Les tours jumelles, plus de 3000 morts, le Pentagone et des dizaines d’attentats tuant des civils, des
enfants, des femmes, sans qu’il s’agisse de guerre, Ben Laden avait déclaré la djihad, une sorte de guerre sainte, absurde et sanguinaire, issue d’un cerveau fêlé, de l’imaginaire d’un fou. Il
utilisait la violence par procuration, donnant l’ordre de tuer.
Les Américains, les plus éprouvés, ont réussi à le retrouver et à le tuer. C’est une bonne chose pour l’humanité. Barack Obama a dit « justice est faite » il a eu raison !
Qu’elle ne fut pas ma surprise d’entendre quelques journalistes français, pourtant écoutés et ayant l’habitude de commenter les évènements politiques tant à la radio que dans la presse écrite
prétendre que l’élimination de Ben Laden était peut-être nécessaire mais que la façon employée violait le droit international!
Que fallait-il faire? Demander aux Pakistanais complices l’autorisation de survol de leur territoire? Faire les sommations réglementaires et que les soldats soient accompagnés d’un huissier de
justice? Prendre Ben Laden vivant et demander aux pakistanais de le juger?
A force de vouloir se couper les cheveux en quatre ou en huit, ces journalistes font fausse route. A force de critiquer tout et de ne jamais rien trouver de bien, ils dérapent gravement.
Oui, il s’agit d’une opération commando menée de main de maître par les soldats américains; ils ont, comme beaucoup d’autres, risqué leur vie pour nous débarrasser de ce fou sanguinaire qui, lui,
s’affranchit des règles de la guerre.
Il est des moments où ce type d’opération est plus que nécessaire, n’en déplaise à ces journalistes donneurs de leçons.
Que la mort de Ben Laden ne règle pas immédiatement le problème du terrorisme dans le monde, c’est évident. Qu'Al Qaïda tente de se venger, c’est malheureusement probable. Mais les terroristes
savent qu’ils seront poursuivis et qu’il n’existera pour eux aucun asile où ils pourront couler des jours tranquilles.
J’ai été atterré par ces commentaires déplacés sur la légalité de cette opération, quel signal vis à vis des fous, des sanguinaires, des terroristes.
La faiblesse est le poison des démocraties.
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris