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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:07
A ceux qui, pendant les fêtes, travaillent pour assurer notre tranquillité, se dévouent pour notre sécurité.

Je pense aux policiers et gendarmes qui vont devoir, jour et nuit, veiller à empêcher les débordements des fêtards ou des malveillants qui, comme c'est devenu la coutume, veulent brûler des voitures ou agresser des personnes. Ils seront là pour nous.

Je pense également aux pompiers qui se tiennent prêts à intervenir pour circonvenir un incendie, éteindre un feu, d'immeuble comme de poubelles, allumé par des étourdis ou des petits malfrats. Peut-être que leur propre camion sera pris pour cible de ces derniers alors que ces sapeurs pompiers sont là pour nous, eux aussi.

Je serais impardonnable ne pas avoir également une pensée pour les infirmières et infirmiers, le personnel soignant des établissements hospitaliers, cliniques comme hôpitaux, à côtés des malades, des patients qui souffrent, parfois abandonnés par leurs proches. Ils accueillent aussi les « urgences », parfois graves, souvent passagères. Encore des personnes dévouées pour assurer notre sécurité et notre tranquillité. Parmi ces professions de santé, je pense également à mes confrères, médecins, qui eux aussi ont la lourde tacher de soigner, d'opérer, de recevoir blessés et malades, leurs conjoints, leurs familles tout en restant sur le pied de guerre pour assurer notre santé et nous rassurer.

Aux quatre coins du monde, il y a aussi cette présence française, ce rayonnement de nos soldats qui défendent les valeurs de notre pays, en Afrique, en Afghanistan, qui assurent la dissuasion nucléaire dans nos sous-marins, luttent contre la piraterie ou assurent des missions de secours en mer sur nos bâtiments de surface, dans les bases aériennes ou les camps de Kapisa, ils sont là eux-aussi, toujours prêts. Eux aussi, méritent bien les colis que nombreux parmi nos concitoyens, nous envoyons pour les fêtes de Noël.

Les services de l'État (services de garde, de veille, d'alerte), ces nuits prochaines, malgré la crise, malgré les inquiétudes, sont là, présents, efficaces, professionnels. Voici ce qu'est l'engagement de notre État, au service de notre Nation. Merci, Joyeux Noël et Bonne année !

Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:04
Il est incontestable qu’un génocide s’est produit en Arménie en 1915, amenant entre 500 000 à 1 million et demi de ses habitants à être tués ou déportés. L’Arménie appartenait encore à l’Empire ottoman et, bien sûr, les historiens doivent alerter les populations du monde entier avec force que ce soit dans les livres d’histoire ou à l’occasion de conférences.
Fallait-il pour autant que la France se mêle, par des lois mémorielles, de l’Histoire du monde ? Dans ces conditions, la France devrait faire passer une loi sur les génocides vendéen (comme certains le réclament), des Tutsis par les Hutus puis des Hutus par les Tutsis, cambodgien ; bref, tous ces actes qui ont malheureusement noircis le monde.
Evidemment, la Shoah est un épisode immonde, atroce, épouvantable. Elle est entrée dans l’histoire et d’ailleurs, le film « Shoah » a été vu par des millions de Français. Il a énormément contribué à faire comprendre ce génocide, ces meurtres et l’idéologie nazie.
Il faudrait faire la même chose pour le génocide arménien. Mais est-il nécessaire de légiférer, comme dans les pays totalitaires, pour punir sévèrement celles et ceux qui parleraient de ces génocides autrement que la version officielle ?
Dieu merci, les négationnistes, en ce qui concerne la Shoah, sont punis. D’ailleurs, en existe-t-il encore ? Bien que ceux niant le génocide arménien soient peu nombreux, est-il nécessaire pour autant de les punir ? Cette obsession des parlementaires à faire des lois est malsaine. Il n’y a pas et il n’y aura jamais d’histoire décrétée par la loi.
Je peux comprendre, sans approuver, que certains députés marseillais, région où vivent beaucoup d’Arméniens, veuillent faire de l’électoralisme. Mais une loi a déjà reconnu ce génocide en 2001. Celui-ci a été confirmé à plusieurs reprises. Etait-il nécessaire de remettre aujourd’hui une telle loi à l’ordre du jour, de faire une véritable « course à l’échalote » entre la droite et la gauche à celui qui ira le plus loin possible pour plaire ?
J’ai même entendu des élus me dire qu’ils ne voteraient pas cette loi parce qu’il y avait plus de Turcs en France que d’Arméniens ou d’autres qui la voteraient car ils avaient beaucoup d’Arméniens dans leur circonscription. Est-ce vraiment de cette manière que l’on envisage la politique ? Je suis surpris et un peu peiné.
Où est donc l’Histoire ? Elle doit être séparée de la politique et des lois qui règlementent notre quotidien. Elle doit vivre, s’épanouir et être enseignée partout. Il me semble que nous prenons un mauvais chemin.


Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:01

 

Pour pallier le manque de médecins, une élue socialiste aurait eu l’idée « très intéressante » de demander aux vétérinaires de les remplacer !
Ainsi, en faisant le tour de la ferme, le vétérinaire pourra intercaler quelques visites de malades qui présentent des troubles aigus. Bien entendu, ces troubles doivent être aigus car, dans le cas contraire, le malade pourrait très facilement aller consulter un peu plus loin. Imaginez-vous donc le vétérinaire remplacer SOS Médecins ?
Cette proposition est doublement aberrante.
D’abord, les vétérinaires, aussi instruits et intelligents soient-ils, ne voient pas les mêmes pathologies sur les animaux, même si l’homme est au sommet de la pyramide animale, du moins le pense-t-il.
Ensuite, un simple problème d’ordonnance. Les pharmaciens vont-ils accepter celles des vétérinaires ? Et qui sera responsable en cas d’erreur de prescription ? Laissons cette idée saugrenue à celle qui l’a envisagée et parlons des vrais problèmes.
Depuis des années, une vraie pénurie de médecins existe. Les causes sont multiples. D’abord, en 1974, quand le numerus clausus a été instauré, les syndicats médicaux pensaient que moins il y aurait de médecins, plus ceux-ci travailleraient. C’était une attitude stupide et dangereuse : le gâteau étant identique, moins on est à le consommer, plus les parts sont grosses ! Evidemment, c’est tout le contraire qui se passe : le bien-être des Français, la volonté de l’État de mieux les soigner, font que le rôle des médecins est devenu prépondérant.
La deuxième raison est la désertification des campagnes. En effet, depuis des décennies, les Français se regroupent dans les villes, délaissant les campagnes. Les services publics disparaissent, qu’il s’agisse des écoles, de la Poste, des hôpitaux voire des casernes ou des palais de justice et l’on comprend parfaitement qu’il est difficile pour un médecin de s’installer dans un désert. Que fera-t-il de ses enfants ? Où ira-t-il faire ses courses ?
Enfin, et ceci n’est pas négligeable, dans une campagne isolée, le travail est beaucoup plus difficile, astreignant. Il faut être présent quasiment 24 h sur 24, parcourir de très longues distances et les rémunérations actuelles des médecins sont ridicules. J’ajouterai une dernière remarque : la paperasserie issue de la Sécurité sociale, les tracasseries permanentes qu’elle leur fait subir, deviennent insupportables.
Pour toutes ces raisons, lorsqu’un médecin âgé prend sa retraite, il n’est pas remplacé. Ainsi, petit à petit, les campagnes ne sont plus attractives pour les médecins qui s’en détournent. On voit maintenant arriver des médecins de l’Europe de l’Est (Roumanie, Pologne), attirés un temps par les campagnes, et qui vont (vraisemblablement assez rapidement), une fois qu’ils auront été acceptés en France, partir vers les villes. L’étape à la campagne n’est que transitoire.
Il est important, si l’on veut rééquilibrer la France, de repenser la décentralisation, l’accessibilité à tous les services publics et aux médecins.
La télémédecine aurait pu, dans l’imaginaire de certains, aider ces médecins isolés mais il ne faut pas trop y compter. La médecine est véritablement un rapport humain. Elle peut parfois être aidée par les télétransmissions, mais seulement à titre accessoire.
Dans les hôpitaux, le phénomène est le même. L’hôpital public n’est plus attractif. Il n’est pas rare de voir, aussi bien à Paris qu’ailleurs, des médecins étrangers venir « donner un coup de main » aux médecins français, débordés, soit aux urgences, soit même dans les services classiques. 30% des médecins titulaires dans les hôpitaux sont des étrangers à diplômes étrangers. Il est malséant de dire que ces diplômes sont moins bons que ceux délivrés en France mais c’est souvent la réalité. Il fut un temps (existant encore aujourd’hui) où les médecins étrangers recrutés par les hôpitaux n’avaient pas le droit d’exercer en cabinet. Cette situation est ubuesque et inacceptable. S’ils sont bons, ils peuvent exercer à l’hôpital et en cabinet, sinon, ils ne doivent pas être recrutés.
Ce n’est pas uniquement en augmentant le numerus clausus, comme je l’ai entendu ici et là, que l’on pourra pallier cette crise grave. Il faut, comme je l’ai dit, revoir la décentralisation et, dans les zones désertifiées, le mode de rémunération. Il est possible d’instituer éventuellement, pour ceux qui le voudraient, des bourses dès le début des études, bourses qui seraient transformées en contrat particulier pour les étudiants qui accepteraient de passer 8 à 10 ans dans ces zones plus difficiles. 
Bref, il existe beaucoup de solutions mais elles ne pourront jamais être prises seules. Elles doivent s’intégrer dans une vision globale de réhabilitation des campagnes.
Pr. Bernard DEBRÉ
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:57
Une nouvelle « course à l'échalote » pour la diminution du temps de travail débute ! Dans leur projet pour les échéances de 2012, les Verts ont pris comme engagement la diminution de la durée légale du temps de travail à 32 heures par semaine (certains même voudraient 28 heures).

On imagine tout à fait l’effet désastreux que pourrait avoir une telle proposition sur l’équilibre économique de notre pays. La réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, voulue par les socialistes, a été catastrophique et, s'il est une chose que l’on pourrait reprocher à la majorité actuelle, c’est de ne pas avoir pris des mesures rapides et immédiates pour supprimer ces « 35 heures ».

Je l’ai particulièrement vu à l’hôpital. Comme je l'ai déjà dit par le passé, la diminution du temps de travail portée par Martine Aubry a entraîné une vraie cassure dans la gestion des ressources humaines. Il n'y a qu'à voir le problème des heures supplémentaires et des journées de « RTT » non prises par les personnels hospitaliers. Comment peut-on imaginer maintenant que l’on pourrait passer à 32 voire 28 heures ?

Alors que dans le monde entier, la guerre économique fait rage et que tous les autres pays augmentent la durée du temps de travail, la France apparaîtrait comme déconnectée des problèmes que traverse le monde en adoptant un tel programme.

Mais la réalité des Verts est toute autre : les « 32 heures » pour que nous perdions la guerre économique, l’absence de défilé militaire et le désarmement pour que nous abaissions notre rang. En supprimant toute compétitivité, l'internationalisme des Verts aurait pour conséquence de faire de nous une proie facile dans ce conflit. Peut-être est-ce leur but ? Et dire que les socialistes, dans leur grande mansuétude, leur ont accordé 60 circonscriptions aux prochaines élections législatives ! Il s’agit là d’un vrai déni de démocratie.

Il est des temps où il faut du courage, du travail. En d’autres termes, comme l’avait dit Winston Churchill, « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ». On nous propose un monde idéalisé qui sera rapidement balayé par la réalité des faits. Bref, on nous propose une nouvelle utopie !

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 15:28

De Gaulle, l’épée et la croix

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1940-1969. Tout au long de sa vie politique, il fut confronté à un dilemme : la nécessité de concilier la raison d’État avec les exigences de sa foi.

Les témoignages concordent : de Gaulle vécut avec la foi chrétienne chevillée au corps. « L’Église fait partie de sa vie », affirmait l’agnostique André Malraux. « Que de Gaulle ait été catholique d’un bout à l’autre de sa vie paraît évident », constatait le père Bruckberger, dominicain et aumônier général des Forces françaises de l’intérieur. « Sa foi est indéracinable », disait la future carmélite Élisabeth de Miribel, sa secrétaire de la France libre.

Au début de la guerre, lors de son épopée africaine, un administrateur de la France d’outre-mer en poste au Gabon, connu pour ses liens avec la franc-maçonnerie, lui lance à brûle-pourpoint : « Est-il vrai que vous êtes catholique pratiquant ? » « Oui, et après ? », répliqua le Général. Lui-même déclara en 1959 au journaliste américain David Schoenbrun à propos de la France et de son destin : « L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs. »

Le milieu familial et l’éducation eu rent un rôle primordial. Le père, Henri de Gaulle, adepte de Maurras et “monarchiste de regret”, fut l’un des plus ardents défenseurs de l’enseignement libre et fit la plus grande partie de sa carrière, comme professeur puis préfet des études, au collège de l’Immaculée-Conception à Paris, un établissement réputé tenu par les jésuites. Sa mère, Jeanne Maillot, ne le cédait en rien à son époux : son fils témoignera qu’elle « portait à la patrie une passion intransigeante à l’égal de sa piété religieuse ».

Quant aux maîtres à penser, ils se nomment Charles Péguy (« Aucun écrivain ne m’a autant marqué », dira de Gaulle), Henri Bergson (« Il m’a fait comprendre la philosophie de l’action » ), Emile Boutroux ( « La vocation de l’homme est d’être maître des vents et des flots » ), Maurice Barrès, Ernest Psichari…

Se lançant en juin 1940 dans la grande aventure de la France libre (la croix de Lorraine contre la croix gammée), Charles de Gaulle prend cependant en compte une double réalité : voulant rassembler les Français, il ne saurait exclure personne – à l’exception de ceux qui, délibérément, ont choisi de collaborer avec l’ennemi. L’idée républicaine étant désormais ancrée en France, il ne peut être question de la remettre en question autour d’un autre projet.

Ainsi vont se retrouver à Londres un catholique emblématique comme Georges Thierry d’Argenlieu, officier de marine qui deviendra amiral dans la France libre avant de rejoindre un couvent, mais aussi le juif René Cassin, rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme que l’Onu adoptera en 1948. Sans compter Pierre Dac, juif lui aussi, ou l’avocat André Weil-Curiel, qui était également socialiste et maçon, parmi d’autres.

L’Église de France restera prudente, voire hostile, à l’égard de l’exilé de Londres qu’aucun de ses dignitaires ne ralliera. Rendant à César ce qui est à César, la plupart des prélats reconnaissent l’autorité du maréchal Pétain. S’y ajoute le respect affectueux envers le vainqueur de Verdun, dernier général en chef des armées françaises de la Grande Guerre (51 des 96 futurs évêques et archevêques de 1940 ont alors été mobilisés).

Intervient enfin la peur du communisme qui fera dire au cardinal Baudrillart, recteur très écouté de l’Institut catholique de Paris, après le début des hostilités entre l’Allemagne et la Russie : « Voici les temps d’une nouvelle croisade. » Cela n’empêchant d’ailleurs pas des prélats loyaux à l’égard du pouvoir de secourir, à leurs risques et périls, des juifs persécutés, tel Mgr Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, qui sera déporté au camp de Dachau et recevra en 2001, à titre posthume, la médaille de Juste parmi les nations.

L’attitude du haut clergé trouvera sa sanction à la Libération quand, le 26 août 1944, le père Bruckberger et les chefs de la Résistance feront interdire l’entrée de Notre-Dame de Paris au cardinal-archevêque, Mgr Suhard, afin de permettre au général de Gaulle d’y entendre un Te deum. Motif : Mgr Suhard avait reçu solennellement, quatre mois plus tôt, le maréchal Pétain et présidé, en juillet 1944, un service funèbre à la mémoire de Philippe Henriot, le chantre de la collaboration, assassiné par des résistants.

Or cette humiliation ne correspondait pas au voeu du Général, qui s’y résigna, écrira-t-il dans ses Mémoires, en raison de « l’état de tension » régnant alors parmi les combattants de la Libération. Bien avant celle-ci, il avait manifesté son souci de rassurer l’Église quant à ses intentions. C’est ainsi que, reçu à sa demande, en juin précédent, par le pape Pie XII, grâce à l’intercession du cardinal Tisserant, robuste prélat à la barbe abondante qui résidait à Rome et ne cachait pas ses sentiments gaullistes, il lui avait affirmé le « respect filial du peuple de France ». Le 20 septembre 1944, oubliant l’incident de Notre-Dame, il accordera une audience au cardinal Suhard et lui fera comprendre que le nouveau régime a besoin de l’Église. Et le 9 mai 1945, Mgr Suhard présidera la messe et le Te deum de la victoire dans sa cathédrale, en présence du Général et de son épouse.

Journaliste, ancien directeur du Pèlerin, Gérard Bardy consacre aux convictions personnelles du Général une étude considérable. Il souligne notamment que « l’épuration dans l’Église sera la plus indolore possible, surtout si on la compare à celle qui a eu lieu dans l’administration, la justice, l’armée ou les milieux intellectuels ». Pour de Gaulle, le destin de la France – même si la laïcité de l’État est la règle – reste inséparable de celui du catholicisme romain dont Clovis, quinze siècles plus tôt, était devenu le bras séculier.

Mgr Roncalli, le meilleur pape pour la France

Il obtiendra le rappel du nonce apostolique, Mgr Valerio Valeri, à ses yeux trop compromis avec le régime de Vichy, que Pie XII remplacera par Mgr Giuseppe Angelo Roncalli. Moyennant quoi, Mgr Valeri repartira pour Rome avec les honneurs militaires et sera fait commandeur de la Légion d’honneur…

Jusqu’à sa démission, en janvier 1946, le Général va entretenir des relations de totale confiance avec Mgr Roncalli dont il a mesuré, sous ses dehors de prélat débonnaire, l’intelligence et la hauteur de vue. De son côté, le nouveau nonce saura mener une politique habile d’apaisement entre le Saint-Siège et le gouvernement français. Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la Résistance et figure de proue de la démocratie chrétienne, lui présentera une liste de « 30 évêques à démissionner » en raison de leur adhésion au régime de Vichy. En tête de liste, le cardinal Suhard. Mgr Roncalli rayera le zéro du chiffre 30 d’un trait de plume.

Par une étonnante coïncidence, les destins du Général et de Mgr Roncalli vont se croiser à nouveau en 1958. En mai, de Gaulle revient au pouvoir. Le 9 octobre, Pie XII meurt. Aussitôt, celui qui n’est encore que le dernier président du Conseil de la IVe République agonisante convoque à Paris, en urgence, l’ambassadeur de France au Vatican, Roland de Margerie, envoyant même son avion à Rome pour hâter son retour. Les deux hommes aboutissent à la conclusion que le meilleur candidat à la succession de Pie XII serait Mgr Roncalli.

De Gaulle fait passer le message à son fidèle cardinal Tisserant et aux cardinaux étrangers qui, au Vatican, sont les plus proches de la France. Il mobilise également Mgr Feltin, ancien archevêque de Bordeaux (l’un de ceux dont Bidault voulait la tête), devenu cardinal-archevêque de Paris en 1949, ainsi que Wladimir d’Ormesson, ambassadeur auprès du Saint-Siège de 1948 à 1956.

Le jour de l’ouverture du conclave, le Général adresse un télégramme de soutien à Mgr Roncalli, qui lui répond « en termes on ne peut plus aimables et complices ». Le 28 octobre 1958, Mgr Roncalli, élu pape, devient Jean XXIII. Le Général adresse au nouveau souverain pontife « l’hommage de [son] filial respect ». De Gaulle écrira à Mgr Grente, cardinal-archevêque du Mans : « Sans nul doute, l’élection du pape Jean XXIII est un bienfait pour la France. » Le 27 juin 1959, le président de la République, accompagné par sa femme, accomplit un voyage officiel au Vatican. Devant le pape, il s’agenouille. En réponse aux paroles de bienvenue du Saint-Père, il déclare : « Nous déposons, au nom de la France, nos respects à ses pieds. »

“Charles le catholique”, pour reprendre le titre de Gérard Bardy, suscita des dévouements exemplaires ; il provoqua aussi des haines inexpiables. Ce fut d’abord, à partir de 1940, sa volonté d’affirmer sa légitimité face au gouvernement de Vichy. Du même coup, les serviteurs de ce régime deviendront des traîtres qu’il conviendra, le moment venu, de punir selon leurs “fautes”, les épurateurs dépassant souvent le désir du Général lui-même. Ce fut aussi, lors de la tragédie algérienne, le lent cheminement de “la France de Dunkerque à Tamanrasset” jusqu’à l’indépendance avec son cortège d’horreurs, la révolte de soldats meurtris dans leur âme, le désespoir d’une population se jugeant abandonnée.

livrecdgegliseLe chrétien ordinaire se trouve seul face à sa conscience. Le chrétien porté au sommet de l’État doit concilier les impératifs de sa conscience et les de voirs de sa charge. Fallait-il fusiller Pucheu ? et Brasillach ? Fallait-ilfusiller Bastien-Thiry ? Gérard Bardy soutient, comme l’amiral Philippe de Gaulle, que l’organisateur de l’attentat du Petit-Clamart fut passé par les armes parce qu’il n’avait pas hésité à faire tirer sur une femme (Yvonne de Gaulle accompagnait son mari dans la voiture). Mais le chef des poseurs de bombes du FLN dans la casbah d’Alger, Yacef Saadi, fut gracié alors qu’il portait la responsabilité de dizaines de morts, parmi lesquels des femmes et des enfants. Bastien-Thiry avait pris ses risques, il en avait mesuré les conséquences. De Gaulle incarnait l’État. Or la répétition des attentats contre sa personne compromettait l’avenir de ce dernier. D’où sa décision assortie de la conviction que, pour un chrétien, la suppression du corps charnel ne peut réduire l’essentiel à néant. L’âme immortelle.

Claude Jacquemart (Valeurs Actuelles

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:18

Dans le cadre de la réforme de la fiscalité locale initiée par le Gouvernement, un Fonds national de péréquation des recettes fiscales intercommunales et communales (FPIC) a été créé.

 

Par ce dispositif, il s’agit d’instaurer une péréquation financière horizontale c’est-à-dire entre intercommunalités de taille équivalente.

 

Lors de l’examen en 2ème lecture du Projet de loi de finances pour 2012, les simulations relatives au FPIC ont été adoptées par les Parlementaires.

 

Il en ressort que le département de Loire Atlantique figure au rang des bénéficiaires de cette réforme, n’en déplaise à ses détracteurs socialistes.

 

Ainsi les 4 EPCI les plus riches (Nantes Métropole, CAP Atlantique, CARENE, CC Sèvre, Maine et Goulaine) vont verser au Fonds un total de 877 388 €.

Les 18 EPCI restant vont recevoir du Fonds un montant total de 2 062 097 €.

 

Ceci sans prendre en compte le versement perçu par la communauté de communes du Pays de Redon qui s’élève à 292 548 € et qui sera partagée entre les communes membres (dont 8 sont situées en Loire Atlantique).

 

Contrairement aux allégations d’un certain nombre d’élus socialistes, des candidats aux élections législatives et des arguments développés par la liste socialiste aux dernières élections sénatoriales, la péréquation horizontale fonctionne.

 

André TRILLARD rappelle qu’en prenant en compte l’ensemble des ressources fiscales et des dotations de l’État, ce dispositif repose sur la richesse réelle des intercommunalités et met en place une vraie solidarité entre tous les territoires.

 

Communiqué diffusé le 21/12/2011

Par André TRILLARD 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 20:10

Gerhard Schröder : « Les réformes de Sarkozy vont dans la bonne direction »

Article publié dans Le Figaro du 22 décembre 2011

L'ancien chancelier social-démocrate allemand, auteur des réformes qui ont redonné sa compétitivité à son pays, a été reçu mardi soir par Nicolas Sarkozy. Il explique au Figaro sa vision de la crise de l'euro.

LE FIGARO. - Vous avez engagé des réformes en Allemagne qui sont souvent citées en exemple. Compte tenu de votre expérience, que pensez-vous du processus de réforme engagé en France ?

Gerhard SCHRÖDER. -Je ne conçois pas nos réformes comme un modèle, mais comme une nécessité dont d'autres pays européens vont devoir tenir compte. Les réformes nécessaires en France et en Allemagne ne sont pas toutes les mêmes. En 2003, nous avons lancé l'Agenda 2010 car l'Allemagne était une société vieillissante avec un taux de natalité faible. Il fallait aussi augmenter notre compétitivité face à la mondialisation. La France n'a pas de problème de natalité, mais a les mêmes difficultés en matière de compétitivité. Les réformes entreprises par Nicolas Sarkozy vont dans la bonne direction, en particulier en ce qui concerne les retraites. Même si je ne suis pas certain que la limite de 62 ans soit suffisante. En revanche, il faut peut-être que la France améliore la structure du marché du travail pour obtenir la compétitivité nécessaire.

Vous avez lancé votre cycle de réformes en 2003, et vous avez été battu en 2005. Considérez-vous que Nicolas Sarkozy court le risque de perdre les élections en France ?

Il y a dans les démocraties développées un problème de fond. Les réformes sont difficiles, et leurs effets bénéfiques n'interviennent que des années plus tard. Cela crée un décalage entre la décision et son résultat. Et dans cet intervalle, la démocratie peut vous sanctionner. Je sais de quoi je parle, car j'en ai fait l'expérience. Bien des choses qui ont rendu l'Allemagne forte et dont profite Angela Merkel sont liées à l'Agenda 2010. Je n'ai pas de conseils à donner aux candidats français. Nous avons décidé que les réformes étaient indispensables, au risque de perdre les élections. À l'époque, nous avions eu du mal à convaincre. Il faut une meilleure stratégie de communication. Il faut que le coeur de la campagne porte sur l'explication des réformes.

Daniel Cohn-Bendit a dit qu'il serait plus efficace de conduire les réformes avec un gouvernement d'union nationale. Cela vous paraît-il utile ?

Il faut toujours s'attendre à des surprises avec Daniel Cohn-Bendit. Plus il vieillit, plus c'est un homme d'État ! Je ne pense pas qu'on ait besoin d'un gouvernement d'union nationale pour imposer des réformes. On a juste besoin de volonté et d'une majorité au Parlement. Nous avons prouvé qu'il était possible de le faire avec un gouvernement rouge-vert.

Avez-vous vu François Hollande à l'occasion de votre séjour parisien ?

Non et je n'ai pas prévu de le faire. En tant que premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande a travaillé très étroitement avec Oskar Lafontaine (rival de Gerhard Schröder au SPD, qu'il quittera en 2005 pour fonder Die Linke, un parti « antilibéral », NDLR). Pas avec moi. C'est pourquoi il n'existe pas de relation entre nous.

François Hollande devrait-il défendre, en tant que candidat à la présidentielle, le principe de la règle d'or ?

La règle d'or, que nous appelons, en Allemagne, « frein sur la dette », est un principe raisonnable. Mais il doit offrir assez de souplesse pour réagir à des situations comme celle provoquée par la faillite de Lehman Brothers ou la crise de l'euro aujourd'hui.

Ne craignez-vous pas qu'on plonge l'Europe dans une récession avec toutes ces mesures d'austérité ?

Je le redoute. Il faut un équilibre entre les mesures d'austérité, qui différeront par pays en fonction de leur dette, et une politique de croissance. Je pense que les fonds européens, les fonds de cohésion, doivent servir à stimuler la croissance. La taxe sur les transactions financières, pour laquelle la France s'est particulièrement mobilisée, doit devenir une taxe européenne destinée à financer la croissance.

L'Allemagne devrait-elle participer à cet effort de relance ?

L'austérité seule ne nous sortira pas de la crise, le financement de la croissance doit s'y ajouter. Les pays qui ont encore de la marge de manoeuvre devront en faire davantage. Pour l'Allemagne, cela signifie qu'il faut soutenir la demande intérieure, notamment avec des salaires plus élevés que par le passé.

Au dernier sommet de Bruxelles, on a constaté un nouvel équilibre européen. Approuvez-vous l'idée d'une Europe du premier cercle, bâtie autour d'une plus forte intégration des pays de la zone euro ?

C'est dans la logique même de l'union monétaire. L'erreur fut de ne pas l'avoir fait depuis longtemps ! Quand vous avez une monnaie commune, la coordination doit dépasser la politique monétaire. Il faut aussi coordonner la politique économique et financière, voire la politique sociale. Nous n'avons, en mon temps, pas pu faire cela, car nous avons trop veillé à ce que des pays comme la Grande-Bretagne, dont le but n'a jamais été de rejoindre l'euro, puissent participer aux conversations sur le sort de la zone euro. En ce sens, le « non » très net du président Sarkozy, auquel s'est jointe ensuite Angela Merkel, opposé aux exigences britanniques de faire des exceptions pour la City est une vraie avancée. Cela a clarifié la situation. Mais il est décisif de trouver des formes de collaboration entre les pays extérieurs à la zone euro et la zone euro.

Y a-t-il des précautions à prendre pour que le futur traité ne soit pas saboté par Londres ?

Il faut que les dix-sept pays de la zone euro transposent rapidement les décisions qui ont été prises, sans se laisser déranger par les Britanniques. On ne doit pas tolérer qu'ils retardent le processus de transposition.

Comment jugez-vous le fonctionnement du couple franco-allemand depuis la crise grecque ?

Les décisions qui viennent d'être prises auraient dû l'être il y a dix mois. Mais, à l'époque, l'Allemagne n'était pas prête. C'est une vieille habitude d'entendre les autres pays membres de l'Union se plaindre d'un diktat franco-allemand. Quand les Français et les Allemands renoncent à s'entendre en amont d'un sommet, les autres États membres demandent : « Pourquoi ne vous êtes-vous pas mis d'accord ? Cela aurait fait avancer l'Europe ! »

Certains socialistes français ont parlé d'une « capitulation » de Paris devant Berlin...

Ces affirmations sont fausses. Elles sont dues au contexte électoral. La France n'a pas de raison de penser qu'elle a été lésée. L'Allemagne a par exemple accepté, à Bruxelles, le principe d'une gouvernance économique. C'est une vieille demande française, qui a été longtemps combattue par les partis qui forment aujourd'hui le gouvernement allemand. Je ne dirai donc pas que le point de vue allemand se soit imposé. Les deux côtés ont appris de part et d'autre, et ce n'est pas si mal.

Au début de la crise, l'Allemagne a semblé tentée de jouer sa carte seule dans la mondialisation. Depuis l'été, le ton a changé. L'Allemagne vous paraît-elle décidée à jouer la carte de l'Europe ?

Oui, je pense. Je regrette que le gouvernement allemand ait, au début de la crise, cru bon de se joindre à une campagne populiste à l'égard de la Grèce. Entre-temps, le gouvernement a compris que l'avenir de l'Allemagne est en Europe. C'est pourquoi l'Allemagne est en première ligne pour défendre l'intégration de l'euro. Dieu merci, il n'est pas trop tard, mais j'aurais souhaité que cette prise de conscience arrive plus tôt.

Êtes-vous sûr que la zone euro ne va pas éclater ?

Personne ne peut en être sûr. Un éclatement de la zone euro représenterait une catastrophe pour les gens et pour leur travail. On doit, sans oeillères ni préjugés, employer tous les instruments qui existent pour stabiliser la zone euro.

Y compris en encourageant la Banque centrale européenne à intervenir plus fortement encore sur le marché de la dette ?

Cette question ne doit pas être une question théorique de politique de régulation. Elle doit être abordée sous l'angle de la nécessité d'une intervention de la BCE. S'il n'y a pas d'autre possibilité de stabiliser l'euro, alors il relève de la responsabilité de la BCE de faire quelque chose. Et les responsables politiques devraient soutenir cela.

Dans la panoplie des instruments, il y a les eurobonds. Y êtes-vous favorable ?

Sous certaines conditions, certainement. Bien sûr, on ne peut le faire que si on s'est mis d'accord, au préalable, sur des points essentiels de la politique de stabilité. Je suis favorable au financement par des eurobonds jusqu'à un certain taux, ensuite il reviendrait aux États de porter le risque seuls s'ils continuent de s'endetter. On peut aussi envisager de transformer le FESF en banque, comme le demande la France, afin qu'il puisse être refinancé par la BCE. Actuellement, les conditions ne sont pas encore réunies en Allemagne, mais j'espère qu'elles vont l'être. Et je suis assez sûr que le gouvernement allemand va revoir sa position... si les conditions sont bonnes. Je n'ai pas de relations avec François Hollande. Quand il était premier secrétaire du PS, il travaillait avec Oskar Lafontaine...

Propos recueillis par Charles Jaigu, Marie-Catherine Beuth et Pierre Rousselin

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 19:54

 

A Trillard
André TRILLARD
Sénateur
Maire de Saint-Gildas-des-Bois
Conseiller Général du canton de Saint-Gildas

 

André TRILLARD, Sénateur de Loire Atlantique, accueille avec satisfaction l’annonce d’une commande de deux paquebots de luxe.par l’armateur norvégien Viking River Cruises.

Ces nouvelles commandes, qui fourniront 4 millions d’heures de travail aux Chantiers et qui permettront de pérenniser près de 1 000 emplois, sont une excellente nouvelle.

Cette signature confirme les engagements du Président de la République et démontre une fois de plus son attachement aux Chantiers STX et au savoir-faire français.

Cette signature confirme également la vocation industrielle du bassin de Saint-Nazaire.

Cette commande offre également un nouveau client aux Chantiers et offre des perspectives positives pour l’avenir.

André TRILLARD salue l’engagement de l’État aux cotés des Chantiers STX, l’attention du Gouvernement envers les sous-traitants et l’intérêt qu’il porte à l’industrie et à l’emploi dans la région nazairienne.

Cette nouvelle commande est le signe que la France reste un pays industriel et que les Chantiers ont toute leur place dans la compétition mondiale.

N’en déplaise au candidat Hollande, l’actuel Gouvernement a agi concrètement pour l’industrie navale, pour les chantiers STX et ces nouvelles commandes en sont la parfaite illustration.

 


Communiqué diffusé le 22 décembre 2012

 

Par André TRILLARD Publié dans : Communiqué de Presse
 
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 19:47
Banques / Finance - 22/12/2011 | 18:43 - 285 mots
Copyright Reuters
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La filiale française de la banque Dexia a indiqué jeudi que son assemblée générale avait approuvé l'augmentation de capital de 4,2 milliards d'euros. Dexia Crédit Local pourra grâce à cela respecter les contraintes réglementaires concernant les niveaux de fonds propres minimum

Dexia Crédit Local (DCL), filiale française de la banque Dexia en cours de démantèlement, a indiqué ce jeudi que son assemblée générale avait approuvé l'augmentation de capital de 4,2 milliards d'euros, dont le principe avait été annoncé début novembre, ce qui porte le niveau de fonds propres de DCL à 1 milliard d'euros. DCL devrait du coup respecter les contraintes réglementaires concernant les niveaux de fonds propres minimum.

Cette opération de recapitalisation s'inscrit dans le cadre du renflouement de Dexia Crédit Local dont les comptes ont été plombés par de lourdes dépréciations sur la dette souveraine grecque.
"Cette augmentation de capital contribuera à couvrir le provisionnement de la perte anticipée sur la cession de Dexia Municipal Agency (DexMA)", précise la banque dans un communiqué.

Dans le cadre du démantèlement de la banque franco-belge, la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque postale ont prévu de reprendre respectivement 65% et 5% de DexMA, la structure de refinancement des prêts accordés par Dexia Crédit Local aux collectivités locales. Dexia explique que cette opération de capital se fera à hauteur de 2,5 milliards d'euros via la conversion d'emprunts subordonnés consentis par la banque à sa filiale. Les 1,7 milliard d'euros restants viendront de la vente de Dexia Banque Belgique à l'Etat belge. "Cette opération n'a pas d'impact sur le niveau de capital consolidé du groupe Dexia , ni sur la trésorerie de Dexia ", assure la banque.

La Commission européenne a donné mercredi un feu vert temporaire pour l'octroi à Dexia de garanties publiques provisoires destinées à couvrir jusqu'à 45 milliards d'euros de besoin de refinancement.

La banque doit également soumettre à l'exécutif européen dans un délai de trois mois son plan de démantèlement afin d'obtenir l'accord de Bruxelles.

latribune.fr, avec Reuters - 22/12/2011

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 20:23
Par Sophie Huet Publié le 21/12/2011 à 19:27
Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement.
Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement. Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro
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INTERVIEW - Pour Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement, la nouvelle majorité sénatoriale utilise la Haute assemblée comme une tribune politique.

LE FIGARO. - Que pensez-vous du Sénat depuis qu'il a basculé à gauche?

Patrick OLLIER. -J'ai une vision à deux niveaux. Les rapports avec le président du Sénat, sur le fonctionnement de l'institution, se passent bien. Jean-Pierre Bel est un militant socialiste, mais j'ai appris à le connaître au sein de l'Association nationale des élus de la montagne (Anem), ce qui a forgé des liens de confiance entre nous. En conférence des présidents, le climat est serein et constructif. En revanche, l'hémicycle est laissé au libre arbitre des groupes, à leur imagination, à leur inventivité. La nouvelle majorité sénatoriale PS-PCF-Verts a résolument décidé de se servir du Sénat comme laboratoire d'expérimentation du futur programme présidentiel de François Hollande.

Avez-vous été surpris de cette orientation donnée au travail sénatorial?

C'est une stupéfaction pour moi de voir comment travaillent les sénateurs de gauche, qui font des coups de communication et qui utilisent résolument le Sénat comme tribune politique. En trois semaines, sur le PLF et le PLFSS, la gauche a voté 47 taxes supplémentaires, ce qui représente 40 milliards d'euros, dont 20 % reposeraient sur les entreprises et les ménages. C'est de la folie, car cela porterait le taux de prélèvements obligatoires, déjà très élevé en France, à plus de 47 % du produit intérieur brut, au lieu de 42 % en 2011. Voilà ce qui attend les Français si la gauche l'emporte l'année prochaine.

Qu'est-ce qui vous a le plus étonné?

Les sénateurs de gauche ont refusé de voter les crédits de paiement de 22 missions ministérielles, ce qui affecterait directement des milliers de fonctionnaires. Voilà une attitude politicienne stupéfiante! En réalité, ils ont cherché à détricoter tout ce que nous avons fait, en défendant par exemple des propositions de loi visant à la suppression du travail le dimanche, à la suppression du conseiller territorial, ou encore à l'instauration de la scolarité obligatoire dès l'âge de 3 ans, finalement abandonnée en raison de son coût, plus de 1,5 milliard d'euros par an, non financés. Le droit de vote des étrangers aux élections locales était aussi une véritable provocation à visage découvert, puisque cette mesure avait été votée à l'Assemblée nationale en mai 2000, par une majorité de gauche qui n'existe plus aujourd'hui.

Comment les sénateurs Verts veulent-ils peser politiquement?

Ils interviennent fréquemment pour défendre leurs idées et montrer leurs différences. Ils ont obtenu des socialistes l'abaissement du seuil à dix sénateurs pour constituer un groupe autonome, qui sera dirigé par Jean-Vincent Placé, un redoutable négociateur.

Le Sénat a-t-il perturbé le calendrier parlementaire?

Oui, car nous avons dû prolonger le temps nécessaire pour l'adoption de plusieurs textes. Avant, les commissions mixtes paritaires parvenaient généralement à un accord. Aujourd'hui, elles se soldent par un échec et il faut deux lectures de plus dans chaque Assemblée pour faire voter un texte. Cela nous retarde, nous n'avons pas une minute de disponible d'ici au 22 février, date de l'interruption de travaux parlementaires pour la campagne présidentielle. Mais en tout état de cause, le dernier mot revient à l'Assemblée nationale.

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