«Hervé Morin est un ami et j'ai construit le Nouveau Centre, j'ai voulu le Nouveau Centre avec lui, nous l'avons porté, nous l'avons fait grandir, nous avons un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale qui a apporté aussi sa pierre dans l'exercice de la majorité», rappelle vendredi François Sauvadet dans un entretien au Talk Orange/le Figaro.
Est-ce que c'est le cas pour la candidature d'Hervé Morin ? Je dis franchement non», répond l'ancien patron des députés centristes. Qui remarque cruellement que l'ancien ministre de la Défense, malgré le retrait de Jean-Louis Borloo, «reste scotché dans les sondages à 0,5/1%». S'entêter, pour Sauvadet, pourrait même conduire Morin à se décrédibiliser.
Pour le ministre centriste, «l'enjeu n'est pas de négocier après un deuxième tour un quelconque programme dans lequel nous aurions de l'influence, l'enjeu c'est d'avoir de l'influence à priori pour peser sur le projet qui sera porté par le candidat du second tour».
C'ets pourquoi, prévient-il, il ne soutiendra pas Hervé Morin s'il décidait tout de même d'être candidat.