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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:52
DSK est atteint d'une "maladie mentale", selon Rocard

LEMONDE.FR avec AFP | 29.08.11 | 20h29   •  Mis à jour le 29.08.11 | 22h42

  

 

Dominique Strauss-Kahn, le 19 mai 2011 à New York.

Dominique Strauss-Kahn, le 19 mai 2011 à New York.AFP/RICHARD DREW

 

L'ex-premier ministre Michel Rocard a estimé lundi 29 août que Dominique Strauss-Kahn était atteint d'une "maladie mentale" qui l'empêchait de "maîtriser ses pulsions".

Lors de l'émission Le Grand Journal de Canal+, M. Rocard a déclaré : "Cet homme a visiblement une maladie mentale", éprouvant des "difficultés à maîtriser ses pulsions. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai".

 

Interrogé sur la primaire socialiste, il a estimé que "le plus populaire" était "sûrement François Hollande". "Mais la mieux placée techniquement parce qu'elle (était) la première secrétaire du parti, c'est Martine Aubry. On verra bien", a-t-il ajouté.

ROYAL "NE SERA PAS ÉLUE"

Quant à celui qui serait le plus à même de gagner la présidentielle, "les deux sont des personnes de qualité et je mets grand soin pour travailler avec tous", a-t-il dit. Même avec Ségolène Royal, lui demande-t-on : "J'espère que non parce que je ne crois pas à ses capacités pour cette fonction et je pense qu'elle ne sera pas élue", a-t-il répondu.

Comme on lui faisait remarquer que la présidente de Poitou-Charentes pensait pouvoir gagner, il a rétorqué : "Nous sommes dans une société de libre expression, le droit de dire n'importe quoi est un droit fondamental de la personne humaine".

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:34

La crise économique a eu un impact sur le niveau de vie de "l’ensemble des ménages" français, mais "ce sont les plus modestes" d'entre eux qui ont été "les plus touchés", avance l'Insee dans une étude publiée mardi 30 août.

Cette "photographie" montre en l'occurrence que le niveau de vie des plus modestes a baissé entre 2008 et 2009, alors que, dans le même temps, celui des ménages les plus aisés a continué d'augmenter, même si, pour certains d'entre eux, c'est moins rapidement que les années précédentes.

Elle témoigne aussi d'une progression du nombre de personnes pauvres (+ 337 000, à 8,17 millions) et de la proportion de personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (+ 0,5 point).

Le niveau de vie d'un ménage correspond à son revenu disponible (somme des revenus d’activité, retraites, indemnités de chômage, revenus du patrimoine et financiers et prestations sociales, moins les impôts directs) divisé par le nombre d’"unités de consommation" figurant dans le ménage.

Une unité de consommation est attribuée au premier adulte du ménage, 0,5 unité autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 unité aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage.

Niveau de vie médian

En 2008, la population française se coupait en deux autour d'un niveau de vie de 19 000 euros par an. En 2009 la ligne de partage se situe à 19 080 euros (soit 1 590 euros par mois). En euros constants, la progression est de 0,4 %.

Niveau de vie des Français les plus modestes

Entre 2005 et 2008, les quatre premiers déciles de la population, c'est-à-dire les 40 % de personnes les plus modestes, avaient connu une progression annuelle moyenne de leur niveau de vie d’environ + 2 %.

L'année 2009 a marqué un coup d'arrêt : "en euros constants, les quatre premiers déciles diminuent", indique l'Insee, soulignant que la baisse est "plus marquée pour le premier décile".

Le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes a ainsi reculé de 1,1 %, devant "inférieur à 10 410 euros annuels".

L'Insee attribue pour une part cette situation à la "hausse du nombre de chômeurs dans le bas de la distribution des niveaux de vie".

L'institut de statistiques souligne, en creux, que cette baisse de niveau de vie aurait pu être pire encore. Il souligne, à ce titre, que les versements de prestations consécutifs à la perte de revenus du travail ont "atténué quelque peu la baisse des niveaux de vie", mais, surtout, que les mesures d’aides ponctuelles, sociales et fiscales, prises par le gouvernement en 2009, ont également joué un rôle d'amortisseurs pour les ménages modestes.

Niveau de vie des Français les plus aisés

Pour les personnes se situant au niveau de vie médian et au-delà, le niveau de vie a en revanche augmenté. L'Insee souligne notamment que, pour les 10 % les plus aisés, le niveau de vie était "supérieur à 35 840 euros annuels" en 2009, soit une augmentation de 0,7 % par rapport à 2008.

L'étude souligne néanmoins que cela "marque un ralentissement dans la progression de ce décile" par rapport aux années précédentes.

Pauvreté

Entre 2008 et 2009, le nombre de personnes dites pauvres est passé de 7,83 millions à 8,17 millions. cela signifie qu'elles se situent au-dessous du seuil de pauvreté, équivalent à 60 % du niveau de vie médian, soit 954 euros par mois en 2009.

Le taux de pauvreté, c'est-à-dire la proportion de Français vivant au-dessous de ce seuil atteignait 13,5 % fin 2009, contre 13 % un an plus tôt. On revient ainsi à un niveau voisin de celui de 2007 (13,4 %).

L'Insee ajoute que, sur les 8,2 millions de personnes pauvres, 4,5 millions vivent en réalité avec pas plus de 773 euros par mois. L'institut rappelle que le socle du RSA pour une personne seule est de 455 euros.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:15

LEMONDE.FR  

 

Le ministre de l'économie et des finances, François Baroin, et la ministre du budget, Valérie Pécresse (ici, en août 2010).

Le ministre de l'économie et des finances, François Baroin, et la ministre du budget, Valérie Pécresse (ici, en août 2010).AFP/PATRICK KOVARIK

 

Indéboulonnables niches. Alors que le gouvernement réfléchit aux leviers dont il dispose pour établir un plan de rigueur crédible afin de réduire les déficits publics, un certain nombre de niches fiscales perdureront, période électorale oblige.

Dans son rapport sur "l'évaluation des dépenses sociales et des niches fiscales", l'Inspection générale des finances (IGF) a passé au crible 538 mesures dérogatoires, fiscales et sociales, représentant 104 milliards d'euros. Dans ses conclusions, l'inspection révèle que l'Etat se prive de 53 milliards d'euros de rentrées fiscales dédiés à des dispositifs inutiles ou peu efficaces, ouvrant ainsi à l'exécutif d'importantes marges de manœuvres.

L'abattement sur les retraites est maintenu. Pourtant, François Baroin, ministre de l'économie et des finances, a rapidement mis un bémol à plusieurs suggestions émises par les auteurs du rapport. "Il s'agit d'une très bonne base de travail", a dans un premier temps déclaré le ministre dans le JDD du 28 août, avant de rapidement préciser que le gouvernement n'était pas "lié par toutes les conclusions." "Un exemple : nous n'avons pas retenu la proposition de suppression de l'abattement de 10 % sur les retraites car cela aurait pesé sur le pouvoir d'achat des retraités", a poursuivi le successeur de Christine Lagarde à Bercy. Selon le rapport de l'IGF, pourtant, cet abattement ne se justifie plus : s'il était utile dans les années 1970, lorsque l'écart de niveau de vie entre les personnes âgées et les actifs était important, il ne l'est plus aujourd'hui, cet écart s'étant fortement réduit.

De plus, parce qu'il est proportionnel au niveau de pension perçue, cet abattement présente "un fort caractère anti-redistributif". Il est pourtant encadré par un plafond et un plancher de revenus. Enfin, le coût de cette mesure est colossal : la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) l'a estimé à 4,3 milliards d'euros.

Reste que cet abattement ne sera pas supprimé par l'actuelle majorité. Valérie Pécresse, ministre du budget, l'a encore martelé, lundi, sur i-Télé. C'est au nom de la "cohésion sociale" que la ministre a garanti la pérennité de cette niche. "Je crois qu'il faut faire très attention, ne pas donner le sentiment là encore dans ce budget qu'on touche à des catégories qui sont plus fragiles", a-t-elle poursuivi.

Une autre explication peut compléter l'argumentaire de la porte-parole du gouvernement : la France compte 15 millions de retraités – soit environ autant d'électeurs – qui, lors de l'élection présidentielle de 2007, ont massivement voté pour Nicolas Sarkozy. En effet, selon une étude Ipsos, 68 % des Français de plus de 70 ans ont voté pour l'actuel président de la République, et 61 % des citoyens âgés de 60 à 69 ans. A quelques mois de l'échéance majeure, le gouvernement n'a pas intérêt à les brouiller avec la majorité présidentielle.

Malgré les critiques, les niches en outre-mer sont épargnées. L'Inspection a relevé 55 dépenses fiscales et sociales outre-mer, pour un coût annuel de 4,2 milliards d'euros. Elle juge "injustifiées" les dépenses fiscales visant à stimuler l'investissement et la rentabilité des entreprises outre-mer alors qu'elles sont "plutôt plus rentables que celles de métropole". Le rapport poursuit en qualifiant de "peu efficaces" les dépenses fiscales liées aux logements. Le même adjectif est utilisé pour qualifier les dépenses et niches fiscales agricoles en outre-mer. Concernant le régime dérogatoire des départements non métropolitains, "le système protège davantage les marges que le pouvoir d'achat", souligne le rapport de l'inspection des finances.

Le rapport est particulièrement critique vis à vis de "l'addition de mesures éclatées" sans "réelle politique publique" qui régit l'outre-mer. Mais à huit mois de la présidentielle, le gouvernement ne semble pas pressé de mettre à plat le maquis de la politique fiscale hors métropole. Toujours sur i-Télé, Valérie Pécresse a estimé, au lendemain du voyage de Nicolas sarkozy en Nouvelle-Calédonie, qu'il fallait "aider ces régions". " Nous continuerons de les aider", a insisté la ministre, même si la question se pose lorsque ces outils sont dévoyés par un investisseur à des fins d'optimisation fiscale.

Par ailleurs, d'autres niches fiscales, peu efficaces et quelquefois surréalistes, devraient, cet automne, faire l'objet d'un arbitrage de la majorité. Dans un entretien accordé au Parisien, Jérôme Chartier, député UMP du Val-d'Oise et membre de la commission des finances, rappelle qu'il avait déjà listé en 2010, en vain, une trentaine de niches à supprimer lors du débat budgétaire. On trouve sur sa liste les niches sur l'exonération d'impôt à des entreprises pour le financement de leur repreneur ou un abattement sur les plus-values réalisées sur la cession d'un cheval. Le parlementaire assure qu'il reviendra à la charge.

Eric Nunès
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:08
Publié le 22 août 2011.
Jean-Noël Guérini, le 17 février 2011, lors d'un dîner républicain à Allauch (Bouches-du-Rhône).

Jean-Noël Guérini, le 17 février 2011, lors d'un dîner républicain à Allauch (Bouches-du-Rhône). B. HORVAT/ AFP

JUSTICE - La fédération UMP des Bouches-du-Rhône soutient Arnaud Montebourg dans sa lutte contre Jean-Noël Guérini...

La convocation devant la justice du socialiste Jean-Noël Guérini donne une nouvelle occasion à l’UMP des Bouches-du-Rhône de critiquer le Parti socialiste. Renaud Muselier, député et premier adjoint à la mairie de Marseille dénonce le «silence radio» de François Hollande et de Martine Aubry sur cette affaire, relève le Figaro. «François Hollande a couvert le système pendant dix ans. Martine Aubry a récupéré le bébé. Je lui ai écrit en février pour lui rappeler toutes les procédures judiciaires impliquant des élus de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône. Elle ne m'a jamais répondu», accuse l’élu UMP. A droite, on déplore le côté «donneur de leçon» des deux candidats à la primaire socialiste alors qu’eux-mêmes ne se désolidarisent pas de Jean-Noël Guérini. «Hollande et Aubry, eux, donnent sans arrêt des leçons de morale alors qu'ils ont soutenu et fermé les yeux sur le système, parce qu'ils ont été élus par quelqu'un (Jean-Noël Guérini, NDLR) qui bafoue les lois de la République», poursuit Renaud Muselier.

 

«On a dédaigné mes avertissements»

Au sein même du PS, Arnaud Montebourg savoure sa victoire. Lors de la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) ce week-end, le candidat à la primaire, auteur d’un rapport interne sur le fonctionnement de la fédération PS des Bouches-du-Rhône a, à mots couverts, condamné le silence de Martine Aubry sur cette affaire. «On a dédaigné mes avertissements, on a méprisé mon travail en expliquant qu'il n'y avait rien dans mon rapport, on a refusé de lire les documents et les preuves que j'avais apportées aux thèses que j'avançais. Pire, on me les a renvoyées par lettre recommandée.» Etrangement, c’est au sein de l’UMP qu’Arnaud Montebourg trouve le plus de soutiens: Renaud Muselier pense que l’attaque de Montebourg contre le PS des Bouches-du-Rhône était «légitime et courageuse». Son collègue Bernard Deflesselles qualifie lui «d’eau tiède», le rapport rendu par l’ancien ministre de la Défense Alain Richard le 5 juillet dernier et qui condamnait les «accusations péremptoires» de Montebourg.

Elisa Bertholomey
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:44

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Le Point.fr - Publié le 29/08/2011 à 10:12 - Modifié le 29/08/2011 à 10:17

Le ministre de l'Intérieur assure avoir entrepris une action de coopération forte avec les autorités roumaines.

Claude Guéant : "La délinquance roumaine est une réalité et il faut que nous la combattions"

Claude Guéant est ministre de l'Intérieur © - / Maxppp


Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a affirmé lundi sur BFM TV/RMC : "La délinquance roumaine est une réalité. Il faut que nous la combattions." Claude Guéant a ajouté : "La présence de Roumains délinquants dans notre pays est quelque chose de préoccupant."

Le ministre de l'Intérieur, qui s'est refusé à chiffrer la part des ressortissants étrangers dans la délinquance globale en France, a pourtant affirmé : "2 % de la délinquance en France sont le fait de Roumains et presque la moitié des délinquants roumains sont des mineurs."

"Filières criminelles"

Selon une étude policière révélée par l'AFP fin juillet, la "délinquance générée par les ressortissants roumains" en région parisienne a augmenté de 72,4 % au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010. 5 680 Roumains, dont une très forte majorité de mineurs, ont été "mis en cause" pour des larcins sur les 6 premiers mois de 2011, contre un total de 3 294 sur la même période de 2010.

"La délinquance roumaine, spécialement marquée à Paris et à Marseille, est une réalité et il faut que nous la combattions", a dit Claude Guéant. Il a ajouté avoir entrepris "une action de coopération forte avec les autorités roumaines", citant la présence de policiers de liaison roumains à Paris pour "remonter vers les filières criminelles et les villages spécialisés par type de délinquance". "Nous allons faire en sorte que les mineurs rentrent en Roumanie dans les services d'aide à l'enfance de Roumanie", a conclu Claude Guéant.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:38
Désir, qui a comparé Guéant à Gollnisch, a la "mémoire courte", selon Dati

La députée européenne UMP Rachida Dati, a estimé lundi que le socialiste Harlem Désir, qui a qualifié dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant de "triste copie" du FN Bruno Gollnisch, avait "la mémoire courte concernant le Front national".

La députée européenne UMP Rachida Dati, a estimé lundi que le socialiste Harlem Désir, qui a qualifié dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant de "triste copie" du FN Bruno Gollnisch, avait "la mémoire courte concernant le Front national".

"Qui était au pouvoir lorsque 35 candidats FN ou apparentés ont été élus députés? La gauche", déclare dans un communiqué l'ex-garde des Sceaux, rappelant l'arrivée en force d'élus FN à l'Assemblée en 1986, après des législatives à la proportionnelle, sous le premier mandat de François Mitterrand.

"Qui était au pouvoir lorsque Jean-Marie Le Pen est arrivé au deuxième tour de l'élection présidentielle? Encore la gauche!", a ajouté l'élue UMP. En 2002, il s'agissait d'une cohabitation avec Jacques Chirac à l'Elysée et Lionel Jospin à Matignon.

"Ces deux cataclysmes dans la vie politique française ont été très largement le fruit de l'échec, pour ne pas dire de l'absence de politique d'intégration, de lutte contre les discriminations et de la délinquance, du Parti socialiste. Ils ont été aussi le fruit de l'échec des méthodes prônées par Harlem Désir, à l'époque président de SOS Racisme", a assuré Rachida Dati.

"Exaspérés, trop de Français se sont alors tournés vers le Front National! Ces Français n'étaient pas racistes, ils étaient désespérés et abandonnés par ce Parti socialiste déconnecté des réalités!", a-t-elle ajouté. Selon elle, "la droite républicaine a toujours combattu le FN et continuera à le combattre ... avec efficacité!"

Premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir s'est livré dimanche à l'université d'été du PS à un virulent réquisitoire contre la "dérive" de la droite, et a qualifié le ministre de l'Intérieur Claude Guéant de "triste copie" du député européen FN Bruno Gollnisch.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:29
 

 

François FILLON s'est rendu à Beauvais sur le thème de l’emploi des jeunes, il a visité l’entreprise Telecoise, accompagné de Xavier BERTRAND, de Luc CHATEL, de Laurent WAUQUIEZ, de Nadine MORANO, de Jeannette BOUGRAB, le Vendredi 26 août 2011 à 11h00

 

 

Madame le Maire,

Mesdames et messieurs,

Je voudrais vous dire que c’est un immense plaisir pour moi, accompagné de presque le quart du Gouvernement, celui qui est plus spécialement en charge des questions de l’Emploi, de la Formation, de la Jeunesse, c’est un immense plaisir pour nous de retrouver la ville de Beauvais et de saluer Caroline CAYEUX qui agit ici avec autant de ténacité et autant de cœur.

Nous sommes avec Caroline amis depuis très longtemps, et elle sait toute l’estime et toute l’admiration que je porte au travail qui est le sien. Je voudrais la féliciter en particulier d’avoir su mobiliser en cette fin de mois d’août autant de monde dans cette mairie de Beauvais. Je voudrais vous saluer tous en vous disant que votre présence me va droit au cœur, mais vous me permettrez de dire un mot particulier pour élèves de l’EPIDE, je suis particulièrement heureux de les voir ici au premier rang.

Nous avons connu un été difficile avec cette crise des dettes souveraines, c'est-à-dire des dettes des Etats, qui est entrée dans une nouvelle phase. Personne n’aurait imaginé, il y a quelques mois, que la signature financière des Etats-Unis, la première puissance économique du monde, allait être remise en cause. On peut d’ailleurs contester, beaucoup l’ont fait, le bienfondé de cette dégradation. Mais il reste qu’elle a frappé les esprits et qu’elle a eu des effets bien réels puisque c’est notamment cette décision qui a plongé cet été les marchés dans une inquiétude plus ou moins rationnelle.

En tout cas c’est un signe de plus de ce que j’appellerai le vacillement de la prédominance occidentale, et c’est un signe de plus du basculement croissant vers l’Asie, du centre de gravité de l’économie mondiale.

Alors il y a des débats sur le rôle des agences de notation, il y a des débats sur la compétence des experts. On peut, à juste titre, s’interroger sur le sens que cela a d’évaluer un Etat selon les critères qu’utilisent les agences de notation. Mais je voudrais dire que dans le contexte actuel, quels que soient ces débats, il serait irresponsable de gouverner un pays en prétendant faire cavalier seul, en prétendant ignorer les avertissements, en ignorant les conséquences dramatiques pour certaines nations de la perte de leur crédibilité financière, en ignorant les risques qui sont encourus par les Etats qui remettent à plus tard la question des déficits et la question du remboursement de leur dette.

Nous avons la chance dans notre pays d’avoir une signature financière qui est créditée de la meilleure évaluation qui soit. C’est un atout, c’est un atout qui récompense les efforts budgétaires et les réformes que nous avons engagés, notamment depuis quatre ans sous la présidence de Nicolas SARKOZY, et c’est une force que nous devons aujourd’hui à tout prix consolider.

Nous ne sommes pas menacés, comme peuvent l’être certains Etats européens. Nous ne sommes pas contraints à des mesures d’austérité drastiques comme le sont aujourd’hui certains de nos partenaires. Mais ce que nous devons faire c’est veiller à maintenir et à renforcer la position solide qui est la nôtre.

Alors, dire cela ça n’est pas se soumettre, comme je le dis si souvent à je ne sais quel diktat des marchés. Dire cela c’est chercher à garantir notre capacité d’agir, c’est chercher à garantir notre indépendance nationale, c’est chercher tout simplement ce que le Général de GAULLE appelait « Le maintien du rang de la France ». C’est la raison pour laquelle nous avons pris des décisions pour tenir nos objectifs de réduction de déficits. J’en ai annoncé avant-hier la teneur. La question des déficits est une question qui n’est ni de droite, ni de gauche, parce que depuis un peu plus de trente cinq ans tous les gouvernements qui se sont succédés ont participé à alimenter la dette et à creuser les déficits. La vérité, c’est que tous les Français qui ont moins de trente cinq ans pensent que ça fonctionne comme ça. Et tous les Français qui ont plus de trente cinq ans se disent que si ça a duré trente cinq ans, ça va bien durer encore un peu.

Malheureusement nous sommes arrivés au bout d’une période qui a consisté pour les Etats industrialisés, pour les Etats occidentaux, concurrencés par les pays émergents, qui perdaient des parts de marché, qui perdaient de la compétitivité, à maintenir leur mode de vie, à maintenir leur train de vie en le finançant simplement par l’endettement. Eh bien nous sommes arrivés au bout de ce processus. Réduire les déficits c’est une priorité, c’est une obligation, c’est une ambition républicaine, c’est une ambition qui doit être partagée par tous ceux qui veulent le meilleur pour notre pays.

C’est un effort qui doit être assumé par toute la nation et en particulier par les plus aisés. Et je constate que dans leur majorité les Français sont désormais conscients des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

Dans cette période de bouleversement économique, il y a d’un côté la dette, mais il y a aussi le front de la croissance et l’emploi. Et il ne faut pas opposer, comme on le fait si souvent de manière schématique, la vertu budgétaire et la croissance.

La vérité c’est qu’il est impossible de créer de la croissance, si l’on n’est pas crédible sur le plan budgétaire et financier. La vérité c’est que pour investir il faut que l’Etat dispose d’un budget qui inspire confiance. La vérité c’est que le prix d’un endettement public excessif, ce sont à terme des taux d’intérêt trop élevés qui viennent pénaliser le secteur privé.

Alors j’ai bien entendu les critiques suscitées par le plan que nous avons présenté hier. Je trouve surtout qu’elles manquent de cohérence ces critiques. Certains ont estimé que ce plan avait des allures d’une cure d’austérité, quand d’autres considèrent qu’il n’est pas assez sévère. Et parfois ce sont d’ailleurs les mêmes, qui nous reprochaient avant l’annonce de ces mesures, de compromettre la croissance en soumettant la France à ce qu’ils appellent « la dictature des marchés » et qui nous reprochent aujourd’hui de ne pas en faire assez.

Ce n’est pas le rôle le plus agréable que celui qui consiste à présenter des mesures d’économie comme j’ai eu l’occasion de le faire. Mais je veux dire que je préfère être dans ce rôle que dans celui de ceux qui prétendent résoudre les problèmes économiques et financiers de notre pays, mais qui ont combattu la réforme des retraites ou qui aujourd’hui nous expliquent qu’il n’est pas nécessaire d’introduire – comme le font tous les autres pays européens - dans notre constitution des règles qui feraient qu’à l’avenir les majorités quelles qu’elles soient seraient contraintes de respecter l’équilibre budgétaire.

Il ne faut pas être laxiste, il ne faut pas non plus être jusqu’au boutiste. Il faut simplement être rigoureux, il faut être discipliné, sans pour autant étrangler la reprise économique. Et les mesures que nous avons proposées sont des mesures qui ont été choisies parce qu’elles ne pèseront pas sur la consommation, parce qu’elles ne pèseront pas sur l’investissement, parce qu’elles ont été choisies avec le souci de ne pas brider les moteurs de la croissance. Notre ligne politique c’est la conciliation de la responsabilité budgétaire et en même temps de l’action pour la croissance et pour l’emploi.

Nous avons enregistré hier des chiffres du chômage qui sont mauvais. Le chômage augmente pour le troisième mois consécutif dans notre pays, il augmente essentiellement parce que la croissance s’est ralentie à la suite de difficultés qui sont liées à l’économie mondiale. Nous avions prévu, il y a encore quelques semaines, une prévision de croissance à 2 % pour cette année, à 2,2 % pour l’année prochaine. Nous avons été contraints de revoir à la baisse ces prévisions à 1,75 %. Cette baisse, elle a des raisons. Nous sommes touchés par les difficultés de l’économie américaine, nous sommes touchés pas la conséquence du séisme au Japon, et nous sommes touchés par la hausse du prix du pétrole qui a notamment des conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages.

Certains de ces phénomènes, je pense à la situation japonaise ou à la hausse du prix du pétrole, ou en tout cas à ses conséquences, vont progressivement se résorber. Mais il faut rester prudent et il faut ajuster notre politique en tenant compte de prévisions qui sont moins favorables pour 2011 et pour 2012.

C’est ce que nous faisons avec les mesures d’économie budgétaire, et c’est ce que nous faisons en cherchant en permanence des solutions au problème du chômage. J’ai commencé à en débattre avec les partenaires sociaux que je reçois en ce moment même. La hausse du chômage que nous venons d’enregistrer ne doit pas d’abord nous faire oublier d’où nous partons et tout le chemin qui a été parcouru depuis 2009. Il faut se souvenir du choc considérable sur l’emploi qu’a représenté la crise en 2009. Un choc qui aurait d’ailleurs été beaucoup plus fort que ce que nous avons connu sans les mesures exceptionnelles que nous avons prises.

En 2010, grâce à ces mesures et grâce à la reprise, l’économie française a recommencé à créer des emplois. Nous avons 140 000 emplois en 2010 et 120 000 pour le seul premier semestre de l’année 2011. Et pour la première fois depuis très longtemps dans notre histoire le secteur des emplois industriels est de nouveau en croissance.

Alors vous me direz : « Dans ces conditions pourquoi le chômage augmente ? » Eh bien le chômage augmente parce que la France a - et c’est plutôt une chance pour nous – une population active qui est en forte croissance. Et avec une démographie qui est une démographie très dynamique, il faut que nous mettions en place de nouveaux outils plus performants pour aller vers la réduction du chômage. Nous avons décidé de mettre à contribution tous les leviers d’actions. Le déploiement du contrat de sécurisation professionnelle qui avait été annoncé au début de l’année va se mettre en œuvre effectivement au 1er septembre, et nous avons élargi ses conditions d’éligibilité. La programmation des contrats aidés sur l’année 2011 intègre les évolutions à venir de l’emploi. Et pour les jeunes qui sont en première ligne face aux fluctuations du marché de l’emploi, nous avons décidé de miser à fond sur l’alternance parce que c’est une solution d’insertion durable et parce que c’est une solution d’insertion qui a prouvé son efficacité.

Je viens de visiter l’entreprise TELECOISE et ce que j’y ai vu illustre la pertinence du choix que nous avons fait. Chez TELECOISE il y a une vingtaine d’apprentis, soit près de 10 % des effectifs, avec une proportion de 95 % des apprentis qui restent dans l’entreprise à l’issue de leur formation. On peut faire un calcul rapide, si toutes les entreprises de France avaient 10 % d’apprentis, la question de l’insertion des jeunes serait résolue depuis longtemps.

Nous avons donc lancé un grand plan d’action avec l’objectif d’avoir 800 000 jeunes en alternance. Ce plan est dans sa phase de mise en œuvre sous l’impulsion de Xavier BERTRAND et de Nadine MORANO. Avec ce plan nous agissons dans trois directions.

La première direction consiste à inciter les entreprises à se lancer dans l’apprentissage, c’est évidemment la base de tout. Nous avons mis en place une aide à l’embauche des jeunes dans les entreprises de moins de 250 salariés équivalent à une exonération totale de charges sur douze mois. Et pour les grandes entreprises nous avons instauré un système de bonus-malus pour porter le nombre de jeunes en alternance au-delà des 4 % des effectifs de ces entreprises.

La deuxième direction consiste à développer les capacités de formation et d’hébergement. Ce sont souvent des freins au développement de l’apprentissage. Avec la nouvelle génération des contrats d’objectif et de moyens que nous négocions avec les régions, l’Etat consacre 1 milliard 750 millions d’euros au développement de l’appareil de formation.

A ce jour onze régions se sont d’ores et déjà engagées en faveur de l’apprentissage en contractualisant avec l’Etat. J’invite naturellement celles qui ne l’ont pas encore fait à se joindre à cet effort qui est fondamental pour l’avenir de la jeunesse française.

Cela passe aussi par le programme d’investissement d’avenir. Nous avons réservé, dans ce programme d’investissement d’avenir qui se met en œuvre, 500 millions d’euros pour créer des solutions d’hébergement et pour créer des places de CFA. En Mai dernier nous avions déjà retenu quatre projets pour 19 millions d’euros. Je vous en annonce trois nouveaux pour 21 millions d’euros : Le campus des métiers de Brest, le projet Prémica à Reims et la Résidence d’Illkirch. Au total ces trois projets représentent plus de 2500 places en CFA et plus de 400 places supplémentaires d’hébergement.

Enfin la troisième direction consiste à revaloriser les formations en alternance. Je pense notamment à l’institution de la carte « étudiant des métiers » qui permettra de donner aux jeunes qui sont en alternance exactement les mêmes avantages que la carte étudiant.

Mesdames et messieurs la France a proposé de mettre le thème de l’emploi des jeunes au premier rang de l’agenda du G20 social, et je suis heureux de saluer Gilles De ROBIEN pour son engagement dans cette direction. En cette période de crise économique, de contrainte budgétaire, en cette période de bouleversement des équilibres mondiaux, il est normal que notre jeunesse s’interroge sur cet avenir, sur son avenir.

Nous n’avons pas le droit de mentir à la jeunesse. Nous n’avons pas le droit de lui promettre tout et n’importe quoi comme le font certains. Mais nous avons le devoir de lui donner les moyens de réaliser ses aspirations. Et nous devons faire en sorte qu’elle ait en main les clés de son entrée dans la vie active. Et c’est tout le sens du plan jeunesse que le président de la République a lancé à Avignon et que Luc CHATEL, Xavier BERTRAND, Nadine MORANO et Jeannette BOUGRAB mettent en place.

Nous avons lancé le Revenu de Solidarité Active Jeunes pour aider financièrement les jeunes actifs qui s’engagent très tôt dans la vie active. Nous avons choisi de lutter avec force contre le décrochage scolaire. Il y a chaque année près de 180 000 jeunes qui quittent le système de formation initiale sans aucun diplôme et qui connaissent naturellement de très grandes difficultés d’insertion. Pour répondre à cette situation nous avons mis en place des plateformes d’appui afin de repérer ceux qui décrochent et de leur proposer des solutions en lien avec tous les acteurs de la politique de l’emploi. Nous avons créé un service public de l’orientation tout au long de la vie qui est en train de se mettre en place et qui sera entièrement finalisé pour la rentrée de 2012. Nous avons lancé une réforme des bourses sur critères sociaux. Le nombre des boursiers est passé de 478 000 en 2007 à 595 000 en 2011. Et je voudrais tout de suite dissiper les fausses polémiques sur la question du dixième mois de bourse. Nous avons pris l’engagement de mettre en œuvre le dixième mois de bourse et dès cette année universitaire cet engagement sera tenu.

Nous avons agi pour améliorer et développer les stages. Je veux rappeler l’effort sans précédent qui a été mené en lien avec les partenaires sociaux. Nous avons veillé à prévenir les abus conduisant à assimiler stage et contrat de travail. Nous avons aussi voulu que les stages comme outil d’insertion ne soient plus cantonnés aux écoles de commerce ou aux seules écoles d’ingénieurs. Il faut que tous les établissements d’enseignement supérieur s’investissent, qu’ils s’investissent pour proposer aux étudiants des stages de qualité. Cela passe par un renforcement de la contractualisation entre ces établissements d’enseignement supérieur et les entreprises. Et j’ai demandé à Laurent WAUQUIEZ de me faire des propositions pour favoriser cette contractualisation d’ici le mois de novembre.

Enfin nous avons crée le Service Civique Volontaire. Ce service civique va concerner 15 000 jeunes à la fin de cette année. Notre objectif c’est de faire en sorte qu’à terme le service civique concerne au moins 10 % d’une classe d’âge. Deux décisions vont permettre d’atteindre cet objectif. D’abord la valorisation du Service Civique Volontaire dans les cursus post Baccalauréat ; un décret a été publié ce matin au Journal Officiel qui permet cette valorisation. Et d’autre part la création de 5000 places supplémentaires qui vont permettre à 25 000 jeunes d’être engagés dans le Service Civique Volontaire en 2012.

Toutes ces mesures, mesdames et messieurs, nous les prenons pour permettre aux jeunes de s’insérer dans la vie professionnelle et pour qu’ils puissent être réellement les acteurs de leur destin. Ce sont des mesures concrètes. Ce ne sont pas des idées démagogiques. Ce ne sont pas des allocations financées par l’endettement. Ce ne sont pas des faux espoirs, parce qu’il faut que les promesses que nous faisons à la jeunesse soient tenues.

Je le répète, nous sommes dans une période difficile, et dans cette période difficile on attend des responsables politiques qu’ils apportent des perspectives crédibles et responsables. Notre objectif c’est de créer les conditions d’une France qui soit plus compétitive, qui soit plus solidaire, et d’une France qui continue en même temps à peser sur le cours du monde.

Cette perspective exige des efforts, et je veux dire que tout autre discours est mensonger. La France ne réussira pas cette transition, dans ce XXIème siècle qui a complètement bouleversé les cartes, sans effort. La question à laquelle nous devons répondre c’est celle-ci : quel est pays que nous allons laisser à ceux qui ont aujourd’hui quinze ou vingt ans ? Est-ce que c’est un pays qui vit à crédit sur les générations futures ? Est-ce que c’est un pays qui, faute d’avoir pris à temps les décisions courageuses qui étaient nécessaires, sera dépassé dans la compétition mondiale ? Est-ce que c’est, en résumé, un pays qui sera sorti de l’histoire ? Eh bien nous agissons ensemble pour qu’il n’en soit pas ainsi. Nous agissons pour que la France préserve le dynamisme, l’influence, la stature qui sont dignes de son héritage. Nous agissons pour que ceux qui feront la France de demain ne puissent pas venir un jour nous reprocher de n’avoir rien fait, de n’avoir pas pris à temps les décisions qui s’imposaient, d’avoir laissé filer les conditions de notre souveraineté, de notre rayonnement.

Agir pour la jeunesse c’est donc d’abord agir pour l’avenir de la France. Et c’est ce que nous avons cherché à faire tout au long de ce quinquennat en réformant notre pays, en renouvelant ses structures, en adaptant son système économique et social.

Je veux à ce sujet saluer le travail des Parlementaires, de tous les Parlementaires naturellement mais plus particulièrement de ceux de la majorité qui ont soutenu la politique du Gouvernement. Je pense ici dans l’Oise à Philippe MARINI et Alain VASSEL, je pense à Lucien DEGAUCHY qui pour une fois a une veste d’une couleur normale, à François-Michel GONNOT, à Olivier DASSAULT, à Jean-François MANCEL, à Edouard COURTIAL.

Je pense aussi aux élus locaux qui assument la crise avec responsabilité, et qui savent que la maitrise des dépenses publiques les concerne également. Nous avons tous en charge le redressement financier de notre pays, les responsables des collectivités locales comme les responsables de l’Etat.

Enfin, rassurez-vous je ne l’avais pas oublié, je pense – et je l’avais gardé pour la fin – à Eric WOERTH qui a été l’artisan de cette réforme si essentielle des retraites.

J’en profite pour redire une nouvelle fois que tant que l’opposition n’aura pas reconnu la nécessité de cette réforme des retraites tout son discours sur la réduction des déficits n’aura aucune espèce de crédibilité.

Mesdames et messieurs notre action a pu être contestée, mais je pense que personne ne pourra nous reprocher d’avoir choisi la facilité. Réformer la France n’a jamais été facile. Et la réformer en pleine récession internationale c’est encore plus difficile. La critique fait partie du débat républicain, et naturellement je l’accepte comme telle et je la considère comme constructive. Mais je veux dire que je suis certain qu’à moyen terme notre action produira des effets bénéfiques pour l’ensemble de nos concitoyens et pour ceux qui vivront dans la France de demain. Et je suis sûr que la plupart des réformes que nous avons accomplies et qui ont été contestées parfois avec tellement de vigueur feront un jour consensus. En tout cas c’est ce message de responsabilité et c’est ce message de confiance et d’unité républicaine que je suis heureux de partager avec vous aujourd’hui, dans cette mairie de Beauvais au côté de Caroline CAYEUX.

 

 

 

 Publié dans : TRIBUNES & DISCOURS -
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:25
 

Publié le 29.08.2011, 14h58 | Mise à jour : 15h11le  parisien

François Hollande juge «utile» d'aller à Marseille pour défier le gouvernement sur la sécurité.
François Hollande juge «utile» d'aller à Marseille pour défier le gouvernement sur la sécurité. | AFP/Jean-Pierre Muller

Aller «parler de la sécurité à Marseille» est «utile» et «nécessaire», a estimé , interrogé ce lundi sur la visite surprise de Martine Aubry, venue «défier» Claude Guéant dans la cité phocéenne, soulignant que lui-même s'y est rendu «il y a quelques jours».
«Je ne vais pas me livrer à un commentaire sur la présence de Martine Aubry, ou d'un autre ou d'une autre dans un lieu, mais parler de la sécurité à Marseille c'est utile, c'est nécessaire, parce que c'est un échec qu'a connu le gouvernement», dans cette ville, a déclaré le favori de la primaire socialiste. Alors qu'on lui demandait à la sortie d'une réunion au siège du PS si c'était «un beau coup» de sa concurrente, en peine campagne des primaires, il a répondu : «Je ne vais pas donner moi une bonne note ou une mauvaise note à tel ou tel candidat».

«Je suis allé à Marseille il y a quelques jours, je ne vais pas aller défier tous les jours un ministre. C'est bien que Martine Aubry l'ait fait et justement, puisqu'elle l'a fait, je n'ai plus à le faire», a-t-il plaisanté.

La situation à Marseille n'est «plus possible».

Le député de Corrèze a dénoncé «l'échec total» du gouvernement en matière de sécurité à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. «Il y a eu une augmentation de 18% des agressions en Bouches-du-Rhône et encore 40% à Marseille sur les six derniers mois (...) il y a une recrudescence des actes de banditisme, il y a des réglements de comptes qui se font en pleine rue», a-t-il dit. Pour l'élu corrézien, «ce n'est plus possible». Soulignant que trois préfets s'y étaient succédé «en 18 mois», il  a estimé qu'«il ne s'agira pas» d'en changer à nouveau «dans six mois». «Il s'agira de changer dans huit mois le président de la République et son ministre de l'Intérieur», a-t-il dit.

«Guéant n'est ni compris ni efficace»

Quant aux propos du premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, comparant Claude Guéant au responsable FN Bruno Gollnisch, François Hollande a déclaré : «Il y a des références qui ne sont pas forcément très glorieuses, ça j'en conviens, mais je crois qu'il y a eu des paroles de la part de Claude Guéant qui ont été blessantes notammment par rappport aux enfants d'immigrés et leurs résultats scolaires». «Claude Guéant est ministre de l'Intérieur et, plus qu'aucun autre, il doit veiller par son discours à être compris, et par son action à être efficace. Pour l'instant, il n'est ni compris ni efficace», a-t-il lancé.

LeParisien.fr

Par alliance-gaulliste-de-l-ouest.over-blog.com - Publié dans : politque
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 07:57

 

L'été a été difficile : la Bourse, la crise, le chômage, l'angoisse, les nouvelles mesures économiques et fiscales, le monde qui vascille, les guerres avec leur cortège de morts et de drames.

Pendant ce temps, à La Rochelle ou ailleurs, les politiques de l'opposition conversent pour savoir qui des 5 est le mieux placé pour se présenter, pour incarner au mieux l'immobilisme de la gauche. Bien entendu, il ne s'agit pas d'une conversation de salon, mais d'un échange de piques parfois acérées.

Franchement, les Français doivent-ils y prêter attention ? Martine reproche à François son inexistence à la tête du PS. D'autres joutes les utilités, se battant pour tenter d'exister.

Le plus remarquable reste qu'il n'y a précisément rien à voir. Des scientifiques ont pu voir un trou noir « avaler » une étoile dans l'espace, cette anti matière m'a fait penser à ces 5 candidats et leur programme. Le programme économique du PS est indigent et démagogique. Basé sur des augmentations d'impôts et un accroissement de la masse des fonctionnaires. En voici une idée. Qu'elle est bonne ! Quant au programme sur la sécurité et l'immigration, motus. On en parle pas sauf Martine qui à Marseille pour se hausser du col, oubliant par la même occasion que la section marseillaise du PS nage dans des eaux troubles.

Le secrétaire général du PS par intérim, lui saute sur sa chaise en criant « FN ! FN ! », oubliant que ce sont les socialistes qui ont donné jadis et continuent à donner du grain à moudre au moulin de Marine Le Pen, en refusant de parler intelligemment et sans complexe de la sécurité et de l'immigration.

Je n'aborderai pas la politique européenne, au sujet de laquelle, je n'ai jamais réussi à entendre un discours, une idée socialiste, ni la politique internationale. Ils sont absents.

2011 et 2012 seront les deux années les plus aléatoires : ou bien le monde entre dans le XXIème siècle véritablement, ou il retournera aux ténèbres du XXème siècle.

Ces enjeux sont fondamentaux. Ne laissons pas la France dans les mains des socialistes.

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:53
Le Monde va mal !

Guerre ou révolution dans tant de pays :
Corne de l'Afrique où la famine est due pour beaucoup aux shebab, les intégristes musulmans issus d'un clan ou d'une tribu,
Pays arabes en révolution pour leur liberté
Asie centrale où nos armées sont embourbées comme celle des Etats-Unis

Guerre économique effroyable avec chute des bourses dans le monde. Certains pays vraisemblablement titrent les ficelles de ce drame.

Guerre civile en Angleterre, il y a quelques semaines, avec pillages, vols, destructions menés par des « jeunes » venant des pays du Commonwealth non intégrés, violents, qui imitent leurs frères qui se révoltent eux aussi.

Le Monde va mal.

En France, l'opposition, sans aucune proposition, campe sur des résolutions d'un autre âge. La majorité empêtrée dans les luttes intestines (à Paris tout particulièrement) mais également avec les partis les plus proches (centristes, écologistes. Et pourtant, nous devrions être unis sur l'essentiel : faire front, lutter contre la crise, trouver ensemble des solutions. Est-ce vraiment impossible ? Trouver dans l'opposition des hommes et des femmes guidés par l'intérêt supérieur de la Nation et cherchant avec la majorité des terrains d'entente, est-ce une utopie, un voeu pieux ?

Il est des moments où il faut plus penser à la France qu'à son avenir personnel. Il reste 8 mois pour que cette union puisse se faire et sortir la France de la tourmente mondiale. Les uns et les autres, nous devons faire des efforts auxquels je sais que la majorité est prête, mais l'opposition, rien n'est moins sur. C'est, semble-t-il, trop lui demander car jusqu'à présent, elle reste sourde aux appels. Va-t-elle jouer le pire pour tenter d'accéder au pouvoir ? Elle se tromperait car les Français, dans un réflexe normal, iront vers celui qui pour l'instant montre le plus de détermination. Certes, il n'est pas exempt de reproches, mais l'heure n'est plus aux petites polémiques.

Il faut un gouvernement de salut public ! Le monde va si mal, globalement, qu'une réponse forte et l'union s'imposent. On peut rêver, surtout quand ce rêve est celui qui pourrait sauver la France.

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
 
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