Le discours de Jean-Marc Ayrault n’était pas tellement attendu
car tout le monde sait depuis longtemps, aussi bien dans la majorité que dans l’opposition, qu’il n’a rien à dire si ce n’est des mensonges qui coulent dans un robinet d’eau tiède.
Reconnaissant la crise, il annonce un budget de crise. C’est toujours la faute des prédécesseurs. Quant aux grands enjeux industriels, il n’y peut rien, mais il
fera tout.
Les Français seront très heureux puisque neuf sur dix ne verront pas d’augmentation d’impôts (ce qui est évidemment un superbe mensonge).
Les objectifs de François Hollande sont évidemment tenus car Monsieur Ayrault est, comme il l’a dit lui-même, un simple exécutant de la volonté
présidentielle.
Il était même assez curieux, si ce n’est amusant, de voir cette « brochette » de ministres qui, pour beaucoup d’entre eux, doivent, sinon le mépriser, en tous les
cas, le contester. Cette cacophonie ministérielle, organisée sur le dos de Jean-Marc Ayrault, ne transparaissait pas trop tant d’ailleurs son discours était faible et incantatoire.
Mais la réalité des faits est là, même s’il va la nier ou la masquer. L’automobile est en train de s’effondrer. Carlos Ghosn lui-même a annoncé que la survie de
Renault n’était pas sûre. Les hauts-fourneaux de Florange vont mourir contrairement à ce qui a été dit.
Bref, la France s’effondre. Jean-Marc Ayrault ne s’en aperçoit pas et semble totalement décalé par rapport au monde.
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris