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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:34
Déclaration de François Fillon devant l'Assemblée Nationale à l'annonce de la mort de Marie DEDIEU, le mardi 18 octobre 2011.  

 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,



Avant que Eric BESSON ne réponde à la question de Monsieur LONCLE, je voudrais dire à la représentation nationale que nous avons effectivement appris il y a quelques heures la mort de Marie DEDIEU qui était retenue en otage en Somalie. Nous avions établi depuis plusieurs semaines à travers un certain nombre d’intermédiaires, des contacts en vue de sa libération et ce sont ces contacts qui nous ont annoncé son décès, sans que nous puissions aujourd’hui en préciser ni les dates ni les circonstances. Je veux rappeler que Madame DEDIEU avait 66 ans, qu’elle était atteinte d’un cancer et qu’elle était tétraplégique. C’est dire l’humanité de ceux qui l’ont kidnappée et qui ont refusé alors que nous avions fait parvenir par quatre canaux différents les médicaments qui auraient peut-être pu la sauver. Je veux au nom du gouvernement français exprimer ma profonde émotion et ma solidarité, à sa famille, à ses proches. Je veux dire aussi l’indignation qui est la nôtre devant cet acte de cruauté, devant cet acte de barbarie qui devra faire l’objet des sanctions les plus exemplaires. Je veux enfin dire que nous continuons à nous mobiliser pour obtenir la libération de nos compatriotes qui sont retenus en otages ; que ce soit au Sahel, en Somalie ou au Yémen. Je mesure à l’occasion du drame qui vient de frapper la famille de Madame DEDIEU l’angoisse des autres familles et je sais que la représentation nationale toute entière est à leurs côtés et aux côtés du Gouvernement dans cette épreuve.



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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:09
 Bernard Debré "Cessons la guerre des chefs et des sous-chefs"
Article crée le 20.10.2011 à 08h00
Quelles erreurs la majorité doit-elle éviter pour reprendre la main ?

Pour commencer, de grâce, arrêtons de nous focaliser sur les socialistes. Pendant ces journées parlementaires, je n'ai fait qu'entendre des élus furieux de la surexposition médiatique des socialistes. Mais nous n'avons fait qu'en rajouter, en ne parlant que d'eux  et de leur primaire, aussi dans les discours qu'entre nous. Maintenant, il faudrait aussi qu'un peu de calme revienne à l'UMP. Que l'on cesse de dissertersur une éventuelle primaireà droite pour 2017 ou sur les futures candidaturesà Paris aux municipales de 2014. Comme si on était déjà dans la guerre de succession entre Fillon et Copé, en donnant le sentiment d'anticiper la défaite de 2012. Cette attitude est non seulement stérile mais meurtrière. Ceux qui se focalisent sur 2017 sont des naufrageurs. Arrêtons aussi de nous éparpiller en créant des courants, qu'ils s'appellent Droite populaire ou Rassemblement humaniste; ils sont totalement incompris de l'opinion et ne servent qu'à faire parler de leurs leaders et de leurs factions. Une fois de plus, on est dans le bal des ego, en se livrant, cette fois, à la guerre des sous-chefs. On ferait mieux de se contenter de la fierté d'être UMP.

Etait-ce une bonne idée d'organiser la contre-ataque en critiquant le programme des socialistes ?
Il faut bien sûr que la majorité soit critique envers le projet PS. Mais ne tombons pas dans le panneau, une fois de plus, de rester sur le terrain des socialistes. Ce n'est pas de cette façon que nous reprendrons la main.

Que proposez-vous ?

Il va falloir, dans un premier temps, mettre en avant le bilan du quinquennnat. A force d'écouter les critiques, on finit par avoir le sentiment que rien n'a été fait. Rappelons que la politique étrangère de la France, son rôle en Côte d'Ivoire ou en Libye, est un succès à mettre à son actif.
Idem en Europe, où la volonté de Nicolas Sarkozy, son implication dans le G20 ont boosté les autres pays. Rappelons encore la réforme des retraites, l'autonomie des universités, les peines plancher. C'est un vraibilan même si l'élan a malheureusement été freiné par une crise économique sans précédent. Rappelons qu'en France, contrairement à ce qui se passe chez certains de nos voisins, on n'a pas baissé le salaire des fonctionnaires de 10 à 20 % ni augmenté massivement les impôts. Pour gagner, il faudra aussi se battre sur un projet, en affirmant haut et fort nos valeurs. Après la réforme des universités, il faudra enrayer le déclin de l'école publique, la libérer de ses carcans ; nous devons aussi défendre notre modèle de protection sociale, dire la vérité, aussi bien sur les retraites que sur les soins, en mettant en avant notre détermination à lutter contre les fraudes et les dépenses inutiles, tout en garantissant le nécessaire soutien aux plus démunis ; il faudra encore clamer notre volonté de redonner une âme à l'Europe, défendre l'idée que les traités existants doivent évoluer, pour rendre la coopération entre les pays de l'Union plus efficace. C'est la seule manière de reprendre la main. En arrêtant enfin de courir derrière les socialistes

Propos recueillis par Josée Pochat
 
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:39
Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

Je reviens sur la situation de l’État et sur les risques que nous vivons.

 

Le Produit Intérieur Brut est d’environ 2000 milliards d’euros par an.

Le budget de l’État est d’un peu plus de 400 milliards d’euros par an.

Les recettes nettes de l’État sont de 198 milliards d’euros, une fois enlevés les participations à l’Europe et aux Collectivités locales.

Le déficit était de 92 milliards d’euros l’an dernier, soit 46 % du budget dispensable (pour mémoire, les intérêts de la dette « pèsent » 45 milliards.

 

Nous éditons donc, chaque mois, 8 milliards de bons du trésor ou autres titres pour payer le fonctionnement de l’État.

Ces titres sont achetés sans problème (aux deux tiers par des financiers étrangers).

 

J’espère que les responsables de ces organismes n’ont pas assisté au débats de la primaire socialiste. Ils auraient entendu de jolies inepties et une capacité à créer encore de nouvelles dépenses qui peuvent peut-être permettre de se faire élire, en dissimulant la vérité.

 

Ensuite, il reste un choix, ou plutôt un engrenage : ruiner le pays et trahir ses engagements.

 

Revenons à la Loire-Atlantique

 

Je vous remercie

Par André TRILLARD - Publié dans : Discours
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 00:41

ACTUALITÉ Politique

Par Jean-Baptiste Garat, Sophie Huet Publié le 19/10/2011 à 20:08 Hervé Morin et Nicolas Sarkozy, en 2009. Les deux hommes se sont rencontrés mercredi lors d'un déjeuner.
Hervé Morin et Nicolas Sarkozy, en 2009. Les deux hommes se sont rencontrés mercredi lors d'un déjeuner. Crédits photo : LUDOVIC/REA/LUDOVIC/REA
"On discutera sans crispation de la stratégie» pour 2012, a dit le chef de l'État aux députés du Nouveau Centre. 

«Détente maximum», résume un député centriste. Le chef de l'État a reçu mercredi à déjeuner les députés du Nouveau Centre, dans une ambiance «beaucoup plus détendue» qu'en juin, souligne Jean-Christophe Lagarde. «C'était un véritable virage sur l'aile centriste», confirme un autre participant. Et pour cause. Il y a quatre mois, l'objectif de Nicolas Sarkozy était d'empêcher la candidature de Jean-Louis Borloo, alors que mercredi, le contexte était tout différent. Le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée, Yvan Lachaud, a clairement dit dans un propos liminaire: «Nous souhaitons tous ta réélection, mais d'ici à février, nous ne prendrons pas nécessairement le même chemin.» Au début, puis en fin de repas, Nicolas Sarkozy n'a pas tari d'éloges sur ses alliés centristes: «On n'a jamais travaillé aussi bien avec le Nouveau Centre. J'ai toujours tenu à la diversité de la majorité. Il y a entre nous partenariat et respect.»

Respect: un mot cher à Yvan Lachaud qui avait rencontré, en début de semaine dernière, Nicolas Sarkozy en privé pour préparer cette réunion. C'est-à-dire pour amorcer la réconciliation entre le chef de l'État et son ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, et pour faire respecter les idées du Nouveau Centre au Parlement.

Appel à l'union de la majorité

Le président du Nouveau Centre avait brillé par son absence à la table du président en juin. Il était mercredi bien présent. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs eu un mot amical pour lui d'entrée de jeu en le remerciant «chaleureusement» pour sa présence. Après le départ de Morin du gouvernement en novembre 2010, leurs relations s'étaient fortement dégradées. Sarkozy y a fait allusion mercredi en quelques mots: «Les attaques personnelles ne sont jamais venues de moi. Je peux tout oublier.»

Sur le fond, le chef de l'État a renouvelé son appel à l'union de la majorité. «Il faut que l'on soit le plus uni possible entre nous, on rediscutera sans crispation le moment venu.» Certains participants à ce repas en ont déduit que Nicolas Sarkozy ne serait pas hostile à une candidature de Morin en 2012. «J'ai eu l'impression qu'il lui donnait l'autorisation de gambader», ironise un député, qui n'est pas convaincu de la pertinence du combat d'un postulant à l'Élysée crédité de 1 à 2% des voix.

Seul autour de la table, Philippe Folliot, député du Tarn, a pris position en faveur d'un soutien au président du MoDem François Bayrou au premier tour de la présidentielle. Un avis qui a peu de chance de faire des émules et qui a suscité cette pique du président: «S'il faut trois mois à François Bayrou pour savoir s'il est pour le PS ou l'UMP, vous n'avez pas besoin de trois mois, vous, pour comprendre le programme de François Hollande.» Soulignant l'importance stratégique du sommet européen de Bruxelles et du G20 à Cannes, Sarkozy a déclaré avec gravité: «Notre destin va se jouer dans ces quelques jours, l'un des enjeux pour la majorité, c'est de réveiller les Français qui vivent dans l'illusion d'un débat franco-français à travers les primaires socialistes, alors que le monde est en plein bouleversement.»

LIRE AUSSI :

» François Fillon appelle le centre à l'unité pour 2012

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 00:34

NON AU DROIT DE VOTE DES ETRANGERS NON-EUROPEENS
ET A LA REGULARISATION DES SANS PAPIERS!


Scandaleuses propositions révélatrices de la folie idéologique de la gauche :

Dans son projet de gouvernement pour 2012, le PS prône la régularisation massive des sans papiers, c'est-dire des immigrés entrés clandestinement chez nous en violant la loi, puis "le droit de vote et l'éligibilité des étrangers en situation régulière aux élections locales en France".(page 21, point 6.1.4).
Non! Je ne veux pas que les étrangers extra-européens puissent voter, car cela signifierait concrètement qu'un islamiste étranger en "situation régulière" (par exemple un ex-clandestin fraîchement régularisé..) draguant le vote islamiste des banlieues, pourrait voter et se faire élire au cours d'une élection locale...
Oui! J’exige que le parti majoritaire (UMP) et le futur candidat de la majorité aux élections présidentielles inscrivent dans leur programme pour 2012 des mesures fermes de lutte contre l'immigration illégale et de réduction de l'immigration légale, puis refusent clairement tout droit de vote pour les étrangers non-européens.
Oui! Je soutiens la campagne de notation des politiques de droite. S’ils veulent ma voix, ceux-ci devront clairement s’engager à ne jamais accepter de telles mesures dans l’avenir!
Oui! Je dénonce l’attitude de compromission ou la passivité coupable des élus soi-disant de droite et en tant qu’électeur de droite, j’exige d’eux qu’ils cessent de subir le dictat idéologique de la gauche.
Oui! Je vais diffuser massivement cette pétition parmi mes amis et contacts, afin d’ériger un bouclier efficace contre des propositions socialistes qui constituent une véritable provocation et mettent en péril notre citoyenneté.
L'intérêt de notre pays, de son indépendance et de sa liberté dépend de votre action à tous! Pour agir ensemble, écrivez-nous à:  ladroitelibre@yahoo.fr

Pour signer la pétition, suivez ce lien:
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N15394

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 17:13
Société | Ajouté le 18.10.2011 à 15H42
Voici donc, si les socialistes arrivent au pouvoir, une partie de leur programme : les étrangers en France depuis plus de 5 ans, participeront aux votes locaux : élections municipales, cantonales.

J’y suis opposé, on ne peut pas séparer le lien naturel et fondamental entre la nationalité et le droit de vote, considérer que les simples habitants peuvent voter ne peut être fondé que sur le fait qu'ils participent à l'économie. Qu'est-ce-à dire ? Nous mélangeons tout, cela démontre une fois encore la piètre conception que nous avons de la nationalité, de la politique bien mercantile. Ce n'est pas la première fois que je m'émeus de constater que nos politiques manquent trop souvent d'une vision et en reste à la gestion des affaires courantes. Certes, nous sommes en crise, hé bien justement, les tentations sont nombreuses, dans cette période difficile, n'ouvrons pas cette boite de Pandore. Je ne comprends pas comment on peut adhérer à un programme si mortifère pour notre société, je ne peux me mettre à la place de ceux qui assument la paternité d'un tel programme. Comment, par électoralisme et démagogie, peut-on en arriver là ? Il faut bien peut d'honneur et même de respect humain...

Au delà, il me semble utile de rappeler que ce sont les conseillers généraux et municipaux (élus par les étrangers et parmi eux ?) qui élisent le Sénat, donc son président qui est le deuxième personnage de l’État ! Que les Européens puissent, comme c’est déjà le cas, participer aux élections européennes d’accord, au nom même de la citoyenneté européenne inhérente à la citoyenneté d'un État-membre mais pour les étrangers extra européens, non. Cessons de tout mélanger, cherchons un peu de cohérence !

Pour les socialistes, la France n’est plus un pays défini, c’est une terre ouverte. C’est une faute grave, faute contre l’histoire, faute contre le futur, dont ils devront rendre compte.

Nous vivons une crise difficile, douloureuse qui crée des tensions en France et entre les pays. La xénophobie en est la conséquence. Il faut donc être prudent, annoncer le vote des étrangers est irresponsable ! Mais surtout démagogique, il faut bien ratisser à l’extrême gauche ! Et donner de l’eau au moulin de l’extrême droite.

Quant au changement de mode de scrutin, c’est à dire l’instauration du scrutin proportionnel, c’est une idée dramatique. François Mitterrand l’avait imposé en 1986 pour empêcher la droite d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, au risque de déséquilibrer notre régime, la droite avait conservé une majorité de six voix.. Les socialistes recommencent. Il y a là un double langage : faire plaisir aux centristes d’une part, mais aussi et surtout aux extrêmes.
Comment diaboliser le Front national dans les discours et en sous-main lui proposer, grâce à la proportionnelle, des sièges de députés !

Finalement, la gauche n’est pas plus morale aujourd’hui qu’hier.

Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:23

 


 

François FILLON explique pourquoi le projet du Parti socialiste est à côté de la plaque sur le plateau du journal de 20H de France 2, le Lundi 17 octobre 2011.

 

David PUJADAS

Retour maintenant à la politique avec notre page spéciale : le Premier ministre, le chef de la majorité, François FILLON, est notre invité. Merci d’avoir répondu à notre invitation. Priorité à l’actualité d’abord avec l’image de ces dernières 24 heures. Cette image, c’est celle de François HOLLANDE donc consacré candidat socialiste à l’issue de ces primaires, main dans la main ici avec Martine AUBRY. Alors vous disiez, François FILLON - c’est un vous général, dans la majorité – on n’a pas d’adversaire, le combat, la bataille n’a pas commencé. Désormais vous avez un adversaire. Comment le jugez-vous ? Est-ce que c’est un bon candidat ?



François FILLON

Je crois que tout candidat qui représente le Parti socialiste dans un pays aussi équilibré que le nôtre, où les élections présidentielles se jouent toujours à quelques centaines de milliers de voix, est un bon candidat. Simplement la question qui est posée maintenant, c’est est-ce que c’est un candidat qui a un projet politique qui lui est propre ou est-ce que c’est le candidat du projet du Parti socialiste ? Et pendant tous les débats innombrables auxquels nous avons assisté depuis plusieurs semaines, on a bien vu qu’au fond il y avait un projet du Parti socialiste qui était profondément anachronique, qui était profondément inadapté à la réalité de la situation économique. Ce projet, il s’imposera à tous les candidats et il s’impose maintenant à François HOLLANDE. Et le reste, c’était une sorte de casting, par ailleurs utile pour un parti qui en avait besoin, pour trouver un candidat, mais ce n’est pas, contrairement à ce qu’on a pu croire hier soir, le premier tour d’une élection présidentielle à trois tours. Il y a eu une sorte d’illusion d’optique due à l’overdose médiatique de ces derniers jours et je crois que maintenant il faut remettre les choses à l’endroit.





David PUJADAS

Sur le profil du candidat parce que ces primaires ont aussi été un débat sur les personnes et les tempéraments, qu’est-ce que vous diriez ? Lui-même se revendique comme souhaitant un président normal. Est-ce que vous comprenez cela ?



François FILLON

Je trouve que c’est trop tôt pour porter un jugement sur l’homme lui-même. On va voir tout au long de la campagne comment il réagit ; on n’a pas beaucoup de repères sur son expérience gouvernementale ou ministérielle, puisqu’il n’en a pas. Mais encore une fois je ne crois pas que ce soit le fond du sujet. Le fond du sujet, c’est le projet, c’est ce qu’il veut faire. Quand François HOLLANDE hier soir au fond commence, au moment où tous les yeux dans le monde entier sont rivés sur la zone euro, sur la crise financière, sur la possibilité pour la première fois qu’un Etat puissant, un Etat de la zone la plus riche du monde, de l’Europe, fasse faillite… quand on entend François HOLLANDE dire au fond : mon programme, c’est de « réenchanter » le rêve français, on se dit que vraiment le projet du Parti socialiste est à côté de la plaque. Il y a un temps pour le rêve, il y a peut-être eu un temps pour le rêve ; aujourd’hui, il y a un temps pour le principe de réalité. Le principe de réalité, c'est dans les quelques semaines qui viennent, comment fait-on pour éviter une catastrophe dans la zone euro, pour éviter que la crise de confiance ne se propage et qu’elle entraîne une récession dans le monde entier ? Ce sont des sujets dont on n’a pas parlé du tout pendant la primaire socialiste, ou très peu.



David PUJADAS

Est-ce qu’il est plus ou moins dangereux pour Nicolas SARKOZY que Martine AUBRY ?



François FILLON

Je crois que ça ne compte pas, ça, franchement. Ce qui compte, ce sont les projets, c’est l’idéologie qui est défendue par les uns et par les autres. Je ne crois pas qu’il y ait de candidat plus dangereux. Tout candidat représentant aujourd’hui la gauche en France est dangereux et l’a été dans les élections précédentes.



David PUJADAS

Alors un mot sur ces primaires qui se sont achevées cette fois ; il y a eu cacophonie à droite d’une certaine manière ; vous avez pris le contrepied de Nicolas SARKOZY à moins que ce ne soit l’inverse. Nicolas SARKOZY a déclaré en substance : ces primaires sont contraires à l’esprit de la 5e République. Vous, vous avez dit au contraire : elles sont modernes et elles s’imposent à la droite comme à la gauche.



François FILLON

J’ai dit que les primaires étaient un procédé intéressant et qu’il faudrait en tenir compte à l’avenir et je voudrais d’ailleurs ajouter que ce n’est pas une invention du Parti socialiste puisque nous avions avec Philippe SEGUIN et Charles PASQUA, réfléchi en son temps et d’ailleurs déposé un projet pour organiser des primaires à l’époque concernant notre famille politique. Là où le Président de la République a raison – et ce que j’ai dit à l’instant sur l’overdose médiatique vient appuyer cette démonstration – c’est qu’il ne faut pas se tromper d’élection : c’est un processus intéressant pour désigner un candidat dans un parti qui n’a pas d’autre moyen de le faire, qui n’a pas de candidat qui s’impose. Mais ces trois millions… deux millions et demi ou trois millions d’électeurs, il faut faire attention à l’illusion d’optique qui donne le sentiment comme on a pu le croire hier soir, que l’élection présidentielle était déjà jouée. L’élection présidentielle, c’est deux tours avec 45 millions d’électeurs. C’est ce que le Général de GAULLE a voulu et les primaires ne viennent en rien affaiblir cette élection présidentielle. Il faudra simplement réfléchir me semble-t-il parce que je crois que ce dispositif s’imposera ailleurs qu’à gauche, à éviter ce qu’on a connu avec le manque de hiérarchie dans l’information au fond… Vous avez un tremblement de terre, un tsunami au Japon, vous avez Dominique STRAUSS-KAHN qui est arrêté à New York, vous avez une primaire socialiste, c’est exactement la même chose en terme de couverture enfin grosso modo et je pense que ça pose un problème de hiérarchisation des priorités pour nos concitoyens. Et en même temps, on voit bien qu’un sujet chasse l’autre et que les réalités reviennent…



David PUJADAS

Mais elles ont suscité un vaste intérêt aussi tout de même, ces primaires, dans le public.



François FILLON

Bien sûr qu’elles suscitent un vaste intérêt. Mais ça ne peut pas éclipser le reste des débats politiques surtout au moment où vraiment notre pays est confronté à une crise d’une extrême gravité encore une fois, dans les quinze jours ou les trois semaines qui viennent, la question de savoir si la zone euro est menacée, si on va pouvoir sauver l’euro…



David PUJADAS

Elle va se poser avec acuité, on va évoquer le budget notamment… Un mot sur un autre sujet d’actualité François FILLON : on a appris il y a deux heures la mise en examen de Bernard SQUARCINI. François HOLLANDE justement demande sa démission. Apparemment Claude GUEANT, le ministre de l’Intérieur, donc son ministre de tutelle, le soutient ; est-ce qu’il doit démissionner ou pas ?



François FILLON

Les socialistes demandent toujours la démission des mis en examen, quand ils ne sont pas dans leur famille politique grosso modo ; mais quand un socialiste est mis en examen, personne ne demande sa démission. La vérité, c’est que d’abord je constate que la justice dans notre pays est très indépendante ; on nous dit tous les jours que ce n’est pas le cas, voilà encore une démonstration qu’il s’agit d’un fantasme. Deuxièmement, mettre quelqu’un en examen, ce n’est pas le déclarer coupable, comme vous le savez, il y a une présomption d’innocence dans notre pays ; elle vaut pour les fonctionnaires, comme pour les journalistes, comme pour les responsables politiques, comme pour tous les citoyens et donc c’est au terme de la procédure judiciaire que le Gouvernement devra prendre une décision s’agissant de l’avenir de monsieur SQUARCINI.



David PUJADAS

Un mot de votre cas personnel, de vos ambitions. Est-ce que vous pouvez nous confirmer ce soir après vos adieux il y a 48 heures aux habitants de la Sarthe où vous étiez élu depuis trente ans, que vous serez bien candidat aux législatives en 2012 à Paris ?

François FILLON

Ce n’est pas vraiment une question d’actualité puisqu’avant les élections législatives, comme vous le savez, il y a des élections présidentielles et avant les élections présidentielles, il y a six mois pendant lesquels il faut juguler une crise économique d’une très grande gravité. Simplement, j’ai dit que je serai candidat aux législatives à Paris parce qu’il y avait un certain nombre d’occasions qui me conduisaient à le faire et notamment le dernier Congrès des maires et adjoints de la Sarthe auquel j’ai participé…



David PUJADAS

Vous avez choisi la circonscription ?



François FILLON

Je l’ai choisie et tout le monde le sait. Mais je le fais simplement parce que je pense que je peux être utile dans un nouveau contexte politique, dans une capitale française où notre famille politique a rencontré beaucoup d’échecs, où il faut essayer de rassembler…



David PUJADAS

Et vous serez candidat en 2012 aux municipales ?



François FILLON

Ça, c’est une question qui ne se pose pas aujourd’hui ; il faut d’abord franchir les étapes les unes après les autres. Ce n’est pas une décision qui a été très facile à prendre pour moi, compte tenu de mon attachement à la Sarthe, du temps que j’y ai passé, du fait que j’y ai toujours été élu depuis 1981, à une seule exception, au premier tour. Mais je pense que, comme je l’ai dit dans la Sarthe, à emprunter toujours les mêmes chemins, on devient moins utile. Si je peux être utile à Paris, j’essaierai de l’être. Mais j’y viens avec beaucoup d’humilité.



David PUJADAS

Alors le budget. La France fait-elle les bons choix face à la crise ? Fait-elle suffisamment face à la crise ? Des voix s’élèvent dans votre propre majorité pour se demander effectivement si ce budget est à la hauteur de la conjoncture. Ecoutez Philippe MARINI qui préside désormais la Commission des finances au Sénat.



Philippe MARINI

Cher Premier ministre, je me souviens des combats que nous avons menés ensemble, notamment auprès de Philippe SEGUIN et je suis inquiet pour notre souveraineté nationale : est-ce qu’il ne faudrait pas aller plus vite pour réduire la dette, les déficits, les niches fiscales, afin de préserver notre autonomie de décision et pour faire en sorte que les marchés ne nous dictent pas ce que nous avons à faire, que la Commission de Bruxelles ne nous impose pas un semestre européen et que les agences de notation ne soient pas nos juges souverains ?







David PUJADAS

Pour donner un repère à ceux qui nous écoutent, François FILLON, je précise que vous avez décidé d’un train d’économies supplémentaires, compte tenu de la conjoncture, de 11 à 12 milliards pour 2012. Mais qu’entretemps les prévisions de croissance ont été encore revues à la baisse et il faut rappeler, regardez, qu’un point de croissance en France, c’est dix milliards de recettes. Alors est-ce qu’il ne faut pas réajuster à nouveau ce budget et en faire davantage pour réduire les déficits ?



François FILLON

D’abord la France c’est un grand pays, c’est un grand paquebot et on n’inverse pas les tendances comme ça. En trois ans, nous allons réduire par trois le rythme de la progression de la dépense . En 2012, pour la première fois depuis 1945, les dépenses de l’Etat vont baisser et grosso modo, si on essaie de qualifier l’effort que nous faisons, en 2012, c’est un effort de maîtrise de la dépense de 45 milliards d’euros, parce qu’il faut ajouter tout ce qu’il y a dans le budget et tout ce qu’on a rajouté au mois d’août ; comparés aux 20 milliards que vont faire les Allemands qui sont dans une situation meilleure que nous parce qu’ils ont fait des efforts et des réformes depuis plus longtemps et comparés à 70 ou 80 milliards que font les Britanniques, qui eux sont dans une situation moins bonne. Donc je crois que ça campe le décor. Ce que nous avons essayé de faire avec le Président de la République et avec le Gouvernement, c’est un budget qui à la fois permette d’atteindre les objectifs de 3% de déficit en 2013, en-dessous de 3% en 2014, 4,5% en 2012 ; et en même temps qui ne casse pas les moteurs de la croissance qui sont déjà très fragiles et qui ne provoque pas des injustices sociales comme certains pays l’ont fait en coupant de façon extrêmement brutale dans les dépenses. Donc j’entends bien Philippe MARINI, il se bat avec beaucoup d’intelligence et de courage pour réduire le déficit depuis très longtemps…



David PUJADAS

Il trouve que ce n’est pas assez…



François FILLON

Il sait en même temps que devant le Parlement souvent, on commence par demander beaucoup d’économies et ensuite lorsqu’il faut les voter, c’est plus difficile notamment lorsque ça concerne les collectivités locales.



David PUJADAS

Est-ce que vous pouvez nous dire ce soir qu’il n’y aura pas un nouveau train d’économie pour ce budget 2012 ?



François FILLON

C’est un budget qui est bâti sur une croissance minimale de 1,5%, on l’a bâti sur 1,75 mais il fonctionne avec une croissance seulement à 1,5%...



David PUJADAS

Mais tous les instituts disent que ce sera plutôt 1,2…



François FILLON

Aujourd’hui c’est absolument impossible de dire à 2 ou 3 points ce que sera la croissance en 2012 pour une raison très simple, c’est qu’il y a une énorme menace qui pèse sur les prévisions de croissance, qui pèse sur l’économie mondiale, c’est la menace justement des dettes souveraines, de cet endettement public qui en particulier risque d’entraîner… ou pourrait entraîner la faillite de certains Etats. Donc c’est normal… quand on interroge les acteurs économiques, ils sont plutôt optimistes, ils disent que les carnets de commandes sont assez remplis, qu’il y a de l’activité mais en même temps ils sont paralysés par cette inquiétude de voir s’effondrer l’euro ou de voir se mettre en faillite des pays…



David PUJADAS

Donc vous dites : on sera pragmatique, on verra comment la situation évoluera…



François FILLON

Donc il faut d’abord régler cette question-là. Si nous sommes capables dans les quinze jours qui viennent – et c’est notamment ce à quoi s’emploient le Président de la République avec Angela MERKEL, qui ont préparé ensemble le sommet qui va avoir lieu le week-end prochain des pays de la zone euro – si nous sommes capables de mettre sur table – et les Français les proposent – des mesures qui sont des mesures suffisamment puissantes pour stopper la spéculation, pour faire comprendre une fois pour toutes au monde entier qu’on ne laissera pas tomber la Grèce…



David PUJADAS

Ce sera le cas ?



François FILLON

Bien sûr… enfin c’est ce que nous sommes en train d’essayer de faire. On se bat pour ça. Mais il faut mettre tout le monde d’accord autour de la table et c’est largement une question de confiance, qu’on ne laissera pas tomber soixante années de construction européenne simplement parce qu’il y a eu ici ou là des erreurs de gestion dans tel ou tel pays . si on fait en 2011 exactement ce qu’on a fait en 2008 – et c’était déjà à l’initiative du Président de la République - lorsqu’on a dit après la faillite de la banque américaine LEHMAN BROTHERS « il n’y aura pas de faillite de banques en France parce que les Etats seront solidaires » ; à ce moment-là on a stoppé la spéculation et on a fait revenir la confiance. Et il faut qu’on arrive à faire la même chose. Si on le fait, je n’ai pas d’inquiétude, il y aura de la croissance en 2012 et les 1,5 seront atteints. Si on n’y arrive pas, alors c’est grave, parce que ça veut dire que c’est le monde entier qui entre dans un risque de récession et alors il faudra prendre des mesures nouvelles mais comme vous avez pu le constater depuis quatre ans et en particulier ces derniers mois, on a toujours été au rendez-vous lorsqu’il a fallu réajuster le budget en fonction des prévisions de croissance. C’est ce que j’ai fait au mois d’août dernier.



David PUJADAS

Merci François FILLON d’avoir répondu à nos questions ce soir.

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:10
Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 08:50
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Par Francois PINTE - Publié dans : presse
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 09:12

 

Société | Ajouté le 17.10.2011 à 16H44
Ainsi, les Primaires ont parlé. C'est François Hollande qui a été désigné.

Mais est-ce tellement important ? Bonnet blanc et blanc bonnet disait en son temps Georges Marchais. Peut-être y a-t-il des nuances, elles sont faibles.

D'ailleurs, le quiproquo a été fait bien avant ces primaires. Nous devons, la droite et le centre, élaborer un programme. Sans démagogie, sans peur.

Certes, il faut rembourser la dette, c'est une priorité pour que notre pays s'en sorte, mais ce n'est pas suffisant. Il faut transformer notre pays et l'Europe.

Plusieurs idées : les traders utilisent maintenant des ordinateurs surpuissants pour réaliser leurs transactions à la nano seconde. Ce système est dévastateur, il faut le supprimer, comme le demandent beaucoup de financiers. Ce n'est plus une bourse, c'est une cyberbourse déshumanisée.

Il faut aussi diminuer les dépenses de l'État sans pénaliser l'emploi ! Facile à dire ? Plus difficile à faire ? C'est d'abord une question de volonté : comment en période de crise peut-on nous proposer un budget pour 2012 dont le déficit prévu est de 81,7 milliards et se réjouir d'une baisse de 14 milliards par rapport à 2011 ? Dois-je rappeler que tant que l'on crée un déficit, on fait empirer la situation de la France ? Est-ce un discours responsable ? De bon père de famille ?

D'abord luttons contre la fraude, elle existe partout . Fraude aux Impôts ? Inacceptable. Fraude sociale ? 20 milliards d'€ en 2011 !
Comment ? N'est-il pas envisageables de procéder à des recoupements systématiques entre les fichiers des 123 CAF et des 128 CPAM, mais aussi ceux des autres administrations (Impôts, URSSAF, Pôle emploi, HLM, formation, collectivités locales, etc.)  sans que la CNIL ne s'en émeuve ?

Diminuons le nombre des agences parapubliques, les fameuses autorités administratives indépendantes. Certaines sont utiles, beaucoup inutiles, coûteuses. Elles sont plus de 40 et représentent un coût annuel de 387 millions d'€, coût qui augmente de 8,4% par an en moyenne. Parlons de la HALDE ? De ses locaux somptuaires dans le 9ème arrondissement, de ses dépenses croissantes ? Seules deux AAI ne sont pas logées dans les beaux quartiers parisiens, avec un ratio de 17,6m² par agent contre les 12m² que s'octroie la fonction publique d'État. Est-ce cela la modernité de l'État ?

Diminuons le nombre de fonctionnaires ! Je suis écoeuré de constater l'anéantissement des efforts de l'État : de 1997 à 2007, les collectivités territoriales ont embauché plus de 340 000 agents, que l'État doit aider à hauteur de 80 milliards d'€uros par an : la facture de cette danseuse nommée décentralisation. Quand, en 2010, l'État diminue ses effectifs de 34 000 agents, les collectivités augmentent leurs effectifs de 36 000...

Il y a d'autres diminutions de dépenses à faire mais c'est aussi l'Etat qu'il faut transformer. Nous avons commencé la réforme territoriale mais nous ne sommes pas allés au bout de ce projet. Pourquoi n'avons-nous pas supprimé les départements ? Ils sont inutiles, coûteux et leur suppression envisagée à chaque réflexion sur le sujet. Dès la création des régions, dans les années 1980, il aurait fallu les supprimer. Ils ont deux cents ans ? Mais la plupart des régions ont entre cinq cents et mille ans. Enfin, la modernité d'un État n'est peut-être pas non plus de se focaliser sur l'âge des strates administratives.

Remboursons notre dette de 1 700 000 000 000 € (c'est abyssal) et vite! Interdisons-nous tout déficit nouveau. Ayons la sagesse de faire maigre quelques temps, pour ne pas finir en banqueroute.

Mais, je m'égare, le candidat socialiste est aux antipodes de cet esprit de responsabilité.

Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 08:49
 
Lundi 17 octobre 2011
Courrier Pays de Retz 14-10-11

Le Courrier du Pays de Retz - 14/10/2011

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