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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:52

 

 

 

L’affaire Bettencourt va-t-elle devenir un boulet pour Nicolas Sarkozy ? Alors qu’elle semblait sommeiller à Bordeaux, voilà que sans crier gare elle vient de faire à nouveau irruption sur la place publique. D’abord par les révélations de la juge Isabelle Prévost-Desprez, assurant dans le livre de deux journalistes du Monde, Sarko m’a tuer (Stock), que le président de la République avait reçu de l’argent en liquide de Liliane Bettencourt.

Ensuite par la probable audition par la juge d’instruction parisienne Sylvia Zimmermann de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), soupçonnés d’avoir espionné Gérard Davet, l’un des deux journalistes du Monde chargés de suivre ce sulfureux dossier. Et enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes. Le ministre de l’Intérieur lui-même, Claude Guéant, dans une sorte de demi-aveu, a reconnu que la police a bien procédé à un « repérage de communications ».

Ce double rebondissement augure mal du climat dans lequel se déroulera la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy devant s’attendre à quelques attaques frontales. Aussi n’est-ce pas un hasard si quelques poids lourds du gouvernement – François Baroin, Valérie Pécresse et surtout Alain Juppé – ont tout fait pour établir un cordon sanitaire autour du chef de l’État.

Heureux pour un temps d’oublier l’embarrassante affaire Guérini à Marseille, le PS, par la voix de François Hollande, en a profité pour dénoncer la mainmise du pouvoir sur la justice, martelant qu’il y aurait « à l’Élysée, aux côtés même du président de la République, une cellule qui, avec la police, avec la justice, ferait pression pour que des affaires soient lancées et d’autres étouffées ». Accusations graves… Mais symétriques à celles lancées en leur temps par la majorité actuelle quand le PS était au pouvoir. Personne n’a oublié les écoutes pratiquées dans les années 1983-1986 par une cellule placée auprès de François Mitterrand et dirigée par Christian Prouteau. Personne n’a oublié les freins imposés à la justice pour qu’elle se hâte lentement dans l’affaire Urba… jusqu’au vote d’une amnistie.

Avec l’affaire Bettencourt, c’est Éric Woerth, à l’époque ministre du Travail, et Nicolas Sarkozy qui vont se trouver exposés au cours de l’été 2010. Un témoin en effet, Claire Thibout, comptable de Mme Bettencourt, évoque sur PV la remise d’argent en liquide, via Éric Woerth, pour financer la campagne présidentielle de Sarkozy. Avant d’estimer que ses propos ont été mal interprétés. L’infirmière de la vieille dame confirme, mais paraît-il, hors PV. Puis ayant reçu, dit-elle, des menaces de mort, elle ne veut plus rien dire.

Cette atmosphère, la juge Prévost-Desprez – qui a entendu ces deux employées dans le cadre du supplément d’information délivré pour abus de faiblesse – l’a connue. Elle l’a restituée, affirme-t-elle, dans le livre des deux journalistes. Voici son témoignage : « Ce qui m’a frappée, c’est la peur des témoins. Ils avaient peur de parler sur procès-verbal à propos de Nicolas Sarkozy. » Puis vient la bombe : « L’infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière après son audition par moi : j’ai vu des remises d’espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais le dire sur PV. […] Bref, ce procès représentait pour l’Élysée un risque majeur. […] Il était impératif de me débarquer. »

Isabelle Prévost-Desprez a instruit à Paris plusieurs dossiers sensibles comme l’Angolagate (avec Philippe Courroye, aujourd’hui procureur de Nanterre) ou l’affaire du Sentier II, dans laquelle elle avait mis un peu vite en examen le patron de la Société générale, Daniel Bouton. À Nanterre, elle a eu à juger l’affaire du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarkozy. Ce dernier, estimait la juge, n’étant pas une victime comme les autres, ne pouvait prétendre à des dommages et intérêts – ce qui irrita fortement le chef de l’État.

Chevronnée, Isabelle Prévost-Desprez l’est, mais également hâtive, et semble-t-il un peu légère, dans l’affaire Bettencourt. Aussi ses révélations apparaissent-elles plus en stuc qu’en béton. Lorsqu’elle reçoit, au cours de l’été 2010, le témoignage de sa greffière, qui elle-même le tient de l’infirmière, elle aurait dû les interroger toutes deux sur PV. Hors procédure, leurs affirmations n’ont évidemment aucune valeur juridique. En prime, entendues la semaine dernière par la PJ à la demande des juges bordelais, les deux femmes ont démenti Isabelle Prévost-Desprez.

À quoi joue celle-ci ? À se camper en victime d’une affaire d’État puisque, dit-elle, on voulait la “débarquer” ? Elle oublie que, dans ce dossier à tiroirs, elle était chargée d’une enquête sur le volet abus de faiblesse et non sur un éventuel de trafic d’influence ou financement politique illicite. Inutile de le dire, ces deux infractions susceptibles d’être reprochées à Éric Woerth ne pouvaient laisser indifférent en haut lieu. D’autant que l’élu UMP devait porter la réforme des retraites. Oui, ce feuilleton Bettencourt commençait à donner la nausée. Mediapart et le Monde n’en finissaient pas de distiller des informations exclusives. Comme à la mi-juillet, lorsque le Monde publie des extraits de PV du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, plutôt accablants pour Éric Woerth. Cette fois, à l’Élysée, le temps n’est plus à la rigolade.

D’où viennent ces fuites si rapides ? Très vite, les services ciblent un membre du cabinet de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. Décision est prise Place Beauvau, en liaison avec le patron de la DCRI Bernard Squarcini, d’adresser une réquisition à Orange pour obtenir les “fadettes” de ce fonctionnaire. Bonne pioche. Grâce à ces relevés téléphoniques, on découvre des appels fréquents entre le conseiller de la garde des Sceaux et Gérard Davet, le journaliste du Monde. Voilà pour la vérité officielle. Sauf que l’instruction de la juge Sylvia Zimmermann démontre a priori que la DCRI s’est d’abord intéressée aux relevés téléphoniques du journaliste, et non l’inverse.

Cette direction semble avoir enfreint la loi du 4 janvier 2010 sur le secret des sources des journalistes, qui dispose : « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie. » Comme une atteinte à la sûreté de l’Etat ou une menace terroriste. Ce qui n’est pas le cas en l’espèce. Dans une interview accordée à Libération, le délégué général de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité l’a dit clairement : « Si nous avions été consultés, nous aurions rendu un avis défavorable [pour obtenir les listings téléphoniques du journaliste]. »

Les pseudo-révélations de la juge Prévost-Desprez ont permis à la majorité de donner de la voix. Avec la violation du secret des sources, c’est le silence radio. Seul le député UMP Bernard Debré a osé dire que c’était « intolérable ».  Gilles Gaetner
 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 09:57
 
Economie et social | Ajouté le 08.09.2011 à 19H17
Que se passe-t-il ? Voici un laboratoire qui, aux dires de certains, aurait falsifié des études pour mettre sur le marché des produits dangereux, qu’il s’agisse du Médiator (je l’ai démontré dans mon rapport avec Philippe Even), qu’il s’agisse d’un autre produit le Prétélos.

Il faut donc, si les faits sont exacts, qu’il y ait :
une volonté de Jacques Servier,
une complicité pour le moins des « chercheurs » et des médecins qui ont signé les études,
une complicité ou un laxisme des autorités scientifiques rattachées à l’Etat pour obtenir les autorisations de mise sur le marché (AMM).

Une nouvelle fois ces drames ont démontré l’incroyable complicité qui a dû exister entre les labos et l’Etat.

Depuis des années, Servier a « infiltré » partout ses hommes, dans l'administration, dans le milieu politique, à droite comme à gauche. Je peux témoigner personnellement de la difficulté que nous avons eue, Philippe Even et moi, pour connaître la vérité et tenter de débusquer ceux et celles qui parlaient - sans qu’on le sache - au nom de Servier.

Lorsque ce scandale a éclaté, j’ai été extrêmement triste que notre profession de médecin ait été à ce point complice aussi bien dans les CHU qu’à la « campagne », complice ou sensible aux « sirènes » de Servier (congrès, aides, bourrages de crâne…).

Le projet de loi que nous allons étudier ces prochains jours (en commission dès la semaine prochaine et à la fin du mois en séance) sera nécessaire et devra être exemplaire pour tenter de stopper ce genre de dérive.

Attention cependant à une faiblesse : désormais, l’Europe délivre 70 % des autorisations de mise sur le marché (les fameuses AMM). Sans faire de procès d’intention, qu'il me soit cependant permis d'écrire qu'il n’est pas impossible que son système présente des faiblesses. Ces dernières seront d’autant plus difficiles à corriger que nous sommes devant 27 pays…

Enfin, à côté de la molécule « trouvée », découverte par le laboratoire, il y a maintenant des problèmes de fabrication du médicament. 90 % d’entre eux sont fabriqués en Chine, en Inde ou dans d’autres pays émergeants dont les normes de sécurité ne sont pas forcément les mêmes que les nôtres… A quand un nouveau scandale ?

Pr Bernard DEBRE

Ancien Ministre
Député de Paris
 
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 09:33
Le projet de pôle métropolitain, porté par le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, a pour objectif de regrouper, dans un premier temps, 6 intercommunalités : Nantes Métropole, la CARENE, et les Communautés de Communes Loire et Sillon, Erdre et Gèsvres, de la Région de Blain et Cœur d’Estuaire.

 

Dans un second temps, il est envisagé de l’étendre aux intercommunalités du Sud Loire et de Cap Atlantique.

 

La transformation en pôle métropolitain permettrait aux intercommunalités membres de renforcer leurs coopérations et de mener des projets communs en matière de déplacement, de développement économique, de gestion des déchets, d’innovation, de recherche, et d’enseignement supérieur, d’aménagement foncier…

 

Si la démarche peut être comprise, les élus du Groupe Démocratie 44 dénoncent la méthode et les compétences retenues.

 

Tout d’abord, créer une strate supplémentaire au dessus des communes et des intercommunalités risque d’alourdir le millefeuille administratif et de rendre plus difficile la compréhension du fonctionnement des instances de démocratie locale par nos concitoyens.

 

Par ailleurs, l’absence totale de concertation, la volonté d’agir sans recueillir l’avis de la région et du département n’est pas acceptable. Les élus Démocratie 44 rappellent tout de même que le pôle métropolitain agirait sur des compétences qui aujourd’hui relèvent de la région ou du département. Il ne s’agirait donc pas seulement de mettre en commun les compétences des intercommunalités mais bien de s’approprier les compétences des Conseils régional et général.

 

Or, le risque est de créer un territoire à deux vitesses et de renforcer les inégalités entre les différents territoires. D’un côté, le pôle métropolitain, regroupant près de 800 000 habitants, composé des intercommunalités les plus riches de Loire Atlantique, et de l’autre côté, le reste du département composé d’intercommunalités représentant 500 000 habitants et cumulant les difficultés économiques et sociales en étant les territoires les moins riches.

 

Le pôle métropolitain tel que présenté actuellement ne ferait donc qu’aggraver les inégalités entre les territoires puisqu’il ne tient pas compte de la réalité départementale.

 

Pour les élus du Groupe Démocratie 44, il est urgent de lancer une concertation à l’échelle du département, associant l’ensemble des élus locaux : conseillers régionaux, généraux, communautaires et municipaux. Un débat calme et serein doit être organisé avant toute décision. Il n’y a aucune urgence à créer le pôle métropolitain en cette rentrée de septembre 2011.

 

La concertation, le dialogue, le respect de tous les acteurs sont des valeurs auxquelles les élus Démocratie 44 sont particulièrement attachés. Le Conseil général a jusqu'à présent été écarté et tenu pour quantité négligeable, ce que les élus Démocratie 44 ne peuvent accepter.

 

Enfin, le Groupe Démocratie 44 rappelle que dans le domaine de l’aménagement foncier, il souhaite la création d’un établissement public foncier départemental, et qu’en aucun cas ce sujet ne peut être traité à l’échelle de la métropole.

 

Le Département est une collectivité indispensable qui permet la solidarité entre les communes et les intercommunalités, qui vise la réduction des inégalités entre les territoires, qui opte pour l’unité départementale et l’équité entre les territoires.

 

Le Groupe Démocratie 44 ne transigera pas avec ces missions départementales.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 15:56
Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 20:25
 

 

François FILLON rappelle que la France est l’un des 10 pays qui a la meilleure signature financière en répondant à une question de Yvan LACHAUD (Groupe Nouveau Centre) lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le mercredi 7 septembre 2011.

 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Président LACHAUD, nous avons connu, cet été, une amplification de la crise des dettes souveraines. Cette amplification de la crise des dettes souveraines, elle est liée, d’abord, aux délais de mise en œuvre des mesures qui ont été annoncées le 21 juillet, elle est liée à des incertitudes qui pesaient en particulier sur la position de l’Allemagne en raison des recours qui avaient été déposés devant la Cour constitutionnelle et qui ont été levés aujourd’hui. Elle s’est aussi aggravée parce que la situation de l’économie américaine s’est aggravée, que le débat politique aux Etats-Unis a donné le sentiment, à tort ou à raison, aux opérateurs qu’une solution était difficile à trouver et pour couronner le tout, parce que la croissance s’est ralentie au 2ème trimestre dans l’ensemble des pays développés. Face à cette situation, le gouvernement français, sous l’autorité du Président de la République, a réagi. Nous avons d’abord réagi en organisant un sommet franco-allemand qui a permis de franchir une nouvelle étape en direction de la mise en place d’un vrai gouvernement économique de la zone euro, qui, je voudrais le dire à tous ceux qui brandissent la solution des Eurobonds comme étant une solution miracle aux problèmes qui pèsent aujourd’hui sur les finances européennes. Le Gouvernement économique de la zone euro, c’est le préalable à la mise en place de tout système de mutualisation des dettes et des risques des pays de la zone euro. Et nous avons, à l’occasion de ce sommet franco-allemand, pris une décision très symbolique, celle de mettre en œuvre, dans le cadre de la convergence fiscale, un impôt sur les sociétés commun à la France et à l’Allemagne et je vois que depuis quelques jours, les pays du Benelux proposent de rejoindre cette initiative. Et puis, nous avons immédiatement, dès que les chiffres de la croissance ont été connus, révisé les prévisions de croissance française ; nous les avons révisées de façon réaliste, de façon sérieuse et en même temps, ambitieuse en nous fixant un objectif de 1,75 % de croissance pour l’année 2012. Et naturellement, nous avons pris les décisions en matière d’ajustement budgétaire, pour 2011 et pour 2012 qui correspondaient à la révision de ces hypothèses de croissance. Les ajustements qui vous ont été proposés, ceux dont vous discutez aujourd’hui, ceux qui vous seront proposés dans le cadre du débat budgétaire sur la loi de finances et sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, sont des ajustements qui s’inscrivent dans le cadre de la politique économique que le Gouvernement conduit et qui a déjà permis, avec la révision générale des politiques publiques, de réduire de 15 milliards, les dépenses de l’Etat ; qui a permis, avec la suppression de près de 150.000 postes de fonctionnaires, d’engager la réduction des dépenses publiques ; qui a permis, avec la réforme des retraites, de sécuriser notre système de protection sociale. Aujourd’hui, Monsieur le Président LACHAUD, les opérateurs considèrent que la France est l’un des 10 pays qui a la meilleure signature financière. C’est le fruit de la politique qui a été conduite ; c’est d’ailleurs un démenti à toutes les accusations qui sont très outrancières, qui sont portées par l’opposition sur la politique qui est conduite. La vérité, c’est que cette confiance dans les finances publiques françaises, c’est un bien précieux, c’est un bien que nous devons ensemble protéger, c’est un bien qui n’est ni de gauche ni de droite, et c’est l’honneur du Gouvernement, de la majorité et je l’espère du Parlement tout entier, que de prendre les initiatives qui permettront de protéger les Français.

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 15:48

 

 

François Fillon demande au parti socialiste de renoncer à promettre de revenir sur l’âge de la retraite à 60 ans et d’engager le débat sur l’introduction dans la Constitution de règles qui permettraient de protéger nos concitoyens en réponse à une question de Jean-Marc AYRAULT (Groupe SRC) lors des questions au Gouvernement àl'Assemblée Nationale.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Président AYRAULT, ce débat les Français vont le trancher. Et ils vont le trancher sur la base des réalités. Les réalités c’est, aujourd’hui, que l’action du Gouvernement et de la majorité a permis de protéger notre pays des attaques qui sont en train de mettre en grande difficulté une grande partie des pays européens. Je le disais à l’instant en répondant à Monsieur LACHAUD : nous sommes dans les dix pays au monde qui bénéficient de la meilleure confiance des opérateurs dans leurs finances publiques. Nous avons connu comme tous les pays développés, une augmentation forte de l’endettement depuis trente ans et nous avons connu cette augmentation, comme les Etats-Unis, comme les autres pays européens parce que nous n’avons pas suffisamment réagi à la compétition que nous imposaient et qui est une compétition inéluctable, les pays émergents. Nous n’avons pas suffisamment réformé notre organisation économique, notre organisation sociale. Et nous avons financé par l’endettement, ce manque de compétitivité, ce différentiel de compétitivité avec les pays émergents. C’est une responsabilité collective. Je n’ai pas besoin de donner ici les chiffres, le nombre des niches fiscales et sociales dont vous êtes responsables, celles dont nous sommes responsables ; parce que depuis trente ans, dans tous les pays européens gouvernés par la gauche ou gouvernés par la droite, l’endettement a crû. Alors aujourd’hui la question qui est posée et qui est posée en particulier à l’opposition, cela n’est pas que vous renonciez à vos convictions, cela n’est pas que vous renonciez à la bataille électorale que vous avez engagée sur vos arguments, c’est simplement que dans une situation qui est une situation périlleuse pour l’ensemble de l’Union Européenne, pour l’ensemble des économies européennes, vous preniez quelques engagements qui montrent à l’ensemble de nos concitoyens, qui montrent à nos voisins européens, qui montrent aux opérateurs financiers qui nous prêtent aujourd’hui le moyen de financer notre dette ; que la confiance dans les finances publiques françaises est une confiance dans la durée. Moi, je vous demande simplement deux choses : renoncer comme vous ne l’avez pas encore fait, à promettre que vous reviendrez sur l’âge de la retraite à 60 ans parce que c’est une promesse qui est insensée  et qui, dans le contexte financier et économique aujourd’hui enlève une grande partie de la crédibilité que, par ailleurs, vous pourriez représenter. Et deuxièmement, engagez avec nous le débat sur l’introduction dans la Constitution de règles qui permettraient de protéger nos concitoyens. Personne ne vous demande de dire oui au gouvernement, sans discussion, mais au moins montrez que vous êtes des hommes et des femmes ouverts au dialogue en engageant avec nous ce débat. Parce que c’est un débat qui est fondamental pour assurer la crédibilité des finances publiques de notre pays, dans la durée.

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:52

 

François FILLON rend hommage aux soldats français à l'occasion d'une question de Yves NICOLIN (Groupe UMP) sur la Libye lors des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le mercredi 7 septembre 2011.

 

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les Députés,

L’été ne nous a pas apporté beaucoup de bonnes nouvelles mais il nous a apporté celle de la victoire des insurgés libyens, du peuple libyen contre la dictature. Et je voudrais ici d’abord rendre hommage à tous les combattants libyens et nous savons qu’il y a eu beaucoup de pertes dans leur rang, qui sont ceux qui par leur courage et par leur volonté ont obtenu la chute du dictateur KADHAFI. Mais je voudrais associer à cet hommage les soldats français, les soldats de l’ensemble des pays de la coalition qui ont pris aussi des risques pour faire en sorte que le droit international soit respecté. Enfin je voudrais remercier tous ceux qui sur ces bancs, dans la majorité comme dans l’opposition ont apporté leur soutien à l’initiative du Président de la République et du Gouvernement d’intervenir en particulier pour sauver la ville de Benghazi du massacre permettant ainsi à la rébellion de s’installer dans la durée, de s’armer et d’entreprendre la reconquête du pays. Alors aujourd’hui vous l’avez dit même si nous restons vigilants sur quelques combats qui demeurent et si nous nous interrogeons sur le sort du colonel KADHAFI, dont nous souhaitons qu’il soit jugé, et sur le plan national en Libye et par les juridictions internationales ; l’essentiel maintenant c’est d’aider le peuple libyen a organiser la transition vers la démocratie, la mise en place d’institution respectueuse du droit international, respectueuse des droits des personnes et c’est la reconstruction de ce pays. C’est dans cet esprit que nous avons tenu à Paris à l’initiative du Président de la République une conférence la semaine dernière qui a rassemblé plus de 60 pays, que nous avons décidé immédiatement le déblocage de 15 milliards de dollars d’avoirs libyens qui seront immédiatement mis à disposition du CNT pour qu’il engage les dépenses nécessaires à la reconstruction. Nous avons passé un accord avec le CNT sur une coopération immédiate en matière de reconstruction d’écoles et en matière de logements d’urgence. Le CNT s’est engagé sur un calendrier précis, sur la mise en place de rendez-vous démocratiques, sur la mise en place d’une assemblée constituante, et nous allons naturellement être très vigilants sur la mise en œuvre de ces engagements. Je crois que ce qui s‘est passé en Libye, grâce d’abord au peuple libyen, mais grâce aussi au soutien que nous lui avons apporté, permet aujourd’hui d’envisager des changements très profonds dans le monde arabo musulman. La situation qui prévaut aujourd’hui en Syrie est une situation qui est inacceptable, qui n’est pas tenable et ce qui s’est passé en Libye devrait faire réfléchir le Président ASSAD. De la même façon, ce qui vient de se passer en Libye et le fait que les occidentaux aient été au côté des révolutionnaires libyens doit permettre d’engager une discussion sur la résolution du problème israélo palestinien dans un contexte qui n’est plus un contexte d’affrontement nord sud, qui n’est plus le contexte de l’affrontement des civilisations. Tout cela nous le devons au courage du peuple libyen, mais nous le devons aussi à la clairvoyance du Président de la République et au courage des soldats français.

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:47

Ajoutée par le 23 mars 2011

Wafa Sultan: "Personne ne cherche les racines même du terrorisme, cette machine de lavage de cerveaux

 

a vous de juger!!!

 

Alain GOUHIER

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:40

 

Michèle Alliot-Mario dans Le Figaro - 6 septembre 2011LE FIGARO : Le Campus de l’UMP à Marseille devait afficher l’unité. Cet objectif vous paraît-il atteint ?

Michèle ALLIOT-MARIE : Nos universités d’été ont été très sérieuses et studieuses, avec une volonté commune : permettre la réélection du président de la République. Ce sont toujours les projets qui unissent les gens L’atmosphère était celle d’un lancement de campagne, avec une très grande détermination d’unité. Ceux qui auraient aimé pointer les dissensions en ont été pour leurs frais.

 

Pourtant, Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian ont fait entendre leur mécontentement.

Ce n’est pas significatif. Nos débats portent sur un avant-projet élaboré par Bruno Le Maire. Il est normal qu’il y ait des avis  divergents. De quoi débattrions-nous s’il n’y avait pas de propositions sur la table. Nous nous sommes donné jusqu’à décembre pour en discuter. Le projet sera alors soumis au vote comme l’a annoncé Jean-François Copé.

 

Est-ce très différent des débats qui animent aujourd’hui le PS ?

 

Cela n’a rien à voir. Quand Martine Aubry accuse François Hollande d’avoir laissé le PS dans un état calamiteux, et Hollande explique qu’Aubry ne travaille pas, on ne voit pas où est le débat de fond. A La Rochelle, on n’a entendu que des attaques personnelles ou des surenchères démagogiques sans vision ni projet sérieux.

 

L’UMP est-elle sous influence de la Droite populaire ?

A l’UMP, chacun a la possibilité de s’exprimer, même si les médias donnent plus de place aux positions plus radicales. Comme dans une famille, chacun a sa personnalité. Ça peut créer des frictions mais ne remet pas en cause notre vision et nos objectifs communs.

 

La rupture avec Jean-Louis Borloo et les radicaux n’est-elle pas un échec de l’union ?

Jean-Louis est un ami. Je ne vois pas l’intérêt de cet éloignement, même s'il n’est, je pense, que provisoire. Jean-Louis a eu toute sa place au sein de l’UMP et du gouvernement. Je ne vois pas comment quelqu’un qui a adhéré à tout ce qui s’est fait depuis 2007 et même avant, peut incarner une alternative au président de la République. J’invite Jean-Louis à nous rejoindre, à additionner ses idées aux nôtres.

 

Les sondages de Nicolas Sarkozy vous inquiètent-ils ?

Que les sondages soient mauvais dans une période de crise, c’est normal. On le constate pour tous les dirigeants de tous les pays. Mais au moment de l’élection, les Français se demanderont à qui ils veulent confier leur avenir. La capacité de Nicolas Sarkozy à les protéger, son énergie, son autorité sur la scène internationale la ténacité dont il fait preuve pour moderniser la France seront déterminantes. Cela tranchera avec l’absence de vision, de sérieux d’expérience de ses adversaires. Ce deuxième quinquennat est crucial pour consolider nos atouts. Il faut de la continuité et de la persévérance.

 

Quelles sont vos relations avec le président depuis votre éviction du gouvernement ?

Excellentes. Je le vois chaque semaine ou presque. Je l'ai au téléphone. Il nous arrive de déjeuner ensemble. Je l' ai dit : Je souhaite sa candidature. Je veux sa réélection. Je ferai tout pour cela.

 

Faut-il convoquer le Congrès sur la règle d’or malgré l’opposition du PS ?

L'essentiel c'est le fond. Nous avons besoin d’une règle d’or qui interdit de dépenser plus qu'on ne gagne pour protéger la France et les jeunes générations. A défaut comme on le constate en Grèce, dans certains pays européens et même aux États-Unis, le risque est que nos taux d’intérêt soient de plus en plus élevés et que nous n’ayons plus aucune marge de manœuvre pour les investissements productifs. Je souhaite que tous les responsables politiques, y compris à gauche, fassent preuve de responsabilité et adoptent cette règle de bon sens.

 

Que vous inspire le procès Chirac sans Jacques Chirac ?

Mes pensées affectueuses vont d'abord vers le président Chirac qui a consacré toute sa vie à la France et aux Français. La situation actuelle est pénible pour lui et pour son entourage.

 

Faut-il réformer le statut pénal du chef de l’État ?

La règle a été changée il n’y a pas si longtemps. On change trop souvent les lois et les règles fondamentales Les Français ne s'y retrouvent plus.

 

Serez-vous candidate aux municipales à Biarritz ?

Parler aujourd’hui des municipales est complètement farfelu. Elles auront lieu en 2014, après la présidentielle et les législatives. Chaque chose en son temps.

 

Que vous a inspiré le très médiatique retour en France de Dominique Strauss-Kahn ?

C’est un non-événement politique. Je regrette que les médias y consacrent autant de place. Pour une télévision, filmer les bagages de Dominique Strauss-Kahn, ça me paraît le degré zéro de l’information. Nous devons nous interroger sur le rôle des médias dans une démocratie. Il n’y a pas de démocratie, pas de République sans information juste et objective des citoyens. A travers les blogs et les tweets, il y a une mise en cause des principes de l’information. Le vrai et le faux sont traités de la même façon. L'exigence d’immédiateté empêche la vérification de l’info. Cela doit donner lieu à un débat public, une réflexion associant tous les acteurs, au premier rang desquels les journalistes qui ont des droits et des devoirs.

 

Le secret des sources fait-il partie de ces droits ?

Les règles de droit doivent être respectées par tous. Je me demande où l’on va, quand des ouvrages écrits par des magistrats reposent sur des on-dit, démentis par ceux là mêmes que l'auteur présente comme ses sources. Comment les Français peuvent-ils faire confiance à la justice quand un juge ne respecte aucune des règles de procédure, de réserve ou de déontologie ? Comment la presse peut-elle se faire l'écho voire le laudateur d'écrits reposant sur ces bases ? Il est indispensable de rappeler les principes de la vie en commun au sein de la République. J'en parle dans un ouvrage que je vais  publier cet automne.

 

  • Interview recueillie par Philippe Gouillaud et Jean-Baptiste Garat
  • Photo : François Bouchon / Le Figaro
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 08:22

 Economie et social | Ajouté le 01.09.2011 à 11H08

Ainsi en Espagne, les socialistes sont-ils de véritables hommes d'Etat. Non seulement ils ont « osé » la vérité en faisant voter la règle d'or mais ils ont aussi réussi à unir majorité de gauche et opposition de droite sur ce sujet fondamental. Il est intéressant de connaître les circonstances, le contexte d'une telle union nationale.

Le Premier Ministre, de gauche, a non seulement avancé les élections législatives en novembre mais a également annoncé qu'il ne briguerait plus de fonctions gouvernementales. Le voici « libéré » des influences électorales (en ce qui le concerne). Ainsi, peut-il penser à l'intérêt de son pays ! Il a donc fait voter cette règle d'or qui avait été proposée en 2010 par l'opposition de droite et que les socialistes avaient à l'époque refusée. Curieux, ne trouvez-vous pas ?

Le Premier Ministre espagnol, en 2010, refuse de penser à l'intérêt supérieur de la Nation, préférant l'illusion et la démagogie. Il pensait se représenter ! Mais un an plus tard, alors qu'il a décidé de ne plus briguer de mandat, le voici qui met l'intérêt du pays au dessus de l'intérêt des socialistes, ses amis.

En France, nous vivons le même débat. La règle d'or adoptée par beaucoup de pays européens ne le sera peut-être pas chez nous parce qu'il y a des élections et que les socialistes ont décidé de mettre en avant leur intérêt, quitte à détruire la France ! Misérable action.

Alors qu'ils se grandiraient en acceptant de voter, alors qu'ils rassureraient les Français en le faisant !

Décidément, cette politique n'est plus belle et je comprends les Français qui s'en détournent. Comment croire les socialistes quand en plus ils proposent dans leur programme tant de dépense. « Je doublerai le budget de la culture » a dit Madame Aubry devant les acteurs... « J'embaucherai des fonctionnaires, je créerai des emplois jeunes. Je remettrai la retraite à 60 ans ». Madame Aubry se moque de nous. Il n'est pas possible qu'elle pense un seul mot de ce qu'elle dit !

Quelle est belle la politique en période électorale ! Mais ce qui est gênant, c'est que nous avons des élections tous les ans...

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 08:15
Divers | Ajouté le 05.09.2011 à 17H56
Les faits remontent à plus de 20 ans alors que Jacques CHIRAC était Maire de Paris. Des employés ont été payés par la Mairie de Paris et « utilisés » par le RPR… C’est évidemment anormal, immoral et illégal.

Sans que ce soit une excuse, rappelons que tous les partis politiques à l’époque utilisaient les mêmes procédés (Que dire de François Mitterrand qui, à l’Elysée, employait des dizaines de « conseillers » payés par les entreprises publiques desquelles ils étaient « détachés » ? C’était aussi anormal). Ce sont ces débordements qui ont conduit, en 1993 à la loi Sapin qui a voulu prévenir la corruption et mettre un peu de transparence dans la vie politique.

La vie politique en avait bien besoin ! Souvenez-vous d'une certaine jeune fille au prénom de bibliothèque... François Mitterrand avait une seconde femme et une fille… Elles étaient logées, nourries, blanchies, protégées… Aux frais de la République pendant 14 ans !! Qui s’en est ému ? Personne car François Mitterrand était au dessus des lois. Coût pour la République : plus de 6 à 7 millions d’euros.

Jacques Chirac a remboursé les sommes indûment payées par la Mairie de Paris, pas François Mitterrand.

Je l’ai dit ce n’est pas une excuse mais faut-il pour autant faire un procès qui n’a plus d’enjeu financier ? Jacques Chirac est fatigué, malade, il perd la mémoire. Est-il nécessaire de montrer au monde ces turpitudes anciennes ? Je ne le pense pas. Il est un temps pour tout, un temps pour la vengeance et la sanction de la violation de la loi et un temps pour l’oubli et le pardon, pour la paix sociale.
Tirons un trait sur ce passé certes peu glorieux, la République n’a plus besoin que l’on remue le passé. A part quelques acharnés, peu nombreux, les Français n’en ont pas envie.
Les problèmes actuels de la France sont autrement plus graves !

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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