Deux phénomènes me gênent particulièrement dans cette grève: non pas que les mécontents manifestent, c’est une lourde tradition française; non pas que les jeunes
soient dans la rue, il y sont entraînés par leurs syndicats politisés.
En revanche, que la grève s’accompagne d’une action tendant à empêcher les autres de travailler, piquet de grève, barrages sur les routes, fermeture autoritaire des
usines est inacceptable.
Le droit de grève est protégé constitutionnellement et doit être préservé à tout prix, c’est la marque d’une véritable démocratie.
Curieusement le sens de la démocratie fait défaut chez ceux qui en bénéficient, chez ceux qui manifestent et bloquent les non grévistes, outrepassent leurs droits
et irritent la population.
Qui plus est, ceux-là même qui dévoient le droit de grève crient au scandale quant l’Etat veut faire cesser les blocages intempestifs.
Faire grève ce n’est pas empêcher par la force les autres de travailler.
La République est représentée entre autres par les élus à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Une loi peut et doit être discutée, travaillée et enfin votée.
Elle devient loi de la République et doit s’appliquer sur tout le territoire.
La rue ne doit pas avoir le dernier mot.
Si dans dix-huit mois les Français veulent une nouvelle majorité (celle qui affirme en mentant qu’elle reviendra sur les 62 ans) qu’ils votent pour elle.
Que serait une République, une démocratie dirigée par la rue, méprisant ainsi les élus du peuple?
J'espère que la raison l'emportera.
Que les grévistes arrêtent leurs provocations!
Qu’ils utilisent leur droit de grève de façon responsable !
Qu’ils évitent de se comporter en « révolutionnaires » à la petite semaine!
Qu’ils arrêtent de jouer avec le feu!
Non seulement ils refusent l’évidence, acceptée par tous les pays européens, mais ils pénalisent la France, ce n’est pas le moment.