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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 15:01
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Tout le monde sait – et depuis longtemps – ce qu’il faut faire pour maintenir le chômage à un niveau acceptable : créer de la croissance et libérer les relations de travail de leur carcan.

Écrit par
  • Or, curieusement, personne ne veut s’y atteler, que ce soit à gauche, à droite ou au centre. Relancer la croissance, alors que notre dette cumulée, solde du laxisme dans les dépenses des 35 dernières années, est arrivée à un niveau tel qu’il n’y a plus aucune marge pour stimuler l’économie, est impossible en l’état. Quant aux relations de travail, elles font partie des dogmes auquel on ne peut pas toucher. D’ailleurs, en France, en définitive, il est moins impopulaire de ne pas savoir enrayer le chômage que de tenter de mettre en place les moyens d’y parvenir.

Curieuse période que celle que nous vivons ! Les pages économiques de la presse ne cessent de vanter la solidité allemande dans la crise et la probable poursuite de sa croissance économique en 2012. Mais dès qu’il s’agit d’éclairer l’opinion sur ce que nous pourrions faire pour enrayer notre déclin, toute pédagogie est exclue, annihilée par des pesanteurs idéologiques.

On ne peut continuer, dans notre pays, à vouloir construire l’avenir avec les recettes du passé. Alors, pourquoi pas, comme l’Allemagne et les pays du nord de l‘Europe, accepter de mettre en œuvre les changements rendus nécessaires, sans pour autant renoncer à l’essentiel de notre modèle social ? Ce serait, tout simplement, ouvrir les yeux sur l’évolution du monde et se tourner résolument vers l’avenir au lieu de nous arc-bouter sur ce que nous croyons être des avantages acquis et qui, inéluctablement, vont se transformer en avantages perdus.

Les employeurs les plus nombreux sont les artisans, les commerçants, les PME. Comme on leur a supprimé le droit de licencier, ils ne prennent plus le risque d’embaucher. Si nous rendions le marché du travail flexible, les créations d’emplois nettes feraient un bond spectaculaire et nourriraient elles-mêmes une dynamique de la croissance qui, relayée par une réallocation des dépenses de l’État vers moins d’administration et plus d’investissement, enclencherait les prémisses d’un cercle vertueux. Le Danemark, dont le modèle social n’est pas suspect de libéralisme débridé, a procédé à cette réforme il y a plus de quinze ans. Il en tire tout le bénéfice aujourd’hui.

Source : Les Echos.

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:05

Point de vue | LEMONDE | 02.01.12 | 16h00   •  Mis à jour le 02.01.12 | 18h15

par Michel Rocard, ancien premier ministre, et Pierre Larrouturou, économiste

 
 

 

La Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

La Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

Ce sont des chiffres incroyables. On savait déjà que, fin 2008, George Bush et Henry Paulson avaient mis sur la table 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) pour sauver les banques américaines. Une somme colossale. Mais un juge américain a récemment donné raison aux journalistes de Bloomberg qui demandaient à leur banque centrale d'être transparente sur l'aide qu'elle avait apportée elle-même au système bancaire.

Après avoir épluché 20 000 pages de documents divers, Bloomberg montre que la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.

Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % ! Asphyxiés par de tels taux d'intérêt, les gouvernements sont "obligés" de bloquer les retraites, les allocations familiales ou les salaires des fonctionnaires et de couper dans les investissements, ce qui accroît le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession très grave.

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? "Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé", affirmait Roosevelt. Il avait raison. Nous sommes en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être suicidaire pour notre civilisation. Comme l'écrivent Edgar Morin et Stéphane Hessel dans Le Chemin de l'espérance (Fayard, 2011), nos sociétés doivent choisir : la métamorphose ou la mort ?

Allons-nous attendre qu'il soit trop tard pour ouvrir les yeux ? Allons-nous attendre qu'il soit trop tard pour comprendre la gravité de la crise et choisir ensemble la métamorphose, avant que nos sociétés ne se disloquent ? Nous n'avons pas la possibilité ici de développer les dix ou quinze réformes concrètes qui rendraient possible cette métamorphose. Nous voulons seulement montrer qu'il est possible de donner tort à Paul Krugman quand il explique que l'Europe s'enferme dans une "spirale de la mort". Comment donner de l'oxygène à nos finances publiques ? Comment agir sans modifier les traités, ce qui demandera des mois de travail et deviendra impossible si l'Europe est de plus en plus détestée par les peuples ?

Angela Merkel a raison de dire que rien ne doit encourager les gouvernements à continuer la fuite en avant. Mais l'essentiel des sommes que nos Etats empruntent sur les marchés financiers concerne des dettes anciennes. En 2012, la France doit emprunter quelque 400 milliards : 100 milliards qui correspondent au déficit du budget (qui serait quasi nul si on annulait les baisses d'impôts octroyées depuis dix ans) et 300 milliards qui correspondent à de vieilles dettes, qui arrivent à échéance et que nous sommes incapables de rembourser si nous ne nous sommes pas réendettés pour les mêmes montants quelques heures avant de les rembourser.

Faire payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées : sous prétexte qu'il y a un risque, elles prêtent à des taux très élevés, tout en sachant qu'il n'y a sans doute aucun risque réel, puisque le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est là pour garantir la solvabilité des Etats emprunteurs...

Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu'a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la "vieille dette" de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.

Rien n'empêche de mettre en place de tels financements dès janvier ! On ne le dit pas assez : le budget de l'Italie présente un excédent primaire. Il serait donc à l'équilibre si l'Italie ne devait pas payer des frais financiers de plus en plus élevés. Faut-il laisser l'Italie sombrer dans la récession et la crise politique, ou faut-il accepter de mettre fin aux rentes des banques privées ? La réponse devrait être évidente pour qui agit en faveur du bien commun.

Le rôle que les traités donnent à la BCE est de veiller à la stabilité des prix. Comment peut-elle rester sans réagir quand certains pays voient le prix de leurs bons du Trésor doubler ou tripler en quelques mois ? La BCE doit aussi veiller à la stabilité de nos économies. Comment peut-elle rester sans agir quand le prix de la dette menace de nous faire tomber dans une récession "plus grave que celle de 1930", d'après le gouverneur de la Banque d'Angleterre ?

Si l'on s'en tient aux traités, rien n'interdit à la BCE d'agir avec force pour faire baisser le prix de la dette. Non seulement rien ne lui interdit d'agir, mais tout l'incite à le faire. Si la BCE est fidèle aux traités, elle doit tout faire pour que diminue le prix de la dette publique. De l'avis général, c'est l'inflation la plus inquiétante !

En 1989, après la chute du Mur, il a suffi d'un mois à Helmut Kohl, François Mitterrand et aux autres chefs d'Etat européens pour décider de créer la monnaie unique. Après quatre ans de crise, qu'attendent encore nos dirigeants pour donner de l'oxygène à nos finances publiques ? Le mécanisme que nous proposons pourrait s'appliquer immédiatement, aussi bien pour diminuer le coût de la dette ancienne que pour financer des investissements fondamentaux pour notre avenir, comme un plan européen d'économie d'énergie.

Ceux qui demandent la négociation d'un nouveau traité européen ont raison : avec les pays qui le veulent, il faut construire une Europe politique, capable d'agir sur la mondialisation ; une Europe vraiment démocratique comme le proposaient déjà Wolfgang Schäuble et Karl Lamers en 1994 ou Joschka Fischer en 2000. Il faut un traité de convergence sociale et une vraie gouvernance économique.

Tout cela est indispensable. Mais aucun nouveau traité ne pourra être adopté si notre continent s'enfonce dans une "spirale de la mort" et que les citoyens en viennent à détester tout ce qui vient de Bruxelles. L'urgence est d'envoyer aux peuples un signal très clair : l'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens.

Michel Rocard est aussi le président du conseil d'orientation scientifique de Terra Nova depuis 2008. Pierre Larrouturou est aussi l'auteur de "Pour éviter le krach ultime" (Nova Editions, 256 p., 15€)

Article paru dans l'édition du 03.01.12

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:49

 

Par Tarick Dali à 16:02

Premier ministre de Turquie depuis 2003, reconduit en 2011 pour un troisième mandat de quatre ans, Recep Erdogan va être, enfin, reconnu pour ce qu’il est : un islamiste et non le "démocrate musulman" qu’il prétend être. Démocrate musulman est un oxymore, comme l’a très bien dit notre Secrétaire d’État à la Jeunesse, Jeannette Bougrab. Voilà au moins une retombée positive du vote de la proposition de loi déposée par Valérie Boyer. Loi qu’il faudra tout de même jeter aux oubliettes en même temps qu’il faudra abroger les lois mémorielles (cf. http://www.ladroitelibre.fr/authors/20-Tarick-Dali/P2.html) qui prétendent dicter une histoire officielle, telle la scélérate loi Gayssot et la malhonnête loi Taubira. Évidemment, pas avant d’avoir démontré à Erdogan qu’il était hors de question de céder à ses diktats.


La loi Boyer est la pire réponse à une bonne question : la Turquie nie la réalité historique du génocide arménien et promet trois ans de prison à quiconque en parlerait pour délit d’insulte à l’identité nationale. La proposition de Valérie Boyer est donc l’exacte symétrie de la législation turque. En pire puisque la France qui n’a rien à voir là-dedans, envisage de punir ses propres ressortissants : imaginons qu’un journaliste français, en reportage en Asie mineure, réalise une interview d’un ministre turc en lui demandant s’il reconnaît le génocide arménien. La réponse sera évidemment « non », ne serait-ce que parce que s’il dit « oui », le ministre tombera lui-même sous le coup de la loi turque. Mais il ne tombera pas sous le coup de la loi Boyer puisqu’il aura tenu son propos tranquillement chez lui en Anatolie. En revanche, le journal qui aura publié cette réponse sera poursuivi, puisqu’en droit français, le directeur d’une publication est responsable des informations qu’elle diffuse.

Outre son absurdité, ce texte, comme toutes les lois mémorielles, est une double atteinte à la liberté d’expression et au travail des historiens, donc à la démocratie. C’est exactement ce que fait la Turquie en interdisant tout débat sur le génocide arménien. En ce sens, le texte voté la semaine dernière légitime les textes turcs et le déficit démocratique de ce pays.
Ce n’est certes pas ce que souhaitait Valérie Boyer. Mais si elle a cru devoir déposer ce texte liberticide, c’est, comme le dit de façon remarquable Alexandre Del Valle (http://www.francesoir.fr/actualite/international/propos-crise-franco-turque-et-loi-sur-genocide-armenien%E2%80%A6-168413.html) dans France Soir, parce que « les Arméniens ou leurs descendants et sympathisants ne peuvent plus organiser d’événements commémoratifs du génocide sans être menacés, harcelés, agressés par des nationalistes turcs ».

Les menaces que le député des Bouches-du-Rhône subit depuis le vote de la loi, sont désormais connues des Français parce qu’elles visent un parlementaire. Mais elles ne sont qu’un épisode de ce que subissent quotidiennement, et en silence, ceux qui osent rappeler l’histoire. Ces comportements qui ne donnent d’ailleurs jamais lieu à des poursuites judiciaires, se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir à Ankara d’Erdogan et de son parti islamiste AKP. Si des énergumènes agissent de la sorte, ce qui n’était pas le cas du temps de la Turquie kémaliste, c’est parce qu’ils se sentent soutenus par leur patrie.

Erdogan ne cesse de leur donner l’exemple. Huit ans après son arrivée au pouvoir, il est plus que temps de le remettre à sa place par l’interruption immédiate des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. La question ne devrait même pas se poser puisque le Parlement européen, dans sa résolution du 18 juin 1987, conditionne à la reconnaissance du génocide de 1915-1916, une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Europe. Un quart de siècle plus tard, la Turquie persiste à promettre la prison à quiconque se hasarderait à admettre la réalité historique. 

En continuant à discuter avec la Turquie, l’Europe accepte que ce soit aux conditions imposées par Erdogan. Sa dernière lubie en date est d’exiger que Chypre renonce à présider l’Union européenne au second semestre 2012, sans se préoccuper des règles et du calendrier de l'Union européenne à laquelle il postule. Le même Erdogan avait déjà mis son grain de sel, cette fois-ci avec succès, dans l’adhésion de Chypre à l’Union : alors qu’il eût été aisé d’exiger de Chypre qu’elle mît fin au mur de Berlin qui sépare l’île et sa capitale Nicosie, en préalable à son adhésion à l’Union, celle-ci a omis de le faire pour ne pas déplaire à Ankara. Avec pour conséquence, au large de la Syrie, un membre de l’Union européenne et de la zone euro, coupé par une ligne de démarcation comme au peu regretté temps de la guerre froide.

Nul en France aujourd’hui ne prétend qu’il n’y a pas eu de génocide des Arméniens au début du vingtième siècle. En plus d’être stupide, la loi Boyer est donc inutile. Si des ignorants, des imbéciles ou des manipulateurs nient le génocide arménien, il n’est pas du rôle de la loi de les faire taire. Il en va de la survie de la démocratie. La loi Gayssot a ouvert une boîte de Pandore : lorsqu’on pose des limites à la liberté d’expression, on ne sait jamais où elles s’arrêtent. Dès lors qu’il a déjà satisfait à semblable exigence, quelle légitimité peut avoir le Parlement  à s’opposer à une demande de tel ou tel lobby de museler quiconque ?

Liberté pour l’histoire : en vertu de ce principe qui ne doit souffrir aucune exception, les parlementaires ont la possibilité de refuser de se laisser intimider par la Turquie. La France, championne des commémorations, devrait simplifier son calendrier mémoriel. Il serait judicieux, dans le cadre d'une telle réforme, d’instaurer une journée commémorative du génocide arménien, le 24 avril par exemple, en souvenir de la rafle de Constantinople du 24 avril 1915 qui pourrait s’étendre à la commémoration de tous les massacres commis en Asie mineure et, plus généralement, aux persécutions dont ont été et sont toujours victimes les chrétiens d’Orient.

L’inscription de cette mémoire dans les calendriers ouvrira enfin les livres d’histoire au drame arménien, épisode relativement ignoré de la population française, et au sort tragique des chrétiens du monde musulman. La connaissance de l’histoire luttera contre le négationnisme de façon toujours plus efficace et respectable que l’édiction d’une histoire officielle, apanage des dictatures. Une fois ce texte voté, il faudra abroger toutes les lois mémorielles, à commencer par la loi Gayssot.

Erdogan sera encore plus furieux ! et alors ? jusqu’à présent, il n’a jamais démontré être le démocrate qu’il se prétend. Il est toujours celui qui a goûté aux prisons de la défunte Turquie laïque pour avoir, déjà, menacé l’Occident en proférant ces vers : « Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats ».

 

Le Blog de la Droite Libre

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:11
politique budgétaire - 03/01/2012 | 12:23 - 391 mots

La TVA sociale, critiquée à la fois par l'opposition et les syndicats, se fera avant l'élection présidentielle, a déclaré sur France Info la ministre du Budget, Valérie Pécresse, également porte-parole du gouvernement. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a également défendu cette mesure.

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La TVA sociale verra le jour en France avant l'élection présidentielle du printemps, a déclaré ce mardi la ministre du Budget, Valérie Pécresse. Le principe d'une augmentation ciblée de la TVA pour financer la protection sociale a été évoqué par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux. "La TVA sociale, nous allons la faire et nous allons la faire avant l'élection présidentielle, a précisé Valérie Pécresse, également porte-parole du gouvernement, sur France Info.

Cette TVA sociale, critiquée à la fois par l'opposition et les syndicats, qui y voient une nouvelle atteinte au pouvoir d'achat de consommateurs déjà durement touchés par la crise, sera débattue lors du sommet social prévu à l'Elysée le 18 janvier, a-t-elle précisé. Le but du gouvernement est d'alléger par des taxes sur la consommation les charges pesant sur le travail pour favoriser l'emploi. Il s'agirait notamment, a dit mardi le ministre du Travail, de taxer les importations.

A la question de savoir si cette TVA sociale serait bien mise en place, Xavier Bertrand a répondu de son côté sur France 2 : "oui, parce que je pense que c'est l'intérêt de notre pays, c'est l'intérêt des emplois." "Aujourd'hui, sur 100 euros de salaire brut, en Allemagne, vous avez un coût qui est de 39 euros pour les charges. En France, c'est 50 euros", a fait valoir le ministre du Travail. "Je préfère de beaucoup que les importations, qui ont pendant longtemps pénalisé le financement de la protection sociale, financent aujourd'hui la protection sociale."

Pour l'opposition, la TVA sociale est une mauvaise idée car elle pénalise le pouvoir d'achat et menace ainsi la croissance. "Nous ne la ferons pas", a déclaré mardi sur Europe 1 Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. "Il y a un côté oxymore, une contradiction dans les termes. L'augmentation de la TVA, ça ne peut pas être social."

Les syndicats partagent largement l'hostilité du PS envers cette mesure. "La TVA sociale ou antidélocalisations, c'est un serpent de mer, c'est de la TVA", a ainsi déclaré mardi sur RTL Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. "Qu'on le veuille ou non, si ce débat a un sens, il a un sens au niveau de la zone euro."

Impôt indirect sur la consommation, la TVA peut être déterminée librement à l'échelon national à condition que son taux normal soit supérieur à 15% et n'excède pas 25%, stipule la réglementation européenne.

latribune.fr

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:13

 

SeaFrance : le gouvernement va soutenir la reprise par les salariés

Le tribunal de commerce de Paris attend pour le 12 décembre 2011 une nouvelle offre de reprise pour les 880 salariés de la compagnie de ferries SeaFrance.

A l'issue d'une réunion à l'Elysée, Thierry Mariani a annoncé au "Monde" que le gouvernement soutiendra le projet de coopérative des salariés de SeaFrance.

 

Après une réunion à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy, le gouvernement veut aider les salariés de Seafrance (880 salariés) à créer leur scop pour reprendre leur entreprise. "Il n'y a plus qu'un seul projet, celui de Louis-Dreyfus n'ayant pas été déposé", déclare au Monde le ministre des transports Thierry Mariani. "Puisque les salariés veulent monter une scop, le gouvernement va les y aider. Dans le cas d'une liquiditation probable de l'entreprise, les salariés toucheront des primes non négligeables. Nous allons voir comment accélérer le versement de ces sommes pour que les salariés puissent les réinvestir dans l'entreprise. Il y a cinquante millions d'euros de besoins. Pour l'instant, ils ont 100 000 euros de capital", déclare M. Mariani, qui estime que la liquidation devrait permettre aux salariés de rassembler les sommes nécessaires. La semaine dernière, M. Mariani fustigeait le projet de scop. "On est dans le jusqu'au-boutisme, je dirais même du fanatisme qui nous mène au suicide collectif, avait dit vendredi M. Mariani. "Le syndicat de Seafrance porte une très lourde responsabilité", avait-il dit à l'encontre de la CFDT de l'entreprise qui porte le projet de scop.
Nathalie Kosciusko-Morizet et M. Mariani comptent donner une conférence de presse lundi à 12h15 et rencontrer les syndicats de l'entreprise lundi après-midi.
Une audience est fixée demain mardi au tribunal de commerce de Paris.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:29
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Alors que le marché devrait être peu actif du fait de l'absence des investisseurs britanniques et américains, le CAC 40 s'inscrit en progression.

CAC40 - Evolution du cours de Bourse

Après avoir débuté la séance sur une note hésitante, la Bourse de Paris entame 2012 sur une note positive. En progression de 0,13% dans les tous premiers échanges, le CAC 40 est rapidement revenu tester ses niveaux du 31 décembre avant d'opter pour la hausse. Vers 10h, l’indice phare du marché français prenait 0,47%% à 3.174,71 points.

Mais la séance devrait rester peu active : Londres et Wall-Street n'ouvriront pas leurs portes ce lundi. En outre, aucune statistique d’importance n’est prévue à l’agenda. 2012 s’ouvre donc dans le sillage de 2011 : dominé par les incertitudes économiques.

« Les thématiques qui ont dominé l’année dernière et qui ont pesé sur les actifs risqués au deuxième semestre 2011 restent d’actualité » indique Aurel BGC dans sa note matinale. Et le courtier d’estimer que « les investisseurs resteront partagés entre les statistiques économiques américaines, qui devraient confirmer que le scénario du pire est loin d’être pour l’instant le plus probable aux Etats-Unis, et celles en provenance de la zone euro, qui permettront de jauger plus précisément la profondeur de la récession qui a débuté au quatrième trimestre de l’année dernière. »

Dans ce contexte, deux statistiques pourraient maintenir le CAC 40 en territoire positif. En Allemagne, l'Office fédéral de la statistique a indiqué que le nombre d'actifs ayant un emploi a atteint un niveau record en 2011 avec en moyenne 41,04 millions de personnes employées, soit 1,3% de plus que l'année précédente.

Par ailleurs, en France, les immatriculations de voitures neuves ont reculé moins fortement qu’anticipé. Alors que le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) anticipait il y a encore peu de temps un repli de 3%, le recul n’a été que de 2,1%. Dans le détail, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont chuté de 29,1% le mois dernier tandis que celles du groupe Renault reculaient de 28,1%. Au total en 2011, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën ont baissé de 4,9% et celles du groupe Renault de 9,6%.

Sur le front des valeurs

Plus forte progression, Alcatel-Lucent (+3,23%) a indiqué, par la voix de son directeur général lors d’un entretien aux Echos, exclure de réduire ses effectifs dans des proportions comparables à celles de son concurrent Nokia Siemens Networks. Ce dernier a annoncé en novembre la suppression de 17.000 emplois, soit 23% de ses effectifs.

Veolia Environnement progresse de 1,17%. Selon le Sunday Times de dimanche, au moins quatre prétendants se sont déclarés pour le rachat des actifs de la branche eau en Grande Bretagne.

Dans le sillage des chiffres des immatriculations de voitures neuves, Renault gagne 1,10% tandis que Peugeot est à l’équilibre (+0,04%)

A l’inverse, Unibail-Rodamco (-1,08%) signe la plus forte baisse de l’indice. Le titre qui avait profité d’un fort courant acheteur lors des deux dernières séances subit des prises de bénéfices.

Seules quatre autres valeurs sont également en repli. Société Générale lâche 0,90%, France Télécom (0,29% et Safran 0,22%.

Devise et Pétrole

Sur le marché des changes, l’euro est toujours sous le seuil des 1,30 dollar. Vers 10h, un euro s’échangeait contre 1,295 dollar. Dans le même temps, le baril d’or noir était en repli. Le Brent de la Mer du Nord lâchait 0,73% à 107,22 dollars tandis que le WTI perdait 0,63% à 99,02 dollars.

latribune.fr - 02/01/2012, 10:09

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 09:58

LEMONDE.FR avec AFP | 02.01.12 | 08h13   •  Mis à jour le 02.01.12 | 09h12

 

La marine iranienne va tester lundi deux missiles de moyenne portée (200 km) et un missile de courte portée au dernier jour de ses manœuvres navales dans la région du détroit stratégique d'Ormuz par où transite 35 % du trafic pétrolier maritime mondial, selon les médias.

"Aujourd'hui, nous allons tester pour la première fois un missile sol-mer longue portée Ghader, un missile courte portée Nasr et un missile surface-surface Nour", a déclaré l'amiral Mahmoud Moussavi, porte-parole des manœuvres iraniennes, a rapporté l'agence Isna. "Ghader est un système de missile ultramoderne avec un radar intégré, ultraprécis, dont la portée et le système intelligent anti-repérage ont été améliorés par rapport aux générations précédentes", a-t-il ajouté. D'une portée de 200 km, le missile Ghader est présenté comme un "missile de croisière" de fabrication entièrement iranienne.

NOUVEAU DISPOSITIF TACTIQUE

"Les systèmes anti-radar et de repérage de cible, ultramodernes, de Nour ont été améliorés", a ajouté M. Moussavi. Missile surface-surface de moyenne portée (200 km), Nour est dérivé du C-802 chinois (120 à 180 km de portée).

M. Moussavi avait affirmé dimanche qu'au dernier jour des manœuvres, "les bâtiments de guerre de la marine vont adopter un nouveau dispositif tactique démontrant la capacité de l'Iran à empêcher tout trafic maritime dans le détroit d'Ormuz s'il le décidait". L'Iran a menacé ces derniers jours de fermer ce détroit en cas de sanctions contre ses exportations pétrolières, agitées par les Etats-Unis et certains pays européens. Des observateurs de pays amis, notamment des militaires syriens, assistent à la phase finale des manœuvres, selon les médias iraniens.

L'Iran a défié dimanche l'Occident en tirant un missile de moyenne portée près du détroit stratégique d'Ormuz et en annonçant avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire, au lendemain de l'annonce de nouvelles sanctions américaines. Cette démonstration de force intervient au moment où les pays occidentaux accentuent la pression sur la République islamique d'Iran, accusée malgré ses multiples dénégations de chercher à fabriquer la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 15:46
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Nicolas Sarkozy a dramatisé samedi les enjeux d'une année 2012 placée sous le signe de la crise et des élections présidentielle et législatives, tout en écartant un nouveau plan de rigueur et en donnant la priorité à la relance de la croissance et de l'emploi.

Le chef de l'Etat, qui adressait pour la dernière fois de son quinquennat ses voeux aux Français, a laissé poindre, sous le président qu'il a promis d'être jusqu'au bout, le candidat à sa propre succession qu'il sera probablement au printemps.

Dans une allocution radio-télévisée de neuf minutes, il a ainsi défendu sa politique de réformes, qui a permis, selon lui, à la France de tenir bon dans la crise, et il a vu dans cette résistance du pays des "raisons d'espérer".

Il s'est une nouvelle fois présenté en protecteur des Français - ce que l'opposition a de nouveau contesté.

"Ce ne sont ni les marchés, ni les agences (de notation) qui feront la politique de la France", a lancé Nicolas Sarkozy, alors que la note triple A qui permet à l'Etat français d'emprunter à bon compte paraît menacée.

"L'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles", est-il cependant convenu. "En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer."

Les décisions à prendre doivent donc être à la mesure de la gravité de la crise, a poursuivi Nicolas Sarkozy. "C'est un devoir auquel je ne me déroberai pas (...) Mon devoir est de faire face et de vous protéger."

PISTES DE TRAVAIL

Il a ainsi promis d'assumer "jusqu'au bout et en totalité" ses responsabilités de chef de l'Etat, "au nom de l'intérêt général", et tracé quelques pistes pour les semaines à venir.

Il a ainsi estimé que le problème n'était pas celui d'un "nouveau train de réduction des dépenses", après les deux plans d'austérité annoncés au deuxième semestre de 2011 pour réduire les déficits publics - "Ce qui devait être fait a été fait."

"Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui, seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat", a-t-il ajouté.

Le chômage a atteint en novembre son plus haut niveau depuis douze ans et pourrait flirter avec les 10% des actifs en 2O12, selon l'Insee, qui prévoit aussi une entrée en récession de la France.

Nicolas Sarkozy, qui réunira le 18 janvier les représentants des forces économiques et sociales du pays, a promis des "décisions importantes" avant la fin janvier.

Il a déclaré que la formation des chômeurs devait devenir une "priorité absolue" et qu'il fallait alléger la pression du financement de la protection sociale sur le travail pour éviter les délocalisations.

Il a ainsi fait sienne l'idée d'une fiscalité anti-délocalisation, qui pourrait comprendre une part de TVA, avancée par son parti, l'UMP, dans son programme pour 2012.

APPEL AUX ACTEURS ÉCONOMIQUES

"Il faut (...) faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'oeuvre à bon marché", a-t-il expliqué. "J'écouterai les propositions des partenaires sociaux, puis nous déciderons."

Mais il a également exhorté "tous les décideurs des entreprises et de l'économie" à prendre leurs responsabilités et à "tout faire pour préserver l'emploi".

Il a également invité les acteurs des services publics à "redoubler de prévenance" à l'égard des plus démunis.

"Je suis certain du chemin qu'il nous faut suivre", a conclu Nicolas Sarkozy, dont les voeux ont été salués par une salve de critiques des principaux partis d'opposition

"Jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français", a ainsi estimé le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon.

"La réponse à ses voeux sera dans les urnes", a pour sa part dit le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Quant à Marine Le Pen, présidente et candidate du Front national, elle a fustigé "un président impuissant à protéger les Français et qui subit la crise".

latribune.fr - 01/01/2012

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:43
Avec ses vœux pour l’année 2012, le Président de la République s’est placé au-dessus des contingences partisanes et des échéances électorales. Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise.

Garant de l’intérêt national, le Président de la République a réaffirmé que le choix de la réforme est le seul en mesure de protéger notre pacte républicain et de relancer la croissance. Le rendez-vous du 18 janvier - qui réunira les forces économiques et sociales de notre pays - doit être l’occasion d’amplifier nos efforts contre le chômage, de revoir le financement de notre protection sociale, de mettre en œuvre la taxation sur les transactions financières.

Ni immobilisme ni fébrilité électorale, ce soir le chef de l’Etat a démontré qu’il agissait toujours pour la France.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:39


Presse-Océan a relaté ce week-end mon opposition à la restauration de la Maison Julien Gracq par la Région.

 

J'assume cette position responsable !

 

Mettre 2,4 millions d'euros d'étude et de travaux, sans parler du coût de fonctionnement annuel - éternel - à la charge des contribuables, me semble être d'un autre temps.

On peut honorer l'oeuvre de ce grand écrivain de mille autres façons, sauf à trouver un mécène privé.


Les temps ont changé, mais les socialistes régionaux comme nationaux ne l'ont toujours pas compris

 

Par Francois PINTE - Publié dans : conseil régional

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