"Nous avons des faits de violence dans une école", a annoncé le procureur, Raphaël Sanesi, lors d'un point de presse. "On est en train de chercher à obtenir des précisions. Ce sont des faits surprenants. Je ne peux pas encore me prononcer sur leur gravité", a-t-il poursuivi.
En l'état actuel de l'enquête, "cinq ou six enfants" auraient été victimes de violences, a affirmé le procureur, en précisant que "ce sont des parents qui ont transmis des informations sur des comportements anormaux".
Dans les premières auditions, "il y a des éléments d'ordre scatologique", a-t-il dit.
La brigade des mineurs mène ces auditions, a-t-il encore indiqué.
Selon des sources proches de l'enquête, plusieurs enfants d'une école maternelle de Laval ont été victimes de "violences" de la part d'élèves de CM2.
L'alerte a été donnée par les parents d'une fillette de maternelle victime d'une infection urinaire, selon les mêmes sources.
Une cellule de soutien psychologique a été mise en place mardi. Une réunion de crise avait été organisée lundi à l'école en présence de l'inspecteur d'académie et du maire, selon le quotidien régional Ouest-France.
Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a demandé mardi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite" sur les circonstances des faits survenus dans cette école, qui compte 151 élèves et dépend de l'académie de Nantes.
Le ministre a également rappelé "à leurs responsabilités l'ensemble des équipes pédagogiques sur les cas de harcèlement qui peuvent exister au sein des établissements et qui, trop souvent, échappent à la vigilance des adultes".

/http%3A%2F%2Fmedia.actu.orange.fr%2Fpictures%2Ffrance%2Fcropped%2Fphoto_1302639326184-2-0-215x144.jpg)