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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:36

 Ajouté le 03.10.2011 à 17h35

Jean-Pierre Bel a été élu Président du Sénat. Il ne pouvait pas en être autrement sauf à commettre une erreur politique grave. Imagine-t-on des débauchages conduisant à l’élection d’un homme de droite ? La France entière, et à raison, aurait crié au déni de démocratie.

Le Sénat à gauche est le résultat d’une progression inexorable de la gauche aux élections partielles, cantonales, municipales, régionales… Je suis étonné de nos défaites successives depuis 2004 ! Je parlais l'année dernière de « tôle », que dire de ce nouveau cru ? La droite républicaine a laissé « filer » ces élections avec une parfaite indifférence, tant elle était focalisée par la présidentielle (et les législatives). Quelle erreur funeste car nous n’avons pas fini de payer notre indifférence coupable par une progression aux autres élections et des unions dramatiques dans beaucoup de départements.

Quand on regarde ces derniers résultats, on ne peut qu’être atterré du manque de vision nationale remplacée par des ambitions personnelles. Le pire ? Ces divisions ont parfois été « cautionnées » par les instances du mouvement

La sagesse serait de tirer certaines conclusions de cette défaite. D’abord ne penser maintenant qu’à l’élection présidentielle de 2012, sinon la France serait totalement à gauche, du plus petit village jusqu’à l’Elysée. Soyons unis, sans arrière pensée. Si Nicolas Sarkozy est candidat, il n’est pas pensable qu’il y en ait un autre, Jean Louis Borloo s’en est rendu compte, je connais son intelligence, il l'a encore une fois montrée, comme je m'y attendais. Il a compris qu’il ne pouvait pas être celui par qui la gauche arriverait.

Soyons attentifs partout où nous pouvons nous exprimer, sans hésitation et avec force. Surtout pensons à la France, tellement perturbée par cette crise qui est loin d’être terminée et qui crée tant et tant de drames.
Finalement, les Français nous en seront reconnaissants si nous sommes unis pour lutter contre les effets de la crise et arrivons à mieux en sortir notre pays que les autres.

Et le Sénat ? Je suis démocrate et serein : il jouera son rôle, un rôle important. La gauche majoritaire dans cette chambre étudiera les textes du gouvernement, les amendera, les transformera, et devra néanmoins composer avec l'Assemblée nationale qui, de part cette constitution qui m'est chère à plus d'un titre, a le dernier mot lors des « navettes parlementaires ».
Ainsi va la République, l’équilibre des pouvoirs, espérons que nous travaillerons tous pour notre pays.

Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:30
Société | Ajouté le 03.10.2011 à 17H12
Je n’ai jamais cru à la candidature de Jean Louis Borloo, vous avez pu le lire sur ce site, il y a des semaines. Sa candidature fût un coup de tête après le remaniement ministériel d’il y a un an. Monsieur Borloo, vexé, était bien déçu de n’avoir pas été nommé Premier Ministre comme il l’espérait.

S’i a été « tenté » de postuler à cette fonction suprême, il s’est vite rendu compte qu’il n’avait pas de soutien, que le Centre était encombré par de multiples candidatures : Bayrou, Morin… Il a néanmoins entraîné avec lui,  deux ou trois Sancho Panza comme Rama Yade.

Maintenant, François Bayrou va régner en maître au centre, quant à Hervé Morin, il faut bien dire qu'il ne compte pas… Mais le Centre va-t-il avoir un véritable espace ? Je n’en suis pas certain.

En effet, l’élection présidentielle de 2012 aura comme caractéristique l’affrontement entre la droite et la gauche, toutes deux flanquées des extrêmes, Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon qui, eux, à n'en pas douter, feront leur plein de voix. Cet affrontement sera plus clair. D’un côté, à droite, le sérieux et la rigueur (même si ce mot est interdit) de l’autre, la démagogie et la dépense.

Ainsi, Jean-Louis Borloo va rejoindre Nicolas Sarkozy, peut-être en négociant des postes pour l’avenir. Il les obtiendra bien entendu. C’est ainsi : les rebelles ralliés sont comme le Fils prodigue, au détriment de ceux et celles qui sont restés fidèles et sont toujours sacrifiés.

Cela dit, Borloo est le premier indice de regroupement à droite, c’est une bonne chose. Il aurait été désastreux dans une période si difficile, d’aller au combat désunis. Il sera donc le bienvenu. Son incartade aura été brève, sa récompense sera à la hauteur de l’émoi qu’il a provoqué. Faute aouée à moitié pardonnée !

La campagne va commencer dans les jours qui viennent après ces fameuses « primaires socialistes », cette nouvelle série télévisée que l'on nous propose chaque semaine depuis un mois. A raison du reste car, enfin, les candidats seront connus !

Pendant cette campagne, il est impératif que le gouvernement continue à travailler, à lutter contre la crise, pendant que les socialistes poursuivront leur démagogie accompagnée de la bave qu’ils tentent de répandre.

Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 17:18

Courrier Pays de Retz

Le Courrier du Pays de Retz - 30/09/2011

 

j'ajoute, qu'a la déchetterie de SAINT JEAN DE BOISEAU il y a les mêmes problèmes, si Nantes Métropole ne réagit pas rapidement, nous fermerons aussi notre déchetterie? Il serait bon d'arreter le laxisme, les passes droits, ainsi nous éviterions bien des problèmes.

 

Alain Gouhier

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:33

 Société | Ajouté le 30.09.2011 à 21H12

Les affaires sortent au moment de la présidentielle, des femmes témoignent et « balancent », des intermédiaires surgissent, de vieilles affaires se réveillent, des magistrats sont convoqués par la police.

Il y a peut être une part de vérité, une part de mensonge, une part de manipulation, une part d’amalgame. Cela fait beaucoup mais l’ambiance est à couper au couteau.

Pendant ce temps là, personne ne parle des turpitudes réelles des socialistes, feux contre-feux, voici la campagne qui commence !
Je suis pourtant médusé de voir que les médias et sans doute l'iopinion se détournent bien vite des autres préoccupations.

Que va-t-il se passer au Moyen Orient ? Démocratie ou « iranisation » ?
Que va-t-il se passer en Europe ? Risque-t-elle de s’effondrer, ou va-t-elle en sortir renforcée ?
La France va-t-elle surmonter la crise ou va-t-elle sombrer dans la démagogie dépensière des socialistes ?

J’ai peur que les Français, comme d’ailleurs les Européens du Sud (beaucoup moins ceux du Nord) ne se laissent tenter par le rêve et les illusions des socialistes (embauches massives, dépenses multiples, promesses inconsidérées), cette petite musique là est tellement agréable à entendre.

Qu’il est difficile de demander des efforts. Tous imaginent qu’ils en font assez et que c’est au voisin d’en faire plus. Cependant, il reste 7 mois avant l'élection présidentielle. 7 mois d’efforts, si jamais, et je l’espère, la crise s’estompe. Alors, la campagne sera bien partie, les socialistes seront dans des difficultés « sémantiques » : accuser ? Impossible. Promettre plus ? Pas crédible !

Pour l’instant il est deux actions à mener dans cet « avis de gros temps » :
- faire en sorte que la justice puisse sereinement faire son travail et que les coupables soient rapidement punis.
- ne pas perdre de vue que le gouvernement doit pouvoir gouverner comme il se doit pour que la France s’en sorte.

Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 16:11

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Comme Néron sous l'Antiquité, avec les premiers martyrs chrétiens, les séides du Premier ministre iranien Ahmadinejad veulent contraindre un pasteur à renier sa foi pour échapper à la peine de mort.

Youcef Nadarkhani, 34 ans, deux enfants, était pasteur depuis dix ans, dans la région de Gilan, à 250 kilomètres de Téhéran. Jusqu'en 2009, cet homme de Dieu, appartenant à l'Église évangélique, exerçait à peu près librement son ministère dans ce pays de 68 millions d'habitants, dont 99 % de la population est musulmane. 300 000 chrétiens vivent pourtant en Iran, dont beaucoup d'Arméniens et quelques milliers d'Iraniens de souche, comme le pasteur Nadarkhani. C'est bien là où le bât blesse.

En 2009, le gouvernement iranien décide que tous les élèves scolarisés doivent suivre l'enseignement coranique. Y compris les enfants des familles chrétiennes. Youcef Nadarkhani se rend alors à l'école de la ville de Rasht où étaient scolarisés ses fils Daniel, neuf ans, et Yoel, sept ans, pour les en retirer en se basant sur la Constitution de la République islamique iranienne de 1979 qui reconnaît la liberté de culte à toutes les religions du Livre. Et donc aux chrétiens. En théorie du moins. Car le pasteur est arrêté le soir même par la police secrète. Il comparaît une première fois le 12 octobre 2009 devant une sorte de tribunal mi-politique, mi-confessionnel. On l'accuse d'apostasie. On lui reproche, à lui qui est chrétien, d'avoir abjuré l'islam.

Mobilisation internationale

Emprisonné dans la ville de Lakan, placé en cellule d'isolement pendant de longs mois, Nadarkhani est sommé de revenir à la religion du Prophète sous peine de mort, car en Iran l'apostasie est un crime puni de la peine capitale. Le pasteur a beau expliquer qu'il n'a rien renié, puisqu'il n'a jamais été musulman de sa vie, on cherche par tous les moyens à le faire plier. Y compris en lui administrant des sédatifs à haute dose pour casser sa volonté. Faute d'y parvenir, on s'attaque à sa famille. Sa femme est arrêtée, jugée sommairement, sans même l'assistance d'un avocat, et condamnée à la prison à vie, comme complice de son mari. Pourtant, même dans ce pays où les règles élémentaires des droits de l'homme sont bien souvent bafouées, il existe encore des espaces dans lesquels survit une petite flamme de justice. Ainsi, un avocat, Mohamed Ali Dadkhah, parvient en appel à faire libérer la femme du pasteur. Et pour Nadarkhani lui-même, il réussit à démonter, devant cette même cour d'appel, le principal argument de l'accusation consistant à dire que jusqu'à l'âge de 15 ans le pasteur était musulman, alors qu'il n'a, en réalité, jamais été un fidèle de l'islam.

Mais la République islamique et ses ayatollahs ne baissent pas les bras si facilement : les autorités religieuses font appel du jugement devant la troisième chambre de la Cour suprême de Qum. Le verdict rendu le 25 septembre dernier par cette instance est un modèle de casuistique et de mauvaise foi : certes, énonce-t-il, on ne peut reprocher à Youcef Nadarkhani d'avoir été musulman avant d'être chrétien, et sur ce point, nous acceptons les arguments de la défense. Mais ses parents étant musulmans, il était tenu de revenir à la religion de ses ancêtres. Il n'est donc pas coupable "d'apostasie simple, mais - audacieux néologisme - d'apostasie nationale". Et comme tel, il doit être condamné à mort, sauf si dans les trois jours il acceptait d'abjurer sa foi chrétienne. Les trois jours sont écoulés, et voilà pourquoi, pour sauver Youcef Nadarkhani d'une pendaison qui peut intervenir à tout moment, il est urgent que la communauté internationale se mobilise pour le pasteur iranien, comme viennent de le faire la France, par une déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay, mais aussi et surtout David Cameron et Barack Obama. Il est vrai que ses conseillers ont fait valoir au président américain que, né lui-même d'une famille musulmane d'Indonésie, il pourrait, s'il était iranien, être accusé d'"apostasie nationale" !

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:46

 

Lettre aux sympathisants qui douteraient par Michèle Alliot-MarieLes sénatoriales sont la logique et ultime manifestation d’une série électorale négative : municipales, régionales, cantonales.

Le bonus que nous attendions de certaines personnalités n’a pas joué. La multiplication des listes dans les départements à la proportionnelle a renforcé la défaite.

Il n’est pas utile de ressasser ce constat. Pas plus que de commenter à l’envie un fait : les sondages sont une image de l’opinion publique à une date donnée dans un contexte donné. Aujourd'hui ils sont mauvais, pour les hommes et les femmes en charge de gouverner en France comme dans tous les pays touchés par la crise.

Est-ce étonnant ? La situation européenne et mondiale oblige à demander aux citoyens des efforts sans être à même de prévoir précisément une date de sortie de crise.

Mais ni les résultats électoraux ni les sondages ne doivent nous conduire à baisser les bras ou à anticiper une quelconque défaite de nos idées, de nos convictions, de la France que nous voulons.

Le jour de la Présidentielle puis des législatives, les français auront à choisir celui qui sera le mieux à même de conduire le Pays dans la concurrence mondiale, face aux crises les plus diverses.

La question essentielle alors sera simple : qui a les compétences, l’expérience, le courage, l’énergie, l’autorité, qui a acquis la crédibilité, l’aura internationale pour garantir le plus et le mieux possible notre qualité de vie et celle de nos enfants ?

La démagogie, le refus de trancher, le laxisme, la compromission, l'incohérence d'un discours qui prône, en même temps, les économies budgétaires et plus de dépenses publiques, le retour nostalgique aux recettes passées cela peut faire plaisir sur le moment. Mais la facture, et elle est souvent salée, sera présentée à nos enfants. N’en doutons pas.

Et dans le monde tel qu’il est, il n’y a pas de repentir salvateur, ou alors au prix de quelle récession, de quelle facture collective et individuelle. Il suffit de voir la crise grecque.

Aujourd'hui la priorité pour le Président, le gouvernement, la majorité, c'est d'agir contre la crise actuelle, de lutter contre les pesanteurs qui pourraient fragiliser notre pays – poids financier du secteur public, archaïsme de certains fonctionnements, d'enrayer les abus et fraudes qui pénalisent la collectivité, de redonner des perspectives à nos entreprises et à l'emploi.

Aujourd'hui la priorité pour les parlementaires, les élus locaux, les militants, les sympathisants c'est de soutenir la politique initiée, impulsée par le Président, d'expliquer à nos concitoyens la situation mondiale, de rappeler les atouts de notre pays, de faire la pédagogie des réformes, de rassembler tous ceux qui veulent le meilleur pour les français et pour la France.

Aujourd'hui pour le Président, le gouvernement et la majorité, c'est le temps du travail, de nos responsabilités communes face aux crises à l'heure où la campagne présidentielle s'ouvrira, le terrain sera préparé, le terrain sera favorable pour Nicolas Sarkozy.

 

Michèle Alliot-Marie
Présidente du Chêne
Vice-présidente du Conseil national de l'UMP

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:40
Société | Ajouté le 27.09.2011 à 19H11
Édouard Balladur a mené une campagne présidentielle en 1995. Son équipe était importante, comme toujours dans ce cas, comportant des dizaines de personnes, de conseillers plus ou moins proches, une nébuleuse de militants. A cette occasion, Nicolas Sarkozy n’était ni son directeur de campagne (fonction de Nicolas Bazire), ni son trésorier, il n’était que porte-parole.
Imagine-t-on qu’il ait été au courant de « l’intendance » ? Certainement pas ! Si ces malhonnêtetés ont existé, je ne pense pas qu’elles furent étalées sur la place publique, ni discutées pendant les conseils des ministres !

Nicolas Sarkozy a été ministre du budget, porte-parole du Gouvernement entre 1993 et 1995 et, dit-il, contre les contrats avec le Pakistan. S’il a accepté finalement ces contrats, je ne le vois pas être au courant des manipulations envisagées.

Et « ses » amis, dit-on ? Certes, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert sont ses amis. Ils sont mis en examen. Qu'on me laisse rappeler qu'ils ne sont pas encore coupables. S’ils sont des amis de Nicolas Sarkozy, ils ne sont pas non plus, ipso facto, ses « complices ». Il y a une facilité à assimiler les deux termes.

Que dis-je ? Une facilité ? Non une manipulation politique !

Nous entrons en campagne électorale. Les pseudo-affaires sortent. Éric Zemmour parlent de « boules puantes » que se jettent les opposants politiques. Tout est-il permis pour autant ? Je regrette cette politique de caniveau, bien éloignée de l'intérêt général et de la dignité des fonctions mises ainsi en cause.
Ces « affaires » sont désastreuses, vraies ou fausses, elles humilient la politique dans une période si difficile pour la France, et croire qu'elles favorisent l'une ou l'autre famille politique est une erreur, seuls les extrêmes pourront en sortir favorisés.



Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:31

 

Société | Ajouté le 29.09.2011 à 14H31
Des tombereaux d’ordures. C'est ce que les Français voient en regardant les informations de ces jours ci. Les millions de francs (c’était des francs à cette époque) transportés je ne sais où pour financer je ne sais quoi !

Reprenons : un contrat avec le Pakistan signé du début des années 1990 par la gauche puis des intermédiaires touchant des commissions (ce qui était à l’époque légal et nécessaire). Puis tout dérape, on parle de rétro commissions, d’argent qui revient en France pour financer une campagne présidentielle, celle d'Édouard Balladur dit-on mais c’est Jacques Chirac qui est élu Président de la République en 1995. Néanmoins, on apprendrait que les rétro commissions dit-on sont toujours payées. Mais à qui et pourquoi ?

Puisqu'Édouard Balladur a déposé ses comptes de campagne, il n'aurait plus vraiment intérêt à se constituer un « trésor de guerre », il vient de perdre sa dernière bataille politique. Jacques Chirac, quant à lui, fait stopper les versements légaux, donc a fortiori les reversements.

7 ans après, un attentat dévastateur tue 11 ingénieurs des chantiers de l'Atlantique, 11 de nos concitoyens, à Karachi. Que s’est-il passé pendant ces 7 années ?

Balladur est hors circuit, je ne pense pas qu’il ait touché cet argent illicite, ou alors pour un enrichissement personnel, ce qui me semble étrange et peu vraisemblable, voici dit-on la guerre entre Balladuriens et Chiraquiens, étrange !

Des femmes qui ont tout entendu « balancent » leurs époux en instance de divorce. Le secret de l’instruction est violé (comme d’habitude). Des journalistes s’insurgent plus que dans d’autres affaires où le secret de l'instruction était également violé.

Notre pays est tombé sur la tête, mais tout ceci n’est-il pas un mauvais roman, édité quelques mois avant les élections ? Un roman de gare bien ravageur, où les coups pleuvent à droite, à gauche…

Je ne connais pas ces histoires, je les découvre par la presse, par des rumeurs. Elles sont nauséabondes, la politique est triste ! Sans être un perdreau de l'année, je suis atterré. J'imagine la réaction de nos concitoyens, en difficulté financière, qui attendent plus de la classe politique. La désillusion est bien cruelle.

Les téléphones sont écoutés, par des juges, par des journalistes, par des officines, lorsque j’utilise le mien je me demande qui est à l’autre bout, à côté de mon correspondant. Y a t il un « écouteur » indiscret ? La fille de Gaubert (que je ne connais pas) téléphone à un de ses amis, sa conversation s’étale dans la presse. Staline ou Mao seraient-ils revenus sur terre, en France ? Quand je marche dans la rue vais-je me retourner pour vérifier si je suis suivi ?
Arrêtons la paranoia… Mais si c’était vrai ?

Nous serions alors dans un pays « kgbisé », mauvais augure. Mais au fait on reproche à Brice Hortefeux de savoir ce qui est écrit dans le journal « le Monde » le soir même sans se poser la question des sources des uns et des autres, mascarade !
Pendant ce temps les bourses chutent, les pays se révoltent... mais chantons « Dansons sur le pont d’Avignon » ! ou « Tout va bien madame la marquise », pour passer le temps...


Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:22
Société | Ajouté le 28.09.2011 à 20H33
Le Sénat a été perdu par effet mécanique. Certes, les élections locales, régionales, cantonales, municipales ayant été perdues depuis 2004, le nombre de grands électeurs socialistes a augmenté de façon importante.

Nous avons perdu le Sénat. C’est une vérité mais personne dans la majorité ne se pose la question de savoir pourquoi la droite depuis si longtemps a perdu tant d’élections locales…

La France ce n’est pas uniquement la Présidence de la République et l’Assemblée nationale, d’ailleurs si nous avons gagné en 2002 c’est par un concours de circonstance incroyable. En 2007, c’est incontestablement grâce à la pugnacité de Nicolas Sarkozy et par le manque de crédibilité de Ségolène Royal… Attention, il ira tout autrement pour la prochaine élection présidentielle.

L’UMP doit s’investir dans les élections locales. Il faut repartir à la conquête des villes et des régions. Mais, je le dis avec tristesse et rage les secrétaires généraux successifs de l’UMP considèrent le mouvement comme une base de lancement pour leur futures élection présidentielle.

Nicolas Sarkozy, même Xavier Bertrand et Jean François Copé se sont vus ou se voient des destins nationaux. Le matin dans leur glace de leur salle de bains, ils voient le palais de l’Elysée.

La France profonde a été délaissée, et si cela continue nous allons perdre la présidentielle, la chambre suivra, la France sera totalement à gauche, du plus petit village jusqu’au palais de l’Elysée, ce sera « mécaniquement évident » !

Si la gauche avait de bonnes idées, il serait possible après tout d’espérer mais dans le monde tel que nous le vivons, difficile, en guerre économique, je ne suis pas certain que la gauche en appliquant ses idées arrive à sauver la France ! Elle va l’enfoncer avec des idéologies passéistes et dangereuses.

J’aimerais que notre mouvement soit plus proche du terrain, que l’on s’occupe des plus petites villes jusqu’aux grandes, que l’on comprenne bien qu’à force de n’étaler que ses ambitions personnelles, à force de se battre à la tête de l’UMP pour s’exclure, la France ne nous attendra pas.

Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:14
Roue de la fortune

La loi de finances 2012 prévoit une taxation des hauts revenus. Véritable effort économique ou simple mesure d'affichage ? Et si les riches avaient tout intérêt à une réintégration symbolique dans le corps social...

Le yacht de luxe, l'un des symboles de l'opulence.

Le yacht de luxe, l'un des symboles de l'opulence. Crédit Flickr/ kenhodge13

 

Une des mesures de la loi de finances 2012 qui sera présentée en Conseil des ministres concerne la taxation des hauts revenus à hauteur de 3% et qui serait déclenchée à partir de 250 000 euros de revenus par tête fiscale et par an. Mais qui sont ces personnes désignées comme étant suffisamment riches pour avoir le droit à une petite confiscation de leurs revenus à titre exceptionnel ? Est-ce vraiment un effort de solidarité qui est demandé ?

L’Institut National des Etudes Statistiques (INSEE) nous fournit quelques chiffres qui nous permettent de mieux comprendre le profil type de ces « hauts revenus », cibles de la nouvelle mesure du gouvernement. La mesure concerne les revenus du travail et du capital.

Si on ne retient que les hauts revenus du travail déclarés qui gagnent plus de 250 000 euros par an, cela concerne moins de 1% de la totalité des salariés du secteur privé. En termes de professions, il s’agit pour plus d’un tiers de dirigeants d’entreprises et de cadres financiers, essentiellement dans les métiers de la banque. S’agissant des non-salariés, ce sont particulièrement les professions libérales juridiques qui se distinguent. Nos héros modernes que sont les « peoples » et les sportifs de haut niveau représentent un peu moins de 2% de ces hauts revenus. 

Assez logiquement, découlent de la variable profession d’autres caractéristiques types : ils habitent plutôt dans l’ouest parisien, près des zones où se trouvent les grandes entreprises, sont plutôt proches de la cinquantaine grisonnante et, au grand dam de l’égalité des sexes, sont dans 9 cas sur 10 des hommes.

Lorsque l’on considère les revenus du patrimoine, on se rend compte que si 90% de la population totale vit essentiellement de ses revenus du travail (son salaire et primes diverses), le rapport s’inverse chez ces hauts revenus qui vivent, en plus de leurs revenus d’activités, de rentes, de revenus fonciers, mais surtout, pour l’essentiel, de plus-values sur les stock-options et de placements sur des valeurs mobilières. Bref les plus hauts revenus investissent plus que les autres, surtout en bourse, et perçoivent donc encore plus de revenus grâce à leurs divers placements. Mécaniquement il est donc plus facile de s’enrichir quand on est déjà riche.

Si on s’intéresse tant à ces « riches », c’est que les personnes dépassant les 500 000 euros de revenus annuels ont crû de 70% entre 2004 et 2007, essentiellement grâce aux placements boursiers. Il est assez étonnant de vouloir taxer ces personnes, qui par ailleurs, doivent aussi une partie de leur richesse à des stratégies de défiscalisation offertes par de nombreuses niches fiscales. Autrement dit on reprend un peu d’un côté ce qu’on a tant donné de l’autre, notre banquier grisonnant ne devrait pas se faire de nouveaux cheveux blancs pour ses fins de mois.

Le problème des catégories comme celle des « riches », ou même des « très hauts revenus » tout comme celles des « pauvres » est qu’elles n’existent pas en soi, ce sont des constructions sociales, c’est-à-dire qu’elles sont instituées et par conséquent très malléables. Alors il y a toujours des opinions en la matière, comme le seuil proposé par Hollande de 4000 euros par mois et par personne. Il y a aussi les très scientifiques définitions des économistes et de l’INSEE. Il est donc très facile de faire de la démagogie quand on parle d’une chose aussi relative.

A y regarder de près, on assiste là, en sourdine, à la mise en place d’une nouvelle définition de la solidarité qui n’a que peu à voir avec l’idée de justice ou de redistribution. En effet, la solidarité au sens sociologique signifie la recherche d’un ordre quand la cohésion est menacée. Par exemple, ce qui a causé la perte de l’aristocratie à la Révolution, entre autres, est le fossé qui s’est formé avec le peuple sur fond de privilèges devenus intolérables, parallèlement à la montée de la bourgeoisie qui portait en étendard la valeur travail, commune au peuple.  

Aujourd’hui, nouvelle saturation sociale, la haute bourgeoisie est montrée du doigt car disposant de trop de privilèges… fiscaux. Finalement, sauf à ce que les quelques millions qui seront récoltés changent réellement quelque chose à la dette de plusieurs milliards, c’est moins une mesure économique que symbolique qui est à l’œuvre, répondant de fait à l’appel récent lancé par quelques-unes des plus grandes fortunes de l’hexagone. Il ne s’agit plus de lutte des classes mais d’un rapprochement, d’une ré-intégration de l’élite afin d’éviter la désignation du bouc émissaire dans une période où l’effort de contribution va être de mise. Cette stratégie de lissage artificiel de l’impôt sur toutes les couches de la société n’est peut-être que le baume pour mieux faire passer les réformes fiscales à venir et cette fois destinées à tous. Peut-être est-ce cela la nouvelle solidarité ?

 


Sources :

INSEE, Les très hauts salaires su secteur privé, avril 2010

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