Conseiller Municipal 44640 SAINT JEAN DE BOISEAU Président de l'Association "LE C.R.I"....... CITATION: A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée,ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs. Charles De Gaulle
> .................(extraits de Jeune Afrique) Selon une enquête réalisée sur les deux rives du Rhin, Français comme Allemands ne voient pas d’un très bon œil les musulmans qui vivent à leurs côtés.En France comme en Allemagne, plus de 40% de la population considère l’islam « plutôt comme une menace » (42% en France, 40% en Allemagne), révèle Le Monde dans un sondage Ifop effectué auprès des ressortissants de ces deux poids lourds européens.Pour 22% des Français, bien au contraire,
les musulmans sont « un facteur d’enrichissement culturel » – 24% en Allemagne – quand, dans les deux pays, 36% de la population choisit la réponse « ni l’un ni l’autre ».Un islam « trop influent », « trop visible »« Malgré une histoire coloniale différente, une immigration différente et des modes d'intégration différents, il est frappant de relever que le constat, dur et massif, est le même dans les deux pays », relève Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop.Une autre question du sondage porte sur « l'influence et la visibilité de l'islam » : 55% des Français et 49% des Allemands les jugent « trop importantes ».De Paris à Berlin, la question semble poser problème aux dirigeants comme aux citoyens. Les premiers durcissent leur législation anti-immigration et les seconds s’inquiètent de l’intégration des personnes pratiquant l’islam. Pour 68% des Français interrogés en effet, les 5 à 6 millions de musulmans de France ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas » intégrés. En Allemagne, le pourcentage est encore plus significatif : 75% des Allemands estiment que l’intégration n’est pas ou peu aboutie.« Refus de s’intégrer » ?Pour l'expliquer, des deux côtés du Rhin, on cite avant tout « leur refus de s'intégrer » (61% en France, 67% en Allemagne), puis les « trop fortes différences culturelles » (40% et 34%) avant la ghettoïsation (37% et 32%) et le racisme des pays d'accueil
(18% et 15%).
Alors que l’islam est présent en France depuis des décennies, ce pays reste le plus « coincé », voire le plus « querelleur » avec la religion du Prophète.
Alors que la laïcité, exception française, commande de ne pas s’immiscer dans le domaine religieux, l’État encadre étroitement la mise en place de structures censées représenter la communauté musulmane. Conseil français du culte musulman (CFCM), construction de mosquées, formation d’imams… Cette « citoyennisation » de l’islam n’a pas d’équivalent en Europe. Et pourtant, aucun autre pays européen ne semble aussi rétif à la présence visible de cette religion. Les polémiques sur les « signes ostensibles » sont récurrentes, servant de laboratoire, ou de repoussoir, pour le reste de l’Union européenne.
Alors même que les institutions du savoir sont les plus nombreuses en France – allant de l’Institut du monde arabe à l’émission religieuse Vivre l’islam sur France 2, en passant par l’Institut national des langues et civilisations orientales ou les nombreuses productions éditoriales –, la connaissance du Coran demeure très limitée et les préjugés ont la vie dure sur « la religion de Mahomet ». Les médias qui regorgent d’articles sur l’islam servent moins de relais de connaissance que d’espaces de polémiques.
Alors que la France est multiculturelle
Alors que la France s’est dotée d’une Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde, l’ancien statut d’indigène demeure collé aux Français d’origine musulmane et leur parcours tributaire de leur nom et faciès. Il est plus facile de faire carrière, de devenir « patron » ou magnat des finances en Grande-Bretagne ou en Allemagne que dans l’Hexagone.
Alors que l’on pouvait espérer voir émerger un islam de France – capable de repenser et de moderniser cette religion à la faveur d’un contexte séculier et d’une intelligentsia musulmane libre de parole –, on constate au contraire un retour significatif des musulmans de France vers l’orthodoxie, une foi rigoureuse, voire une pratique radicale, comme le port de la burqa. La disparition des repères idéologiques, la réticence des partis politiques à ouvrir leurs portes et la peur fantasmée de l’islam chez les Français de souche précipitent toute une partie de la population musulmane vers une quête purement identitaire.
Ironie de l’histoire, la République attendait beaucoup des « beurettes », moteur d’intégration et de modernité, allant jusqu’à leur confier des portefeuilles ministériels. Ce sont elles qui avaient déclenché la polémique en 1989 avec la première affaire du foulard ! Une polémique loin d’être close…
dans les faits et se veut le chantre de la diversité, elle reste le pays européen le plus réfractaire à l’acceptation des différences et à la promotion des minorités visibles. Le modèle républicain « lave plus blanc » et agit en broyeur des différences, s’opposant à une religion dont le profil s’apparente à un « ennemi culturel ». Le récent débat sur l’identité nationale établit l’hypothèse d’un « modèle français » et d’une nécessaire adhésion à celui-ci au mépris de sa culture d’origine.