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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:53

Discours prononcé hier soir à Mandelieu devant les militants et les élus des Alpes-maritimes. par François FILLON.

Mes chers amis,

Depuis plusieurs mois, j’ai décidé de tracer mon chemin, en homme libre.

Je n’oublie rien du passé, mais je veux le dépasser avec vous.

Je veux aller à la rencontre de mes concitoyens pour partager mon expérience, débattre et renouveler mes idées car oui, nous devons repartir sur le terrain avec humilité et combattivité.

Aujourd’hui, je retrouve les Alpes-Maritimes, et vous voir si nombreux et si mobilisé n’est pas seulement pour moi un plaisir, c’est un encouragement et un honneur !

Ma reconnaissance se tourne vers Henri Leroy, qui nous accueille ce soir à Mandelieu, cette ville qu’il sert avec tant de passion et d’efficacité.

Merci aussi Bernard Brochand, le grand maire de Cannes, et député de cette circonscription.

Merci à vous les parlementaires et les élus qui êtes les fers de lance de la droite républicaine et du centre : Jean Léonetti, Charles-Ange Ginesy, Gaston Franco, Louis Nègre, et venant du Var, Jean-Sebastien Vialatte, Georges Ginesta… et pardon à tous ceux que je ne puis citer.

Permettez-moi un mot particulier pour Christian Estrosi et Eric Ciotti.

Ce matin, Christian me faisait visiter le nouveau stade de Nice, et je voyais dans ses yeux ce mélange d’audace et de courage qu’il porte en lui.

Cher Christian, Nice a beaucoup de chance de t’avoir à sa tête, et moi aussi j’ai beaucoup de chance de pouvoir t’avoir à mes côtés car je sais le prix que tu attaches à ta liberté.

Pour les élections municipales, j’aurai besoin de toi pour aller soutenir tous nos candidats et reconquérir les territoires du socialisme.

J’irai partout où je serai utile et j’inviterai les français à lancer au gouvernement l’avertissement qu’il mérite.

Quant à Eric Ciotti, le Président de votre Conseil Général, il est pour moi un roc sur lequel je m’appuie.

Un jour, un journaliste a décrit Eric comme étant mon «bras droit»…

Eh bien c’est vrai à double titre : il assume sa droite… et il est l’un des principaux responsables de notre association Force Républicaine qui a pour ambition de fédérer tous ceux qui veulent rassembler la France pour la relancer.

Et puis ce soir, il y a vous tous, militants, sympathisants, volontaires qui croyez au travail, à l’éducation des enfants, à l’autorité de l’Etat : toutes ces valeurs sans lesquelles la République s’effrite.

Vous qui vous révoltez devant les images de ces casseurs qui se présentent comme des supporters du PSG, qui ne vous résignez pas à voir la ville de Marseille vivre au rythme des règlements de compte.

Vous qui savez que la France n’est pas devenue l’une des grandes puissances du monde par hasard.

Il a fallu pour cela des siècles d’acharnement au travail. Il a fallu l’héroïsme de celles et ceux qui ont donné leur vie pour nous donner le privilège de dire cette simple phrase : «je suis français».

Français et citoyen d’un pays libre qui a bâti des cathédrales, qui a porté sur les barricades du monde l’étendard des droits de l’homme, qui a brillé et qui continue de briller dans les arts, les sciences et les technologies, qui oppose aux tyrans sa force morale et militaire.

Comme vous, mes amis, je me sens l’héritier d’une magnifique Histoire que nous n’avons pas le droit de brader par lâcheté ou confort personnel.

Notre génération à elle aussi sa part d’effort à accomplir et de conquêtes à entreprendre. Et pour cela elle doit avoir le courage de répondre à la question qui dicte tout le reste : où va notre patrie et où en sera-t-elle dans dix ans?

Sera-t-elle encore cette puissance indépendante qui a si souvent étonnée le monde, ou sera-t-elle une province, définitivement déclassée par la Chine, l’Inde ou le Brésil?

Sera-t-elle encore une terre de production, d’industrie, d’innovation, ou sera-t-elle vidée de ses jeunes qualifiés, de ses chercheurs, de ses entrepreneurs à qui l’on promet des impôts à 75%?

Sera-t-elle rongée de l’intérieur par le chômage, la violence, minée par le défaitisme et le populisme, ou sera-t-elle au contraire unie et conquérante?

On me dit parfois : «François, tu dramatises et tu effraies les électeurs».

Je ne dramatise pas.

Et avant d’être des électeurs, vous êtes d’abord des citoyens à qui l’on doit la vérité car c’est elle - la vérité – qui permet d’affronter les réalités.

On peut toujours se trouver mille excuses pour ne pas regarder cette vérité en face, mais elle est là : nous sommes en train de décrocher.

Depuis trente ans, année après année, nos déficits s’accumulent, nos exportations se tarissent, le chômage s’enkyste, et pourtant année après année, nous avons dépensé plus et travailler moins.

Avec Nicolas Sarkozy, nous avons tenté de réveiller la France, de faire sauter ses blocages, de restaurer sa compétitivité…

J’assume ce quinquennat qui ne manqua pas d’audace et je ne me défausse pas de mes responsabilités.

Mais nous avons été balayés par la crise et par les mensonges de la gauche.

Inutile de ressasser le passé ni d’ailleurs de célébrer aveuglément notre bilan qui à l’évidence fut incomplet.

Maintenant, de deux choses l’une : soit on se laisse couler, soit nous nous dressons ensemble pour écarter la gauche, rassembler la France et lui rendre un avenir.

Moi, j’ai décidé de me battre pour notre pays comme on se bat pour sa propre famille.

J’irai au bout de mes convictions. Pas par orgueil, pas par esprit de revanche, mais parce que je veux être l’acteur d’une remobilisation nationale qui est nécessaire et possible.

Voilà maintenant une année que François Hollande est le chef de l’Etat.

En 6 mois toutes ses hypothèses se sont effondrées comme un château de cartes. Notre pays s’est enfoncé dans les marais de la récession.

A qui la faute?

Pas à la droite qui avait laissé en mai 2012 notre économie en légère croissance.

Pas à la crise mondiale ou européenne, du moins pas seulement.

Contrairement à 2009, qui avait vu l'activité chuter de 4,5 %, la croissance mondiale atteindra 3,5 % en 2013.

Les États-Unis affichent une croissance de 2,5 %.

Le Japon, 3,5 %.

L’Allemagne et le Royaume Uni sont autour de 0,5%.

Bref, parmi les grandes puissances, seule la France est en récession!

Chez nous, tous les feux sont au rouge: l’investissement recule, les exportations reculent, la consommation recule, le pouvoir d’achat recule, seuls les déficits et le chômage avancent !

Notre déficit devait, parait-il, être limité à 3 % du PIB. Il dépassera 4 % !

La dette, c’est déjà 100 Md€ de plus depuis l’arrivée de la gauche.

Elle devait plafonner à 90 % du PIB… elle atteindra 96 % à fin 2014, ce qui nous place à la merci des marchés qui sont d’autant plus puissants que nous sommes laxistes.

Le chômage? Il bat malheureusement tous ses records et il gangrène les quartiers, les territoires, les familles.

François Hollande promet fébrilement de stabiliser sa courbe à la fin de l’année, mais nous savons parfaitement que son pari repose sur l’utilisation massive des emplois aidés qui ne sont que des pansements sur un corps malade.

Et c’est précisément maintenant, en pleine guerre contre le chômage, que le gouvernement a l’idée de démanteler le régime des auto-entrepreneurs.

Ce régime fiscal simple et motivant a entraîné plus d’un million de français à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

C’était trop beau pour être socialiste !

Après avoir pourchassé les pigeons voici qu’on chasse les poussins.

Pigeons et poussins n’ont qu’un tort : celui de croire encore et malgré tout à l’esprit d’entreprise qui est au cœur de la croissance.

Et au cœur de la croissance, il y a aussi la valeur du travail.

Souvenez-vous : en 2012, la gauche justifiait la fin des heures supplémentaires défiscalisées au motif qu’elles freinaient les embauches.

Moins d’heures supplémentaires c’est moins de chômeurs, nous disait-on !

La gauche a supprimé ce dispositif. 9 millions de Français ont perdu en moyenne 450 euros par an… et pas un emploi de plus n’a été créé.

Moins de travail, moins de pouvoir d’achat et toujours plus de chômeurs. Triste résultat !

Non, monsieur le Président, la récession française ne trouve sa cause ni dans la mondialisation, ni dans la zone euro, et Angela Merkel n’y est pour rien.

La récession française est la conséquence directe de votre politique et de votre choc fiscal.

Vous avez noyé les moteurs de l’investissement et de la consommation sous le flot des impôts.

J’ai dû moi-même augmenter les prélèvements obligatoires pour réduire la facture des déficits... mais trop c’est trop !

2012-2013 : ce sont 50 milliards d’euros d’impôts !

Et ils ne ciblent pas seulement les grandes fortunes.

Les «riches», c’est vous tous : votre ménage dépasse 5000 euros, vous avez un appartement à louer, vous disposer de quelques actions à la banque… cela suffit pour vous faire passer de Job à Crésus.

En réalité, les socialistes ont préféré demander aux ménages et aux entreprises de payer la note des déficits plutôt que d’exiger de l’Etat qu’il se serre la ceinture.

On réembauche 60.000 enseignants, on renonce au principe de ne recruter qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on retarde la réforme des administrations, on supprime pour la fonction publique le jour de carence en cas d’arrêt maladie contrairement aux salariés du privé…

Bref, les socialistes ont choisi l’Etat plutôt que l’économie, les impôts plutôt que la réduction des dépenses publiques, et ce qui devait arriver arriva : l’activité s’est bloquée.

Nous sommes en récession et je ne voir rien qui puisse nous en tirer rapidement.

La boite à outil de François Hollande, c’est du bricolage !

Son crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi n’est qu’une pale version de la baisse des charges que nous avions initié.

Les rares entreprises qui pourront en bénéficier n’obtiendrons en réalité qu’une moindre augmentation de leurs charges fiscales et sociales qui ont explosé depuis l’élection de François Hollande.

Oui il faut baisser massivement le coût du travail en France qui est supérieur de 10% à celui de l’Allemagne et de près de 20% à la moyenne européenne.

Le gouvernement a, lui, choisi de l’augmenter.

L’accord sur la flexibilité de l’emploi conçu et signé par le patronat et certains syndicats est intéressant, mais il ne sera applicable que pour les entreprises qui sont à la limite de la fermeture.

C’est toute la France qui est proche du dépôt de bilan, et je recommande au gouvernement d’avoir la lucidité d’étendre cet accord à tout le pays qui a besoin de sortir des 35 heures.

Décentralisons le dialogue social, et donnons aux entreprises et aux salariés le pouvoir de négocier le temps de travail et de s’adapter aux nécessités de l’économie.

Voilà le choc salutaire dont nous aurions besoin.

Dans la boite à outils, il y a, parait-il, la réforme de la formation professionnelle.

Oui, le système actuel est verrouillé, poussiéreux et insuffisamment concentré sur les demandeurs d’emploi.

Mais le gouvernement aura-t-il le courage de braver les syndicats et les régions socialistes qui gèrent ce système ? Et quand cela se fera-t-il ? Au mieux dans un an ?

Moi je suggère une réforme radicale : L’obligation pour tous les demandeurs d’emploi d’accepter une formation professionnelle et le premier emploi qui leur sera offert s’il correspond à cette formation.

La solidarité n’est pas à sens unique.

La France ne peut être solidaire que de ceux qui acceptent de travailler et de faire des efforts pour relever leur pays.

Parmi les outils, il y a aussi ces contrats d’avenir et ces contrats de génération qui sont supposés booster l’emploi des jeunes.

Ces énièmes contrats ne provoquent aucun engouement.

Pourquoi ?

Parce que la formation n’est pas là, parce que la réglementation du travail est dissuasive, et parce que l’activité est au point mort.

Et pourtant, il y a des entreprises qui recrutent et qui cherchent preneurs.

Savez-vous, que près de 7000 postes sont disponibles dans nos entreprises de travaux agricoles et forestiers ?

Savez-vous que dans le monde de l’artisanat, de la restauration, des aides à domicile on se bat pour embaucher !

Plutôt que d’entraîner la jeunesse sur des contrats ruineux pour les finances publiques, précaires et superficiels dans des structures publiques, il faut mettre le paquet sur l’orientation et conduire les jeunes vers les filières d’avenir.

La France n’a pas besoin d’un bricoleur avec sa caisse à outils, elle a besoin d’un chef d’Etat lucide, courageux, expérimenté et rassembleur.

J’accuse François Hollande de ne pas voir que le combat contre la crise exigeait et exige l’unité nationale.

Le «mariage pour tous» a déchiré la société française.

François Hollande porte une lourde responsabilité.

Il a choisi d’ignorer les appels de cette France attachée à la tradition du mariage et à la filiation, et disons-le, attachée à une certaine idée de la famille.

Cette idée, le gouvernement l’a méprisé, et il la maltraite à nouveau avec le rabotage du quotient familial qui n’est qu’un impôt de plus pour financer l’impuissance publique.

Le mariage pour les couples homosexuels, le quotient familial, les emplois à domicile, c’est toute la politique familiale qui est attaquée par le gouvernement.

La famille, c’est une valeur, c’est une politique pour la natalité et pour favoriser le travail des mères. Ca n’est pas une variable d’ajustement budgétaire comme les autres !

Il en est de même pour ce qui est de la citoyenneté française qui n’est pas une valeur de circonstance.

Pourquoi et à quelle fin, le Président de la République remet-il sur la place publique la question du droit de vote des étrangers aux élections locales ?

Il sait que cette mesure divise profondément les Français, il sait même qu’elle ne pourra pas être adoptée car la gauche ne dispose pas de la majorité requise pour modifier notre constitution.

Alors pourquoi le fait-il ?

Par conviction ?

Peut-être ! Et si c’est le cas j’oppose ma propre conviction.

En France, le sentiment d’appartenir à la même nation est trop souvent oublié et parfois même méprisé.

La faute est partagée.

Partagée par ceux des Français qui n’ont que faire de leur pays au lieu de le respecter comme tout citoyen loyal.

Mais elle est aussi le fait d’une immigration qui a été trop longtemps incontrôlée et qui n’a pas toujours su ou voulu s’approprier l’identité de la France.

Du coup, trop de nos concitoyens ont le sentiment de ne plus se sentir chez eux et bien des étrangers ne se sentent pas Français.

Il faut être clair !

L’immigration doit être réduite à son strict minimum en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économiques.

Les aides sociales doivent être réservées aux migrants légaux présents depuis plusieurs années sur notre territoire.

Le parlement doit pouvoir décider du nombre d’étrangers que nous souhaitons accueillir, des compétences dont nous avons besoin et des régions du monde vers lesquelles nous voulons nous tourner, et cela chaque année, à l’issue d’un débat public où chacun devra prendre ses responsabilités.

Et puisqu’il faut être doublement clair: pour voter, il faut être Français car la République ne se découpe pas en tranches.

Je m’oppose à la société communautarisée, ghettoïsée, où chacun est invité à se replier sur lui-même sans jamais être invité à assumer un destin commun.

Je récuse cette société liquide où tout se vaut, où tout est relatif; et je lui oppose une société solide où les droits et les devoirs marchent d’un même pas, où le sens de l’intérêt général est supérieur au culte de l’individu.

Mais soyons lucides, François Hollande ne cherche pas un débat de fond qu’il sait perdu d’avance.

Il cherche à rassurer sa gauche, il cherche à électriser le climat politique, à diviser la Nation, à favoriser les extrêmes et à nous détourner de son échec économique.

Cette façon de présider la Nation n’est pas à la hauteur des défis qu’elle doit relever.

Au cœur de ces défis, il y a un ressort qui a poussé la France durant des siècles et qui s’est brisé, une sorte de force en nous et en l’avenir qui s’est perdu : je veux parler de la foi dans le Progrès.

Chaque soir, nous nous demandons de quoi sera fait demain. Et chaque matin, sur les continents indien et asiatique, des centaines de millions d’hommes et de femmes se lèvent en se disant que le progrès est à portée de leurs mains.

En France, nous ne savons même plus ce que ce terme signifie. Pire que cela, l’idée même du progrès nous angoisse !

Je veux que nous retrouvions le goût de croire au progrès et de nous battre pour lui.

Naturellement le Progrès n’est pas une mathématique linéaire, et il fut même, par le passé, sanctionné par des régressions violentes…

Mais le goût du Progrès est un état d’esprit, c’est une dynamique de vie qui nous pousse en avant et nous conduit à inventer, à risquer, à oser.

Il est faux de penser que le passé était meilleur que le présent et plus confortable que ce qui sera demain.

Cette nostalgie française est trompeuse.

Nos grands-parents travaillaient 12 heures par jour; tous les dix ans ils étaient arrachés de leur famille pour aller à la guerre; l’espérance de vie ne dépassait pas 60 ans…

Et pourtant ces hommes et ces femmes regardaient l’avenir avec confiance.

Ils traçaient des routes, bâtissaient des barrages et des canaux pour maitriser la nature, ils découvraient dans le savoir des livres et l’instruction des Ecoles le pouvoir de la liberté, ils s’enthousiasmaient de voir la science et les technologies bouleverser leur existence.

Leur vie était dure, mais leur ardeur et leurs rêves d’amélioration les motivaient.

Aujourd’hui, tout ce qui touche au progrès, est suspect. Tout rapport avec le futur est présumé hérétique.

Nous sommes blasés et tétanisés.

Il est mortifère de trembler de tout, de penser que tout est fichu, que tout a été essayé, et au demeurant cela est viscéralement contraire à l’esprit Français qui, tout au long de l’Histoire, s’est révélé exceptionnellement créatif et téméraire.

Nous avons appris à avoir peur de tout, du nucléaire, des OGM, du gaz de schiste, des nano technologies, de la mondialisation, des mutations économiques, des innovations scientifiques, de l’étranger qui tape à notre porte, du voisin de palier lui-même…

Au premier souci, on est conduit vers une cellule psychologique.

Au premier accident, on fait une loi et un règlement.

Nous sommes tombés dans le chaudron de la précaution.

Ca n’est pas avec ce fardeau là que nous affronterons ce siècle ! Comment pourrions-nous relancer la croissance, l’économie, conquérir des marchés nouveaux, si on se satisfait de cette petite soupe de narcissisme et de paranoïa qu’on nous sert tous les jours.

Je veux réconcilier notre pays avec cette idée de progrès, et lui dire que le redressement est possible.

Pour s’en convaincre, retrouvons la mémoire de l’Histoire.

En 1889, la France est au bord du gouffre.

La crise immobilière, bancaire, puis économique tétanise l’activité et nos industries voient passer sous leurs yeux les révolutions industrielles : l’anglaise avec la machine à vapeur, l’allemande avec la mécanisation, l’américaine avec l’électricité.

Dans nos rues, les ligues factieuses défilent et on ne parle que du scandale de Panama.

Les journaux titrent «la Grande Dépression».

Mais le culte de l’innovation est tel qu’il portera la France à l’apogée de sa prospérité en 1900.

Photographie, électricité, téléphone, métallurgie fine, automobile, aéronautique, notre pays réagit.

En onze ans, la France passe de la «Grande dépression» à la Belle Epoque.

Cette tranche d’histoire est la preuve qu’un retard qui parait insurmontable peut être rattrapé en quelques années par la puissance du travail, la stimulation de l’investissement et la fougue de la créativité.

Rappelons-nous aussi la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque confrontée au déficit extérieur et budgétaire, la France se demandait comment «boucler ses fins de mois».

Dès la première semaine de son mandat, le Général de Gaulle prend parti pour une «remise en ordre» sans laquelle, ce sont ses mots, «nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité».

Le reste de l’histoire est connue: réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, expansion sans précédent, âge d’or de l’industrie française.

Plus récemment et à côté de nous, regardons l’Allemagne.

Au début des années 2000, l’Allemagne est paralysée par ses conservatismes et étouffée par le coût exorbitant de sa réunification.

Ses déficits dérivent, sa balance commerciale est déficitaire, dans les länder de l’Est le taux de chômage atteint 20%.

Bref, l’Allemagne est alors la nation malade de l’Europe.

Le Chancelier Gerhard Schröder engage alors un programme de réformes visant à restaurer la compétitivité de l’économie grâce à une libéralisation du marché du travail et une refonte de son modèle social.

10 ans plus tard, l’Allemagne est la nation forte de l’Europe.

L’exemple allemand est une chose, mais je pourrais citer celui du Canada, de la Suède, de la Corée du Sud… De tous ces pays qui ont décidés, de façon ordonnée et courageuse, de se moderniser et qui ont atteint leurs objectifs.

Le progrès français est parfaitement possible et nous en avons les atouts.

Nous avons l’atout du nombre et de la jeunesse de la population. Nous sommes le pays d’Europe dont la démographie est la plus soutenue.

Nous avons l’atout de la productivité des salariés. Malgré les 35 heures, nous sommes l’une des nations dont les travailleurs sont les plus performants.

Nous avons l’atout de l’éducation, de la formation et de la recherche, et là encore, malgré nos lacunes, nous tenons les premiers rangs, et les Nobels français excellent dans les mathématiques, la médecine, la physique.

Nous avons l’atout des leaders économiques qui exportent et fédèrent autour d’eux les filières des PME. Là aussi nous tenons le coup : il y a Airbus qui double Boeing, EDF, GDF-Suez qui figurent parmi les premiers producteurs d’électricité au monde, Areva qui conquiert l’Inde après la Chine, AXA qui assure le monde, Orange qui est un des principaux acteurs mondiaux de la téléphonie mobile et de l’Internet, Michelin, LVMH, Kering, Total, Carrefour, Danone, Lafarge, Vinci, tous numéro 1 mondiaux dans leur domaine…

Nous avons l’atout de l’attractivité du territoire, et là notre pays répond présent grâce à la qualité de ses infrastructures : 20.000 entreprises étrangères sont établies en France et totalisent 20% de nos emplois.

Nous avons l’atout de la solidarité et la santé car il n’y a pas d’efficacité économique de long terme qui soit fondée sur la précarité sociale. Notre système social, notre médecine et nos hôpitaux sont enviés de par le monde.

Nous avons encore les atouts qui assurent la souveraineté nationale : l’agriculture qui assure notre indépendance alimentaire, l’énergie nucléaire qui garantit notre indépendance énergétique, nos forces armées qui sont considérées parmi les plus performantes du monde, notre culture et la beauté de la France qui font de notre pays le foyer de toutes les admirations.

Je me souviens d’une conférence à l’université de Moscou où sur lèvres des étudiants le mot «France» rimait avec les mots «brillance», «espérance », «chance».

Oui nous avons des atouts et c’est en s’appuyant sur eux que nous devons être une place forte de l’innovation, de l’investissement, de l’entrepreneuriat.

Comme nous l’avions initié avec Nicolas Sarkozy, il faut mettre le paquet sur les investissements d’avenir en concentrant les efforts de la nation sur les secteurs stratégiques et les créneaux technologiques qui feront les ruptures de demain : les transports du futur, les biotechnologie, la robotique, la gestion intelligente de l’énergie, les économies d’énergie, les réseaux d’information à très haut débit…

Je n’entre pas dans les détails, si ce n’est pour dire que cette stratégie d’innovation doit être ciblée sur les segments à haute valeur ajoutée qui nous distingueront des pays concurrents.

Elle doit être articulée au niveau européen afin de démultiplier notre puissance scientifique. Elle doit être épaulée par nos universités qui doivent être plus autonomes et davantage liées au monde économique.

Elle doit être animée par une volonté commune: «inventons et produisons Français et européen», car ce sera bien plus efficace et bien moins dangereux que de rétablir nos frontières.

Qui dit innovation dit aussi prise de risque.

Le principe de précaution ne doit pas tout étouffer.

Un exemple : beaucoup d’experts estime que le gaz de schiste peut être la ressource du futur. Les Etats-Unis n’hésitent pas à l’exploiter, et une partie de la croissance américaine est liée à cette nouvelle politique énergétique.

La France, elle s’est interdite toute recherche dans ce domaine.

Oui, nous pourrions être totalement indépendant sur le plan énergétique, avec le nucléaire et le gaz de schiste mais nous avons choisi de fermer Fessenheim et d’interdire la recherche de technologies respectueuses de l’environnement pour extraire le gaz de notre sous sol !

Qui peut le croire ?

Qui peut reconnaître dans ce refus de tout progrès le pays des lumières, l’inventeur de l’automobile, de la photographie, du cinéma, des vaccins, du béton, du micro ordinateur, de la carte à puce, le pionnier de l’aviation, des trains à grande vitesse ?

Quel gâchis !

Le monde nous défie et nous lui opposons l’obscurantisme, la jalousie, la peur du progrès, la haine de la réussite, l’égalitarisme aveugle qui conduit à l’exil des talents et la montée de la pauvreté.

Ce goût du progrès suppose un nouvel état d’esprit, et il y a des conditions à remplir pour cela.

Première condition: c’est le rassemblement des Français autour d’un projet réformateur.

Ca n’est pas avec le «peuple de gauche» contre le «peuple de droite» que nous affronterons le XXIème siècle.

Il faut un programme cohérent et réaliste, qui transcende les lignes partisanes.

Certains pensent que l’on regagnera la France et qu’on la sortira de l’ornière en prenant tous les virages à droite… Au parti socialiste, ils disent au contraire qu’il faut mettre la barre à gauche.

Le progrès ne grandira pas à l’ombre des caricatures politiques.

Moi, je ne découpe pas la France en tranches, je la prends comme un bloc !

La seconde condition, c’est la réaffirmation de l’intérêt général, et là nous sommes au cœur de notre Force Républicaine.

L’intérêt général, ça n’est pas la somme de toutes les requêtes ! C’est un axe autour duquel nous devons tous faire l’effort de nous adapter et de nous fédérer.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français ne doivent pas être encouragés à dire «et moi et moi et moi», mais entrainés à dire «et nous» !

Sans cette rupture culturelle, le Progrès français sera toujours privé de l’essentiel: je veux parler de cette vertu qu’ont les citoyens de donner à leur pays autant qu’ils reçoivent de lui.

La troisième condition, c’est la liberté, dont le corolaire est la responsabilité.

Nous sommes l’un des pays au monde qui compte le plus de réglementations.

Chez nous, tout est encadré, calibré, surveillé : de l’extension de votre terrasse aux conditions d’embauche d’un jeune, de l’organisation des taxis à la gestion du personnel d’une PME.

Cela, c’est la marque d’une société qui se défie de tout, et surtout d’elle-même !

Comment voulez-vous que le Progrès surgisse au milieu de tant de défiance.

La France a besoin d’oxygène et les Français doivent être placés en situation de bâtir leur destin personnel.

Pour cela réformons l’Etat et invitons la société à s’investir ; allégeons le code du travail qui étouffe l’emploi; ouvrons les champs du dialogue social de terrain; renforçons l’autonomie de nos universités; célébrons le mérite de ceux qui se retroussent les manches et qui prennent des risques; clarifions la décentralisation et construisons un nouveau contrat entre l’Etat et les libertés locales; faisons confiance aux familles car c’est d’abord à elles d’éduquer leurs enfants et sanctionnons – comme Eric l’avait proposé – celles qui sont passives devant l’absentéisme scolaire et la délinquance de leurs propres enfants.

La sécurité est aussi une condition du Progrès car comment regarder sereinement l’avenir quand dans votre rue vous êtes contraints de baisser les yeux pour ne pas «froisser» le petit caïd du coin.

Les coups de menton du ministre de l’intérieur n’y font rien : la délinquance a repris sa terrible ascension encouragée par le laxisme coupable de sa collègue de la justice.

Tous les indicateurs sont dans le rouge, à tel point que monsieur Vals n’hésite plus à casser le thermomètre des statistiques pour dissimuler son échec.

Mes chers amis,

Le progrès Français est notre avenir.

Il réclamera naturellement du courage, des efforts, des remises en cause… mais les objectifs sont atteignables et raisonnables.

Pour réduire les dépenses publiques, il faut ramener le nombre des fonctionnaires à son niveau des années 80. Que je sache, la France n’était pas à l’époque sous-administrée.

Pour sécuriser nos retraites, il faut progressivement passer aux 65 ans.

C’était la situation qui prévalait avant 1981. Nos parents et grands-parents assumaient de travailler jusqu’à cet âge alors même que l’espérance de vie était de 15 ans inférieure à la nôtre.

Pour produire plus, il faut sortir du schéma rigide des 35 heures. Est-il vraiment inacceptable et insupportable de faire ce que nous faisions tous avant 1998 ?

En vous parlant du Progrès, je pensais à mon fils qui a onze ans et à tous les jeunes militants réunis ici ce soir.

Avoir 20 ans, c’est s’interroger sur le sens que l’on veut donner à la vie, c’est voir le risque comme une opportunité de se dépasser, c’est voir l’avenir comme une aventure et non comme un terrain balisé.

Ce que je crois et vous dis sans démagogie, c’est que le bonheur est une conquête.

N’ayez pas peur.

Oui les temps sont durs, et on peut ne pas aimer ce monde-là, on peut s’en inquiéter, mais c’est le nôtre et il faut s’y battre avec nos atouts, avec nos valeurs, et surtout avec la lucidité de ceux qui savent que le progrès est une quête permanente.

Maintenant, nous allons nous mettre au travail.

Notre devoir est de nous préparer et de préparer la France à se relever.

D’abord, il faut restaurer notre crédibilité politique en bâtissant un programme alternatif sérieux et réaliste.

Nous ne regagnerons pas le cœur des Français avec des postures et des promesses.

A ceux qui me disent qu’il faut adoucir notre discours et promettre aux français quelques sucreries, je réponds que nous ne gagnerons rien à copier la gauche.

A ceux qui m’interrogent sur nos relations avec l’extrême droite, je réponds “soyons forts et soyons nous-même, car c’est ainsi, et seulement ainsi, que nous retrouverons la confiance des citoyens”.

Ensuite, il faut rassembler notre famille politique qui a été mise à mal par l’élection tronquée de novembre dernier.

J’aurai pu rompre, mais j’ai choisi de privilégier l’unité car ma personne à moins d’importance que vous tous.

Je me suis battu pour l’honneur de notre parti et pour le remettre sur des rails démocratiques solides. Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes, mais l’objectif est atteint.

L’UMP sera dotée des statuts démocratiques exemplaires.

Les élections internes seront contrôlées par une autorité indépendante et l’instauration de primaire pour désigner notre candidat à l’élection présidentielle est actée.

Je joue franc jeu : je serai au rendez-vous de cette primaire de 2016.

En attendant, comptez- moi sur moi pour ne rien laisser passer à ce gouvernement, car si la gauche détient tous les pouvoirs, elle n’a pas celui de nous faire taire.

Les élections locales seront notre premier test. Je m’engagerai partout et à fond.

Après, nous aurons trois années pour réussir l’alternance.

Moi je me lance pour la France et j’ai besoin de vous pour ouvrir le chemin.

Etes-vous prêts à traverser les doutes, les attaques, les vents contraires ?

Etes-vous prêts à la bataille ?

Etes-vous prêts à cette aventure ?

Si vous l’êtes, alors nous irons au-devant de toutes les forces françaises, et nous les réveillerons, nous les entrainerons, et vous verrez qu’elles nous porteront au-delà de nos propres espérances.

Vive la France et vive la République.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 18:47

« Mais que fait Mme RABIN ? »

Un an après son élection à la fonction de députée du Pays de Retz, les électeurs de notre territoire ont le droit de connaitre le bilan de la première année de mandat de Mme Monique RABIN.

Le bilan de Mme RABIN c’est une passivité manifeste à l’Assemblée Nationale :

Seulement 19 semaines de présence à l’Assemblée (moyenne de ses collègues : 27) la plaçant à la 495ème place sur 577 députés.

Seulement 10 interventions en commission (moyenne de ses collègues : 42) la plaçant à la 406ème place sur 577.

Seulement 28 interventions en hémicycle (moyenne de ses collègues : 85) la plaçant à la 275ème place sur 577.

Le bilan de Mme RABIN c’est aussi peu d’implications locales. Que fait Mme RABIN pour faire avancer le nouveau franchissement de l’estuaire de la Loire ? Que fait Mme RABIN pour aider le Pays de Retz à se désenclaver ? Que fait Mme RABIN pour soutenir les entreprises en difficultés ?

La réalité du Pays de Retz c’est 18 entreprises défaillantes depuis janvier 2013. A quoi sert son carnet d’adresse ?

Le quotidien des habitants de notre circonscription c’est 8,8% de demandeurs d’emploi supplémentaires depuis 1 an, et encore davantage pour les jeunes.

Par sa fonction, Mme RABIN cautionne parallèlement une politique nationale qui étrangle les classes moyennes et délaisse les sujets essentiels :

Suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires (450 euros de moins en moyenne par personne)
Hausse des impôts pour 16 millions de ménages
Taxation de l’épargne salariale

Quand est-ce que Monique RABIN va s’occuper des véritables préoccupations des habitants du Pays de Retz que sont l’emploi, la sécurité, l’agriculture et l’avenir des jeunes ?

Sa promesse de campagne : « Pour vous être utile » est manifestement bien loin de ses préoccupations … Les promesses c’est bien, les actes c’est mieux !

Le comité UMP de la 9ème circonscription

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 08:07

communiqué de la Fédération

François PINTE, Président et Gatien MEUNIER, Secrétaire Départemental de l’UMP de Loire Atlantique condamnent fermement les actes intolérables de vandalisme commis dans la nuit de vendredi à samedi à la Cathédrale de Nantes et au collège-lycée Françoise d’Ambroise-Chavagnes.

Devant la recrudescence des actes de violence et de vandalisme commis dans Nantes, y compris sur ses propres bâtiments encore tout récemment, l’UMP 44 demande au Préfet un renfort de moyens et de surveillance dans le centre ville.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 08:36

Alors que la crise s’amplifie, que le chômage explose, que la dette n’en finit plus d’augmenter, l’État et les collectivités locales ont une double responsabilité à assumer avec détermination.

Tout d’abord, assurer la limitation des dépenses publiques. Le seul moyen de relancer la machine économique, de redonner de la compétitivité à nos entreprises, de relancer les créations nettes d’emplois, de rendre du pouvoir d’achat à nos concitoyens, est de diminuer fortement la dépense publique et donc de faire des choix

Ensuite, l’État et les collectivités doivent miser, sans hésitation, sur l’éducation de notre jeunesse. Car la jeunesse de France est l’avenir de notre Pays.

De ce point de vue, la réforme des rythmes scolaires constitue un enjeu. Cette réforme nécessaire sur le fond mais contestée sur la forme, ne doit pas faire oublier que l’enjeu dépasse largement la question des simples horaires de classes dans la journée. Le vrai sujet, c’est le projet éducatif qui sera proposé à nos élèves.

Le défi à relever est de faire en sorte que cette réforme soit bénéfique pour tous les élèves, du plus doué au plus en difficulté. Pour favoriser l’équité entre les élèves, le Conseil général doit s’impliquer aux côtés des communes pour financer ce surcoût important.

De plus, nous entendons trop peu la notion de projet éducatif dans les collectivités qui ont fait le choix d’une application dès 2013 de la réforme. Le temps libéré chaque jour ne doit pas être un temps de garde sans activité, sans projet. Là encore, le Conseil général doit accompagner les communes dans la définition et l’organisation des Temps d’Activités Périscolaires.

Par ailleurs, le Conseil général est en charge des collèges et des collégiens. Là encore, de vrais défis sont à relever.

Des dizaines de milliers de jeunes sortent chaque année sans aucune qualification, ni diplôme. Cela n’est pas acceptable. Le devoir des collectivités est de renforcer les liens avec l’entreprise, de valoriser les filières professionnalisantes.

C’est tout le sens de la proposition du Groupe Démocratie 44 consistant à conditionner les aides, aux entreprises qui accueillent des élèves de Loire Atlantique en stage, en apprentissage, en alternance… dans leurs structures.

Notre modèle éducatif dispose de marges de progrès importantes. Les élus Démocratie 44 tiennent à rendre hommage à tous les acteurs de l’éducation qui se battent chaque jour pour que nos enfants apprennent, progressent. Les élus Démocratie 44 n’oublient pas que les premiers responsables de l’éducation des enfants sont les parents.

Mais les collectivités ont aussi un rôle d’accompagnement, de soutien à jouer auprès des parents n’ayant pas toutes les clefs pour venir en aide à leurs enfants.

L’éducation de nos jeunes doit être une grande cause nationale.

En Loire Atlantique aussi, des progrès sont à réaliser. Il ne suffit pas, même si cela est indispensable, de construire de nouveaux établissements ou de rénover les anciens collèges. Les activités extrascolaires, le projet éducatif, l’accompagnement des parents, les relations école / entreprises doivent être l’objet de toutes les attentions de la collectivité.

L’éducation doit être au cœur de nos politiques publiques.

Par André TRILLARD Publié dans : Tribune

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:49

Julien Bainvel et les élus du groupe Ensemble pour Nantes interpellent le Maire de Nantes à propos de sa mauvaise gestion des déplacements dans la ville.

En raison de la concomitance des travaux dans le centre-ville et sur les axes de déplacements, et d’un plan de mobilité complexe et pas toujours actualisé, la circulation est un véritable calvaire (la passation d’un marché d'ordonnancement et de coordination des chantiers du centre-ville, lancée par Nantes Métropole ne semble pas avoir porté ses fruits).

A chaque session de travaux sur un axe routier important de la ville, c’est la même chose. On ne sait plus comment circuler dans Nantes, faute d’information et aucun itinéraire bis n’est mis en place.

Après l’épisode désastreux des travaux à la Beaujoire ayant fortement pénalisé la Foire Internationale, depuis hier, c’est au tour du Sud Loire d’être perturbé par les travaux du chronobus.

Deux chantiers simultanés bloquent pour plusieurs semaines les boulevards de la Prairie au Duc et Victor Hugo, deux des principales portes d’entrée de la ville par le Sud. La circulation sur l’île de Nantes est donc devenue impossible faute de plan de circulation adapté et d’itinéraire bis mis en place.

Pourquoi ne pas mettre les moyens importants de communication dont dispose la ville pour informer correctement les habitants amenés à emprunter cet axe ?

Pourquoi ne pas prévoir plusieurs itinéraires bis, mis en place bien en amont afin de répartir le trafic sur plusieurs axes routiers ?

Pourquoi n’informer les automobilistes qu’au dernier moment, arrivés à la route barrée ?

Résultat, des bouchons abracadabrantesques. A Nantes, on gère les déplacements de la 6ème ville de France comme ceux d’une petite ville et on ne tire aucune leçon des précédents travaux.

Commentaire de la métropole : « nous n’avons pas été bons ». Merci, on le savait, c’est justement ça le problème.

Les élus de l’opposition municipale prennent donc acte de la volonté politique clairement affichée de remise en cause de l’accessibilité et de la fluidité de la métropole, de faire de la congestion le seul outil de gestion du trafic et du mépris affiché à l’égard des habitants circulant dans la ville.

Les élus du groupe Ensemble pour Nantes dénoncent cette absence de logique dans la politique transport de la ville, où les habitants ont le choix entre la congestion automobile, les transports en commun toujours plus chers et coincés dans les bouchons et le vélo sans pistes cyclables sécurisées.

Les élus d’opposition demandent une vision d’ensemble et une action concertée, car comme le soulignait le document de travail « Ma ville demain, Nantes 2030 », « les déplacements à l’intérieur de l’agglomération remettent en cause l’accessibilité et la fluidité de la métropole, et peuvent devenir à moyen terme un inconvénient fort »

Par Julien BAINVEL Publié dans : Ouvrez la à Nantes !

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:27

André Trillard interroge le Ministre de l’Éducation Nationale sur les possibilités qui s’offrent aux communes qui doivent mettre en œuvre, au niveau de leur école publique, la réforme des rythmes scolaires et qui disposent sur leur territoire d’une école privée sous contrat d’association avec l’État, également désireuse de mettre en place cette réforme. Il souhaiterait savoir si, dans ces conditions, la commune a la possibilité, dans le cadre des Temps d’Activités Périscolaires, de mettre en place des activités indifféremment pour les enfants du public et du privé. Est-il possible de mutualiser les activités proposées aux élèves des deux établissements, l’un public et l’autre sous contrat d’association avec l’État ? Dans cette hypothèse, des agents communaux pourront-ils intervenir dans des bâtiments privés auprès des enfants, par le biais d’une convention de mise à disposition d’un service à titre non onéreux ? Ou, à défaut, ce Temps d’Activités Périscolaires de l’école privée pourra t-il être financé par la commune, dans le cadre du contrat d’association ou au travers du versement d’une subvention ? Il le remercie bien vouloir répondre à ces interrogations de façon à permettre aux communes concernées de mettre en place, dans le respect de la loi, des solutions conformes aux intérêts des élèves comme à ceux des administrés.

Par André TRILLARD Publié dans : Au Sénat

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:50

L'augmentation continue du chômage est le résultat d'une politique qui a étouffé la productivité française et démobilisé les entrepreneurs et les investisseurs. Les emplois d'avenir et les contrats de génération ne sont que des petites digues face à la vague du chômage et de la récession. Le Président de la République doit ouvrir les yeux et arrêter de se satisfaire de son action et de ses outils de pacotille. La situation est grave et il est temps de lancer une thérapie de choc pour sortir la France de sa déprime.

François FILLON

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 09:23

M. André Trillard attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur les conséquences des retards de versement du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (FISAC).

De très nombreuses collectivités territoriales attendent, depuis de nombreux mois, le déblocage des crédits nécessaires à la réalisation de leurs projets d'aménagement alors même que simultanément des petites entreprises et commerces souffrent dans un contexte aggravé par la crise.

Il rappelle que le Fisac a été amputé par la loi de finances pour 2013 de 10 millions d'euros, soit une baisse de près de 25 %, ce qui se traduit par un nombre élevé de dossiers en souffrance, soient 119 en Pays de Loire et 18 en Loire-Atlantique.

Devant les problèmes de financement de ce fonds, le gouvernement a indiqué vouloir procéder à une évaluation complète du FISAC mais cette mission d’inspection amorcée en septembre 2012 n’a donné lieu à ce jour à aucune conclusion.

Il lui demande de bien vouloir lui faire part des intentions du gouvernement pour éviter l’asphyxie de ce fonds, dont les concours sont essentiels à l’entretien du tissu économique local.

Par André TRILLARD Publié dans : Au Sénat

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:49

Johanna ROLLAND candidate : une nouvelle qui n’en est pas une !

Julien Bainvel, Conseiller municipal de Nantes, candidat à la Mairie de Nantes prend acte de la décision de Johanna ROLLAND de se porter candidate à l’investiture du Parti Socialiste pour les prochaines municipales.

Après un suspens insoutenable, l’ancienne Assistante Parlementaire de Jean-Marc AYRAULT décide donc de présenter sa candidature à la mairie de Nantes. Après le retrait de l’actuel Premier ministre, de l’actuel Maire et de Pascal BOLO (dont on aimerait savoir ce qu’il a obtenu en échange de son retrait), l’héritière se lance donc officiellement.

En digne héritière de son mentor, l’actuelle 1ère adjointe, Vice-présidente de Nantes Métropole, Conseillère générale de Loire Atlantique, poursuivra si elle est élue la même politique que depuis 25 ans : augmentation des dépenses publiques, absence de concertation (rythmes scolaires, Chronobus…), difficulté à faire aboutir les grands dossiers (CHU, ilot Tisserand, anciennes Brasseries de la Meuse, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Musée des Beaux Arts…), gestion des déplacements par la congestion automobile, augmentation de l’insécurité…

Face à une candidature unique à Gauche, soutenue par Jean-Marc AYRAULT, Julien BAINVEL rappelle la nécessité de l’unité de sa famille politique et du rassemblement avec les forces du centre et la société civile.

Pour lui, la victoire, sur la base d’un projet porteur de solutions aux problèmes du quotidien et d’une vision d’avenir pour la Ville et la Métropole, est possible.

Aussi, dans l’intérêt de Nantes et des Nantais, il propose à la candidate socialiste de débattre de l’avenir de Nantes, en public et face à la presse. Chacun pourra alors mesurer l’investissement, l’innovation, la modernité, et l’utilité des propositions portées par les uns et les autres

Par Julien BAINVEL Publié dans : Ouvrez la à Nantes !

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 12:46

Débat sur le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale - Intervention de M. André TRILLARD

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers collègues,

Je noterai d’abord que la présence du Premier ministre illustre bien l’importance que revêt ce débat sur le nouveau livre blanc de la Défense et sur la sécurité nationale. Ce livre blanc qui a vocation à incarner le guide suprême des futures orientations stratégique et militaire de notre pays.

Exercice difficile, moins dans sa dimension de réponse aux menaces auxquelles la France doit faire face, que dans la politique et la dynamique à mettre en place pour se conformer à ses recommandations.

Aussi, je tiens à rappeler devant vous que notre commission n’a pas ménagé sa peine afin de pouvoir jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action du gouvernement mais aussi son rôle de force proposition.

Depuis 2012, la commission des affaires étrangères et de la défense a rendu pas moins de 8 rapports d’information permettant de préparer cette révision du Livre blanc. Quatre groupes de travail ont été mis en place, en respectant les équilibres politiques. Ceci mérite d’être salué.

Pour ma part, j’ai travaillé avec mon collègue LORGEOUX, sur les enjeux maritimes de la France. Comme il s’est déjà exprimé, comme plusieurs de nos collègues, je vais tenter d’éviter les redites.

Avant de revenir sur la nouvelle géopolitique des océans qui contraint notre pays à se repositionner sur la scène maritime, je voudrais d’abord formuler quelques remarques d’ordre plus général, mais auxquelles j’attache du prix.

Tout d’abord, Monsieur le Ministre de la Défense, mes chers collègues, vous me permettrez d’évoquer l’agression dont le soldat de première classe du 4e régiment de chasseurs de Gap, Cédric Cordiez, vient d’être la victime. Si nous nous réjouissons de ce que son pronostic vital n’a pas été engagé, nous devons rappeler aussi qu’il y a un peu plus d’un an, c’était le Maréchal des Logis-Chef Imad Ibn ZIATEN qui était assassiné, dans les circonstances que l’on connait.

Aujourd’hui, nous nous insurgeons contre le fait que nos soldats, garant de la sécurité de TOUS les français, sur le sol national et à l’étranger, puissent devenir des cibles.

À travers eux, c’est la République qui est attaquée

Je ne souhaite pas ouvrir de polémiques quant à la typologie des auteurs de ces actes odieux. Toutefois,

- au moment où nous débattons sur ce que sont les enjeux en termes de défense et de sécurité de la France,

- à l’heure où nous participons à la lutte contre le terrorisme à des milliers de kilomètres,

force est de constater qu’il est grand temps d’intensifier cette lutte sur le territoire national.

Selon certains analystes, nous entrons dans une nouvelle ère de terrorisme, qui s’avère très complexe à appréhender, qu’il s’agisse de ces acteurs nouveaux que de leurs motivations et des potentielles filières auxquelles ils pourraient appartenir.

L’hiver dernier, une loi pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme a été adoptée, et nous l’avons votée.

Le ministre de l’Intérieur avait alors déclaré vouloir "poursuivre plus efficacement les personnes ayant participé à des camps l'entraînement terroriste à l'étranger".

Mais qu’en est-il, au moment nous savons que 200 djihadistes français sont partis se battre en Syrie ?

Et ce, alors même que le Président de la République se déclare favorable à la livraison d’armes aux rebelles syriens ? Plus que jamais une extrême vigilance s’impose, en particulier sur ce dossier complexe des trafics d’armes …

C’est notamment pour cela que je souscris sans réserve à cette priorité accordée par le Livre Blanc au Renseignement. Elle vient s’inscrit dans la droite ligne du concept de « Sécurité nationale » introduit dans le Livre blanc de 2008.

Je souhaiterais d’autre part insister sur un problème qui, s’il n’a pas fait l’objet de beaucoup de commentaires, me parait essentiel : il s’agit de l’approche relative aux ressources humaines.

Un nouveau modèle d’armée a été défini, qui prévoit 24 000 suppressions de postes. Si nous avons de bonnes raisons de penser que l’armée de terre sera la principale concernée, nous ne disposons d’aucune précision sur les régiments qui seront touchés … Et à moins d’un an des élections municipales, je doute que nous puissions disposer de détails sur les installations et bases qui devront fermer.

C’est à ce moment que les élus locaux concernés prendront la mesure du concept nouveau développé par le Président de la République, vendredi dernier à l’IHEDN : « le dépenser juste ».

Cependant, et là encore peu de journalistes se sont fait l’écho de cette dimension, la Défense est d’abord et avant tout constituée d’hommes et de femmes dont le professionnalisme et l’engagement doivent être des exemples pour toute la société civile.

Et bien que le Livre blanc fasse beaucoup de référence aux civils, je souhaiterais vivement que nous nous penchions également sur le devenir humain de nos armées.

Depuis 1996, en effet, les armées ont connu de véritables bouleversements qui les ont profondément modifiées et ce, jusque à atteindre leur identité.

A l’époque, nous avions pensé à définir un « modèle armée 2015 » qui devait correspondre à une armée numériquement moindre, mais aux capacités techniques accrues.

Ce modèle « armée 2015 » s’est avéré trop lourd et inadapté, tant du point de vue des réalités géopolitiques que de la capacité de notre pays à incarner la place qui doit être la sienne sur la scène internationale.

Près de 20 ans après la suppression du service militaire, nos armées doivent résoudre un problème identitaire. La création de contrats courts implique un turn-over nouveau, auquel s’ajoute celui issu de la RGPP, qui sous-tend suppression de postes et externalisation de certains services.

Mais si l’Armée peut et doit externaliser certaines fonctions de support, (dans un souci de rationalisation et d’optimisation de gestion), elle doit avant tout poursuivre l’objectif de « recentrer » la politique de ressources humaines du Ministère de la Défense autour du « soldat ».

Simultanément, la France doit faire face à de nouveaux impératifs stratégiques (menaces nouvelles, engagement sur des théâtres d’opération d’un nouveau type), qui impliquent « le retour aux fondamentaux » qui composent l’Armée, c'est-à-dire le soldat en OPEX.

Ainsi, le Ministère de la Défense doit-il faire face à la convergence de deux phénomènes :

- l’arrivée à la retraite des engagés, notamment de ceux qui avaient un contrat de 5 ans à 15 ans,

- le non-renouvellement des contractuels de la Défense,

Il s’agit donc de définir les réels besoins des Armées pour les années à venir, en termes :

- de projection des forces en OPEX,

- d’anticipation des menaces depuis le territoire national.

Cette professionnalisation de l’Armée posait déjà en 1996 le défi de la reconversion des soldats et de leur réintégration dans la vie civile. Cela, dans une société imprégnée d’idées pacifistes, pour laquelle les notions de « pertes humaines » et de « sacrifice pour la nation » suscitent fréquemment l’incompréhension et le rejet.

Ce turn-over impose au ministère de la Défense un recrutement au rythme soutenu. L’enjeu n’est donc plus de susciter des vocations « d’une vie », mais de donner l’envie de s’engager pour quelques années seulement, au service d’une institution qui se bat pour la Nation, tout en sachant que l’on peut y perdre la vie… !

Cela s’avère d’autant plus difficile à l’heure où les armées sont au « régime sec » et que même les moyens dédiés à l’entrainement sont réduits.

Aujourd’hui l’Armée doit donner « envie d’elle-même » alors qu’elle peut apparaître – et je le regrette vivement- comme :

- l’école de la seconde chance pour des jeunes qui auraient échoué à l’école de la République,

- ou une bouée de secours de jeunes à la dérive.

Au cours des campagnes de recrutement, le Ministère de la Défense a mis en valeur les multiples possibilités de formation. Si l’Armée offre de nombreux métiers et des spécificités, ils doivent pouvoir trouver leur transcription dans la société civile. Et cela ne peut se faire sans une véritable validation des acquis professionnels.

Le reclassement et la reconversion des soldats constitue est un vrai défi. Et cela, aussi pour des raisons budgétaires, car le Ministère de la Défense ne pourra supporter cette charge en termes d’indemnités.

Désormais, ce « passage dans l’armée » doit être une plus-value qui permettra une reconversion valorisante au cœur de la société civile professionnelle. Le Président de la République souhaite renforcer les liens entre les armées et la société civile. Nous le souhaitons tous, mais cela ne pourra se faire qu’au prix d’une politique volontariste de reconversion et d’une véritable mobilisation des services de l’État.

Le dernier point sur lequel je souhaiterais revenir concerne, comme je vous l’ai dit, la place croissance de la maritimisation dans notre stratégie.

Aujourd’hui, 90% du trafic mondial se fait par voies maritimes. Les océans permettent d’assurer les échanges mais aussi les approvisionnements stratégiques. Les territoires ultra –marins, de Mayotte à la Guadeloupe et de la Réunion jusqu’en Nouvelle- Calédonie, font de la France une des premières puissances maritimes au monde.

C’est un formidable atout. Déjà en 1969, à Brest, le Général DE GAULLE déclarait « L’activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l’exploration de la mer, et naturellement, les États chercheront à la dominer pour en contrôler les ressources… »

Pouvait-on être plus visionnaire ? Aujourd’hui, les budgets navals de la Chine, de l’Inde, de la Russie et du Brésil sont exponentiels. Ils augmentent entre 35% et 69 %. Parallèlement, les États-Unis ont officiellement annoncé qu’ils redéployaient leurs priorités stratégiques sur l’Asie -Pacifique.

Face à cette nouvelle donne, je souhaite que la France ne reste pas « au port ». Certes, toujours sur le plan de la sécurité, participons- nous – et avec succès – aux opérations de lutte contre la piraterie et contre les narco trafiquants qui sévissent de la Méditerranée qu’au large du golfe de la Guinée.

Mais, dans cet esprit, j’aurais souhaité que puissent être traités de façon plus exhaustive deux sujets majeurs liés à la mer : d’une part, la capacité de la marine nationale à protéger tout notre outil de commerce avec les pays asiatiques, c’est-à-dire la protection par nos forces de la libre circulation dans les détroits.

D’autre part, la protection de nos départements ultra-marines et de nos ZEE par des moyens appropriés et efficaces, aux lieux et place d’initiatives inadaptées, au premier rang desquelles, je place la création de réserves marines non surveillées.

Sur ces deux points le débat n’est pas clos…

Mais, surtout ce nouveau livre blanc doit renforcer la nécessaire prise de conscience des immenses opportunités nouvelles qui résulteront de la mise en place d’une politique plus intégrée, plus globale et plus volontariste des enjeux maritimes de notre pays .

par André TRILLARD Publié dans : Au Sénat

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