Société | Ajouté le 03.10.2011 à 17H12
Je n’ai jamais cru à la candidature de Jean Louis Borloo, vous avez pu le lire sur ce site, il y a des
semaines. Sa candidature fût un coup de tête après le remaniement ministériel d’il y a un an. Monsieur Borloo, vexé, était bien déçu de n’avoir pas été nommé Premier Ministre comme il
l’espérait.
S’i a été « tenté » de postuler à cette fonction suprême, il s’est vite rendu compte qu’il n’avait pas de soutien, que le Centre était encombré par de multiples candidatures : Bayrou, Morin… Il a
néanmoins entraîné avec lui, deux ou trois Sancho Panza comme Rama Yade.
Maintenant, François Bayrou va régner en maître au centre, quant à Hervé Morin, il faut bien dire qu'il ne compte pas… Mais le Centre va-t-il avoir un véritable espace ? Je n’en suis pas
certain.
En effet, l’élection présidentielle de 2012 aura comme caractéristique l’affrontement entre la droite et la gauche, toutes deux flanquées des extrêmes, Marine Le Pen et Jean Luc Mélanchon qui,
eux, à n'en pas douter, feront leur plein de voix. Cet affrontement sera plus clair. D’un côté, à droite, le sérieux et la rigueur (même si ce mot est interdit) de l’autre, la démagogie et la
dépense.
Ainsi, Jean-Louis Borloo va rejoindre Nicolas Sarkozy, peut-être en négociant des postes pour l’avenir. Il les obtiendra bien entendu. C’est ainsi : les rebelles ralliés sont comme le Fils
prodigue, au détriment de ceux et celles qui sont restés fidèles et sont toujours sacrifiés.
Cela dit, Borloo est le premier indice de regroupement à droite, c’est une bonne chose. Il aurait été désastreux dans une période si difficile, d’aller au combat désunis. Il sera donc le
bienvenu. Son incartade aura été brève, sa récompense sera à la hauteur de l’émoi qu’il a provoqué. Faute aouée à moitié pardonnée !
La campagne va commencer dans les jours qui viennent après ces fameuses « primaires socialistes », cette nouvelle série télévisée que l'on nous propose chaque semaine depuis un mois. A raison du
reste car, enfin, les candidats seront connus !
Pendant cette campagne, il est impératif que le gouvernement continue à travailler, à lutter contre la crise, pendant que les socialistes poursuivront leur démagogie accompagnée de la bave qu’ils
tentent de répandre.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris