Pour atteindre cet objectif « intangible » des 40 milliards d’euros nécessaire à la réduction du déficit, François Baroin a détaillé les mesures à adopter :
15 milliards d’euros viendront de la fin des mesures de relance, 11 milliards du rebond des recettes fiscales après la crise, et 14 milliards d’un «
effort partagé de l’ensemble des acteurs de la dépense publique ».
Le gel des dépenses de l’Etat devrait ainsi rapporter 7 milliards d’euros, et la baisse des dépenses de la « sphère sociale » 7 autres milliards, a-t-il expliqué.
Un effort qui devra également être soutenu par les collectivités locales et l’Union européenne, a insisté François Baroin.
Pour le ministre du budget, ces mesures sont « rigoureuses dans le sens minutieuses, précises, exigeantes ». « Nous les qualifions, nous, tout simplement de responsables
», a-t-il expliqué à l’Assemblée Nationale où les députés ont voté en faveur de ces orientations budgétaires par 316 voix contre 194.
Christine Lagarde a de son coté réaffirmé que le gouvernement maintenait sa prévision de croissance pour 2011 (2.5%). Les entreprises françaises devraient bénéficier de
la baisse de l’euro, véritable « accélérateur » pour les exportations.