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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 16:25
Campagne 2012 - 26/01/2012 | 15:47
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François Hollande a promis jeudi que toutes les mesures présentées dans son programme présidentiel seraient "intégralement financées". Ci-dessous, le détail du financement prévu.

Redressement des comptes publics : 29 milliards d'euros

Selon François Hollande, 11,8 milliards seront trouvés en faisant contribuer les plus hautes rémunérations et en revenant sur la défiscalisation des heures supplémentaires sauf sur les toutes petites entreprises.
"17,3 milliards seront également recherchés du côté des entreprises, en supprimant les niches fiscales, sociales et en faisant en sorte de faire contribuer la finance".

Coût du programme présidentiel : 20 milliards d'euros

Ces 20 milliards de dépenses annuelles à l'horizon 2017 seront répartis ainsi :

- 2,5 milliards sous forme d'aides à l'industrie et la relocalisation, 2,5 milliards pour le soutien aux PME, soit "5 milliards pour le pacte productivité"

- Le contrat de génération pour les jeunes représentera 2,3 milliards

- Les emplois d'avenir sur l'ensemble du quinquennat 2 milliards

- Les mesures de sécurisation et la formation professionnelle 1 milliard

- La création de 60.000 postes dans l'éducation nationale 500 millions d'euros par an et 2 milliards à la fin de l'exercice

- Les postes dans la police, la gendarmerie et la justice 200 millions d'euros

- La mesure pour le départ des salariés âgés en retraite, 1 milliard la première année, 5 milliards à la fin.

François Hollande a aussi évoqué diverses mesures sur la rénovation urbaine (1 md), la baisse de la TVA sur le livre, le plan Outre-mer (500 millions d'euros) et les centres éducatifs fermés (100 millions d'euros), "soit au total 20 milliards d'euros".

COMMENT FINANCER ?

Il entend financer ces mesures, à la fois grâce à des économies et à des prélèvements.

Côté entreprises, "une mesure sera supprimée qui conduit l'Etat à soutenir des opérations financières menées par des grandes entreprises sans aucun bénéfice sur l'économie". Gain attendu: 4 milliards d'euros

La "réforme de la taxe professionnelle qui n'a pas suffisamment porté sur les entreprises productives sera revue avec un gain de 1 milliard".

La suppression des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (sauf pour les petites entreprises) devrait permettre un "gain de plus de 3 milliards".

Le redéploiement des allègements de cotisations sociales financera la mesure des contrats de génération. Gain attendu : 2 milliards.

La maîtrise des effectifs de l'Etat doit rapporter 2 milliards.

"La hausse des cotisations vieillesse de 0,1 point par an produira à la fin du quinquennat 5 milliards", "sans compter des redéploiements", soit au total 20 milliards d'euros, a assuré François Hollande .

latribune.fr avec agences - 26/01/2012, 15:47

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:55

L'Allemagne ne pense pas seulement au redressement budgétaire. Elle a bien conscience qu'il faut renforcer la compétitivité de l'Europe pour regagner de la croissance. Le marché unique doit être étendu à de nouveaux champs, le budget européen revu en fonction de cet objectif de croissance à long terme.

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La crise de la dette est devenue la crise de confiance la plus profonde que l'Union européenne ait jamais connue. Les citoyens et les investisseurs s'interrogent : l'Europe en fait-elle assez pour empêcher que la crise ne s'aggrave ? L'UE parviendra-t-elle à devenir une union de stabilité suffisamment vite ? En plaidant pour des conditions strictes de discipline budgétaire, en demandons-nous trop à nos partenaires, nous autres Allemands ? Négligeons-nous par là même la question de la croissance et de la compétitivité en Europe ?

Une chose est sûre : l'Europe souffre d'une propension à l'endettement qui s'est installée insidieusement au cours des décennies. Certains pays ont en outre beaucoup perdu de leur compétitivité pendant cette période. Combinés, ces deux facteurs pèsent sur notre action et compliquent la gestion de la crise. Grâce à efforts communs pour replacer les finances et l'économie de l'Europe sur des bases solides, nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie pour la confiance des citoyens et des marchés. Le pacte budgétaire, en négociation ces jours-ci, fixera des règles contraignantes pour renforcer durablement la discipline. Mais cela ne représente qu'une partie de la tâche. Tous ces efforts pourraient être vains si nos économies nationales ne retrouvent pas la voie de la croissance durable. Le levier décisif sera l'amélioration de la compétitivité. Concentrons-nous sur son renforcement au lieu d'initier des plans de relance à court terme qui, tels des feux de paille, s'éteindront aussi vite qu'ils auront démarré.

Les mécanismes économiques sont simples : faute de croissance, la récession, la persistance du chômage, l'aggravation de la crise de la dette et, à plus long terme, une automarginalisation de l'Europe menacent. Mais ce sont également des raisons politiques qui expliquent pourquoi nous avons besoin de plus de croissance en Europe. Une économie saine offrant des perspectives de vie à tous les citoyens, telle est la base de la cohésion sociale et de l'acceptation par la société des réformes nécessaires. L'Europe doit enfin ôter les chaînes dans lesquelles elle s'est elle-même enferrée et développer l'énorme potentiel qui existe dans trois domaines.

Le marché unique : il doit être étendu à de nouveaux champs d'action. C'est notamment le cas dans les domaines de l'économie numérique et du commerce par Internet ainsi que de l'énergie, où une concurrence plus forte fera baisser les prix et renforcera la sécurité de l'approvisionnement, mais cela vaut aussi pour le renforcement des PME grâce à l'élimination des entraves bureaucratiques et à un meilleur accès au capital-risque. De nombreuses propositions de la Commission sont sur la table ; elles doivent être maintenant mises en oeuvre tambour battant. De manière générale, il conviendrait d'introduire un test de croissance pour la sélection des projets prioritaires et une procédure accélérée pour leur traitement par le Parlement. Un budget d'avenir : "Plus de compétitivité", tel doit être le leitmotiv des négociations sur le futur budget de l'UE. Nous devons investir là où nous pouvons le mieux favoriser la croissance durable. C'est pourquoi il faut soumettre la politique structurelle de l'UE à un examen critique. Un fonds de croissance européen devrait être créé, dans lequel les ressources inutilisées des fonds structurels seraient consacrées de manière ciblée à susciter de la croissance dans les pays en difficulté. Il faut concentrer le budget sur l'éducation, la recherche et l'innovation.

Le libre-échange : l'UE doit tout mettre en oeuvre pour conclure des accords de libre-échange avec les nouveaux et les anciens pôles de force mondiaux. C'est vrai des États-Unis mais aussi des négociations avec le Japon. Nous devons également conclure les négociations avec l'Inde, les États du Golfe et le Brésil le plus rapidement possible. Il appartient cependant aux États membres de créer eux-mêmes les principales conditions de leur croissance, grâce à des réformes ambitieuses du marché du travail, des systèmes de prévoyance vieillesse. Ce constat ne vaut pas seulement pour les États les plus touchés par la crise de la dette. C'est toujours lorsque les réformes sont accomplies avant la crise qu'elles s'avèrent particulièrement efficaces - et moins douloureuses.

Aussi favorable que soit sa situation actuelle, l'Allemagne ne pourra se passer d'un programme de réformes continu pour renforcer sa croissance et sa compétitivité. Et, nous autres, Allemands, devrions unir nos efforts à ceux de nos autres partenaires se trouvant dans une situation comparable et tout faire pour soutenir nos voisins en détresse dans leur difficile parcours. Selon certains, l'assainissement budgétaire et la croissance n'iraient pas de pair. Je ne suis pas de cet avis. Il est possible de combiner les deux : l'Allemagne et beaucoup de nos voisins nordiques et d'Europe de l'Est en ont apporté la preuve éclatante. Si nous parvenons à poser les bons jalons dès cette année, nous arriverons à trouver une issue durable à la crise.

Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, vice-chancelier - 26/01/2012, 10:24

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:58

OF 25-01-12

Ouest France - 25/01/2012

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:16
Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

La prime pour l'emploi pourrait être réservée à ceux gagnant entre 1 et 1,3 smic.

C'est confirmé: Nicolas Sarkozy exposera dimanche prochain aux Français, lors d'une émission de télévision, les «mesures fortes» qu'il va prendre pour lutter contre le chômage, renforcer l'offre de logement et améliorer la compétitivité. Des dispositions «d'application immédiate, à l'exception de la formation professionnelle», a-t-il précisé mardi lors du petit déjeuner de la majorité.

Le président de la République doit tenir mercredi à l'Élysée une nouvelle réunion d'arbitrage avec ses ministres. En débat? Essentiellement les modalités et le montant du transfert de charges patronales envisagé sur une assiette plus large, type TVA, afin de baisser le coût du travail et ainsi permettre aux entreprises françaises d'être plus compétitives.

Selon nos informations, la baisse des charges patronales envisagée devrait être ciblée sur les salaires au-delà de 1,6 smic (avec un plafond non arrêté) afin de concerner la grande majorité des emplois industriels aujourd'hui exposés à la concurrence internationale. Elle bénéficierait également à des professions qui sont généralement exclues des aides à l'emploi (indépendants, artisans, etc.) En contrepartie de cette baisse des charges patronales, le gouvernement envisagerait d'augmenter la TVA de l'ordre de deux points, mais probablement aussi d'augmenter la CSG de quelques dixièmes de points. Non seulement pour ne pas braquer les parlementaires de l'UMP qui devront vendre cette mesure sur le terrain, mais aussi pour éviter que la hausse des prix n'impacte trop la consommation, principal moteur de la croissance française.

Constitutionnalité du dispositif

Face à la probable augmentation de la TVA - un impôt qui pèse surtout sur les moins aisés -, comment insérer un élément de justice? C'est la question que se pose l'exécutif depuis quelques semaines. La piste défendue par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, consistant à transférer aussi sur la TVA une partie des cotisations salariales «pour augmenter le salaire net», semble avoir été écartée par le chef de l'État.

À Bercy, on a trouvé une alternative: réorienter les 2,5 miliards d'euros consacrés à la prime pour l'emploi (PPE) -un dispositif non exempt de défauts- vers les bas salaires. L'idée consiste en fait à baisser les charges salariales sur les rémunérations allant de 1 à 1,3 smic. Ainsi, «le salaire net serait plus élevé que les revenus d'assistance», plaide une source gouvernementale. Réinjecter l'équivalent de la PPE permettrait d'augmenter de 50 euros par mois en moyenne le salaire d'un smicard, a calculé l'administration. Le salarié constaterait le bénéfice d'une telle mesure directement sur sa feuille de paye. «Cela permettrait de montrer que le “travailler plus pour gagner plus” est toujours d'actualité», affirme-t-on dans les rangs du gouvernement.

Reste le problème de la constitutionnalité d'un tel dispositif. Car, ciblant certains revenus, il pourrait rendre les Français inégalitaires devant l'impôt et être retoqué par les Sages du Conseil constitutionnel. «Nous sommes en train de vérifier ce point», confie une source ministérielle. La question du calendrier de toutes ces mesures n'est pas non plus tranchée. C'est l'un des points qui doit être abordé à l'Élysée aujourd'hui. Plusieurs ministres plaident pour que la mesure TVA-compétitivité ne soit pas appliquée dans la précipitation. Une hausse de la TVA dès l'été pourrait casser le regain de croissance que le gouvernement espère pour le second semestre.

Quant à la refonte de la prime pour l'emploi (PPE) - si elle était retenue par le président de la République -, elle pourrait n'entrer en vigueur que début 2013. Non seulement pour que les entreprises aient le temps de s'organiser - il leur faut au moins quatre mois pour adapter les logiciels de fiches de paye. Mais aussi parce que la prime est, quoi qu'il arrive, déjà due au titre de 2012. «On ne va pas payer deux fois!», se défendent les budgétaires.

LIRE AUSSI: 

» Bertrand ne s'attend pas à une baisse immédiate du chômage 

» Sommet social: 430 millions d'euros pour l'emploi 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:02

Détournement de fonds, de cigarettes, d’alcools, de parfums :

> > ces pratiques auraient permis à certains marins de multiplier leur salaire par dix.

> > Aujourd’hui, l’omerta vole en éclats… 

 

 Paru dans leJDD 

> >  

> > Un des navires de SeaFrance. (Reuters)

 

> > Ces derniers jours, Calais ressemble davantage à Palerme qu’à la ville tranquille de la Côte d’Opale. Alors que la société de ferries SeaFrance se rapproche de la liquidation judiciaire, les langues se délient et évoquent des pratiques illégales instaurées depuis toujours. "L’omerta est en train de voler en éclats", résume un des dirigeants du port. Pointant les bateaux SeaFrance à quai, il n’hésite pas à décrire l’existence d’un "système mafieux très sophistiqué". Si Didier Cappelle et Éric Vercourtre, deux piliers CFDT du comité d’entreprise de SeaFrance, sont considérés comme les cerveaux, ils n’étaient pas seuls.

 

> > En 2009, un audit avait révélé des « manques dans les ventes » pour environ 3 millions d’euros par an. "C’était un sujet structurel, sur plusieurs années, qui concernait les cigarettes, l’alcool et les parfums", souligne Lionel Gotlib, commissaire aux comptes chez Mazars. Après une plainte de la direction, le parquet de Lille a ouvert une enquête pour "vol en bande organisée" dont l’issue ne devrait pas tarder. Sur les docks de Calais, personne n’est surpris de ces révélations. Sauf les salariés… CFDT. "C’est ignoble, c’est une campagne de calomnie", dénonce Didier Cappelle, secrétaire général maritime Nord.

Jusqu'à 20.000 euros par mois en plus

> >  

> > La "gratte", comme l’appellent les marins, s’opérait depuis toujours. Dans les années 1990, des personnels de bord étaient de mèche avec des runners, des Anglais qui multipliaient les traversées entre Douvres et Calais pour acheter des produits à l’époque détaxés et les revendre au noir en Angleterre. Pour les cartouches de cigarettes, par exemple, limitées à deux par passager, les marins autorisaient les runners à passer plusieurs fois à la caisse en échange d’un "pourboire" de 2 livres par cartouche.

 

> > Ces ventes étaient tolérées lorsque les duty free existaient encore. Avec leur disparition en 1999, ces pratiques se sont institutionnalisées. Pire, elles ont pris de l’ampleur depuis l’arrivée à la présidence de SeaFrance d’Eudes Riblier, placé par l’ancien président de la SNCF, Louis Gallois, aujourd’hui à la tête d’EADS. Contactés, ni l’un ni l’autre n’ont souhaité répondre à nos questions. Peu à peu, les postes où l’argent circulent deviennent stratégiques. "Les serveurs, les personnels de boutiques et des restaurants étaient protégés par la CFDT", explique Daniel Cholley qui a été le médiateur de SeaFrance lors du plan social en 2010. La technique consistait      à ne pas enregistrer en caisse la vente d’un produit et à récupérer l’argent.

 

> > Installé à la cafétéria du terminal qui surplombe le port, un salarié à terre n’hésite pas à dénoncer ces marins qui "travaillaient à leur compte" et pouvaient toucher jusqu’à 20.000 euros par mois quand ils gagnaient 2.000 euros de salaire. À l’époque, la valeur élevée de la livre provoquait un afflux d’Anglais pour acheter les produits en euros. À la descente des bateaux, "les bureaux de change étaient pris d’assaut par les marins pour changer leurs livres", décrit Roger Lopez, ancien salarié CGT. Certains payaient leurs courses en monnaie britannique dans les magasins de Calais qui accueillaient les touristes venus d’Angleterre. D’autres se rendaient en Belgique pour acheter des grosses voitures en cash. Sur les quais du port de Calais, nombre de salariés s’étonnent de voir le secrétaire du comité d’entreprise de SeaFrance, Éric Vercoutre, rouler en Audi Q7, un 4x4 à 60.000 euros.

"Le silence ne régnait pas par hasard"

 Le trafic de marchandises était aussi très organisé. Sous couvert d’anonymat, plusieurs marins racontent qu’ils voyaient des "palettes entières de cartouches de cigarettes détournées". Une partie servait à la consommation personnelle des marins indélicats ou était revendue à leurs proches. Le gros des stocks était écoulé dans quelques bars connus de Calais, appartenant aux amis. Ceux qui avaient droit de "croquer" achetaient leurs cigarettes pas cher. Sinon, elles étaient revendues aux clients sans qu’ils s’en aperçoivent.

Ce système aurait profité à un grand nombre. Les marins CFDT formaient un noyau dur d’une cinquantaine de personnes. Ils partageaient leurs gains avec d’autres salariés de l’entreprise, même non syndiqués. "Le silence ne régnait pas par hasard. Les gens étaient mouillés à tous les niveaux jusqu’à la direction. Des fournisseurs de marchandises étaient aussi dans le coup. Certains bénéficiaient de cadeaux. La police et les douanes étaient au courant de tout ça", explique un ancien directeur de SeaFrance en fonction pendant plus de dix ans. Devant le grand déballage auquel se livrent les salariés, il souligne que "les responsabilités sont partagées et que même les gens qui se désolidarisent ont profité du système". Ironie de l’histoire, à l’époque, le syndicat majoritaire chez SeaFrance était la CGT, qui dénonce aujourd’hui les détournements.
 
Plus d'actu finance/économie avec Boursier.com

Matthieu Pechberty - Le Journal du Dimanche

samedi 07 janvier 2012

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 14:23
Point de vue
Copyright Reuters
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Pierre-Antoine Dusoulier, président de Saxo Banque, livre son avis sur le projet de la France de mettre en place une taxe "Tobin" sur les transactions financières

"Notre serpent de mer favori pointe à nouveau le bout du museau et vient chatouiller de sa langue bifide les penchants les plus démagogiques. Tout va mal. Le pays a été dégradé tel un officier honteux devant le front des troupes de l'opinion mondiale. Depuis toujours, la France était irréprochable, ses dettes en béton et sa solidité financière assurée.

La faute à qui ? La faute à la crise et aux affreux financiers, aux horribles banquiers, aux insupportables traders. Ils ont joué avec votre argent, ils ont fait le pire, tricher, dissimuler, mentir. Ils doivent être punis, couverts d'opprobre et cloués au pilori. Pour cela une seule solution, les toucher là où ça fait mal, taper dans leurs poches, taxer, taxer, taxer !

L'idée réapparaît régulièrement à la une de nos journaux et dans les discours de nos politiques. Il suffit de taxer les transactions financières pour résoudre tous les problèmes du monde. La fameuse taxe Tobin, un système simple, indolore mais si efficace que tout le monde se demande comment et pourquoi cette taxe n'existe pas encore et surtout pourquoi elle a été abrogée dans tous les pays qui l'avaient mise en œuvre.

Rappel des épisodes précédents : le système de la taxe dite « Tobin » est simple. Il s'agit de taxer très légèrement (0,1 à 0,01%) de l'ensemble des transactions financières. Les volumes étant « considérables », même un pourcentage symbolique permettrait aux états de récolter une manne fiscale doublement bienvenue en ces temps de crise. D'une part cette nouvelle taxe viendrait au secours des budgets structurellement déficitaires et d'autre part, elle prélèverait sa dîme sur ces fameux spéculateurs accusés de tous les maux. De quoi réjouir le peuple.

Mais de peuple à populisme il n'y a qu'un pas surtout quand la proposition de taxe est intrinsèquement dangereuse.

En effet, au-delà des difficultés de mise en œuvre d'un tel dispositif fiscal, il est admis et démontré que son déploiement limité à un seul pays serait, pour les marchés financiers et donc l'économie de ce dernier, l'équivalent d'une injection létale.

La Commission Européenne, dans sa grande sagacité, l'inscrivait d'ailleurs encore récemment (septembre 2011) dans sa proposition de directive « établissant un système commun de taxe sur les transactions financières et modifiant la directive 2008/7/CE »1 :

« Étant donné l'extrême mobilité de la plupart des transactions potentiellement visées, il importe d'éviter les distorsions découlant de l'adoption de mesures unilatérales par les États membres. En effet, seule une action au niveau de l'Union européenne permet d'éviter la fragmentation des marchés financiers entre activités et États membres et d'assurer l'égalité de traitement des établissements financiers de l'UE et, partant, le bon fonctionnement du marché intérieur. »

La Commission poursuit et conclut : « L'introduction, au niveau national, d'une TTF (Taxe sur les Transactions Financières) reposant sur une large assiette [...] sans effets importants en matière de délocalisation s'est révélée pratiquement impossible (voir exemple de la Suède). »

La Suède en effet, avait mis en place en 1984 une taxe de 0,5 % sur les transactions financières. Malgré le doublement de ce taux deux ans plus tard, les recettes rapportées par ce prélèvement furent plus que décevantes. Au lieu des 1.500 millions de Couronnes annuelles prévues, la taxe ne rapporta réellement que 80 millions et surtout provoqua l'effondrement du volume des transactions à la bourse de Stockholm. CQFD !

Donc, malgré la force de l'expérience, les avis contraires et l'évidence, la France serait la seule au monde à mettre en œuvre une taxe sur les transactions financières. De deux choses l'une, soit nous sommes assez fous pour nous perdre dans cette galère soit nos dirigeants actuels souhaitent flatter le sentiment anti-financier des Français. Il est vrai que selon le dernier sondage de l'Ifop pour Dimanche Ouest France, « trois personnes interrogées sur quatre se déclarent favorables à la création d'une telle taxe sur les transactions financières (75%) ».

Il faut noter que selon la même étude, 54% des Français « posent comme condition sine qua non une mise en place simultanée en France et dans d'autres pays. » Seuls 21% des personnes interrogées sont favorables à la taxe même si elle n'était mise en place qu'au niveau national. 21% dont l'équipe gouvernementale ?

Gageons que cette proposition de taxe ne passera pas les 100 prochains jours et ne résistera pas à la fin de la période électorale.

Pendant ce temps-là, le ministre britannique des finances et le patron de la Hongkong Monetary Authority (HKMA) signait un accord-cadre pour créer, dans la City, une zone off-shore de négoce du yuan..."

 

latribune.fr

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:18

Une combinaison du Fonds européen de stabilité financière et du Mécanisme européen de stabilité, destiné à lui succéder, pourrait contribuer au rétablissement de la confiance dans la zone euro, a déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international.

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"Si l'ensemble des deux  (FESF et MES) pouvait faire un pot commun européen, ce serait un signal très fort de confiance", a fait valoir Christine Lagarde sur Europe 1, ce mercredi. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a estimé que l'Europe avait besoin d'un pare-feu puissant pour éviter que la crise de la dette en Grèce ne se propage à l'Italie et à l'Espagne.

Pour sa part, la chancelière allemande, Angela Merkel, a jusqu'ici refusé de soutenir l'action conjointe des deux dispositifs, une position défendue par la France.

Mardi soir sur France 2, l'ancienne ministre française de l'Economie avait déclaré qu'une faillite de la Grèce n'était pas "envisageable" pour le FMI alors que les négociations entre Athènes et les créanciers privés du pays se poursuivent pour réduire sa dette et lui éviter de se retrouver en situation de défaut de paiement.

"Si le niveau de la dette grecque n'est pas suffisamment renégocié, les créanciers publics titulaires de la dette grecque devront eux aussi participer aux efforts", a-t-elle remarqué, ce mercredi, sans donner davantage de détails.

Par ailleurs, Christine Lagarde a jugé que les prochaines semaines seraient déterminantes pour l'économie mondiale. "Si les bonnes décisions sont prises dans les semaines qui viennent non seulement au sein de la zone euro, c'est indispensable, mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, chez les grands émergents, alors la fin de l'année 2012 sera meilleure que le début 2012", a-t-elle indiqué.

Le FMI a nettement abaissé ses prévisions pour la croissance mondiale mardi à la lumière des développements la crise de la dette dans la zone euro.

latribune.fr avec Reuters - 25/01/2012, 12:21

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 11:45

Quel est l'apport d'un discours politique qui consiste depuis quatre ans à décrire toutes les actions du Gouvernement et de la majorité comme des actions négatives pour le pays, à nier l'ensemble des initiatives qui ont été prises, à refuser de reconnaître ce que nous avons fait pour l'université, pour la recherche, la modernisation du dialogue social, la mise en place du service minimum, la mise en place du revenu de Solidarité active, les succès européens que nous avons rencontrés ! Bien sûr nous avons des divergences. Bien sûr vous êtes fondés à défendre votre programme. Mais moi je suis triste de voir la manière dont vous abaissez en permanence notre pays, parce que vous ne vous rendez pas plus service que vous ne rendez service à la France !

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:17
Sarkozy "changera de vie" en cas d'échec mais reste convaincu de sa victoire

PARIS — A la peine dans les sondages, Nicolas Sarkozy a confié qu'il arrêterait la politique en cas d'échec à la présidentielle, tout en restant convaincu de sa victoire en mai contre son rival socialiste François Hollande, à qui il a réservé mardi une nouvelle attaque.

Au cours d'une discussion à bâtons rompus le week-end dernier en Guyane avec des journalistes, dont celle de l'AFP, le président s'est livré à quelques confidences.

Que fera-t-il en cas d'échec, arrêtera-t-il la politique ?". "Oui, j'en ai la certitude. J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis 35 ans, j'ai un métier (il est avocat, ndlr), je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu", a-t-il répondu.

"Que je sois élu ou non, je suis confronté à la fin de ma carrière puisque j'ai décidé qu'un président ne ferait pas plus de deux mandats".

Des propos apparemment étonnants, mais en définitive guère nouveaux dans la bouche de Nicolas Sarkozy. En 2005, alors ministre de l'Intérieur, avec l'Elysée en ligne de mire, il avait dit peu ou prou la même chose à des journalistes lors d'un déplacement.

En 2008, il avait expliqué qu'il ne ferait pas de second mandat, mettant également en avant son métier d'avocat. "Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric", avait-il dit, selon le Point à l'époque. Une façon pour le président de démontrer que la politique n'est pas toute sa vie, contrairement à ses prédécesseurs.

"Mais on en a encore pour cinq ans ensemble!", a-t-il aussi dit en Guyane. Et d'ajouter: "Vous n'imaginez pas la passion, la lucidité dans ce pays. Vous allez être surpris. Ils (les Français) savent qui ment. Le maître-mot de la campagne, ce sera +authenticité+". "L'élection ce sera: un discours, quelques propositions, un tempérament".

Pour lui, "les Français ne sont pas encore entrés dans la campagne". Et de relever que "le taux des Français qui déclarent avoir un avis formé est faible, incroyable". La faute à "la crise", selon M. Sarkozy.

Dépité, il relève que quoi qu'il fasse, "c'est la roulette belge" dans les médias , "il y a une balle pour moi dans tous les (trous du) barillet", en prenant en exemple la décision d'une agence de notation d'enlever son triple A à la France, alors que deux autres l'ont maintenu.

Il se dit aussi "surpris, mais pas choqué" par les commentaires peu élogieux. "L'excès de caricature est mieux que l'interdiction de caricatures", a-t-il répété, ajoutant: mais "on n'est pas obligé d'être méchant".

A ses troupes, parfois fébriles à la lecture des sondages le donnant tous perdant, il conseille "la sérénité", comme il l'a fait mardi lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l'Elysée.

Alain Juppé a affirmé que Nicolas Sarkozy avait "l'air totalement décidé à aller vers la victoire". Au cours de cette réunion, le président a d'ailleurs réservé ses flèches à François Hollande, son rival PS, l'accusant de s'être livré dimanche lors de son premier grand meeting de campagne "à une attaque absolument sans précédent contre les classes moyennes" avec "la progressivité de la CSG, la suppression du quotient familial, l'indexation sur le revenu de la consommation d'eau, de gaz et d'électricité, l'instauration d'une nouvelle tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu".

Sur sa propre candidature, qu'il prévoyait, fin 2011, d'annoncer au tout début de 2012, le président entretient un faux suspense. Il refuse de donner des indices en public sur le calendrier. Claude Guéant lui a suggéré d'attendre "début mars" pour se déclarer.

"Il a une stratégie très claire, il verra le moment où effectivement il entrera réellement en campagne. Trois mois, c'est encore une éternité", a commenté M. Juppé.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:12

 

Notre devoir c'est de respecter l'honneur de ces hommes qui sont tombés ou qui ont été blessés pour notre sécurité. Et notre devoir c'est ensuite d'agir avec sang-froid, parce que nos adversaires justement misent sur notre fébrilité. Le président de la République présidera demain une cérémonie nationale d'hommage, qui aura lieu à Varces, au 93ème Régiment d'artillerie de montagne.Pour nos soldats en Afghanistan, nous avons immédiatement pris les mesures qui s'imposaient. D'abord, en suspendant les activités de formation aux côtés de l'armée afghane. Ensuite, en dépêchant le ministre de la Défense, Gérard LONGUET, ainsi que le chef d'état-major des Armées, afin qu'ils évaluent les conditions de sécurité de nos soldats. Le président de la République annoncera les conclusions qu'il tire de cette évaluation, après les avoir partagées avec le président KARZAI, qui sera en France vendredi.

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