universités, des collèges plus autonomes qui pourront avoir leur propre programme dans le cadre de ce qui sera fixé assez largement par l’Education nationale, mais de grâce, que l’on casse cette médiocrité qui existe et s’abat sur la France.
N’oublions jamais que moins nos écoles et nos universités seront performantes, plus les étudiants favorisés partiront ailleurs (au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, voire même en Belgique ou en Suisse). Réveillons-nous ! N’acceptons pas ce retour en arrière non pas de 10 ans, mais de 50 ans, du programme socialiste prônant, dans ce domaine, le socialisme le plus rétrograde et le plus absurde. Manifestons notre volonté d’être les meilleurs afin d’entraîner à la suite la totalité des étudiants, des lycéens et des collégiens français.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:45

 

Un certain nombre de citoyens n’aime pas Nicolas Sarkozy. Non pas à cause de son bilan mais, disent-ils, à cause de son attitude. Il est vrai qu'il a « dérapé » de temps en temps, au début de son mandat, critiquant ou se laissant aller à prononcer des phrases qu’il n’aurait pas dû. Certes, il a pu choquer, mais celles et ceux qui n’aiment pas le président de la République uniquement pour son attitude devraient réfléchir.

Faut-il pour autant se jeter dans les bras de l’extrême droite ou de la gauche qui, toutes deux, présentent des solutions totalement invraisemblables ? Regardons aussi cette vérité en face : qui d’autre que Nicolas Sarkozy peut mener des négociations avec les différents chefs d’États ou de gouvernements de l’Union européenne ? Voit-on un représentant de la gauche ou de l’extrême droite avoir les capacités pour discuter et mener ces négociations ? Je ne le pense pas.

Dans quelques semaines, nous serons amenés à voter pour le premier tour. Réfléchissons bien, ne nous laissons pas guider par nos sentiments, qui peuvent quelquefois nous submerger et brouiller notre capacité de réflexion. Il faut voter pour notre pays, pour qu’il puisse s’en sortir, qu’il puisse également faire rêver. Mais un rêve déconnecté de la réalité deviendrait vite un cauchemar. Essayons de mêler réalité et rêve. La gauche, comme l'extrême droite, pour l’instant, ne sèment que du rêve. Elles sont tellement éloignées de la réalité !

Attention aussi car un président de la République à gauche entraînera mécaniquement une chambre des députés du même bord. Nous aurons réussi à obtenir toutes nos instances politiques à gauche : régions (sauf une), Sénat, Assemblée ! Aucun contre-pouvoir ! Une politique qui sera terriblement dommageable pour notre pays, pour sa crédibilité, mais aussi pour son image. L’histoire n’attend pas, elle ne s’arrêtera pas pour une France empêtrée dans ses débats et ses combats.

Bien sûr, c’est de notre faute à nous, la droite. Nous avons perdu les élections intermédiaires (régionales, cantonales et sénatoriales) à cause de nos divisions, des petites ambitions personnelles et surtout de notre très grande prétention à détenir seuls la vérité. Ce que nous détenons, c’est une partie de la vérité associée à une volonté d’efforts et loin de la démagogie. Le vote sera donc déterminant. Il sera fondamental.

Alors, allons voter et réfléchissons avant de mettre notre bulletin dans l’urne. Réfléchissons aux conséquences pour notre pays : elles peuvent être formidables comme dramatiques !
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:41
Santé | Ajouté le 24.01.2012 à 12H03
Nous voici devant une échéance : il va falloir payer les journées de « RTT » à l’hôpital !
S’il est une erreur que l’on peut attribuer à la gauche, ce sont bien les « 35 heures » et, en particulier, à l’hôpital. Il s’agit d’une incongruité philosophique. Comment peut-on imaginer que des médecins, des soignants, soient limités à 35 heures par semaine ? Comment imaginer qu’un médecin puisse se dire qu’au bout de 35 heures, ce qui est vite arrivé, notamment lorsqu’il y a des gardes, « j’arrête de travailler, je vais passer mon malade à quelqu’un d’autre » ? La discontinuité des soins n’est pas admissible.
Les infirmières, qui travaillent beaucoup et sont également en nombre insuffisant, vous disent très simplement que le « chevauchement » n’existe plus. Il s’agissait, pour une équipe du matin, d’attendre celle de l’après-midi, de passer une demi-heure au minimum avec cette équipe montante pour parler des patients, donner les consignes et les impressions sur l’évolution de tel ou tel malade. Ce « chevauchement », qui était fondamental pour le bien-être du patient, et de l’infirmière, n’existe quasiment plus. Je ne parle pas de l’angoisse qui étreint souvent les médecins, mais aussi les infirmières.
Comment bien faire son métier quand des règles absurdes, stupides, le régissent ? C’est la vision administrative, idéologique de la gauche vis-à-vis de notre métier qui est en train de le détruire. Il convient de rappeler que les fameuses « RTT », qui devaient compenser la diminution du temps de travail, n’étaient jamais prises à l’hôpital, démontrant une nouvelle fois l’ineptie de ces « 35 heures ». Il faut maintenant, puisque la loi l’exige, que ces journées non prises soient payées, soit 600 millions d’euros, au minimum : où va-t-on trouver cet argent ?
La casse de l’hôpital est en partie due à cette loi absurde. Certes, nous aurions pu et nous aurions dû, dès 2007 (peut-être même avant, en 2002), supprimer cette loi stupide, mais nous ne l’avons pas fait car, disait-on, elle était entrée dans les mœurs dans tous les autres métiers. Grave erreur de notre part, nous en payons aujourd’hui les conséquences. 600 millions d’euros ! Alors que l’hôpital aurait tellement mérité de les utiliser autrement : technologie, plateaux techniques, etc. Non, il va falloir les payer ! Mais avons-nous ces 600 millions ?
L’hôpital qui, jusqu’à ces derniers temps, était un « bijou », un exemple pour le monde entier, est en train de devenir triste. Les réformes, qui auraient dû être faites, ne l’ont pas été par dogmatisme (je ne compte évidemment pas sur la gauche qui fera pire pour restaurer, restructurer notre service de santé). Il était indispensable depuis longtemps de réunir un certain nombre d’hôpitaux autour de plateaux techniques performants, supprimer d’autres hôpitaux inutiles et assurer l’accessibilité à ces nouveaux plateaux techniques en développant les SAMU, les SMURS, etc. J’en ai souvent parlé. J’ai même manifesté dans la rue contre mon propre gouvernement. Je ne le regrette pas car je vois, aujourd’hui, les dégâts provoqués par ces dernières lois.
Je le dis une fois encore : les socialistes feront tellement pire. Alors si ces prochaines élections sont gagnées, comptez sur moi pour, une nouvelle fois, dire la vérité et, peut-être, enfin être entendu.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
Membre du Comité d’éthique
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:36
Article crée le 26.01.2012 à 18h58
POLITIQUE - Le député UMP revient sur les propositions de François Hollande...

Député UMP de Paris, Bernard Debré critique certaines propositions «qui n’en sont pas» et d’autres qu’il juge «dangereuses» mais se réjouit que le programme du candidat socialiste soit enfin sur la table.

Comment avez-vous trouvé François Hollande?

Il y a un peu de tout dans ces propositions. Si je reprenais l’expression de Jean-Luc Mélenchon, certaines propositions s’apparentent à de l’eau tiède, d’autres à de l’eau brûlante. D’autres n’ont de proposition que le nom. Par exemple, avec l’inscription de la loi de 1905 dans la Constitution alors que le mot laïcité est déjà dans l’article 1. Idem pour la création d’une Banque publique d’investissement qui existe déjà avec OSEO.

Qu’est-ce qui vous a échauffé les oreilles?

Par exemple, que les tarifs de l’eau soient progressifs en fonction de l’impôt sur le revenu. Il me semble que nous avons déjà un impôt sur le revenu qui assure la répartition des richesses. Et quand j’entends François Hollande qui dit que tous les citoyens français doivent avoir un service d’urgences hospitalières à moins d’une demi-heure de leur domicile, je m’inquiète. C’est parfaitement irréalisable.

Et la réforme de l’impôt sur les sociétés qui favorise les PME?

Hollande court le risque de voir les grands groupes délocaliser alors que ce sont aussi ces entreprises qui embauchent. Il veut revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires que nous avons justement conçue pour ces groupes. Ces entreprises, qui ont beaucoup embauché, sont souvent internationales et peuvent partir dans d’autres pays. Oui, les PME sont un vivier d’emplois. Mais elles subissent surtout le coût du travail en France. J’accepte l’idée d’un impôt à 15% pour ces petites structures. Par contre, augmenter l’impôt des grandes entreprises est inacceptable.

Que pensez-vous de la création d’une nouvelle tranche d’impôt pour les foyers qui gagnent plus de 150.000 euros par part?

Mais ça touche combien de personnes? Et ça va rapporter combien? Il affirme trouver 29 milliards sur les niches fiscales, mais comment? Et Comment financer les 150.000 emplois d’avenir? Et les 500.000 contrats de génération que même Martine Aubry a critiqués?

François Hollande,lui, fait des propositions alors que l’UMP n’ a même pas encore de candidat…

Au moins, maintenant leur programme est sur la table. Nous allons pouvoir débattre, c’est cela qui est intéressant. Et cela va commencer dès jeudi soir avec le débat contre Alain Juppé. Puis ensuite dimanche, avec la prise de parole de Nicolas Sarkozy. Nous allons mettre Hollande face à la réalité. Moi j’aurais souhaité que Sarkozy avance son annonce de candidature. Comme cela nous serions sur nos deux jambes. Une qui critique, l’autre qui propose.

Propos recuillis par Matthieu Goar
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 11:16
Traité : l'Allemagne critique Hollande

Après les critiques assénées par un membre du gouvernement allemand, le candidat socialiste à la présidentielle a réitéré, lors d'un débat télévisé, sa volonté de renégocier l'accord budgétaire européen.

DR
DR DR

Après la droite française, c'est maintenant l'équipe d'Angela Merkel qui élève la voix contre la volonté de François Hollande de renégocier le traité s'il est élu. "Nous espérons qu’indépendamment du résultat des élections et quelle que soit la personne qui dirigera alors la France, celle-ci respectera les accords passés", a déclaré le nouveau ministre allemand délégué aux Affaires européennes Michael Link lors de sa rencontre avec son homologue français à Berlin mardi 24 janvier. "J’ai bien conscience qu’une campagne électorale répond à ses propres règles", a poursuivi le ministre allemand, tout en insistant sur le fait qu'un traité conclu ne pourra plus être mis en question.

Dès le 12 décembre, sur RTL, François Hollande avait déclaré vouloir renégocier l'accord "pour y mettre ce qui lui manque aujourd'hui". Une position ardemment défendue lors du débat sur France 2 l'opposant à Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, jeudi 26 janvier.

Accusé par ce dernier d'adopter une posture "extrêmement dangereuse", le candidat socialiste a reconnu que "les disciplines sont indispensables" mais se refuse à "respecter un accord qui ne comporte pas un volet de dynamisme économique". Sans croissance, il n’y aura pas de réduction des déficits, même les agences de notation ne croiront pas à nos engagements", prévient-il. Reste à savoir si le sommet du 30 janvier, officiellement consacré à l'emploi des jeunes, aux PME et au marché intérieur, saura rééquilibrer la balance.

Leonetti s'excuse

Depuis des semaines, les propos de la gauche mettent la droite en porte-à-faux avec Berlin. Et selon le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung du 25 janvier, le ministre des Affaires européennes Jean Leonetti a tenté de s'excuser pour les paroles du candidat socialiste en précisant que "l’agressivité n’était pas dirigée contre l’Allemagne mais contre l’Europe".

L'exercice de renégociation pourrait se heurter à des obstacles au niveau européen. Les dirigeants envisagent de finaliser le traité lors du prochain Sommet européen et de le signer au mois de mars, c'est-à-dire bien avant l'élection présidentielle en France.

Lire la suite de l'article Traité : l'Allemagne critique Hollande

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EurActiv.fr pour latribune.fr - 27/01/2012, 10:19

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 10:38

Poursuivant sa stratégie de campagne basée sur l'amateurisme et la démagogie, le candidat Hollande propose dans ses 60 engagements pour la France, ou plutôt 60 engagements pour berner les français, de multiplier par 5 l’amende SRU. Cependant, la loi SRU fonctionne et depuis 2002, le cumul des objectifs de construction pour atteindre les 20 % s'élève à 200.000 logements soit 153 % de l'objectif ! En plus, depuis la loi BOUTIN, les préfets peuvent prendre la place des maires qui ne jouent pas le jeu en confisquant leur droit de préemption !

Il souhaite ensuite construire des logements sur les terrains publics mais le Gouvernement l’a déjà fait ! Dans le cadre du programme 2008-2012 près de 55.000 logements auront été mis en chantier sur des terrains publics en 5 ans.

Le doublement du livret A est révélatrice de son incohérence et de son amateurisme car les seuls gagnants de cette mesure seraient les banques !

Enfin, l’encadrement des loyers aurait pour conséquence moins d’offre de logements en location, des logements moins bien entretenus et des bailleurs plus exigeants. Cette mesure nuit aux ménages modestes ! Gérard Collomb, maire PS de Lyon, le confirme « la pire période du logement en France a été les lois de 1948 qui interdisaient l'augmentation des loyers et qui ont amené a une véritable pénurie de logements ».

Quid dans le programme du candidat Hollande de l'accès à la propriété ? des questions de copropriété, de densification, de logements vacants ? Tout simplement RIEN !

Même si l'adage veut que c'est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures, ce n’est pas avec les vieilles recettes socialistes qu’on apportera des réponses pertinentes au problème du logement dans notre pays !

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:31
Jeudi 26 janvier 2012

 

Monsieur le Président mes chers collègues

 

Le débat budgétaire qui nous réunit rentre dans un contexte économique évidemment particulier.

L’opposition UMP pense que malgré ce débat politique, la situation économique nécessite une attitude encore plus constructive aujourd’hui qu’hier.

 

Je dis cela parce que chacun se souvient que nous avions eu le courage de voter le plan de relance régionale et que cette opposition régionale responsable, est à comparer à celle que vous avez mené au niveau national pendant 5 ans, vous opposant systématiquement à tout jusqu’à cette proposition d’une règle d’or que vous avez écarté, alors que même la droite espagnole s’est alliée à la gauche pour la voter alors qu’elle était encore dans l’opposition.

 

Il y a des temps de l’histoire où pour son pays l’on se grandi en oubliant es postures politiques pour donner au pays un signal fort d’unité dans l’adversité

Vous le voyez cela n‘a pas empêché la droite d’être élue ensuite.

 

Alors pour l’opposition UMP, l’enjeu de ce budget est clair : apporter une critique constructive en évitant toute caricature que nous ne pensons pas de circonstance, et vous inviter en ce qui vous concerne, à un peu moins d’autosatisfaction comme vous en avez usé Monsieur le Président à l’occasion de vos vœux.

Beaucoup ont été choqués dans l’assemblée présente.

 

Ainsi notre débat sera constructif et audible par nos concitoyens.

 

 

Pour nous deux séries de questions se posent au fond de façon assez simple :

  • Ce budget optimise-t-il toutes nos politiques régionales
  • Ce budget met-il en place tous les leviers utiles à l’économie, à la formation, au transport, à la recherche…

 

A ces questions et pour m’en tenir à mon souci d’objectivité les réponses sont nuancées, nous y reviendrons…

 

Seconde série de questions :

  • La région a-t-elle suffisamment pris en compte la situation actuelle de notre pays et contribue-t-elle au travers de son désendettement, au désendettement du pays ?
  • A-t-elle revisité de façon sérieuse l’ensemble de ses politiques ?

 

Ici, nous sommes plus sévères et je vais maintenant m’en expliquer.

Pour nous, quand la situation exige une contraction de la dépense publique, il est naturel et légitime que l’ensemble de la sphère publique s’interroge sur les moyens d’y parvenir.

 

L’Etat a produit pour sa part depuis 2007 un effort considérable pour revisiter l’intérêt de ses politiques publiques, réduire son train de vie et faire baisser le nombre de ses fonctionnaires.

 

Cette révision générale des politiques publiques a eu le mérite d’amorcer le déclin un dogme de la dépense publique.

 

Les collectivités ont été peu nombreuses à engager de telles démarches volontaristes en leur sein alors même que l’Etat leur garantissait la stabilité des dotations.

 

En Allemagne, les landers ont vu leur recette baisser de 20% en 2009 à la suite de la crise et ont été contraints d’ajuster dans les mêmes proportions leurs dépenses. Aucun fonds fédéral n’a été crée pour les y aider. Ils se sont adaptés.

 

Alors sans aller jusqu’à cet effort nous considérons que la région aurait pu aller beaucoup plus loin de ce qui nous ait aujourd’hui présenté.

Et nous le faisons en toute transparence, puisque dès le débat sur les orientations budgétaires, je vous ai invité au nom du groupe UMP à réduire de 5% vos dépenses de fonctionnement.

 

Nous en sommes loin. Vous vous gargarisez de maitriser vos dépenses de fonctionnement alors qu’elles augmentent encore de 1,2%.

 

Certes, nous prenons acte de voir réduit de 5% les charges de structure et de gestion, mais nous regrettons que vous n’ayez pas appliqué ce taux à d’autres dépenses, en particulier les dépenses de communication.

 

L’excellent magazine Capital n’a pas manqué de vous épingler en classant notre Région parmi les plus dépensières en communication. « Ça ne s’est pas calmé : moyennant un budget de 17 millions d’euros (plus qu’en Ile-de-France), les Pays de la Loire font savoir comment ils dépensent l’argent public. Ainsi, chaque lundi matin, des tracts rappellent aux passagers du La Rochelle-Nantes que leur train est financé par la région. En renonçant à ce street marketing et à d’autres opérations d’image sans bénéfice pour les administrés, on doit pouvoir gagner 10% sur ces dépenses. Et les autres collectivités locales pourraient en prendre de la graine…".

 

Les dépenses engagées depuis votre arrivée pour les achats de locaux sont considérables : près de 30 millions d'euros.

 

Et vous proposez dans ce budget 5,6 millions supplémentaires d'autorisations nouvelles.

S'il est certain que des dépenses de mises aux normes, d'accès handicapés sont nécessaires, certaines dépenses sont sans doute inutiles : 1,7 millions à Saint-Nazaire et 1,6 millions à Laval plus 1 millions pour restructurer cette ancienne banque de la Caisse d'épargne au total 5,7 millions d'euros pour les 6 espaces régionaux.

 

S'il y a besoin de bureaux, notamment pour gérer les techniciens des établissements scolaires, pourquoi ne pas avoir conservé les bureaux dont la région dispose au cœur même des lycées dont elle a la propriété des murs ?

Car la motivation de ces achats dans les principales villes de la région, c'est d'avoir une vitrine régionale en cœur de ville.

Voici ce qu'en dit encore le magazine Capital: "Pays de la Loire, six 'espaces'régionaux' inutiles : 5,7 millions d'euros d'économies possibles. Depuis 2004, le conseil régional des Pays de la Loire sème des «maisons de la région» sur son territoire.

Et pas des maisonnettes :

  • 540 mètres carrés à La Roche-sur-Yon,
  • 546 à Saint-Nazaire,
  • 667 au Mans et
  • 2 873 mètres carrés à Laval !

Au total, avec la Maison d’Angers, plus ancienne, il y en a eu pour 5,7 millions d’euros en achats immobiliers.

Pour savoir si ces annexes de l’hôtel de région sont réellement des «lieux d’information, de rencontre et d’échange», comme l’affirment les élus, nous avons envoyé un reporter à l’espace régional de Saint-Nazaire, construit en 2008. «En ce moment, nous avons pas mal de visiteurs grâce à notre exposition sur l’aéronautique», a confié l’hôtesse d’accueil… mais ce 5 novembre, seules trois personnes ont franchi la porte du bâtiment à 1,7 million d’euros. Dont l’une pour demander son chemin"

Libérer des locaux peu utiles, les revendre permettrait de diminuer les dépenses d'entretien et de rembourser la dette de la région dont, je le rappelle, l'annuité représente 120 millions.

 

C'est pour cela que nous ne voterons pas la délibération budgétaire que vous nous proposez d'inscrire : 219,9 nouveaux millions d’€ d'emprunts pour cet exercice 2012

et que nous ne voterons pas non plus celle affectant 2 millions d'euros supplémentaires d'investissements immobiliers.

Ce budget était aussi l’occasion de réduire l’emprunt par l’affectation des excédents de fonctionnement. Stabiliser la dette est là encore, un objectif peu glorieux.

 

Vous aviez la possibilité de la réduire à l’occasion de ce budget.

 

Alors si le stock d’emprunt est bien stabilisé comme semble le laisser entendre l’encours au 31 décembre, se posera en juin prochain comme à chaque budget supplémentaire, la question de la destination donnée à l’excédent constaté de l’exercice achevé.

 

Et bien, plutôt que d’engager de nouvelles dépenses en sus de celles que vous proposez dans ce budget primitif, je vous propose de prendre l’engagement que tout excédent constaté lors du compte administratif sera affecté à la diminution de la dette.

 

D’ailleurs Monsieur le Président, le CESER vous avait invité lui aussi, à l’occasion du texte voté en commission, à aller encore plus loin et plus vite dans la recherche chaque fois que c’est possible, d’économies dans les dépenses de fonctionnement notamment des programmes.

Ces économies complémentaires permettront à la région de reconstituer des marges de manœuvre qui lui seront utiles le cas échéant si la crise devait se durcir ou se prolonger.

 

Ce paragraphe, comme deux autres, ont été supprimés, comme celui qui recommande que le conseil Régional engage dans cette période de crise une réflexion sur la priorisation de ses actions, notamment dans les investissements et ce d’autant plus que ceux-ci sont consommateurs de frais de fonctionnement.

 

Alors, curieusement, ces sages recommandations ont disparu à l’occasion du texte final, suite à une bataille d’amendements en session assez incroyable et qui au final a divisé pour la première fois de son histoire le CESER en 2 blocs.

Parce que contrairement à ce que vous avez affirmé avec un aplomb incroyable Monsieur le président à l’occasion de vos vœux lundi dernier, le CESER n’a pas approuvé à l’unanimité ce budget, mais seulement par 46 voix sur 103 votants.

 

Du jamais vu.

 

Mais alors que c’est t il passé. Auriez-vous Monsieur le président trouvé ces remarques un peu trop sévères à l’égard de votre gestion ?

 

Moi, ce que je constate Monsieur le Président, c’est que vous avez exercé un droit d’ingérence au sein du CESER en faisant monter au créneau les syndicats de salariés.

 

Et je ne peux pas m’empêcher de relier cela aux subventions de fonctionnement que vous avez décidé de leur attribuer par ailleurs 175.000 € et voilà pourquoi ce financement n’est pas sain…

 

Et voilà pourquoi, nous vous demandons solennellement aujourd’hui d’y renoncer.

 

Vous venez par ces actes maladroits de politiser le CESER et de casser sa vocation initiale. Car en effet : soit les avis sont votés à la quasi-unanimité et ils ont une valeur indéniable dans l’éclairage de notre vote, soit ils sont partagés comme celui là et ils n’ont plus aucune valeur pour notre assemblée car les clivages politiques n’ont pas de raison d’être au CESER, ils n’ont leur place que dans l’assemblée des élus  régionaux.

 

Enfin, en l’état actuel du budget que vous proposez à notre vote, vous avez inscrit 252,5 millions d’€ d’emprunts nouveaux pour boucler le budget. Et la machine est encore en surchauffe car les reste à payer des décisions des années antérieures se montent, je reprends toujours les éléments que vous avez fournis, à +1,4 milliards soit plus du budget de cette année 2012, investissement et fonctionnement confondus et près de 50% de plus qu’en 2007 !

 

Un mot enfin sur vos recettes :

Je remarque que les attaques sur le désengagement de l’état ont quasiment disparu et je m’en réjoui, mais sans doute est ce dû à vos aspirations à en prendre les manettes en juin prochain et donc cela vous oblige à un discours enfin un peu plus responsable…

 

Concernant la TIPP et la notation de la Région par S&P, je laisserai mon collègue Franck LOUVRIER donner notre appréciation des choses.

 

Concernant vos politiques maintenant :

Nous soutenons toute la politique qui est mise en place dans le prolongement du plan de relance régionale en liaison avec les acteurs de la place financière

- Tient tient… l’ennemi ne serait que national… ou étions nous dans la caricature - ainsi qu’avec les acteurs économiques pour préserver l’emploi dans notre région.

 

Nous soutenons les grands projets, certains initiés par l'Etat, auxquels la région apporte son concours. C'est à nos yeux un double bénéfice : celui de procurer directement de l'emploi sur notre territoire. Et aussi, en améliorant la compétitivité, celui-ci de le rendre plus attractif pour que d'autres activités s'y implantent générant encore d'autres emplois.

 

C'est pourquoi nous voterons les 60 millions d'euros d'autorisation pour l'IRT Jules Verne et les énergies marines, tout comme les 5 millions pour le Grand port maritime, qui doit encore se développer faciliter et augmenter notre capacité à l’export et l'assemblage d'éoliennes offshore à Saint-Nazaire.

C'est aussi pourquoi nous soutenons l'effort financier de 106,3 millions d'euros pour l'emploi, la formation professionnelle et les métiers de demain en saluant la traduction concrète de votre décision, même si elle est tardive, de signer avec l'Etat le contrat d'objectifs et de moyens.

 

Nous pensons que la politique à l’export va dans le bon sens en particulier sur le financement des VIE même si nous regrettons que sans doute pour des considérations politiques qui n’ont pas lieu d’être vous n’ayez toujours pas signé la convention régionale à l’export proposée par le ministère.

Lenteur coupable lorsque l’on sait que notre région, 5ème sur le plan du PIB, n’est qu’à la dixième place au niveau de l’exportation.

Merci monsieur le Président de nous donner enfin une date de signature.

 

Concernant l’éducation :

Nous nous interrogeons sur la pertinence et le coût du Lycée international de l’Ile de Nantes (74 Md’€),

 

Sans remettre en cause ce projet, son montant mérite une présentation globale en commission permanente afin de justifier cette dépense.

 

Nous nous interrogeons aussi sur les déclarations pour le moins hasardeuses de Madame RABIN.

Lors de ses vœux, celle-ci a annoncé la possibilité d’un lycée dans le secteur Saint Philibert de Grandlieu.

 

Je vous invite Monsieur le Président à donner des consignes claires aux candidats socialistes aux législatives qui annoncent des travaux non programmés par la Région.

Madame RABIN ne pourra même pas financer ce lycée sur son enveloppe parlementaire… puisqu’elle ne sera pas élue !

 

Concernant le transport :

Nous demandons que soient regardées avec attention les dépenses élevées liées au transport régional dont le résultat n'est peut-être pas au rendez-vous attendu de nos concitoyens.

 

Il en est ainsi des 125,8 millions d'euros pour le fonctionnement du réseau et l'augmentation envisagée des dessertes ferroviaires.

 

A nos yeux, la priorité doit être donnée, et à l'ouverture de Nantes-Châteaubriant, et à l'accompagnement des pics de fréquentation des liaisons en fonctionnement.

 

Plutôt que de courir à un coût marginal élevé vers le passager supplémentaire, il faut permettre aux passagers actuels de voyager dans les meilleures conditions.

 

Nous demandons donc que la politique de transport soit auditée avec un objectif de rationalisation et que soit établi un cahier des charges préservant le service public et permettant à la SNCF d’affronter l’ouverture à la concurrence dans des conditions optimales.

 

Sur d’autres points :

Certaines dépenses nous semblent pour le moins devoir être reportées à des lendemains moins contraints. Il en est ainsi  du programme 'la transfo' supervisé par l'association 'la 27ème région'. Le pilotage de l'action publique, en ces temps de crise, demande moins 'd'innovation' puisque c'est le sujet de ce dossier, que de maîtrise et de responsabilité.

 

Ce seraient 260.000 € d'économisés !

 

D'autres initiatives sont également à reconsidérer compte tenu des engagements pris par les départements.

 

C'est le cas du haut débit pour lequel 900.000 € sont proposés cette année (800.000 € nouveaux pour la boucle ouest et 100.000 € pour le fonctionnement du syndicat mixte Gigalis).

Ne vaudrait-il pas mieux laisser chacun opérer librement les 5 départements de notre région, tous engagés dans des montages performants avec des opérateurs ?

Une analyse juridique devait être rendue l'année dernière déjà sur ce sujet dans le cadre de la stratégie régionale. Il nous parait urgent d'attendre ses conclusions.

 

Voilà, Monsieur le Président, les grandes lignes de nos positions sur ce budget, avant que mes collègues y reviennent.

 

Nous voterons in fine contre ce budget 2012 qui ne fait pas assez de place à la réduction des dépenses de fonctionnement, à la concentration des actions et à la réduction des investissements non tournées vers la lutte contre la crise.

 

Pour résumé, j’aurai envie de dire que ce budget est trop normal, qu’il manque de courage pour la période compte tenu de la situation actuelle, et qu’il fait encore trop de place à des dépenses de séduction !

 

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