Les affaires sortent au moment de la présidentielle, des femmes témoignent et « balancent », des
intermédiaires surgissent, de vieilles affaires se réveillent, des magistrats sont convoqués par la police.
Il y a peut être une part de vérité, une part de mensonge, une part de manipulation, une part d’amalgame. Cela fait beaucoup mais l’ambiance est à couper au couteau.
Pendant ce temps là, personne ne parle des turpitudes réelles des socialistes, feux contre-feux, voici la campagne qui commence !
Je suis pourtant médusé de voir que les médias et sans doute l'iopinion se détournent bien vite des autres préoccupations.
Que va-t-il se passer au Moyen Orient ? Démocratie ou « iranisation » ?
Que va-t-il se passer en Europe ? Risque-t-elle de s’effondrer, ou va-t-elle en sortir renforcée ?
La France va-t-elle surmonter la crise ou va-t-elle sombrer dans la démagogie dépensière des socialistes ?
J’ai peur que les Français, comme d’ailleurs les Européens du Sud (beaucoup moins ceux du Nord) ne se laissent tenter par le rêve et les illusions des socialistes (embauches massives, dépenses
multiples, promesses inconsidérées), cette petite musique là est tellement agréable à entendre.
Qu’il est difficile de demander des efforts. Tous imaginent qu’ils en font assez et que c’est au voisin d’en faire plus. Cependant, il reste 7 mois avant l'élection présidentielle. 7 mois
d’efforts, si jamais, et je l’espère, la crise s’estompe. Alors, la campagne sera bien partie, les socialistes seront dans des difficultés « sémantiques » : accuser ? Impossible. Promettre plus ?
Pas crédible !
Pour l’instant il est deux actions à mener dans cet « avis de gros temps » :
- faire en sorte que la justice puisse sereinement faire son travail et que les coupables soient rapidement punis.
- ne pas perdre de vue que le gouvernement doit pouvoir gouverner comme il se doit pour que la France s’en sorte.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris