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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:57

 

CESE - 12/10/2011 | 19:17 - 544 mots
Saisi par François Fillon en mars dernier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a rendu mercredi un avis sur la compétitivité de la France et de ses principaux partenaires, l'Allemagne en tête.

Malgré ses importants avantages concurrentiels, le retard de la France en terme de compétitivité s'accentue. C'est en substance le constat dressé par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans un avis rendu mercredi 12 octobre.

Partant du principe que la compétitivité s'apprécie par « l'aptitude d'un territoire à maintenir et à attirer les activités et par celle des entreprises à faire face à leurs concurrents », le CESE estime que l'économie française montre des signes de faiblesse depuis le début des années 2000. Ce qui se traduit concrètement par des pertes de parts de marché, particulièrement dans la zone euro, et se mesure notamment avec les chiffres du déficit, qui passerait de 51 milliards d'euros en 2010 à 70 milliards d'euros en 2011.

Trop peu d'entreprises de taille intermédiaire

L'explication de cette situation tiendrait notamment au fait que la France compte trop peu d'entreprises intermédiaires. « En 2007, l'Insee en dénombrait 4.510 en France, contre 10.000 en Allemagne. Or elles ont un fort potentiel de développement à l'étranger et sont porteuses d'innovation : alors que efforts de recherche dans le secteur privé sont insuffisants, c'est un point que devons prendre en compte », estime Isabelle de Kerviler, expert-comptable et rapporteur de l'avis du CESE.

Celle qui est aussi vice-présidente de la section activités économiques du CESE rappelle également qu'« entre 2010 et 2011, les chercheurs allemands ont déposé trois fois plus de brevets que les chercheurs français ».

Autre explication avancée par le CES : le mode de fonctionnement du système bancaire français qui rend difficile l'accès au crédit. Une difficulté d'ailleurs renforcée par la crise.

Les atouts de la France

Pour autant, la France ne manque pas d'atout. Isabelle de Kerviler met ainsi en avant « sa situation géographique, son potentiel maritime, son maillage territorial et la qualité de services publics et des infrastructures (..) sa puissance dans le secteur des services ou encore son niveau de protection sociale ». Reste toutefois à améliorer « le niveau de formation qui se dégrade et l'image dévalorisée de l'industrie ».

Pour inverser cette tendance, le CESE formule un certain nombre de propositions. Il suggère notamment de clarifier la coordination des différents instruments créés pour doper la politique industrielle française, à savoir la conférence nationale de l'industrie, le Fonds stratégique d'investissement (FSI, le commissariat général à l'investissement ou le Médiateur du Crédit. Et de l'accompagner d'une véritable politique d'industrialisation de la France - en soutenant les investissements qui en découlent - mais également à l'échelon européen.

Favoriser le développement durable

Le CESE préconise également d'améliorer l'environnement des entreprises. Ce qui passe par un « cadre renouvelé pour le financement des entreprises » et « une modernisation des infrastructures en liaison avec les territoires ». Il rappelle également que le soutien à la recherche est un « facteur essentiel de la compétitivité ». Quant au développement de l'innovation, il passe « par une meilleure synergie entre recherche fondamentale et recherche appliquée et entre recherche publique et privée ».

Enfin, le CESE rappelle que l'accent doit être mis sur la mutation écologique de notre économie. Une démarche de développement durable qui doit être aussi être entendue dans les relations entre les entreprises et les banques : le financement des entreprises doit être davantage tournée vers le développement économique, notamment des PME », insiste le palais d'Iéna.
 

Isabelle Moreau - 12/10/2011, 19:17
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:48

 Economie et social | Ajouté le 12.10.2011 à 21H41

La Slovaquie a refusé d'aider la Grèce

Est-ce véritablement une surprise ? Ces petits pays récemment admis dans l'Union européenne n'ont pas encore acquis cette solidarité nécessaire : la Slovaquie en est l'exemple. Elle a profité de l'Europe , reçoit des subsides mais ne désire pas aider.

Voici donc cette Europe que nous avons forgée sur des malentendus. L'idée initiale était de réunir des pays forts, unis par des valeurs communes par delà les antagonismes (Royaume-Uni, France, Allemagne...) pour mettre en commun nos forces, éviter de nouvelles guerres fratricides, être plus compétitifs à l'extérieur. Mais cette idée a été transformée par tous les présidents des États. Pour eux, le mieux, le formidable, était de réunir le plus possible d'états, 6, 12, 15, 27 !

Trop de pays n'ont rien à voir entre eux. Trop de pays n'ont pour objectif que d'accaparer le plus de subsides possibles qu'une Europe technocratie décrète souvent unilatéralement. Trop d'États veulent se servir de l'Europe pour eux-même mais sans aucune envie de jouer la solidarité, de participer à un avenir commun. Se servir sans servir, un grand classique de la vie. Les États sont bien des personnes, rarement morales malgré la terminologie juridique.

Avec la règle d'adoption à l'unanimité dans cette arche de Noé, tout peut être bloqué, même par un tout petit État. Cette règle a tué l'Europe, car en maintenant cette souveraineté (de façade) le projet européen se grippe. Cette stupidité est très dangereuse.

Voici la Slovaquie qui peut par « mépris » et par manque de solidarité tuer la Grèce ety tuer l'euro.

Il est temps de changer le fonctionnement de l'Union européenne, avec un noyau dur et efficace. Si de tous petits pays ne veulent pas de cette règles, il n'ont pas à profiter de la manne européenne.

Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:45
Société | Ajouté le 12.10.2011 à 15H24
Arnaud Montebourg était jusqu’à présent un homme digne, courageux, mais ses 17 % à la primaire socialiste lui ont tourné la tête, voilà qu’il se venge ! Il a été méprisé dit-il, il va mépriser ! En face, nous assistons médusés à la danse du ventre des deux « impétrants » « ils n’ont jamais été aussi proches d’Arnaud ».

Petites transactions, petits arrangements : de l'utilité de la semaine qui séparent ces deux tours de primaires... Mais finalement peu importe, les « électeurs » ne suivront pas forcément les consignes de vote. Celui ou celle qui sera désigné par ces primaires sera-t-il ficelé par Montebourg ? Certainement pas car personne ne désire la VIème République. Quant à la démondialisation, elle est impossible, utopique et dangereuse. Je pourrai ainsi énumérer les "montebourdes", les balivernes d’Arnaud Montebourg. Mais il est à gauche de la gauche et l’on voit déjà se dessiner un axe Mélanchon-Joly-Montebourg-Aubry... Belle République que voilà !

Arnaud Montebourg se voit en Robespierre, il ne sera que Tintin.
Arnaud Montebourg se croit mannequin chez Dior, il ne sera qu’un dandy de Saint-Germain des Prés.


Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 14:05

Le Point.fr ouvre son espace Débattre au publicitaire Jacques Séguéla. Il analyse la situation après le premier tour de la primaire socialiste.


Le feuilleton continue. Jamais campagne ne se sera autant inspirée d'Hollywood. Après le sexe et les mallettes, voici l'épisode du débat fratricide. Et si la machine à gagner se mettait à redevenir une machine à perdre. En se mitterrandisant, François Hollande s'est jospinisé. En jouant à "présider autrement" de sinistre mémoire, il a perdu le dernier round. D'un uppercut, Martine Aubry, le traitant de "gauche molle", l'a fait vaciller entre les cordes. Les petites phrases, du "vous n'avez pas le monopole du coeur" de Giscard à Mitterrand au "vieilli, usé, fatigué" de Jospin, sont des K-O en puissance.

Et voici que le vainqueur d'aujourd'hui n'est ni l'un ni l'autre des adversaires sur le ring, mais l'arbitre.

Arnaud Montebourg se livre au petit chantage des faiseurs de roi. En clone de Mélenchon, il force la gauche à se radicaliser. Dès lors, Martine et François sont tenus, sous peine de perdre le titre de passer du débat au pugilat et de durcir les coups au risque de diviser leur électorat. Le projet socialiste, qui n'était qu'un catalogue de mesures en tout genre, va se muer en un projet de société. Hélas, d'une anti-société : anticapitaliste, antimondialiste, anti-Europe, anti-modernité... une société de régression. Le président sortant a désormais la voie libre pour défendre face à cette France qui recule, une France qui avance. Son slogan est tout trouvé. Et si LE VRAI CHANGEMENT, c'était Nicolas Sarkozy ?

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:02
LEMONDE.FR Avec AFP et Reuters | 11.10.11 | 09h52   •  Mis à jour le 12.10.11 | 08h21
  
 

La premier ministre slovaque Iveta Radicova lors du vote au Parlement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) le 11 octobre 2011.

La premier ministre slovaque Iveta Radicova lors du vote au Parlement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) le 11 octobre 2011.AFP/SAMUEL KUBANI

 

Les députés slovaques ont rejeté, mardi 11 octobre, au soir, le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), signe de fortes divisions au sein de la coalition gouvernementale. "Sur l'ensemble des 124 députés présents, 55 élus ont voté pour, 9 contre et 60 n'ont pas voté", a constaté le vice-président du Parlement, Pavol Hrusovsky, à l'issue du vote.

Ce vote négatif de la Slovaquie (5,5 millions d'habitants) pourrait paralyser les mécanismes de sauvetage financier décidés par les dirigeants de la zone euro pour venir en aide aux pays en difficulté financière, dont la Grèce. Les dirigeants européens ont décidé le 21 juillet de doter le FESF de nouveaux pouvoirs en augmentant notamment sa capacité de prêts à 440 milliards d'euros. Une enveloppe qui pourrait servir à recapitaliser les banques européennes.

L'élargissement du FESF doit être ratifié par les dix-sept pays de la zone euro pour entrer en vigueur. Le Parlement maltais a été le dernier pays à approuver le renforcement des pouvoirs du FESF, lundi soir, à l'unanimité. Seize pays ont ainsi déjà approuvé ces modifications, la Slovaquie est le seul à refuser de le ratifier. Le renforcement du FESF représente une contribution de de 7,7 milliards d'euros pour ce petit pays, entré dans la zone euro en 2009.

UN SECOND VOTE

Ce vote négatif, résultant de divisions au sein de la coalition au pouvoir, peut conduire logiquement à la chute du gouvernement de centre-droite de Mme Iveta Radicova, du parti SDKU-DS (Slovenská demokratická a kres?anská únia - Demokratická strana, "Union démocrate et chrétienne slovaque - Parti démocrate"), qui l'avait associé à une motion de confiance pour son cabinet. L'un des partis de la coalition quadripartite au pouvoir depuis juillet 2010, les libéraux du SAS, a ainsi mis à exécution sa menace de torpiller le renforcement du FESF, outil destiné à venir en aide aux pays en difficulté financière , dont la Grèce, lourdement endettée. Estimant que les Slovaques sont trop pauvres pour payer les erreurs des autres, Richard Sulik, le chef de ce parti, s'opposait au FESF, à moins que la Slovaquie ne soit dispensée de payer son écot, une éventualité balayée par Bruxelles.

Mais les dirigeants slovaques ont annoncé auparavant la possibilité d'un nouveau vote, dans lequel l'opposition sociale-démocrate (Smer-SD, "Direction social-démocratie") pourrait soutenir le renforcement du FESF. Aucune date n'a encore été fixée pour ce vote. Un député du SAS, Martin Poliacik, a indiqué qu'un second vote était "possible mercredi après-midi au plus tôt". L'opposition sociale-démocrate slovaque du parti SMER-SD a ainsi mis en balance mardi soir son soutien au renforcement du FESF en échange d'élections anticipées. "Smer est prêt à soutenir le FESF en échange d'un accord sur des élections anticipées", a déclaré à la presse un responsable de ce parti, Jan Pociatek, ex-ministre des finances. "Si les pourparlers commencent, je crois que le vote peut intervenir cette semaine", a-t-il ajouté.

La Commission européenne avait mis la pression en indiquant "espérer fortement" un vote positif devant permettre de garantir "la stabilité de la zone euro". L'Union monétaire n'est pas pour autant démunie. Mais elle devrait en revenir au FESF ancienne formule, doté d'une capacité de prêts inférieure et privé des nouveaux outils censés permettre d'endiguer une contagion de la crise à des pays comme l'Espagne et l'Italie. D'ores et déjà, les décisions prises le 21 juillet sont en partie obsolètes.
D'une part, le FESF va devoir probablement être encore musclé pour démultiplier sa force de frappe afin de rassurer les marchés sur sa capacité à faire face à une éventuelle propagation de la crise à l'Italie ou l'Espagne.

FEU VERT DE LA "TROÏKA"

 

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a promis de faire "des propositions" sur la recapitalisation des banques.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a promis de faire "des propositions" sur la recapitalisation des banques. AP

 

Plus tôt dans la journée, un signe fort de la progression du dossier grec a été donné par la troïka des créanciers du pays (UE-BCE-FMI), qui a accordé son feu vert au déblocage, prévu "début novembre", d'une nouvelle tranche de 8 milliards d'euros du prêt consenti à la Grèce en mai 2010 (110 milliards). Une somme vitale pour lui éviter la cessation de paiement.

Par ailleurs, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait déclaré lundi à la chaîne de télévision autrichienne ORF qu'il n'excluait pas l'éventualité d'effacer une partie de la dette grecque.

La Grèce a émis, dans la journée 1,3 milliard d'euros d'obligations à six mois, à un taux en légère hausse (4,86 %) par rapport à celui de la dernière émission similaire début septembre, selon l'agence grecque de la gestion de la dette publique.

AUGMENTER LES FONDS PROPRES DES BANQUES

La France et l'Allemagne se sont donné jusqu'à la fin octobre pour surmonter nombre d'obstacles concernant la recapitalisation des banques, l'euro et son membre le plus malade, la Grèce, ainsi que la gouvernance européenne, à l'heure où la crise des dettes souveraines vient de mettre à terre la banque Dexia. La réponse promise par Paris et Berlin doit intervenir d'ici au sommet du G20, les 3 et 4 novembre, à Cannes. Etape importante, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens prévu pour le 17 octobre a été repoussé au 23.

Interrogé par un député lui demandant quelles étaient les bases de l'accord qui doit intervenir entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué mardi à l'Assemblée nationale que les banques françaises s'étaient engagées à augmenter leur niveau de fonds propres à 9 %. "On y parviendra en mobilisant les revenus des banques elles-mêmes, qui gagnent de l'argent, le capital privé et si c'est nécessaire, en dernier ressort, le capital public", a-t-il expliqué.

TRICHET : UNE "CRISE MONDIALE DU RISQUE SOUVERAIN"

Si le report du Conseil européen au 23 octobre "permet d'avoir des réponses claires" aux questions de la recapitalisation des banques et à la crise de la dette, "c'est ce qui est important", car nous sommes "l'épicentre d'une crise mondiale", a déclaré, mardi, Jean-Claude Trichet, parlant au titre de président du comité des risques systémiques, piloté par la Banque centrale européenne (BCE). "Le temps nous est compté et il est important de prendre des décisions claires au regard de la gravité de la situation", a-t-il assené.

Pour autant, la crise de la dette n'est pas limitée à la zone euro, a-t-il souligné. "Il y a une crise mondiale du risque souverain, si l'on regarde ce qui se passe aux Etats-Unis ou au Japon. On doit discuter de manière collégiale pour y répondre." Quant aux banques, il n'y a jamais eu "d'ambiguïté" de la part de la BCE sur la nécessité qu'elles se recapitalisent, a-t-il déclaré. "La BCE a toujours dit qu'elles devaient se montrer prudentes, mettre de côté leurs profits et éviter de distribuer des rémunérations trop importantes", a-t-il rappelé.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a de son côté annoncé qu'il ferait, mercredi, des "propositions" à la Commission européenne sur la recapitalisation des banques européennes. M. Barroso avait défendu la semaine dernière "une action coordonnée" en Europe, comme cela "est déjà en cours", pour recapitaliser les banques en difficulté en raison de la crise de la dette. L'autorité bancaire européenne a également fait savoir qu'elle collectait des "données actualisées" auprès des banques pour évaluer leur exposition actuelle aux dettes des pays de la zone euro.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:24
 
La Tribune Infographie
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Les autorités françaises envisagent une alliance entre la Caisse des dépôts et La Banque Postale pour se substituer à Dexia et éviter un assèchement du crédit. Une solution d'urgence qui apparaît inévitable car pour le moment, les autres établissements financiers ne se précipitent pas sur ce marché.

Urgence. Les collectivités territoriales françaises risquent de manquer d'au moins 5 milliards d'euros pour boucler leur programme de financement de 2011. Sur les 20 milliards d'euros de demandes de crédits, les banques ne pourront en financer que 15 milliards. Cet assèchement du crédit tombe mal pour les collectivités, beaucoup d'entre elles - à échéance mi-électorale - s'apprêtant à lancer leur programme d'investissement.

C'est dans ce contexte que l'État va accélérer la création de la nouvelle alliance entre la Caisse des dépôts (CDC) et La Banque Postale. L'objet : reprendre l'activité de financement des collectivités locales de Dexia en France, leader historique sur ce marché en termes d'encours et en passe d'être démantelée. « Le conseil de surveillance (de Dexia) se prononcera ce jeudi. Je pense qu'une solution sera trouvée demain », indique le ministre de l'Économie, François Baroin. La piste CDC-La Banque Postale « est évidemment la plus sérieuse, parce que c'est la plus solide, la plus expérimentée, celle que l'on connaît le mieux », ajoute-t-il. Cette alliance occupera de fait la première place du marché puisque, sur 150 milliards d'euros d'encours, Dexia en détient 40 %. Suivent la Caisse d'Épargne (moins de 30 %) et le Crédit Agricolegricole (un peu plus de 20 %). Pour éviter un « credit-crunch » de fin d'année, la CDC devrait mettre sur la table 2 milliards d'euros pour soutenir les collectivités locales. Il en manquera encore 3 milliards.

« Ce schéma tient la route »

Dès lors, qui va payer ? Une chose est sûre, les banques installées sur le marché ne mettront pas la main à la poche. Pour preuve, aujourd'hui, 60 % du montant des appels d'offres ne trouvent pas de financement auprès des banques françaises. Concrètement, sur une demande de 25 millions d'euros, les banques n'en prêteront que 10 millions. Une des raisons avancées : les futures normes bancaires de Bâle III, jugées trop contraignantes. Celles-ci imposent d'avoir davantage de dépôts pour octroyer des crédits. Or, les banques ne recueillent pas de dépôts des collectivités locales, obligatoirement placées au Trésor. L'arrivée d'un « nouvel acteur » ne leur déplaît donc pas. « Au vu de la masse de dépôts de la CDC et de La Banque Postale, c'est un schéma qui tient sacrément la route. C'est sans doute la clé pour résoudre ce problème de financement », estime ce même banquier. « Nous nous en accommodons très bien, confie un autre acteur de la place. On ne se battra pas pour récupérer les clients de Dexia. » Pour cause, c'est une activité sur laquelle les banques se rémunèrent peu. Une marge qui, ces derniers mois, a légèrement augmenté en raison des conditions de marché et d'une hausse du coût du risque. La remise sur les taux proposés s'est donc réduite.

Mais toutes les communes ne sont pas logées à la même enseigne. Pour les petites, aucun problème de financement. Leurs besoins sont moindres et plus étalés dans le temps. Elles continueront à être irriguées. Le financement en attente de budget ne s'arrête pas. En revanche, la situation est problématique pour les financements de moyen et long terme des grandes communes, conseils généraux et régionaux. N'arrivant pas à lever la somme auprès d'un seul acteur, elles doivent constituer un pool bancaire pour boucler leur financement. Ce qui satisfait tout le monde. Et si elles n'y arrivent pas, le projet est reporté.

Mais hormis les banques, un autre canal de financement est-il possible ? « Il est difficile pour les investisseurs institutionnels de dissocier le secteur public local de l'État », indique un banquier. Tentées d'emprunter sur le marché obligataire, les grandes collectivités territoriales, réunies au sein de l'Association des maires de France (AMF) poussent l'idée d'une agence de financement des collectivités locales (lire l'interview de Philippe Laurent, maire de Sceaux).

Thierry Serrouya et Mathias Thépot
Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire
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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:02
LES DÉBATS NATIONAUX DU CHÊNE 2011
Le mardi 18 octobre 2011, à partir de 17h30, Le Chêne a le plaisir de vous accueillir à la Salle Victor Hugo de l'Assemblée nationale, pour la 3ème édition des "Débats Nationaux du Chêne".
En présence de nombreuses personnalités de la vie politique et de la société civile, ce grand-rendez-vous aura pour thème cette année :

"Les classes moyennes,
moteurs d'une France Grande,
acteurs d'une France Juste"

C'est donc à l'Assemblée nationale, lieu de l'expression de la démocratie, que Michèle Alliot-Marie, Présidente du Chêne et Vice-présidente du Conseil national de l'UMP, vous convie à ces "Débats Nationaux du Chêne".
Se succèderont des responsables politiques, des responsables d'organisations professionnelles, des personnalités de la société civile, ... pour dialoguer et faire émerger des positions, et des propositions qui alimenteront le temps du débat présidentiel qui s'ouvre mais, plus loin encore, la réflexion prospective que nous devons avoir pour dessiner et préparer la France des 20, 30 ou 50 prochaines années !
Sur ce site, vous pouvez vous exprimer en ligne sur les deux tables-rondes, en apportant votre contribution ou en posant des questions.
Les Gaullistes du Renouveau vous donnent la parole !
 
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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:19

Ajouté le 11.10.2011 à 16h41

M. le président. Je suis saisi d’un amendement n° 98.

La parole est à Mme Françoise Branget.

Mme Françoise Branget. Cet amendement a trait aux commissions interbancaires de paiement.

En effet, les commerçants se plaignent de façon récurrente du manque de transparence et du niveau des commissions bancaires qu’ils doivent acquitter pour les paiements par carte. Avec Richard Mallié et Bernard Debré, nous proposons donc que soit mis gratuitement à leur disposition un relevé récapitulatif annuel qui retrace l’ensemble des postes de frais que les établissements bancaires leur facturent pour l’encaissement des paiements par carte.

Il est en effet normal que les commerçants bénéficient de la même information que les particuliers et il est indispensable qu’ils aient une parfaite connaissance des services qui leur sont rendus ainsi que des prix qu’ils payent pour l’acquisition des transactions par carte, afin de pouvoir établir des comparaisons entre les offres commerciales des différents opérateurs bancaires. Cette transparence est d’autant plus nécessaire que les conditions prévues dans les contrats d’acceptation par carte sont très variables et ne sont pas toutes composées des mêmes prestations.

M. le président. Quel est l’avis de la commission ?

M. Daniel Fasquelle, rapporteur. Ainsi que l’a indiqué Françoise Branget, cet amendement a pour origine un engagement pris par Christine Lagarde lors des débats sur la loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010 et l’excellent rapport de nos collègues Branget, Mallié et Debré. Il va dans le bon sens, puisqu’il propose d’assurer une plus grande transparence s’agissant des frais acquittés par les commerçants. Avis favorable.

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. Avis très favorable. Ainsi que l’a parfaitement expliqué Mme Branget, cet amendement vise à mettre en œuvre un système équivalent à celui dont bénéficient les particuliers. Il suffit d’aller à la rencontre des commerçants, comme je le fais au moins trois fois par semaine sur l’ensemble du territoire, pour savoir qu’ils réclament davantage de transparence.

J’ajoute – c’est un point qui n’a pas été évoqué – qu’une telle mesure avantage également les consommateurs, car en assurant la transparence des frais bancaires, on incitera les commerçants à utiliser davantage encore le mode de paiement par carte, au bénéfice des consommateurs. Il s’agit donc d’un amendement très important et le Gouvernement se félicite que des parlementaires aient pris une telle initiative, qui, je le répète, est favorable à la fois aux commerçants et aux consommateurs, donc à la consommation, moteur de l’économie française.

M. le président. La parole est à M. Richard Mallié.

M. Richard Mallié. À l’issue du travail que nous avons effectué à la demande de Mme Lagarde, nous avons proposé un certain nombre de dispositions, certaines d’ordre législatif – comme celle que nous examinons aujourd’hui –, d’autres d’ordre réglementaire. Il est vrai que ce sujet a fait l’objet d’une négociation avec les banques, mais nous préférons que cette mesure figure de manière très claire dans la loi, afin de nous prémunir contre une éventuelle remise en cause des résultats de cette négociation.

J’ajoute que cette mesure relève bien du droit de la concurrence et de la consommation. Après tout, les commerçants sont également des consommateurs de services bancaires et, à ce titre-là, ils ont droit à la transparence. Je tenais à apporter cette précision afin que le juge constitutionnel, si toutefois il est saisi, ne considère pas cet amendement comme un cavalier.

M. le président. La parole est à M. Bernard Debré.

M. Bernard Debré. Nous avons tous trois beaucoup travaillé sur l’utilisation des cartes bancaires et nous avons constaté combien elle était vraiment peu transparente. Ainsi les commerçants, ne sachant pas ce que leur coûtent les commissions interbancaires, ne peuvent établir de comparaison entre les différentes banques. Cet amendement leur permettra de choisir, ce qui aura forcément des répercussions pour les consommateurs. Je remercie donc le Gouvernement d’accepter notre proposition.

(L’amendement n° 98 est adopté.)
 
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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 16:53

 

Economie et social | Ajouté le 11.10.2011 à 15H00
A ceux qui n’ont pas d’espoir en l’avenir, à ceux qui voient dans la science une transgression impossible, à ceux qui ont peur, un seul mot : la Démondialisation.

A ceux qui ne croient plus en la France, à sa capacité à surmonter les crises, à inventer le futur. A ceux qui  n’ont plus d’espoir en l’homme et en son génie, un seul slogan : la Démondialisation.

Les prophètes de la Démondialisation conduisent le peuple à sa perte, à son repliement, à sa paranoïa. Ils tournent le dos à l’avenir car ils sont perdus dans un monde qu’ils ne comprennent pas.

Où est la fraternité, où est la solidarité ? Qui va aider ceux qui en Afrique où ailleurs meurent de faim ? Qui ira porter secours aux blessés de la vie dans le monde ? A quoi sert l’humanisme ? A quoi servent les médecins du monde ? Ces trois femmes qui viennent de recevoir le prix Nobel de la paix ?

La Démondialisation est l’inverse de l’humain.

Nous sommes les fils et les filles de Christophe Colomb, de Vasco de Gama, de Marco Polo. Ces explorateurs ont ouvert et découvert le monde, ceux-là veulent le refermer. Il est impossible de lire le livre de l’humanité à l’envers.

Le monde avance irrémédiablement, il ne tient qu’à nous de le modeler, de le comprendre, de le transformer. Tant de choses restent à découvrir, à inventer. La Démondialisation est une injure faite à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent, à ceux qui portent l’espoir en eux. Petite peur méprisable, démagogie diabolique. Une crainte : être seul, oublié sur le chemin de l’histoire du monde.

Coupons Internet, stoppons les ordinateurs, clouons au sol les avions et les fusées, abandonnons les téléphones portables, restons claquemurés dans nos chambres et tremblons de peur à la moindre annonce d’une découverte.

J’ai honte de la Démondialisation, j’ai peur de rester dans le noir de l’ignorance tandis que les autres hommes avancent.

La Démondialisation est le concept de ceux qui ne croient plus en rien.


Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 16:49

Economie et social | Ajouté le 11.10.2011 à 15H48

Voici le premier tour terminé ! Nous allons suivre le deuxième tour. Les socialistes préoccupés par les élections, vont parler de tout sauf de l’Europe, du monde, des problèmes de la France.
Pendant ce temps là, le gouvernement travaille, la banque Dexia, la Grèce, les troubles majeurs de l’Europe, le G20… Les situations à risque méritent d'être analysées, les choix d'être effectués.

Si, comme je l’ai dit, les primaires sont intéressantes démocratiquement parlant, elles sont décevantes sur le fond, sur le programme.

Il faut que, rapidement, le gouvernement règle le problème grec, ce n’est pas facile mais il en va de la survie de l’Europe. Qu’on ne se trompe pas, la Grèce est malade, si nous n’arrivons pas à la soigner et à la guérir, c’est l’Europe entière qui sera contaminée. Des troubles bien plus importants que ceux que nous vivons aujourd’hui toucheront notre pays. Les discussions avec l’Allemagne sont difficiles mais qui d’autre que Nicolas Sarkozy peut les mener ?

La France, dans cette crise, est mieux lotie que les autres pays d’Europe. Pourquoi le gouvernement ne communique-t-il pas ? Qu’il nous dise où en sont le Portugal, l’Espagne, l’Italie etc. Qu’il nous dise que dans ces pays-là les salaires ont été diminués, la retraite repoussée, la sécurité sociale plus aléatoire… Qu’il nous dise, avec des chiffres, que nous nous en sortons mieux, ce qui est la vérité.

Je n’ose pas appeler à un rassemblement national pour lutter contre la crise, la gauche s’y refuse, les syndicats aussi, quelle tristesse !
Mais laissons le deuxième tour se terminer, laissons la démagogie se répandre et travaillons pour notre pays, car la crise n’est pas terminée !


Pr Bernard DEBRÉ

Ancien Ministre
Député de Paris
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