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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:57

LEMONDE.FR avec AFP | 17.08.11 | 11h43     

 

 

Une fillette choisit ses fournitures scolaires dans une grande surface, à Rots.

Une fillette choisit ses fournitures scolaires dans une grande surface, à Rots.AFP/MYCHELE DANIAU

 

Le coût de la rentrée scolaire pour un élève entrant en sixième est cette année de 187,32 euros, en hausse de 6,8 % par rapport à 2010, soit bien davantage que l'inflation, selon la traditionnelle enquête de l'association Familles de France (FDF) rendue publique mercredi 17 août.
 

"Ce n'est pas une bonne nouvelle pour les familles", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de FDF, Henri Joyeux. L'an dernier, la hausse avait été seulement de 0,63 %, après deux fortes baisses en 2008 et 2009, en partie dues, selon Familles de France, aux "essentiels de la rentrée".

Cette opération proposant des fournitures scolaires à prix modérés a été reconduite cette année entre FDF et des enseignes de la grande distribution, mais cette fois sans l'appui du ministère de l'éducation nationale. Le ministre Luc Chatel avait regretté fin mai que les discussions n'aient "pas permis de dégager un consensus (...), dans un contexte de hausse des prix des matières premières utilisées en papeterie".

L'enquête de FDF est réalisée depuis vingt-sept ans. Une autre association, la Confédération syndicale des familles (CSF), livre également chaque année sa propre estimation du coût de la rentrée scolaire. Elle le fera cette année le 30 août, selon sa secrétaire générale adjointe, Brigitte Masure.

 

Frais scolaires

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:42
LEMONDE pour Le Monde.fr | 17.08.11 | 14h50
 
 

 

L'eurodéputée Europe-Ecologie Les Verts (EELV), Eva Joly, le 21 mai 2011 à Paris.

L'eurodéputée Europe-Ecologie Les Verts (EELV), Eva Joly, le 21 mai 2011 à Paris.AFP/BERTRAND LANGLOIS

 

Dans un entretien au Monde, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts estime que "la solution, pour un budget à l'équilibre, c'est l'augmentation des impôts et une réforme fiscale". Jugeant qu' "on ne peut gouverner s'il n'y a pas de marge de manœuvre", l'ex-magistrate refuse l'inscription dans la Constitution de la "règle d'or" voulue par Nicolas Sarkozy. Elle fustige ainsi durement le président de la République : "Lorsque j'entends Nicolas Sarkozy dire : “Je suis l'homme qui va vous sortir de la crise“, cela me met en colère", dit-elle. Pour elle, M. Sarkozy est "l'un des acteurs dont l'inaction et les décisions prises depuis son arrivée au pouvoir nous ont enfoncés dans la crise ".

A la veille des journées d'été du mouvement – elles s'ouvrent pour trois jours jeudi à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) – Mme Joly dessine les réponses écolos à la crise qu'elle entend développer dans sa campagne. Elle explique qu'elle commencerait par "sanctuariser le service public en arrêtant cette règle stupide du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux". Ensuite, elle "supprimerait les niches, qui sont des privilèges pour augmenter la base fiscale", et lancerait "une véritable lutte contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale".

LE "CHANGEMENT JUSTE"

Elle annonce qu'elle augmenterait les impôts, précisant que cette hausse "ne concernerait que, de façon progressive, les 15 % des plus aisés d'entre nous et, plus énergiquement, 5 % des plus riches". La candidate esquisse la réforme fiscale qu'elle souhaite : "augmentation des impôts sur les revenus du capital comme sur les transactions financières", taxation des dividendes et des bonus des banques et "imposition des revenus du capital doit être égale à celle des revenus du travail".

Son slogan pour 2012 sera le "changement juste" qui sera décliné sur les trois volets de la crise économique, écologique et sociale. Estimant que "le moment est venu de dire aux citoyens que le système n'est pas nécessairement ainsi", Mme Joly appelle les électeurs à "faire le choix de l'écologie politique".

Lire l'intégralité de l'entretien en édition abonnés.

Sylvia Zappi
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:33

LEMONDE.FR Avec AFP et Reuters | 17.08.11 | 14h03     

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en discussion avec Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, vendredi 4 février à Bruxelles.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy en discussion avec Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, vendredi 4 février à Bruxelles.AFP/JOHN THYS

 

Le couple Merkel-Sarkozy a fait une série de propositions, mardi 16 août à l'issue du sommet franco-allemand sur la crise de la dette en Europe. Parmi les mesures préconisées par le chef de l'Etat et la chancelière allemande, Angela Merkel : la création d'un "gouvernement économique de la zone euro".

Ce mercredi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont donc écrit à Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, pour lui demander de présider la zone euro, comme ils l'avaient annoncé.

Dans cette lettre, M. Sarkozy et Mme Merkel écrivent au président de l'UE que les dix-sept "chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro éliront un président pour un mandat de deux ans et demi", poursuivant : "nous avons exprimé notre souhait que vous puissiez assumer cette charge".

SUSPENDRE LES FONDS STRUCTURELS DES MAUVAIS ÉLÈVES

Ils affirment également que "l'Eurogroupe des ministres des finances devra être renforcé" et que "l'euro est le fondement de notre réussite économique et le symbole de l'unification politique de notre continent".

Conformément à leurs décisions de la veille, ils ajoutent que "la France et l'Allemagne proposent de renforcer encore la gouvernance de la zone euro, dans le cadre des traités existants"

D'autre part, les deux chefs d'Etat proposent, toujours par l'intermédiaire de la lettre adressé à l'ancien premier ministre belge, de suspendre les fonds structurels aux pays de la zone euro ne baissant pas leurs déficits. "A l'avenir, les paiements issus des fonds structurels et de cohésion devraient être suspendus dans les pays de la zone euro qui ne se conformeraient pas aux recommandations de la procédure sur les déficits excessifs", écrivent-ils.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:42
Nicolas Sarkozy a reçu François Fillon, mardi à l'Élysée, pour un déjeuner consacré à la réduction des déficits publics.
Nicolas Sarkozy a reçu François Fillon, mardi à l'Élysée, pour un déjeuner consacré à la réduction des déficits publics. Crédits photo : POOL/REUTERS
  • Pour tenir son objectif de déficit, le gouvernement taillera dans les niches. Les ménages pourraient subir un rabot général, une diminution du Scellier… Mais ce sont surtout les grands groupes qui devraient payer. 
 

Mardi, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont discuté des nouvelles mesures de rigueur qui seront présentées de 24 août. Des mesures nécessaires pour que la France conserve sa crédibilité sur les marchés et tienne son objectif de ramener le déficit public à 4,6% en 2012. 

Ce qui était prévu 

Fin juin, le gouvernement pensait avoir bouclé le volet dépenses du budget 2012. Hormis 30 401 suppressions de postes de fonctionnaires (pour respecter la règle du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux), il n'avait prévu aucune mesure drastique. Côté recettes, l'exécutif pensait s'en tenir pour 2012 à une hausse de 3 milliards d'euros des prélèvements. Les mesures votées à l'automne 2010 permettant à elles seules de récolter 2,4 milliards en 2012 (mesure sur les mariages et divorces, sur les panneaux solaires, le rabot des niches), il ne restait plus que 600 petits millions à trouver, essentiellement sur les niches fiscales et sociales.

L'effort supplémentaire 

Début août, les spéculations autour de la note de la dette française, puis la publication d'une croissance nulle au deuxième trimestre ont changé la donne. Le gouvernement a annoncé qu'il présenterait le 24 août des mesures de rigueur complémentaires, sous forme de coupes dans les niches et d'économies de dépenses. Des mesures qui s'ajouteront donc au plan calé fin juin. Au vu du chiffre du deuxième trimestre, de nombreux économistes estiment que la croissance française ne pourra pas atteindre les niveaux prévus par Bercy, soit 2% en 2011 et 2,25% en 2012. Mais il n'est pas certain que le gouvernement révise ses prévisions dès le 24 août. Il craint qu'une révision trop précoce ne décourage les ménages et les entreprises. Les mesures de rigueur complémentaires pourraient alors être présentées comme étant un matelas de sécurité. On évoque un effort total (comprenant les 3 milliards déjà prévus) compris entre 5 et 10 milliards.

Les pistes pour les ménages 

Les arbitrages ne sont pas rendus mais plusieurs pistes sont sur la table. Les niches fiscales devraient subir un nouveau coup de rabot (c'est-à-dire une réduction forfaitaire de l'avantage), cette fois pour les dispositifs portant sur les revenus de 2012. Et le rabot de 10% voté l'an passé pour les revenus de 2011 pourrait être accru. «Je souhaite surtout que ce rabot ne concerne pas, comme cette année, qu'une vingtaine de niches mais soit plus général», souligne Philippe Marini, le rapporteur UMP du Budget au Sénat. Son homologue à l'Assemblée Gilles Carrez est sur la même ligne. Les parlementaires souhaitent aussi abaisser le plafond global des niches, aujourd'hui fixé à 6 % du revenu plus 18 000 euros. En revanche, l'idée développée par le député UMP Jérôme Chartier de limiter à 50% de l'impôt dû l'avantage issu des niches ne semble plus tenir la corde. Les niches sur l'outre-mer sont sur la sellette, comme celle sur l'immobilier. Un abaissement du Scellier à 15% en 2012 (au lieu des 18%) serait poussé par Bercy. Autre possibilité: introduire une condition de revenu dans le nouveau prêt à taux zéro, aujourd'hui ouvert à tous. Il était déjà prévu de supprimer les abattements s'appliquant aux plus-values immobilières (10% par an après cinq ans), mais uniquement pour les terrains non bâtis constructibles. Le régime de l'ensemble des plus-values immobilières pourrait désormais être durci, sans remettre en cause l'exonération pour la résidence principale. Les abattements sur les plus-values mobilières seraient aussi regardés. Gilles Carrez plaide pour une taxation au fil de l'eau, donc chaque année, de l'assurance-vie. «C'est une mesure artificielle, complexe et qui trahirait la promesse du gouvernement de ne pas toucher à l'assurance-vie», tempête Bernard Spitz, le président de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurance). Enfin, le gouvernement veut taxer les très hauts revenus. Une piste est privilégiée, car elle a la préférence des parlementaires : un nouvel impôt de 1% à 2% pour les revenus annuels supérieurs à un million d'euros.

Les pistes pour les entreprises 

Le régime du bénéfice mondial consolidé (BMC) devrait être préservé. Tout comme l'exonération des plus-values lors de la vente de filiale. «Il est erroné de faire croire comme Martine Aubry que cette niche pèse 22 milliards. Ces 22 milliards couvrent trois années !» souligne-t-on à Bercy. En revanche, le report en arrière des pertes pourrait être limité à un an. Concernant le report en avant, les pertes imputables sur les bénéfices seraient plafonnées. Autre idée: dans les groupes en intégration fiscale, 5% des dividendes seraient taxés (alors qu'actuellement ils sont exonérés). Avantage de ces mesures: elles touchent les grands groupes.

LIRE AUSSI:

» Le PIB stagne, plus de rigueur en vue

» Les propositions d'Aubry et de Royal face à la crise

» Sarkozy veut taxer les transactions financières

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:29

  • Aubry dénonce «l'enfumage», Borloo exprime sa satisfaction 
    Pour Martine Aubry, la règle d'or «est une vague règle qui ne règle rien».
    Pour Martine Aubry, la règle d'or «est une vague règle qui ne règle rien». Crédits photo : Michel Euler/ASSOCIATED PRESS
    • RÉACTIONS - Les premières réactions politiques aux propositions de Sarkozy et Merkel pour renforcer la zone euro sont dans l'ensemble sceptiques. Seul Jean-Louis Borloo se montre enthousiaste.

    Marine Le Pen a réagi la première en diffusant un communiqué de presse dès la fin de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel. Pour la présidente du Front national, le sommet franco-allemand n'avait qu'un objectif : «organiser le partage du fardeau de la dette» en décidant «combien de nouvelles dizaines de milliards d'euros la France et l'Allemagne verseront pour renflouer les pays victimes de l'euro». «C'est irresponsable», indique-t-elle, en dénonçant «l'idée suicidaire» de Sarkozy «de précipiter la zone euro dans le fédéralisme». La présidente du FN demande un «sommet de la zone euro enfin utile pour les peuples» afin de «prendre acte de la fin de l'euro».

    Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a lui aussi exprimé sa réprobation. «Au lieu de mesures concrètes pour protéger les peuples de l’assaut des marchés, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel persistent, sans imagination, à se soumettre aux exigences de la finance», a déclaré l’ancien sénateur.  

    Tout au contraire, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, s’est «réjoui» que Sarkozy et Merkel aient «rappelé l’importance de l’adoption d’une “règle d’or” budgétaire dans l’ensemble des États membres de la zone euro». 

    Sur i-Télé, Martine Aubry a dénoncé «l'enfumage de communication» de Nicolas Sarkozy sur la «règle d'or» que le couple franco-allemand propose de faire inscrire dans les Constitutions des 17 pays de la zone euro. C'est «une vague règle qui ne règle rien», a souligné la candidate à la primaire socialiste en confirmant que le PS ne la voterait pas si le Congrès était réuni. «Le président a fait des réformes qui ne sont pas financées et plombent les déficits», a ajouté Aubry.

    Fait inhabituel, le parti de la rue de Solferino a publié un communiqué cosigné par Harlem Désir, proche de Martine Aubry et par Michel Sapin, proche de François Hollande. De concert, ils dénoncent «un sommet de l'impuissance». «Incapables de proposer une réponse commune ambitieuse contre la spéculation et la récession, les conservateurs français et allemands ne savent coordonner que l'austérité qu'ils imposent aux peuples d'Europe», affirment les deux socialistes, critiquant les annonces «vagues» concernant la taxe sur les transactions financières.

    Invité sur Europe 1 mercredi matin, François Hollande a regretté de son côté que la France ait fait une croix sur la question des eurobonds lors de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel mardi. Selon le député de Corrèze, Nicolas Sarkozy a cédé sur ce point face à Angela Merkel, l'Allemagne étant opposée à cet instrument économique. "Nicolas Sarkozy a perdu son chapeau" sur cette question, a-t-il déploré. "Nous avons une tête, mais il (Nicolas Sarkozy) n’a pas de bras".

    L'ancien ministre de l'Economie et des Finances Laurent Fabius est "déçu" par l'issue du sommet franco-allemand. "Le président s’est couché sur les euro-obligations. C'est une faute majeure qui aura une grave conséquence", souligne le socialiste sur RTL. "Si l’objectif était de montrer qu’il y a un pilote dans l’avion, c’est manqué", estime-t-il. "Les Français ne sont pas sots. Nicolas Sarkozy est recordman du déficit mais il veut imposer la règle d’or après 2012. C’est comme si on disait que le pyromane voulait être chef des pompiers". "Ce qui manque aussi à la réunion d’hier c’est un soutien à la croissance. Il ne faut pas seulement gérer sérieusement les budgets", a-t-il conclu.

    Quant au président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, il «salue la décision commune franco-allemande de mettre en place dans les meilleurs délais» cette taxe. Il y voit un «point crucial» en rappelant qu'il avait adressé lundi à Angela Merkel une lettre ouverte pour réclamer son instauration.

    Si Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement Démocrate, estime que les propositions du couple franco-allemand vont «dans la bonne direction», elle reste «prudente tant se sont accumulées, au fil du temps, les déclarations et les annonces sur ces grands sujets». Elle ajoute que «cela ne réglera pas les problèmes de la France qui tiennent à son affaiblissement économique continu et inquiétant. C'est bien sur ce front là que se livreront les batailles essentielles».

     

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:19

 

Notation Copyright Reuters
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Moody's et Fitch réaffirment la note de la France. Des rumeurs de marchés indiquant le contraire ont contribué à faire chuter les valeurs de plusieurs banque hexagonales.

"Rien n'a changé", rappelle Mood'ys. Son concurrent Fitch le confirme aussi : la France conserve son triple A, la meilleure évaluation possible pour une institution ou un Etat de la part des agences de notation.

Les banques françaises souffrent en bourse de rumeurs de marché sur une éventuelle dégradation de la note du crédit de la France. Moody's coupe court à ces bruit et évoque une "perspective stable" selon Reuters.

Il en va de même pour Fitch qui réitère son message positif sur la note française. Ce mercredi matin, l'une de ses branches, Fitch Solutions, en charge des études économiques, avait état de ses inquiétudes sur le marché des dérivés de crédit (CDS) français dans un rapport. La hausse de l'écart entre les titres français et allemands "pourrait constituer un signe montrant que les marchés sont de plus en plus préoccupés par la capacité de la zone euro à soutenir les pays les plus affaiblis de l'UE", constataient les auteurs de cette étude.

La troisième grande agence de notation, Standard & Poor's, qui a dégradé en fin de semaine dernière la note des Etats-Unis, avait déjà renouvelé sa confiance dans la note souveraine de la France.

 

latribune.fr - 10/08/2011, 16:23  |   
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:12

 

Dette américaine Copyright Reuters
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Fitch Ratings a laissé sa note maximale aux Etats-Unis. Une décision qui va à l'encontre de celle de Standard & Poor's, qui l'avait dégradée après l'accord trouvé sur le plafond de la dette américaine.

Les Etats-Unis conservent leurs bons points auprès de l'agence Fitch Ratings. Contrairement à Standard & Poor's qui a déclassé les Etats-Unis, l'agence confirme son "triple A" de dans un rapport publié ce mardi. Malgré sa mise en garde au lendemain du vote sur le relèvement du plafond de la dette le 2 août, Fitch confirme aussi une "perspective stable" pour cette note.

L'agence concurrente de S&P loue "l'exceptionnelle qualité du crédit" américain est estime que les "piliers" de son économie "restent intactes". Elle relève ainsi les qualités d'une "économie flexible, diversifiée et riche" qui assure aux Etats-Unis la base de ses revenus.  Les capacités d'adaptation du système américain qui, grâce à la "flexibilité de la monnaie et des taux de change", parvient à "absorber les chocs" sont aussi saluées. L'organisme table à long terme sur une reprise de la croissance suivie d'une stabilisation au dessus de 2,25% par an.

Une perspective "stable" suspendue aux travaux du Congrès

Toutefois, Fitch prévient que le maintien de la perspective attachée à cette note dépendra de la situation économique à moyen terme et des travaux législatifs en cours au Congrès pour réduire la dette publique. Si aucun accord n'y est trouvé pour réduire le déficit de 1.200 milliards de dollars ou si la conjoncture économique est moins favorable que prévue, une "perspective négative" resterait envisageable. La probabilité d'une telle décision serait même "supérieure à 50%" si aucun accord crédible n'est trouvé.

Pour l'administration Obama, qui s'est empressée de réagir à cette annonce de Fitch, les Etats-Unis méritent cette note maximale. "Le département du Trésor "continue de penser que ses obligations sont des investissements 'AAA' ", s'est ainsi félicité le porte-parole du ministère, Anthony Coley. Le département du Trésor a aussi appelé le Congrès à "s'attaquer aux défis" de la situation budgétaire. Les conclusions de la commission bipartite sur la réduction de la dette publique américaine sont attendues pour le mois de novembre.

latribune.fr - 16/08/2011, 16:28  |   
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:06
Crise de la dette 
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Comme prévu, les propositions ont été peu nombreuses. La principale concerne l'instauration d'un impôt sur les sociétés commun.

Le gouvernement allemand a été clair : il ne faut pas s'attendre à des annonces fracassantes, et encore moins à des miracles, de la rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Objectif : rassurer les marchés sur la capacité de l'Europe à surmonter la crise de la zone euro. Mais sans pénaliser la croissance en adoptant une politique de rigueur trop contraignante. Un périlleux exercice d'équilibriste...

Retrouvez également les tweets envoyés pendant la conférence en direct par Franck-Paul Weber, notre journaliste sur place.

 

Le résumé des propositions :

1. Instaurer un véritable gouvernement économique pour la zone euro. Il devra être dirigé par un président stable pendant deux ans et demi. Le nom de l'actuel président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a été prononcé par Merkel et Sarkozy qui vont lui formuler une proposition dès mercredi matin.

2. Mise en place d'une règle d'or sur les déficits budgétaires pour l'ensemble de la zone euro. Sarkozy promet de ramener les déficits à 4,6% du PIB en 2012 et 3% en 2013 (ils atteignent pour l'instant 5,7%). La règle d'or devra être appliquée par les 17 pays d'ici l'été 2012 au plus tard.

3. Travail conjoint de Paris et Berlin sur des hypothèses économiques de leurs budgets respectifs.

4. Mise en place d'un "impôt sur les sociétés" commun à la France et l'Allemagne, dont l'assiette et les taux seraient harmonisés afin de "donner l'exemple".

En revanche, la création d'un "eurobond" n'a, comme prévu, pas été évoqué. Quant au FESF, le fonds qui intervient pour aider la Grèce dont le périmètre a récemment été étendu, sa dotation de 750 milliards d'euros a été jugée "suffisante".

latribune.fr - 16/08/2011, 18:46
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 10:56

 

Économie - 16/08/2011 | 22:27 - 687 mots
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Sarkozy et Merkel vont demander l'adoption de la règle d'or sur l'équilibre budgétaire par les 17 membres de la zone euro. Ils tentent de rassurer sur la croissance qui fléchit fortement en France et en Allemagne.

Les annonces de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel ne sont certes pas révolutionnaires. Mais elles ont eu le mérite d'effacer les pertes enregistrées mardi par l'euro face au dollar. À l'issue d'un sommet bilatéral sur la gouvernance de la zone euro, la France et l'Allemagne ont formulé d'une même voix un certain nombre de propositions, dont les modalités doivent encore être précisées. Paris et Berlin vont ainsi proposer au mois de septembre que l'Union européenne instaure une taxe sur les transactions financières. Cette taxe est une « nécessité évidente », a déclaré la Chancelière allemande, à l'issue de la rencontre. Autre proposition commune sur la table : l'adoption de la « règle d'or » sur l'équilibre budgétaire par les 17 pays membres de la zone euro avant l'été 2012. Déjà en vigueur outre-Rhin, la mesure est programmée en France et dans la majorité des économies de la zone euro. Elle avait aussi été recommandée par le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, au printemps dernier. Paris et Berlin estiment par ailleurs - sans grande surprise - que les euro-obligations ne sont pas la meilleure solution pour résoudre la crise de la dette souveraine qui frappe durement la zone euro. Pas question donc dans l'immédiat pour l'Union européenne d'émettre directement des emprunts. Enfin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pris eu engagement fort pour la convergence fiscal franco-allemande, avec le projet de créer un impôt commun sur les sociétés (voir ci-dessous) ; l'idée étant d'être ensuite suivis dans leur initiative par leurs partenaires européens, auxquels ils vont proposer la création d'un gouvernement économique, qui serait dirigé par Herman Van Rompuy. À l'issue de leur rencontre, les deux dirigeants ont également cherché à rassurer sur la croissance en Europe et dans leur pays respectifs. Pourtant, les chiffres sont inquiétants. Après la stagnation de l'économie française révélée vendredi, la première économie de la zone euro a connu une croissance de seulement 0,1 % au deuxième trimestre de cette année (par rapport au premier). Pour l'ensemble de la zone euro, le PIB (composé pour moitié par les économies allemande et française) n'a augmenté que de 0,2 % durant ce même trimestre par rapport au précédent alors que cet hiver il progressait encore de 0,8 %. Les économistes s'attendaient pourtant à mieux. « Ce deuxième trimestre marque un tournant dans le cycle économique allemand : c'est un changement de régime, la période de croissance exubérante est derrière nous », estime Andreas Rees, économiste chez Unicredit à Munich. Cette croissance est la plus faible enregistrée outre-Rhin depuis la sortie de la récession au printemps 2009. Depuis, la locomotive allemande avançait chaque trimestre à coup de 0,8 % de progression. Du coup les économistes d'Unicredit, de la Commerzbank mais aussi de l'institut de recherche DIW de Berlin ont abaissé leur prévision de croissance pour l'Allemagne à 3 % contre 3,4 ? 3,5 % attendus. Mais « s'il s'agit d'un net ralentissement, cela ne signifie pas la fin de la reprise », nuance Ferdinand Fichtner, responsable des études de conjoncture au DIW. « Les exportations ont dernièrement progressé moins fortement mais elles restent un pilier de la croissance », rappelle-t-il. Les firmes allemandes sont tout de même circonspectes face à l'avenir : depuis février leurs attentes pour les six prochains mois se font plus mauvaises. «L'économie allemande habituée au succès ne peut se découpler d'une conjoncture mondiale qui croît plus lentement », explique Jörg Krämer, économiste en chef de la Commerzbank.

Fin d'une croissance insolente

Le made in Germany a toutefois des raisons d'espérer. Certes 40 % de l'export allemand se fait toujours dans la zone euro. Mais « si les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ne sont touchés par aucune crise économique durable, alors ces pays devraient devenir le groupe le plus important économiquement [pour l'Allemagne] et surpasser de beaucoup tant les États-Unis que la zone euro », explique Michael Hüther, directeur de l'institut IW de Cologne. « Les firmes allemandes sont bien positionnées sur ces marchés », précise-t-il. Aussi Berlin ne craint pas tant une rechute de l'économie américaine ou même européenne qu'une fin de la croissance insolente dans les pays émergents.

Isabelle Moreau et Frank-Paul Weber - 16/08/2011, 22:27
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 10:43
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Le rapport d'un hôpital new-yorkais que s'est procuré l'Express a conclu que Nafissatou Diallo avait été violée.

L'examen médical pratiqué sur Nafissatou Diallo quelques heures après son agression présumée par Dominique Strauss-Kahn le 14 mai à New York a conclu que la femme de chambre avait été violée, rapporte mardi L'Express,en citant le rapport d'un hôpital niw-yorkais.

"Diagnostic : agression. Cause des blessures : agression, viol", indique ce document, qui note que Mme Diallo est arrivée en ambulance et accompagnée d'un policier aux urgences de l'hôpital St Luke's Roosevelt de Manhattan à 15H59 (19H59 GMT).

L'ex-patron du FMI, qui a toujours clamé son innocence, est sous le coup de sept chefs d'accusation, notamment tentative de viol, agression sexuelle et séquestration, qui peuvent lui valoir de nombreuses années de prison.

L'auteur du rapport indique que Mme Diallo est "en larmes" quand elle relate l'agression dont elle aurait été victime trois heures plus tôt dans une chambre du Sofitel de New York.

"L'homme nu aux cheveux blancs verrouille la porte et l'entraîne sur le lit", note le médecin dans son rapport, en recueillant le témoignage de Mme Diallo.
L'agression se poursuit ensuite au fond du couloir, selon L'Express

L'homme déchire ses collants et saisit "la partie extérieure de sa zone vaginale", "enfonce profondément son pénis dans sa bouche en la saisissant par les cheveux", indique le rapport.

La dernière page du document comporte un schéma de la zone vaginale de la victime, selon L'Express.

Sur ce schéma, la partie inférieure du vagin de la patiente, la "fourchette postérieure", est hachurée au crayon pour signaler l'emplacement du traumatisme, et la mention "rougeur sur la fourchette" est écrite sur le document, indique l'hebdomadaire.

Par ailleurs, "elle souffre de l'épaule gauche mais, selon elle, beaucoup moins qu'en début d'après-midi", indique le rapport médical. Kenneth Thompson, l'avocat de Mme Diallo, avait indiqué, en juillet, que cette dernière avait subi une déchirure d'un ligament de l'épaule.

Arrêté le 14 mai, Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole le 1er juillet après l'apparition de contradictions et de mensonges dans la déposition sous serment de Mme Diallo.

Mais il est toujours privé de son passeport et ne peut quitter le territoire américain. Sa prochaine comparution devant le tribunal de New York est prévue pour le 23 août.

Mme Diallo a également lancé des poursuites au civil contre l'ex-patron du FMI.

AFP - 16/08/2011, 17:36  |   
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